Une partie de la chaleur vient de l’intérieur de notre planète, cette énergie tendra à baisser continuellement jusqu'à un seuil d'équilibre, à priori rien de ce que nous faisons ne pourra accélérer ou ralentir ce processus.
L’autre partie vient de notre Soleil, cette fois elle tendra à augmenter et nous
n’y pouvons absolument rien. Une dernière partie, enfin, infime au regard des deux autres vient des formes de vies, animaux compris, et de leurs activités.
Si la chaleur tend à partir vers l’espace, comment ce fait-il que notre planète ne soit pas gelée du côté de la nuit ? Et pourquoi ne sommes-nous pas complètement brûlés par l’énergie du Soleil le jour ? Pour une raison très simple, notre planète est dotée d’une atmosphère, ce qui n’est pas le cas de toutes les planètes, et sa composition est bien particulière. Notre atmosphère joue le rôle d’effet de serre dont nous avons besoin pour vivre, ah bon, l’effet de serre n’est pas nocif ? Et non, par forcément.
Le Soleil diffuse en permanence dans l’espace un intense rayonnement sur plusieurs fréquences dont certaines sont visibles : la lumière. D’autres ne le sont pas comme les ultraviolets (en-dessous du spectre visible) et les infrarouges (au-dessus).
Le bilan radiatif et sa perturbation anthropique : estimation de l’impact de l’effet de serre et de l’effet parasol sur le bilan énergétique de la Terre.
Crédit : CNES, 04/2006
Ces rayonnements traversent l’espace qui nous sépare du Soleil en à peu près huit minutes, traversent en partie notre atmosphère et viennent bombarder le sol ou la mer. Pendant toute la durée du jour, la surface absorbe de la chaleur, et une fois la nuit venue, cette chaleur tend à repartir vers le froid, vers l’espace. Elle s’exprime en infrarouge, ce rayonnement repart à travers l’atmosphère en sens inverse. Mais contrairement à l’aller, une partie importante se trouve alors absorbée et renvoyée pour une moitié vers l'espace pour l’autre moitié de nouveau vers la surface.
C’est ce que nous appelons
l’effet de serre, l’énergie est emprisonnée et réchauffe notre atmosphère, même la nuit. Cette chaleur est nécessaire, sur La Lune qui n’a presque pas d’atmosphère, la nuit la température atteint presque celle du vide spatial, une centaine de degrés Celsius en dessous de zéro : invivable. A l’inverse, sur Vénus dont l’atmosphère contient presque exclusivement des gaz à effet de serre, la températures sont de 400°C à 500°C de nuit comme de jour.
Qu'est ce qui provoque dans l’atmosphère l’effet de serre ?
Ce sont des gaz et des particules, mais pas tous et pas tous de la même manière. Les principaux d’entre eux sont la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone, le méthane, l'ozone, le protoxyde d'azote (ou oxyde nitreux) et les halocarbures. Beaucoup d’autres gaz ne causent pas directement l’effet de serre mais par réaction entraînent des modifications, parmi ceux-ci le monoxyde de carbone, les particules soufrées et les halocarbures (encore eux !).
Voici un mini-effet de serre dû à la vapeur d’eau qui est sensible par tout le monde : une nuit d’été sans nuages est très fraîche par rapport à une même nuit avec un ciel chargé ou orageux. C’est la vapeur d’eau des nuages qui vous renvoie des infrarouges source de chaleur mais invisibles.
Il faut que l’équilibre de l’effet de serre soit maintenu au niveau qui nous satisfait, si nous augmentons légèrement la proportion de gaz, ce que nous faisons depuis un bon moment, l’équilibre tendra vers une température supérieure à 15°C en moyenne, qui entraînera une évaporation accrue de l’eau, qui entraînera à son tour une augmentation du phénomène... Jusqu’à ce qu’il trouve un nouveau point d’équilibre certainement très loin de l'état actuel.