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Cyclone Elena - Golfe du MexiqueOn appelle cyclone (du grec kuklos, cercle) une dépression trés creusée (au centre elle peut être inférieure à 950 hPa) d'origine tropicale, c'est-à-dire qui naît sous l'influence des fortes chaleurs combinées aux eaux très chaudes des latitudes tropicales. D'une durée de vie d'environ une semaine, le cyclone peut générer des dégâts colossaux et dévaster une région entière.
L'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) définit le cyclone tropical comme "une perturbation d'échelle synoptique non accompagnée d'un système frontal, prenant naissance au-dessus des eaux tropicales ou subtropicales et présentant une activité convective organisée ainsi qu'une circulation cyclonique, plus intense en surface qu'en altitude".
On parle de :
Lorsqu'un cyclone atteint le stade de tempête tropicale, il est baptisé selon une liste préétablie où alternent prénoms masculins et féminins.
Tous les ans, on dénombre environ 80 ouragans qui balaient la surface de l'océan. Sur l'Atlantique Nord, la saison cyclonique s'étend de juin à novembre. On y observe en moyenne, par an : 20 dépressions tropicales, 9 tempêtes tropicales, 5 ouragans.
Les régions tropicales (notament des Caraïbes au golfe du Mexique) sont particulièrement affectées par les cyclones qui peuvent, pendant plusieurs semaines, se succéder et dévaster de vastes régions.
Dans l'hémisphère sud, la saison cyclonique s'étend de novembre à avril (Mayotte, Nouvelle Calédonie, Polynésie Française, La Réunion, Wallis et Futuna).
Dans l'océan Indien la saison cyclonique s'étend de janvier à mars.
Les cyclones tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens contraire dans l'hémisphère nord. Cette particularité s'explique par la force de Coriolis.
Les phénomènes météorologiques qui dépassent en intensité les tempêtes (soit 117 km/h), sont dénommés différemment suivant les régions du globe, on parle ainsi de :
© NASAUn cyclone est un tourbillon de 10 à 15 km d'épaisseur enroulé sur lui-même, il est constitué d'une masse nuageuse de cumulonimbus, organisés en spirales qui convergent vers le centre. Cette zone centrale mesure quelques kilomètres de diamètre (20 à 50 km pour les plus importants). Le vent y est calme, le ciel clair (pendant environ 1 heure) : c'est l'oeil.
La vitesse de déplacement d'un ouragan est d'environ 10 à 35 km/h. Par contre, les vents générés par un ouragan peuvent atteindre les 300 km/h, et les pluies des quantités de 300 litres par m2 en 24 heures (soit ce qui tombe sur Paris en 6 mois) en provoquant des crues, des inondations,des glissements de terrain.
Le diamètre total du cyclone peut atteindre 1 000 km (en général il est de 400 à 500 km). Le mouvement de rotation du cyclone est formé de vents supérieurs à 120 km par heure environ.
La pression au centre d'un cyclone peut descendre en dessous de 910 hPa comme en témoigna le cyclone Mitch qui dévasta l'Amérique centrale fin octobre 1988.
La pression la plus basse observée sur l'Atlantique est de 888 hPa lors du passage de Gilbert en 1988. Par comparaison, l'ouragan Lothar du 26 décembre 1999 a engendré une pression de 960 hPa.
Enfin, l'énergie libérée par un cyclone atteint les 200 à 300 kilotonnes par seconde (bombe d'Hiroshima : 20 kilotonnes). Or, cette énergie est puisée dans la chaleur des eaux de surface, ce qui les refroidit et permet d'évacuer le surplus de chaleur emmagasiné dans les zones tropicales.
© NASAUn cyclone se forme toujours sur l'eau. Ainsi, ils naissent au-dessus de l'océan près de l'équateur sous l'effet d'une forte évaporation qui déclenche des vents convergents. L'air froid s'insinue sous l'air chaud qui se soulève : la dépression se creuse. L'air chaud rentre alors en contact avec le jet stream (vents à 400 km par heure) qui accélère les vents.
Les conditions suivantes sont nécessaires :
L'échelle ouverte de Saffir-Simpson, formulée en 1971 par les Américains Herbert Saffir (ingénieur) et Robert Simpson (météorologue), sert à graduer les cyclones, ouragans et typhons. Elle tient compte de la vitesse des vents, des dégâts possibles, de la pression barométrique et de l'augmentation du niveau de la mer. Les cyclones de catégorie 3, 4 et 5 sont désignés comme des cyclones tropicaux intenses (ou majeurs).
| Classe ou catégorie |
Pression moyenne | Vents | marée de tempête | Description | Exemples |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 (minimal) |
> ou = à 980 hPa | 118 à 153 km/h | 1,0 - 1,7 m | Dommages primaires aux bosquets, arbres, feuillage et aux maisons mal construites. Pas de dégâts aux autres structures. Quelques dommages aux faibles infrastructures. Routes côtières basses inondées, dégâts mineurs sur les jetées et les petites embarcations qui ont cassé leurs amarres. | |
| 2 (modéré) |
979 à 965 hPa | 154 à 177 km/h | 1,8 - 2,6 m | Dégâts considérables à la végétation, quelques arbres sont déracinés. Dégâts majeurs aux maisons mobiles exposées. Gros dégâts aux faibles infrastructures. Quelques dommages aux toitures, aux fenêtres et aux portes. Pas de dégâts majeurs aux bâtiments. Les routes côtières et les routes basses de l'intérieur peuvent être submergées 2 à 4 heures avant l'arrivée du cyclone. Dégâts considérables aux jetées. Les ports de plaisance sont submergés. Les bateaux de plaisance exposés cassent leurs amarres. L'évacuation des résidences sur le rivage et des régions basses est nécessaire. | Lothar (29/12/1999, 960 hPa, vents de 198 km/h maxi) |
| 3 (étendu) |
964 à 945 hPa | 178 à 209 km/h | 2,7 - 3,8 m | Le feuillage des arbres est déchiqueté ; de grands arbres sont déracinés. Pratiquement toutes les faibles infrastructures sont soufflées. Dommages aux toitures, portes et fenêtres. Quelques dégâts sur les structures des petits bâtiments. Destruction des maisons mobiles. Inondations sérieuses sur la côte ; beaucoup de constructions sur les régions proches de la côte sont détruites. Les grandes structures côtières commencent à être endommagées par les coups de boutoir des vagues et des débris flottants. Les routes intérieures d'évacuation sont coupées par la montée des eaux 3 à 5 heures avant le passage du cyclone. Les terrains situés à 5 pieds au-dessus du niveau de la mer sont inondés à plus de 8 miles de la côte. L'évacuation des résidences basses à quelque distance du rivage peut être nécessaire. | |
| 4 (extrême) |
944 à 920 hPa | 210 à 249 km/h | 3,9 - 5,6 m | Toute la végétation est jetée bas. Dommages sévères aux toits, portes et fenêtre. Beaucoup de toits emportés. Destruction complète des maisons mobiles. Inondations de toutes les terres situées à 10 pieds au-dessus du niveau de la mer et ce jusqu'à 6 miles à l'intérieur. Dégâts majeurs toutes les structures battues par les flots. Toutes les routes sont inondées 3 à 5 heures avant l'arrivée du cyclone. Érosion majeure des plages. Évacuation massive et obligatoire de toutes les résidences à 3 km du rivage. | Sidr |
| 5 (catastrophique) |
moins de 919 hPa | plus de 249 km/h | plus de 5,7 m | Dégâts massifs, tout est détruit. |
Hugo (918 hPa, 260 km/h, 1989) Andrew (1992, 300 km/h) Camille (1969) Gilbert (885 hpa) Ivan (13/09/2004, vents de 354 km/h maxi) Katrina |
Notons que des modèles informatiques montrent qu'une augmentation de 0,5°C ajoute 3% à la vitesse du vent (L'Ecologiste, 01/2006).
Heureusement, dès que l'ouragan pénètre sur les terres, sa puissance décroît car il n'est plus alimenté en vapeur d'eau.
L'OMM qui coordonne la veille cyclonique au niveau mondial a désigné un centre météorologique spécialisé (CMRS) dans chaque bassin océanique :
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