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Prévention des risques de tsunamis

Il n'existe aucun moyen technique de protection, seule la prévention est possible, et elle est de 2 types.

Prévention à court terme : mise en place de systèmes d'alerte

Internationaux

Système d'alerte international dans le Pacifique. Très axé sur la surveillance des séismes, en particulier des séismes tsunamis. Basé à Honolulu et géré par NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Equipé d'une trentaine de stations sismiques et de 78 marégraphes. Il permet de donner l'alerte 1 heure avant l'arrivée d'un tsunami. Ce dispositif reste effectif uniquement pour les populations vivant à plus de 750 km de la source.

Régionaux

tsunami de 1992Recherche de disparus à Pangandaran,
le 19 juillet 2006 suite au tsunami (Indonésie)
Crédit : AFP

C'est pourquoi, on a dû mettre en place de nombreux systèmes d'alerte régionaux, comme à Tahiti, pour des distances de 100 à 750 km de l'épicentre d'un séisme. Dans ce cas, l'alerte est donnée environ 10-12 minutes après le séisme.

Au Japon, le système OBS (Ocean Bottom Seismograph) permet de détecter les séismes en pleine mer à l'aide de sismographes et d'instruments qui mesurent la pression exercée par l'eau. Deux systèmes à 2200 m et 4000 m de profondeur. Les données sont transférées toutes les 20 s. par câble à des stations de surface, puis par téléphone au Tsunami Warning Center de la JMA (Japan Meteorological Agency) à Tokyo.

On utilise des filtres de différentes fréquences afin d'effacer en partie les signaux générés par les marées (BF) ou d'autres signaux parasites qui modifient la pression de l'eau, surtout ceux induits par les changements de température mais aussi ceux issus de la transmission des données dans le cas où l'appareil recevrait lui-même les secousses du séisme.

Locaux

La population est alertée moins de 10 minutes avant l'arrivée d'un tsunami (inférieur 100 km de là). Ex. : THRUST (Tsunami Hazards Reduction Utilizing Systems Technology) à Valparaiso (Chili).

Prévention à long terme

Mise en place de bases de données exhaustives

Ex : Base de donnée russe pour la région Kourilles-Kamtchatka. Près de 8000 séismes et 124 tsunamis recensés de 1737 à 1990, dont 109 régionaux et 15 transpacifiques.
Idem au Japon : sur 1300 ans de données, 332 tsunamis jusqu'en 1984.

Simulation

Depuis plusieurs années, les sismologues utilisent la technique de l'inversion sismique, qui consiste à analyser en détail les ondes sismiques pour déterminer l'origine des séismes. Cette technique est aussi appliquée aux tsunamis : elle consiste à analyser pour chaque tsunami connu les heures d'arrivée à la côte et leur amplitude dans plusieurs sites. Puis on reconstitue la forme de la vague et sa vitesse de propagation, afin de remonter jusqu'au mécanisme déclencheur.
La propagation des tsunamis est relativement facile à modéliser car les facteurs qui interviennent dans la vitesse des vagues sont mieux connus que ceux qui régissent la vitesse des ondes sismiques.
Plusieurs modèles ont été mis au point, dont ceux de Mansinha-Smylie (1971) qui prend en compte le déplacement du fond océanique de part et d'autre d'une faille. Modèle critiqué car il donne un profil initial de la vague différent de celui observé. D'autres modèles ont été développés dans les années 1990, comme ceux de Satake et al., d'Abe et al., Yoshida et al. ou d'Imamura et Shuto. Tous utilisent le modèle de propagation transocéanique fondé sur la théorie de la Linear Long Wave applicable seulement en eau profonde. Il existe aussi un modèle français, développé au CEA.
Au final, ces modèles demeurent encore imparfaits.

Les mesures altimétriques ont contribué à mettre en place des modèles de propagation des tsunamis. Grâce à ce genre de simulation, on espère pouvoir mieux protéger les côtes à risque.
Avec l'aimable autorisation du CNES

Cartographie des zones menacées

Il s'agit, par exemple, de la cartographie des zones inondables à Hawaï qui est visible sur les botins téléphoniques.

Conclusion

N'oublions pas de mentionner les autres mesures communes à tous les risques naturels : dissémination de l'information, planification préventive, éducation des populations, etc...

En savoir plus

Références

Les auteurs


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