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Les pollutions planétaires

Elles affectent l'ensemble des équilibres planétaires, mais présentent parfois de fortes hétérogénéités zonales. Elles se manifestent sur des pas de temps longs (pluri annuel, décennal, séculaire...).

La destruction de l'ozone atmosphérique

Cette fine couche agit comme un filtre en absorbant le rayonnement ultraviolet solaire nuisible aux êtres vivants (UV-B). Or, depuis la fin des années soixante-dix, elle est attaquée par les CFC et les halons, ceci dans la plupart des régions de la planète (sauf les régions tropicales). Les fluorures sont notamment rejetés dans l'air par diverses industries, surtout celle de l'électrochimie de l'alumine.

Lire notre dossier sur le trou dans la couche d'ozone

L'effet de serre

Circulation automobile
La circulation automobile amplifie l'effet de serre
Ce phénomène naturel de piégeage par l'atmosphère de la fraction du rayonnement solaire ré-émis par la Terre est amplifié par les rejets excessifs de gaz carbonique, de méthane (CH4), de protoxyde d'azote (N2O)...
A la fin du XIXème siècle, l'atmosphère contenait environ 235 Gt de carbone. A partir de 1970, la combustion d'énergies fossiles a émis 4,5 Gt de carbone par an, 6 Gt en 1990 et 8 Gt actuellement.
En conséquence, on observe une croissance continue de la teneur de l'air en CO2, au rythme actuel de 1,5 ppm par an. Les mesures effectuées à l'observatoire de Mauna Loa (Hawaii) et l'étude des bulles d'air emprisonnées dans les calottes polaires, montrent que la concentration est passée d'environ 270 ppm dans les années 1850 (début de la civilisation industrielle) à 380 ppm en 2005. La civilisation technologique a donc déjà perturbé le cycle du carbone à l'échelle globale. En outre, cette augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique est susceptible de provoquer d'importantes modifications climatiques. Tout accroissement de sa concentration atmosphérique induit automatiquement un réchauffement des basses couches de la troposphère (Encyclopaedia Universalis, 1998).
Ce qui devrait perturber les systèmes climatiques comme en témoignent peut-être déjà les multiples catastrophes "naturelles" et les anomalies météorologiques des dernières années, à travers le monde.

Lire notre dossier sur le changement climatique

Les aérosols

L’atmosphère contient de toutes petites particules solides ou liquides en suspension, appelées aérosols. Ce sont des particules insédimentables car elles ne peuvent pas se déposer sur le sol sous l'effet de la gravitation. Leur taille varie de quelques nanomètres à presque 100 microns, soit l’épaisseur d’un cheveu.
En moyenne globale, environ trois milliards de tonnes d’aérosols sont émis chaque année par une multiplicité de sources à la fois naturelles (cendres volcaniques, poussières désertiques, embruns marins) et humaines (fumées d’industrie, gaz d’échappement, poussières issues de feux agricoles), ce qui induit une très grande diversité de leurs propriétés.
Dans la stratosphère, les aérosols, principalement d’origine volcanique, sont rares mais ils peuvent résider plusieurs années. Dans la basse troposphère, où ils sont en général beaucoup plus abondants, les aérosols séjournent quelques jours seulement, cette durée variant essentiellement selon les précipitations (CNES,04/2006).

Entre janvier et mars 1999 une équipe de 150 scientifiques de différentes nationalités conduite par le prix Nobel de Chimie P.CRUTZEN et par V.RAMANATHAN de l'Institut océanographique Scripps de San Diego a mis en évidence la présence d'un nuage de pollution qui s'étend sur prés de 10 millions de km2 au-dessus de l'océan Indien ! Il s'agit en fait d'un nuage de pollution de 3 kilomètres d'épaisseur comprenant particules en suspension, suies, aérosols et composés chimiques qui ne persistent qu'à cause des activités humaines (feux de forêts, combustion des déchets agricoles, des carburants fossiles des véhicules, des industries et des centrales électriques, rejets des millions de fourneaux brûlant du bois notamment). Ce nuage a déjà entraîné la mort prématurée d'une centaine de milliers de personnes et pourrait en toucher jusqu'à trois millions !

Ce type de pollution anthropique sur un espace aussi étendu est un élément relativement nouveau dans les pollutions globales et demeure encore peu médiatisé comparativement au "trou" dans la couche d'ozone et l'effet de serre. Ces émissions peu contrôlées et très polluantes des pays en voie de développement sont susceptibles d'engendrer à l'échelle planétaire des menaces très sérieuses, tout comme les éruptions volcaniques dont les rejets atteignent la tropopause.

Lire notre dossier sur les particules atmosphériques.

Page mise à jour le 24/08/2008   23 connecté(e)s Mentions légales | © 2001-2008 notre-planete.info - tous droits réservés | Publicité | Contact