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Les cyclones ou ouragans

Page mise à jour le 08/09/201636 274 lectures

Sommaire
cyclone-Sidr-2007Le cyclone tropical Sidr vu de satellite, le 12 novembre 2007
© NASA / Jesse Allen / MODIS Rapid Response team - CC BY-NC

Cyclone : définition

On appelle cyclone (du grec kuklos, cercle) une dépression trés creusée (au centre elle peut être inférieure à 950 hPa) d'origine tropicale, c'est-à-dire qui naît sous l'influence des fortes chaleurs combinées aux eaux très chaudes des latitudes tropicales. D'une durée de vie d'environ une semaine, le cyclone peut générer des dégâts colossaux et dévaster une région entière.
L'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) définit le cyclone tropical comme "une perturbation d'échelle synoptique non accompagnée d'un système frontal, prenant naissance au-dessus des eaux tropicales ou subtropicales et présentant une activité convective organisée ainsi qu'une circulation cyclonique, plus intense en surface qu'en altitude".

On parle de :

  • dépresion tropicale lorsque le vent est inférieur à 62 km/h
  • de tempête tropicale pour un vent compris entre 62 et 117 km/h
  • et d'ouragan pour un vent qui dépasse 117 km/h.

Lorsqu'un cyclone atteint le stade de tempête tropicale, il est baptisé selon une liste préétablie où alternent prénoms masculins et féminins.

Régions affectées et saisons cycloniques

Tous les ans, on dénombre environ 80 ouragans qui balaient la surface de l'océan. Sur l'Atlantique Nord, la saison cyclonique s'étend de juin à novembre. On y observe en moyenne, par an : 20 dépressions tropicales, 9 tempêtes tropicales, 5 ouragans.
Les régions tropicales (notament des Caraïbes au golfe du Mexique) sont particulièrement affectées par les cyclones qui peuvent, pendant plusieurs semaines, se succéder et dévaster de vastes régions.
Dans l'hémisphère sud, la saison cyclonique s'étend de novembre à avril (Mayotte, Nouvelle Calédonie, Polynésie Française, La Réunion, Wallis et Futuna).
Dans l'océan Indien la saison cyclonique s'étend de janvier à mars.

Les cyclones tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens contraire dans l'hémisphère nord. Cette particularité s'explique par la force de Coriolis.

Appellations suivant les régions du globe

Les phénomènes météorologiques qui dépassent en intensité les tempêtes (soit 117 km/h), sont dénommés différemment suivant les régions du globe, on parle ainsi de :

  • cyclone tropical (du grec kuklos, cercle) au sud-ouest de l'océan Indien et au nord de l'Australie
  • typhon : (portugais tufao, du chinois t'ai fung, grand vent, par l'arabe tufân) : cyclone des mers de Chine et de l'océan Indien (ouest du pacifique Nord).
  • ouragan : (espagnol huracàn, d'un mot caraïbe) : une des dénominations des cyclones tropicaux dans l'ouest de l'Atlantique Nord, la mer des Caraïbes, le Golfe du Mexique, le centre et l'est du Pacifique Nord.
  • hurricane (mot anglais venant de l'espagnol huracàn) : cyclone tropical ; abusivement utilisé à la place du mot ouragan.
  • baguio aux Philippines.
  • cyclone : baie de Bengale et mer d'Arabie.
  • medicane : contraction de "Mediterranean hurricane" pour un cyclone qui se forme au-dessus de la mer Méditerranée

Description physique des cyclones

Un cyclone est un tourbillon de 10 à 15 km d'épaisseur enroulé sur lui-même, il est constitué d'une masse nuageuse de cumulonimbus, organisés en spirales qui convergent vers le centre. Cette zone centrale mesure quelques kilomètres de diamètre (20 à 50 km pour les plus importants). Le vent y est calme, le ciel clair (pendant environ 1 heure) : c'est l'oeil.

La vitesse de déplacement d'un ouragan est d'environ 10 à 35 km/h. Par contre, les vents générés par un ouragan peuvent atteindre les 300 km/h, et les pluies des quantités de 300 litres par m2 en 24 heures (soit ce qui tombe sur Paris en 6 mois) en provoquant des crues, des inondations,des glissements de terrain.

Le diamètre total du cyclone peut atteindre 1 000 km (en général il est de 400 à 500 km). Le mouvement de rotation du cyclone est formé de vents supérieurs à 120 km par heure environ.

La pression au centre d'un cyclone peut descendre en dessous de 910 hPa comme en témoigna le cyclone Mitch qui dévasta l'Amérique centrale fin octobre 1988.

La pression la plus basse observée sur l'Atlantique est de 888 hPa lors du passage de Gilbert en 1988. Par comparaison, l'ouragan Lothar du 26 décembre 1999 a engendré une pression de 960 hPa.

Enfin, l'énergie libérée par un cyclone atteint les 200 à 300 kilotonnes par seconde (bombe d'Hiroshima : 20 kilotonnes). Or, cette énergie est puisée dans la chaleur des eaux de surface, ce qui les refroidit et permet d'évacuer le surplus de chaleur emmagasiné dans les zones tropicales.

Cyclones vus de la Station spatiale internationale (ISS) le 30 août 2016, à 413 km d'altitude. Dans l'ordre, l'ouragan Lester (Pacifique), puis l'ouragan Madeline (Pacifique) et l'ouragan Gaston (Atlantique).

Conditions de formation des cyclones

Un cyclone se forme toujours sur l'eau. Ainsi, ils naissent au-dessus de l'océan près de l'équateur sous l'effet d'une forte évaporation qui déclenche des vents convergents. L'air froid s'insinue sous l'air chaud qui se soulève : la dépression se creuse. L'air chaud rentre alors en contact avec le jet stream (vents à 400 km par heure) qui accélère les vents.
Les conditions suivantes sont nécessaires :

  1. température de la mer supérieure à 27°C sur au moins 60 m de profondeur
  2. forte humidité et instabilité atmosphérique, faible cisaillement vertical des vents
  3. latitude supérieure à 5 degrés pour qu'il y ait la force de Coriolis
  4. une ascendance d'air humide et chaud (supérieur à 26,5°C)
  5. une faible rugosité du sol donc surtout en mer et sur les côtes

Classification des cyclones

L'échelle ouverte de Saffir-Simpson, formulée en 1971 par les Américains Herbert Saffir (ingénieur) et Robert Simpson (météorologue), sert à graduer les cyclones, ouragans et typhons. Elle tient compte de la vitesse des vents, des dégâts possibles, de la pression barométrique et de l'augmentation du niveau de la mer. Les cyclones de catégorie 3, 4 et 5 sont désignés comme des cyclones tropicaux intenses (ou majeurs).

La puissance des cyclones tropicaux est évaluée selon l'échelle de Saffir-Simpson
Classe ou
catégorie
Pression moyenne Vents marée de tempête Description Exemples
1
(minimal)
> ou = à 980 hPa 118 à 153 km/h 1,0 - 1,7 m Dommages primaires aux bosquets, arbres, feuillage et aux maisons mal construites. Pas de dégâts aux autres structures. Quelques dommages aux faibles infrastructures. Routes côtières basses inondées, dégâts mineurs sur les jetées et les petites embarcations qui ont cassé leurs amarres.  
2
(modéré)
979 à 965 hPa 154 à 177 km/h 1,8 - 2,6 m Dégâts considérables à la végétation, quelques arbres sont déracinés. Dégâts majeurs aux maisons mobiles exposées. Gros dégâts aux faibles infrastructures. Quelques dommages aux toitures, aux fenêtres et aux portes. Pas de dégâts majeurs aux bâtiments. Les routes côtières et les routes basses de l'intérieur peuvent être submergées 2 à 4 heures avant l'arrivée du cyclone. Dégâts considérables aux jetées. Les ports de plaisance sont submergés. Les bateaux de plaisance exposés cassent leurs amarres. L'évacuation des résidences sur le rivage et des régions basses est nécessaire. Lothar (29/12/1999, 960 hPa, vents de 198 km/h maxi)
3
(étendu)
964 à 945 hPa 178 à 209 km/h 2,7 - 3,8 m Le feuillage des arbres est déchiqueté ; de grands arbres sont déracinés. Pratiquement toutes les faibles infrastructures sont soufflées. Dommages aux toitures, portes et fenêtres. Quelques dégâts sur les structures des petits bâtiments. Destruction des maisons mobiles. Inondations sérieuses sur la côte ; beaucoup de constructions sur les régions proches de la côte sont détruites. Les grandes structures côtières commencent à être endommagées par les coups de boutoir des vagues et des débris flottants. Les routes intérieures d'évacuation sont coupées par la montée des eaux 3 à 5 heures avant le passage du cyclone. Les terrains situés à 5 pieds au-dessus du niveau de la mer sont inondés à plus de 8 miles de la côte. L'évacuation des résidences basses à quelque distance du rivage peut être nécessaire.  
4
(extrême)
944 à 920 hPa 210 à 249 km/h 3,9 - 5,6 m Toute la végétation est jetée bas. Dommages sévères aux toits, portes et fenêtre. Beaucoup de toits emportés. Destruction complète des maisons mobiles. Inondations de toutes les terres situées à 10 pieds au-dessus du niveau de la mer et ce jusqu'à 6 miles à l'intérieur. Dégâts majeurs toutes les structures battues par les flots. Toutes les routes sont inondées 3 à 5 heures avant l'arrivée du cyclone. Érosion majeure des plages. Évacuation massive et obligatoire de toutes les résidences à 3 km du rivage. Sidr
5
(catastrophique)
moins de 919 hPa plus de 249 km/h plus de 5,7 m Dégâts massifs, tout est détruit.
  • Hugo (918 hPa, 260 km/h, 1989)
  • Andrew (1992, 300 km/h)
  • Camille (1969)
  • Gilbert (885 hpa)
  • Ivan (13/09/2004, vents de 354 km/h maxi)
  • Katrina
  • Patricia, le 23/10/2015 : 880 hPa, vents maximum : 320 km/h

Notons que des modèles informatiques montrent qu'une augmentation de 0,5°C de la température de l'eau ajoute 3% à la vitesse du vent.

Conséquences des cyclones

  • Des vents de tempête soufflent en rafales et peuvent provoquer de gros dégâts comme en témoigne le cyclone Ivan de septembre 2004 avec des vents moyens de 260 km/h et des rafales jusqu'à 350 km/h !
  • Des vagues qui atteignent jusqu'à 10 m de haut ravagent le littoral en déferlant
  • la dépression hausse le niveau de la mer de 1 à 3 m. Ce phénomène connu sous le nom de "marée de tempête" inonde les littoraux causant d'important dégâts. Parfois, des vagues atteignant jusqu'à 5 à 6 mètres s'engoufrent dans les terres comme un véritable tsunami
  • les cumulonimbus déversent parfois des quantités considérables d'eau jusqu'à 2 000 mm en 24 heures comme à La Réunion
  • Une région entière peut être dévastée, des villes complètement rasées ou noyées comme en témoigne le cyclone Katrina d'août 2005 qui a ravagé plusieurs états du sud-est des Etats-Unis.

Heureusement, dès que l'ouragan pénètre sur les terres, sa puissance décroît car il n'est plus alimenté en vapeur d'eau.

La veille cyclonique

L'OMM qui coordonne la veille cyclonique au niveau mondial a désigné un centre météorologique spécialisé (CMRS) dans chaque bassin océanique :

  • Miami (Atlantique nord et Pacifique nord-est)
  • Tokyo (pacifique nord-ouest)
  • New-Delhi (Golfe du bengale et Mer d'Oman)
  • Nandi (Iles Fidji, Pacifique sud-ouest)
  • Saint-Denis de la Réunion (sud-ouest de l'Océan Indien)
Auteur(s)

Christophe MagdelaineChristophe Magdelaine / notre-planete.info

Droits de reproduction

Licence Creative CommonsCet article (SAUF les illustrations) est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.


3 commentaires

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Christian 75 le 28/10/2015 à 01:06
Avec le réchauffement des océans, on peut compter au moins sur une plus grande puissance des cyclones !! Un nombre plus important par contre ?
alerte
Christian 75 le 03/11/2015 à 23:23
Le Yémen a été toucher par un cyclone !! et çà ne lui été jamais arriver !! Une preuve supplémentaire du réchauffement climatique ou dérèglement climatique ! Mais peu importe le terme employé, le résultat sera le même au final !!
alerte
Alg.prv le 28/02/2016 à 13:53
la saison des cyclones s'étend de Janvier a Mars dans l'Océan Indien. Vraie ou Faux??
alerte

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