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Guerre nucléaire : la fin de l'humanité

Dossier mis à jour le 13/10/20148195 lectures

Guerre nucléaire : la fin de l'humanitéDR

Redoutée lors de la guerre froide, la guerre nucléaire totale s'est révèlée être une menace si pesante sur le devenir même de l'humanité que les grandes puissances nucléaires se sont abstenues d'employer massivement l'arme nucléaire. Et pourtant, avec la démocratisation de cette technologie, des pays de plus en plus nombreux s'en emparent, avec le risque que l'un d'eux cède à un fanatique prêt à tout pour imposer sa vision du monde...

Actuellement, les principaux risques proviennent de la Corée du Nord et de l'Iran qui développent probablement des armes nucléaires sous couvert d'un programme civil de production d'électricité à partir d'énergie nucléaire. Celles-ci pourraient être utilisées contre l'Occident et Israël.
En outre, les importants regains de tensions géopolitiques dans le monde pèsent sur l'avenir de l'humanité : les puissances nucléaires comme les Etats-Unis, la Chine, la Russie, Israël, l'Inde et le Pakistan renforcent leur capacité de dissuasion avec l'émergence de deux nouveaux blocs : Etats-Unis / Europe et Russie / Chine.

L'impuissance de la communauté humanitaire

C'est pourquoi, la question d'une guerre nucléaire reste d'actualité comme l'illustre la rencontre en mars 2013 de responsables humanitaires des Nations Unies et des membres de la société civile qui ont discuté de ce que la communauté humanitaire peut concrètement faire pour répondre à l'impact humanitaire qu'aurait une explosion nucléaire.
"Les conséquences humanitaires d'une attaque ou d'un accident nucléaire seraient potentiellement dévastatrices et catastrophiques", a prévenu le Directeur du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Genève, Rashid Khalikov.
Aujourd'hui, la communauté humanitaire avoue son impuissance à répondre efficacement à une telle situation, le mieux étant de tout faire pour prévenir le recours à de telles armes.

L'horloge de l'apocalypse

La menace nucléaire dans le monde est notamment illustrée par l'horloge de l'Apocalypse ou de la fin du monde (Doomsday Clock). Créée en 1947, peu de temps après les bombardements atomiques américains sur le Japon, et est régulièrement mise à jour depuis, par les membres du Bulletin des scientifiques atomistes, (BAS) basé à l'Université de Chicago. La menace d'une guerre nucléaire planétaire a très largement contribué à diminuer le nombre de minutes qu'il restait à l'humanité avant de sombrer. En 2012 elle indiquait 23 h 55, soit seulement 5 minutes avant la fin du monde.

Les conséquences d'une guerre nucléaire : l'hiver nucléaire

L'hiver nucléaire est la conséquence planétaire la plus souvent avancée (notamment par les pacifistes) pour mettre en garde contre les conséquences d'une guerre atomique massive. Selon cette vision, la Terre serait alors enveloppée d'un écran de poussières radioactives empêchant l'énergie solaire de parvenir jusqu'à nous pendant une durée assez longue, ce qui ferait disparaître l'espèce humaine de notre planète.
En effet, sans l'énergie du soleil, les températures baisseraient et la photosynthèse serait compromise : les rendements agricoles s'effondreraient tandis que l'approvisionnement énergétique serait sollicité outre mesure pour chauffer les logements.

Dès 1982, des études russes et américaines ont évoqué les conséquences de frappes nucléaires : plus que la radioactivité élevée et les dégâts des explosions, l'humanité a bien plus à craindre d'un hiver atomique comme l'illustrent les recherches de deux scientifiques américains, Alan Robock et Owen Brian Toon. On parle souvent d'une guerre atomatique massive entre la Russie et les Etats-Unis, mais il suffirait d'un conflit régional entre l'Inde et le Pakistan avec un échange de 50 frappes chacun (seulement 0,4 % de l'arsenal nucléaire mondial) pour menacer de famine 1 milliard de personnes !
Selon ce scénario, 20 millions de personnes seraient tuées par l'effet direct des explosions nucléaires, mais il y a pire : des incendies colossaux, incontrôlables enverraient dans l'atmosphère 9 millions de tonnes de suie dans l'atmosphère. En moins de 50 jours, toute la planète serait affectée par les cendres : les rayons du Soleil seraient alors en partie filtrés pendant une décennie : la température planétaire baisserait de 1,25°C, les précipitations mondiales diminueraient de 10 %. Les gelées seraient plus fréquentes, la photsynthèse plus faible : l'agriculture serait dûrement affectée et donc les ressources alimentaires pour l'ensemble de l'humanité.

Luke Oman, spécialiste du climat au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, (Maryland) a indiqué dans une interview que les émissions provenant de multiples explosions nucléaires, contrairement à une éruption volcanique, sont constituées de suie (et non de particules de sulfate), ce qui pourrait faire diminuer la température dans des proportions bien plus importantes.
Selon un scénario basé sur l'équivalent de 100 bombes comme celle d'Hiroshima, les incendies qui s'en suivraient libéreraient plus de 5 mégatonnes de suies de carbone dans la haute atmosphère. Au sol, la température globale baisserait de 1 °C au cours des trois premières années. Le niveau de précipations baisserait globalement en moyenne de 10 % dans les deux à quatre ans suivant l'événement.

Ce scénario s'accompagne d'une perte généralisée d'ozone stratosphérique avec des conséquences sensibles sur des populations très éloignées de la zone de conflit. Les cycles agricoles, par exemple, seraient probablement désorganisés du fait de l'effet combiné d'un refroidissement, d'une moindre pluviométrie et de la baisse de l'intensité des rayons solaires à la surface terrestre. Ceci se traduirait par des interruptions à répétition des cycles de croissance dues au gel.

Bien qu'il soit certain qu'une guerre nucléaire serait sans aucun doute dévastatrice, le degré des dommages imposés à la Terre en général reste sujet à controverse, même si les simulations s'affinent régulièrement.

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