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La dégradation des ressources marines : la surpêche

Les différents types de pêche, leurs conséquences sur l'environnement et sur le stock de poissons

chalutier
Type de pêcheMéthodeConséquences
Sennes coulissantesfilet rectangulaire formant un cercle autour du banc de poissons. Un filin sert a refermer la poche.capture des poissons juvéniles et des mammifères marins comme les dauphins.
Palangres ou palangrottesse pratique au mouillage avec une ligne et des hameçons.ennemis des oiseaux marins, tortues et poissons non visés.
Filets maillantnappe rectangulaire très longue tendue vers le haut par des flotteurs et vers le bas par des lestes.capture des oiseaux de mer et piège pour de nombreux animaux lorsqu'ils sont abandonnés.
ChalutsFilet en forme d'entonnoir traîné derrière un bateau, sur les fonds marins directement.matériel non sélectif qui capture une quantité considérable d'espèces non visées. Endommagent largement les fonds marins, milieu de vie des poissons.

Pour plus d'informations : Confédération des poissonniers de France

La problématique des prises accessoires et des pêches illicites

La problématique des prises accessoires
filet dérivant
Plongeur libérant un poisson-lune pris dans un filet dérivant
© Greenpeace / Grace
D'après les estimations, la collecte d'espèces non visées représenterait environ le quart des captures mondiales de poissons. Ces espèces regroupent celles qui sont attrapées accidentellement mais non désirées ou qui doivent être rejetées conformément à la réglementation. Il peut s'agir d'espèces protégées, par exemple de mammifères marins, ou d'espèces menacées de disparition, de juvéniles trop petits pour être commercialisés ou d'autres espèces de poissons sans intérêt pour les pêcheurs, que ce soit sur le plan commercial ou sur celui des loisirs. Les espèces pêchées accidentellement sont en général rejetées, souvent mortes, en mer ou sur les côtes. Diverses techniques de pêche sont alors responsables de la capture indifférenciée de poissons, d'où les prises accessoires d'espèces.

Pour certaines espèces marines, telles les tortues de mer, une loi les protège. C'est pourquoi leur capture accessoire dans le cadre d'opérations de pêche industrielle, doit être ramenée à un niveau qui ne risque pas de compromettre leur survie. Dans cette optique, des mesures ont été prises. Prenons l'exemple des pêcheurs de crevettes aux États-Unis. Ils sont tenus d'équiper leurs filets de dispositifs d'exclusion des tortues, leur faisant perdre entre 5 % et 20 % de leurs crustacés. En effet, ces derniers passent à travers le trou aménagé. En ce qui concerne la pêche à l'espadon, les zones productives étant en interactions avec les zones de vie des tortues de mer, celles-ci sont donc interdites d'accès aux pêcheurs. Quant aux mammifères marins, ils sont protégés par une loi spéciale qui fixe la capture accidentelle de ces animaux par les pêcheurs industriels à un niveau proche de zéro, indépendamment du degré d'extinction de cette population.
Les pêches illicites
La pêche non répertoriée et non réglementée est un problème qui ne préoccupait pas les gouvernements tant que le poisson abondait. Aujourd'hui, des quotas de pêche ont été instaurés pour renouveler les stocks de poisson sans imaginer que cela encouragerait les navires à pratiquer de plus en plus la pêche illicite. La plupart des poissons pêchés illégalement viennent des eaux de pays en voie de développement trop pauvres pour disposer de moyens de contrôle efficaces de leurs zones et de leurs navires, d'où un problème économique et d'accès à la nourriture des populations côtières. De plus, les bateaux pratiquant la pêche illicite ne se conforment pas aux quotas de pêches prévus pour les différentes espèces qui vivent dans leurs zones de pêche. Il y a donc un risque important de surexploitation, en particulier sur les juvéniles (tailles des prises non respectées), et donc de disparition de certains stocks à très court terme (1-2 ans). La perte est estimée à 2,4 milliards d'euros (M.H Aubert, 2007), à laquelle s'ajoutent les conséquences écologiques irréversibles.

Les lobby internationaux

Les subventions mondiales pour le secteur de la pêche avoisinent les 34 milliards de dollars par an, principalement destinées au Japon avec 5,3 milliards de dollars par an, à l'UE avec 3,3 milliards de dollars et à la Chine avec 3,1 milliards de dollars. Selon certaines associations écologistes telles que WWF, ces subventions encourageant la surpêche devraient être interdites. En effet, ces subventions destinées à accroître les capacités de pêche, à travers l'achat de navires, de carburant ou d'équipements de pêche, sont estimées à 20 milliards de dollars par an à l'échelle mondiale et favorisent donc la surexploitation. Elles entretiennent également la puissance des États Unis et du Japon face aux autres nations moins équipées.
 
page mise à jour le 12/02/2008
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