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statut La cindynique

Par DEHELVET
983 messages

posté le 13/05/2010 à 23:40

Il est de par le monde,

Qui s'envolent et volent

Des gros et des beaux mots,

Qui brillent comme les émaux.

Paroles jetées en farandole,

Ce ne sont que des maux

Qui dansent la ronde…


La cindynique

Ah ? Mais qu’est-ce donc que la cindynique, se demandera-t-on.  Sachez que c’est la science qui étudie les risques. On l’appelle aussi « science du danger » et elle s’intéresse plus particulièrement aux risques industriels et plus spécifiquement aux risques majeurs.

Cette dénomination a été créée lors d’un colloque tenu à la Sorbonne. Son objectif est de répondre à ces quatre questions :

-          Comment identifier le risque ?

-          Comment le mesurer ?

-          Quelles en sont les conséquences ?

-          Comment le contourner ?

Cette science combine des aspects de sciences naturelles (géologie et météorologie pour les catastrophes naturelles) ; chimie et physique pour les catastrophes industrielles ; des aspects de sciences humaines (psychologie, urbanisme, économie). Cette multidisciplinarité en fait un domaine de l’ingénierie.

La cindynique s’applique aux risques industriels (comme le risque nucléaire), aux risques naturels (incendies de forêts ou avalanches, par exemple) mais aussi aux risques économiques (notamment conséquences de la mondialisation), psychologiques, urbains.

La cindynique utilise souvent la notion d’événement non souhaité (ENS), et d’effets pervers.

Telle est la définition que l’on peut trouver si on se donne la peine de la chercher.

Ces Evénements Non Souhaités !…

Et il se fait qu’en matière d’ENS, nous sommes particulièrement gâtés ces temps-ci. Tchernobyl ; crises financières à répétitions ; nuage volcanique, j’en passe et des meilleurs.

Aujourd’hui fuite de pétrole monstre dans le Golf du Mexique après la catastrophe de la plate-forme Deepwater Horizon. Cela va entraîner une pollution sans précédent du littoral, de la Louisiane à  la Floride. C’est un immense rivage tapissé de mangroves. On sait leur utilité pour la faune et la flore, notamment la ressource halieutique, car ce sont des maternités à poissons, à crabes, etc…

Cela va mettre en danger économique toute une population qui en vit.

En matière de plates-formes pétrolières que n’a-t-on pas mis en  œuvre la cindynique ! Car on doit se poser les questions suivantes : cette explosion de la plate-forme pétrolière était-elle imprévisible ? Et, dès lors, les fuites étaient-elles elles aussi  imprévisibles ?

Certainement pas ! On ne nous fera jamais croire que le risque n’avait pas été prévu et étudié dans tous ses aspects. L’industrie pétrolière est la plus riche du monde, elle a donc les moyens de se « payer » les meilleurs « cindytechniciens ».

Alors pourquoi n’a-t-on pas mis en place, avant que la catastrophe n’arrive, les moyens nécessaires à la stopper au plus vite ? En fait, tout donne à croire que la surprise fût totale et que l’on joue aux pompiers après avoir été les apprentis sorciers. On essaye ceci, on essaye cela, on met en place des kilomètres et des kilomètres de barrages flottants, on jette des diluants et des dispersants par avion… Dérisoire.

Et nous sommes étonnés (on essaie de brûler le pétrole), de ne pas voir toute une flotte de bateaux pompe pour justement pomper cette marée noire qui grossit de plus en plus, au rythme fou de 800.000 litres par jour.

On essaye de placer, à 1.500 mètres de profondeur et sous des pressions énormes, des entonnoirs géants pour capter le pétrole qui s’échappe par les trous béants que la plate-forme, en sombrant, a laissés derrière elle.

Mais il n’y pas à s’inquiéter, Obama s’est rendu sur place et British Petroleum s’est engagé à payer.

On le sait maintenant, il faudra des semaines et des semaines, probablement des mois et des mois pour colmater ces trous béants d’où fuit le pétrole (il y en aurait trois). Et le pire n’est peut-être pas encore arrivé car la tête du puits pourrait lâcher et ce seraient alors des millions de litres de pétrole qui s’échapperaient.

Après les mauvaises expériences de l’Amoco Cadiz, de l’Exxon Valdez, de l’Erika, du Torrey Canion et autres, on sait tous quelles en sont les conséquences sur les bêtes, les plantes et les hommes.

Fallait-il une catastrophe de plus pour nous convaincre d’accélérer les recherches en matière d’énergies propres ? Pour les mettre en place ?

Salutations terriennes à tous (9 -5-10).

DEHELVET

Vice-président evolutionnaire

Correspondant co-rédacteur en chef evolutionnaire.fr

 
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statut Re : La cindynique

Par alpha
4060 messages

posté le 14/05/2010 à 23:14

si tu applique la cindynique

Tu en conclu que les supers tanckers Amoco qui pour l'instant a provoqué une pollution plus importante que la plate forme, doivent avoir non seulement une double coque, mais 2 gourvernails et 2 moteurs et pas de vannes de dégazage sans témoin de contrôle dans les ports

cela coûte un peu plus cher avant la catastrophe, et cela s'appelle de le redondance

on peut aussi appliquer la méthode 6P5M de la norme ISO 14001 et on revient au méme

http://www.gsamanagement.fr/telechargement/faq/FAQ_analyse_6P5M.pdf

sauf que les managers sont plutôt dans la régle de rentabilité max

 

 

 

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