La planète bleue est recouverte à 70% par les mers et les océans. Régulateurs climatiques et atmosphériques, ces espaces sont indispensables à l'équilibre environnemental, notamment en absorbant le dioxyde de carbone, réduisant ainsi l'effet de serre.
Aujourd'hui, la pollution perturbe les courants marins, et donc le climat, et met en péril des millions d'espèces vivantes. Le phytoplancton (plancton végétal), à la base de la chaîne alimentaire marine, est sensible à la qualité de l'eau et à sa température; les rejets provenant de l'agriculture intensive et des égouts, les dégazages, la pêche sauvage mettent donc en péril l'écosystème.
Dans le Pacifique,
le courant El Ninõ provoque des cyclones dévastateurs, des sécheresses ou des pluies diluviennes. Pour la seule année 2003, les dégazages multiples ont fait subir à la Méditerranée l'équivalent de 20 marées noires telle que celle du Prestige, coulé au large de l'Espagne en 2002 !
En 2004, aucune véritable coopération internationale ne tente de régler ce fléau qui met en péril la vie sur la terre.
Ce constat alarmant a été publié avant le Sommet mondial du développement durable de septembre 2002 à Johannesburg. Il n'a malheureusement pas été pris en compte, tout comme sont restées lettres mortes les résolutions du Sommet de la Terre de Rio de 1992 visant à réduire la pollution mondiale.