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Dans la plupart des projets SIG, on procède tout d'abord à un découpage géographique de l'espace, qui délimite la zone d'étude. La première étape est de géoréférencer cet espace, c'est à dire le délimiter précisément par des coordonnées cartographiques (ou géographiques). C'est cette conformité qui permettra de superposer des plans de diverses natures. Pour assurer cette superposition, les différentes couches d'informations géographiques doivent avoir le même système de projection.
La Terre est un géoïde (en prenant le niveau moyen des mers), c'est à dire une sphère irrégulière, pour la représenter, il faut donc trouver un modèle mathématique qui corresponde le mieux à la surface topographique de la Terre. La surface utilisée est donc un ellipsoïde (dit de révolution), un volume géométrique régulier proche du géoïde.
Les Ellipsoïdes de référence sont celui de Newton au 17e, puis de Clarke dès 1880 et de Hayford depuis 1924.
Afin de représenter cet ellipsoïde sur un plan, on utilise différents systèmes de projections :
Pour éviter des déformations trop importantes, on a partagé la France en 4 zones qui ont toutes le même méridien d'origine (Paris), mais qui diffèrent par leur parallèle d'origine, selon la projection de Lambert.
Une fois la zone d'étude délimitée, celle-ci va subir un second découpage, dit découpage vertical ou thématique, dont le résultat est un ensemble de couches superposables, appelées aussi couvertures ou plans.
Il existe deux modes de représentation des données spatiales.
Les données géographiques sont représentéesCe mode est une représentation géométrique sous forme :
Selon l'échelle d'analyse, un fleuve pourra être une ligne ou bien un polygone comme une ville pourrait être un point ou un polygone...
Afin de reproduire sous forme vectorielle des données sur support imprimé, il est nécessaire de les numériser : les points, lignes et polygones seront convertis en coordonnées (x, y) à l'écran de l'ordinateur.
A ce titre, on s'appuie sur une série de points repères dits amers dont on connait les coordonnées géographiques que l'on précisera lors du recalage des couches ainsi obtenues.
Il exite deux moyens :
Le vecteur s'organise selon deux méthodes :
Les données géographiques sont représentéesCe mode correspond à une division régulière de l'espace sous forme de cellules ou mailles généralement carrées appelées pixels, qui définissent la précision minimale de la structure. Les pixels sont par exemple, les centaines de milliers de points lumineux et colorés qui composent votre écran d'ordinateur.
Le mode raster s'applique aux traitements d'images (satellitaires, photos aériennes).
On appelle résolution la taille du pixel : (un pixel équivaut à x mètres sur le terrain).
L'insertion d'une couche raster dans le SIG se fait par scannérisation. La précision du document scanné (carte ou image) dépend de son échelle et de la résolution du scanner, exprimée en dpi (dots per inches) ou ppp (pixels par pouce), sachant que 1 pouce = 2,54 cm.
Prenons l'exemple de la scannerisation d'une carte ou photo aérienne au 1/30 000 :
Pour scanner une carte, il n'est pas nécessaire d'avoir une grande précision, 250 dpi suffisent.
Les canaux ont une certaine profondeur, exprimée en bits :
Nous avons vu qu'il était possible de convertir les rasters en vecteurs par exemple, après avoir scanné une image, mais l'inverse est aussi possible et s'appelle la rasterisation. Ex. : création d'un MNT à partir d'une carte topographique.
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