L'analyse thématique
Une base de données peut être analysée graphiquement par la mise en place de légendes, de deux types :
- la légende non attributaire : aucune relation n'est entretenue avec la table associée
- les légendes thématiques qui ont un lien dynamique avec la table : on peut faire une légende pour chaque attribut de la table. Ex. : faire la même carte en NB et en couleur, ou différents types de cartes en couleur. L'avantage majeur tient dans le fait qu'une mise à jour de la table entraîne une mise à jour automatique de la carte.
L'interrogation de la base
Première image : des entités sont sélectionnées à l'aide d'un buffer ou zone tampon
Seconde image : création d'une requête SQL sur ArcGIS
On peut interroger le SIG de 2 façons :
- Sélections attributaires :
Les questions adressées reposent sur la construction d'une phrase logique ou requêtes SQL (Structural Query Language) qui sélectionne tous les objets graphiques répondant aux critères définis dans cette expression. Le résultat est visualisable graphiquement et dans la table associée.
Ex. : recenser les communes dont la population dépassait 2000 h en 1995.
Il est possible de faire des requêtes plus complexes (multi-critères) avec les opérateurs logiques comme ET/OU.
- Sélections spatiales
On construit des requêtes topologiques répondant à des critères spatiaux. Ces questions se font par un opérateur spatial qui s'appuie sur des notions de proximité ("distant de", "inclus dans", "contient").
Il est possible de faire des requêtes sur une ou plusieurs couches. Ex. : recencer les communes boisées qui sont traversées par la rivière "Krasak".
Le champ d'action d'un SIG
- Les couches d'informations géographiques peuvent être superposées quelque soient leurs modes représentations : vecteurs ou raster et interrogées en effectuant des croisements entre elles.
- Les phénomènes temporels peuvent être représentés avec une visualisation cinématique via des modules logiciels dédiés.
- Les altitudes peuvent être introduites (variable Y) dans un processus de construction d'un Modèle Numérique de Terrain (MNT) avec une vue en 3D.
- Enfin, l'étendue des possibilités dans l'interrogation des couches du SIG correspond aux fonctionnalités que l'on retrouve dans un Système de Gestion de Bases de Données (SGBD) classique.
Les cartes du territoire français
En France, c'est l'IGN (Institut Géographique National) fondé en 1940 qui a pour mission de réaliser et de mettre à jour les cartes topographiques du teritoire français.
A partir de 1998, l'IGN a entamé la numérisation des données cartographiques existantes et la création de nouvelles pour constituer un SIG : le RGE (Référentiel numérique à Grande Echelle) qui sera achevé en 2007.
Le RGE se décompose en 4 couches :
- l'orthophotographie (photographie aérienne au 1/30 000e, résolution : 1 pixel<=>25 cm)
- la topographie (infrastructures de communication, courbes de niveau, cours d'eau, bâtiments, toponymie...)
- le parcellaire ou le cadastre (limites des propriétés)
- les adresses (nom des voies, n° des bâtiments, sens de circulation...)
Chacune de ces 4 couches est progressivement numérisée, mise à jour et intégrée dans le RGE.