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Les métaux lourds ou éléments traces métalliques

Dossier mis à jour le 24/09/20134672 lectures

Les métaux lourds ou éléments traces métalliquesDR

Métaux lourds ou éléments traces métalliques : définition

Au terme de "métaux lourds" qui n'a aucune valeur scientifique ni juridique, on préfère maintenant celui d'éléments traces métalliques (EMT). En effet, les métaux lourds comprenaient aussi des métaux légers (comme l'aluminium).

Selon le Rapport d'information du Sénat "Les effets des métaux lourds sur l'environnement et la santé", "on appelle en général métaux lourds les éléments métalliques naturels, métaux ou dans certains cas métalloïdes (élément qui combine certaines caractéristiques du métal comme l'arsenic par exemple) caractérisés par une masse volumique élevée, supérieure à 5 grammes par cm3. On retrouve dans certaines publications anciennes l'appellation de "métal pesant". Quarante et un métaux correspondent à cette définition générale auxquels il faut ajouter cinq métalloïdes.

Liste des métaux lourds

Si les métaux lourds sont au nombre de 41, les élements traces métalliques suivants sont les plus contrôlés :

  • Arsenic,
  • Cadmium,
  • Chrome,
  • Cuivre,
  • Mercure,
  • Nickel,
  • Plomb,
  • Sélénium,
  • Zinc.

Tous les éléments traces métalliques sont présents naturellement à l'état de traces dans le sol. En effet, ils sont présents dans tous les compartiments de l'environnement, mais en général en quantités très faibles. On dit que les métaux sont présents "en traces". Ils sont aussi "la trace" du passé géologique et de l'activité de l'homme.

Un grand nombre de "métaux lourds" sont utiles pour la vie comme le fer pour le transport de l'oxygène. Cependant, ils deviennent toxiques lorsque leur concentration augmente comme l'arsenic, l'argent, l'aluminium ou le plomb. De plus, parmi les EMT, quatre n'ont aucun rôle profitable pour notre organisme, et peuvent tout au contraire induire des maladies graves : le mercure, le plomb, le nickel et le cadmium.

Les sources de métaux lourds

Les éléments traces métalliques se retrouvent au quotidien dans de nombreuses sources :

  • L'aluminium est présent dans l'eau du robinet, certains médicaments, certains additifs alimentaires (E 173) et produits cosmétiques.
  • Le mercure est présent dans les amalgames dentaires (50% minimum sont constitués de mercure), les poissons, les aliments non biologiques (le mercure est présent dans les pesticides de l'agro-alimentaire), et certaines industries.
  • Le plomb provient d'anciennes canalisations en eau potable, des peintures utilisées au début du XXe siècle et était ajouté comme additif à l'essence. Les États-Unis sont les premiers à avoir interdit le plomb dans l'essence, en 1975, l'Europe l'a interdit en 1998 seulement.
    L'OMS estime que l'exposition au plomb (le saturnisme) chez les enfants serait chaque année à l'origine d'environ 600 000 nouveaux cas de handicap intellectuel.
  • Le chrome est notamment utilisé pour tanner le cuir afin qu'il soit extensible, léger et solide. Or, le chrome trivalent, la forme la plus courante en tannage, peut s'oxyder en chrome hexavalent, cancérigène et nuisible pour les humains et les animaux lorsqu'il s'infiltre dans l'eau d'alimentation. Récemment, un substitut inoffensif à été trouvé, il s'agit du titane.

La catastrophe de Minamata

Cette catastrophe environnementale et sanitaire illustre la dangerosité des conventrations excessives d'éléments traces métalliques dans les écosystèmes. Au Japon, entre les années 1930 et 1960, une usine de plastique a rejeté d'importantes quantités de produits contenant du mercure dans la baie de Minamata. Les habitants de la région, se nourrissant de poissons locaux, ont alors souffert de la maladie dite de Minamata dont les effets se manifestent par des difformités physiques et des maladies mentales. Plus d'un millier de personnes en sont mortes et aujourd'hui encore, plus de 3000 personnes en souffrent.

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