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Les menaces prévisibles et peu dangereuses : les éruptions explosives verticales

Les risques associés aux retombées sont relativement faibles car dans plupart des cas, les populations ont le temps de s'enfuir.
Les retombées considérées sont issues d'éruptions explosives verticales dont la genèse est très variée.

On distingue plusieurs types d'éruptions explosives en fonction du ratio eau/magma présent dans l'éruption :

Les éruptions magmatiques

coulées de lave
Elles sont liées à de fortes teneurs en gaz dans le magma. Ce type d'éruption présente différents styles ou régimes.
  • stromboliennes
    Cas du Stromboli : elles sont peu dangereuses car ces éruptions produisent peu de téphra, et seulement dans un rayon de quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres du cratère. Il y a des éruptions intermitentes de lave à intervalle régulier (quelques dizaines de minutes). Enfin le panache atteint quelques centaines de mètres.
  • vulcaniennes
    Cas du Semeru : les éruptions y sont dangereuses car brèves (explosions), de quelques secondes à quelques minutes avec une intensité qui peut être importante. Ces éruptions peuvent précéder une phase plinienne (cas du Mont Saint Helens en 1980), dans un style transitoire ou se répéter régulièrement lors d'une crise éruptive pendant des jours, des mois ou des années (Sakurajima, Semeru). Dans ce dernier cas se rapprochent des éruptions stromboliennes.
  • pliniennes
    Les éruptions pliniennes sont les plus dangereuses. Elles sont continues pendant quelques heures ou jours, formant des colonnes éruptives de plusieurs dizaines de km de haut.
    Cas de Mazama (Crater lake) : 7000 ans à la fin d'une érupt plinienne, le sommet du volcan s'effondre souvent car la cheminée a évacué ses gaz. Ceci conduit à la formation d'une caldera dont la taille varie entre 2 et 13 km de diamètre de forme généralement circulaire. Exemples du Santorin dans l'Antiquité et du Krakatoa en 1883.

L'activité explosive liée à l'interaction eau-magma

coulées de lave
Le lac Pavin : un maar de 5800 ans
crédit : notre-planete.info
La présence d'eau dans le sous-sol (avec les nappes phréatiques) ou en surface (lacs) donne lieu à des perturbations de l'activité volcanique, générant 2 nouveaux types d'éruptions :
  • hydromagmatiques : elles résultent de l'interaction explosive entre un magma ascendant et les eaux superficielles.
    Dans le d'un hydromagmatisme subaérien (à l'air libre), les éruptions sont appelées phréatomagmatiques.
    Les éruptions violentes créent de larges cheminées en forme d'entonnoir, les diatrêmes, surmontés par un grand cratère appelé maar (Taal 1965, Galunggung 1982, lac Pavin, Jaude).
  • Les éruptions phréatiques : elles sont liées à la vaporisation d'eau superficielle sans éjection de magma ; l'explosion reste liée uniquement à l'eau surchauffée, il n'y a pas d'éruption volcanique au sens strict. Ce fût le cas de la Souffrière de Guadeloupe en 1976-77.

Evaluation et prévention de risques

Les Risques associés aux retombées de cendres et de lapilli sont faibles, mais plus élevés que ceux liés aux coulées de lave : près de 3 400 victimes au XXe siècle (4,2 %).

Origine des risques

  • Les retombées balistiques (bombes) : les risques sont faibles pour les biens et les personnes car la portée maximum n'est pas importante. les victimes restent souvent des touristes imprudents qui gravissent les pentes des volcans les moins dangereux afin d'apercevoir la lave au fond du cratère.
  • Les retombées de cendres : ce sont des produits transportés latéralemt par le vent, notamment le jet stream. Par conséquent, les cendres peuvent faire plusieurs fois le tour de la terre et générer une pollution globale. Les risques sont généralement faibles et surtout matériels. Par contre, les retombées peuvent être fatales dans le cas d'éruptions ultrapliniennes comme pour le Vésuve en 79 : 2 000 morts à Pompéi (avec 18 000 fuyards) par l'effondrement des toits, mais aussi la suffocation ou l'enterrement vivant sous 3 m de ponces.
    Les risques touchent aussi la circulation aérienne qui peut être perturbée comme en témoigne Galunggung en 1982, où deux boeing 747 ont traversé le panache à 11500 m d'altitude entraînant l'arrêt de quatre de leurs réacteurs, heureusement sans conséquence.
    Enfin, les retombées de cendres perturbent le climat en abaissant les températures et en modifiant les saisons. A ce titre, rappelons que c'est une thèse qui serait complémentaire dans la disparition des dinosaures.

Prévention des risques

Quelques moyens et dispositions à mettre en oeuvre :
  • pour la protection des personnes, utiliser des mouchoirs humides sur le visage pour éviter la suffocation engendrée par les cendres ;
  • renforcer les toits et les déblayer régulièrement ;
  • inciter les personnes à rester chez eux jusqu'à ce que la visibilité revienne (malgrè le phénomène de nuit qui peut durer plusieurs jours) ;
  • évacuer les animaux dès que possible pour éviter l'absorption ultérieure de cendres.

Page mise à jour le 24/08/2008   59 connecté(e)s Mentions légales | © 2001-2009 notre-planete.info - tous droits réservés | Publicité | Contact