Les moteurs diesel émettent des particules toxiques capables d'atteindre les alvéoles pulmonaires. Ainsi, leur diamètre aérodynamique moyen est centré sur 0,1 µm en sortie d'échappement. Le diesel dégage une pollution spécifique, visible, des fumées noires et des suies constituées de particules de carbone et imprégnées de diverses substances, en particulier d'hydrocarbures.
En effet, on observe au microscope électronique à transmission qu'elles sont constituées d'agglomérats de microsphérules de carbone, sur lesquelles sont adsorbés les hydrocarbures et les autres espèces minérales. "Ces sphérules de quelques centaines d'angström ont un grand pouvoir d'assemblage soit en mode "embryon" de 0,005 à 0,015 µm soit en mode agrégat de 0,08 à 1µm, fonction du régime moteur et de la richesse du carburant" (ADEME, 1998). Ces agrégats peuvent être constitués de quelques éléments de grand diamètre à quelques milliers d'unités de petit diamètre.
Ainsi, les particules diesels sont principalement constituées :
- de résidus solides sous forme de suies
- d'une partie soluble constituée d'hydrocarbures imbrûlés issus de la combustion incomplète du gazole et de l'huile
- d'une fraction insoluble (sulfates et dérivés soufrés).
Composition chimique d'une particule
crédit : INERIS, 1993
Ce sont en fait, des particules solides avec une structure fractale qui s'apparente à une éponge (WOLF, 1999). Des mesures de l'INERIS (1995) en site proche du trafic à la porte d'Auteuil (Paris - France) en bordure du boulevard périphérique, révèlent que 75% du carbone suie se trouve dans la fraction granulométrique inférieure à 1 µm, le reste étant à associer à des particules plus grossières. Ce qui démontre bien l'importance et la spécificité de la pollution diesel.