Première source de pollution atmosphérique dans les grandes agglomérations, l'automobile accentue et développe même des maladies comme l'asthme et les bronchites chroniques notamment chez les plus fragiles. C'est aussi dans nos mouchoirs tachetés de suies que nous prenons conscience de la vulnérabilité de notre système respiratoire directement exposé aux
particules les plus fines qui pénètrent dans les poumons.
Par exemple, en Ile-de-France, le transport routier est le secteur prépondérant dans les émissions de monoxyde de carbone (CO), d’oxydes d’azote (NOx) et de particules fines (PM10) (
Airparif, 09/2007).
Bien sûr, des progrès sont réalisés : filtre à particules (encore que
seulement 23% des véhicules diesel neufs en sont équipés en 2006 et que leur efficacité est limitée), essence sans plomb,
biocarburants (est-ce vraiment un progrès ?), common rail... Et les défenseurs de l'automobile se hâtent de le rappeler au point que l'automobile apparaît pour certains moins polluante que les transports en commun ! La réalité est hélas toute différente d'autant près de 32% des déplacements automobiles font moins de 2 km ! (
Enquête Globale de Transport - EGT, 2001-2002) Et c'est justement durant cette période semée de ralentissements, de freinages et d'accélérations que la pollution automobile est maximale.
Prenons l'exemple de ce citadin qui sort son automobile pour se rendre chez le boulanger, qui se trouve - tout de même - à 300 m de son domicile. C'est ce même citadin que l'on reverra pleurnichant devant les médias sur le prix de l'or noir qui est délivré à la pompe, argumentant avec force et menaces que son niveau de vie en pâtit et qu'il serait temps... (je vous épargne la suite de ses affreuses souffrances).
C'est fort peu relaté mais la Banque mondiale estime qu'environ 1,56 millions d'asiatiques sont victimes chaque année de la pollution atmosphérique. En Europe,
des études menées récemment estiment que quelque 400 000 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution atmosphérique. Les maladies provoquées par la concentration actuelle de particules en suspension dans l’air entraînent plus de 100 000 hospitalisations supplémentaires et graves chaque année. Des chiffres effarants qui rendent stériles toutes comparaisons avec les peurs actuelles qui monopolisent les moyens des gouvernements et les médias.
En France, l'AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail) estime qu'entre 6 450 et 9 500 personnes sont morts prématurément à cause de la pollution particulaire (PM 2,5) en 2002, soit davantage de morts que les accidentés de la route (
AFSSET, 05/2004). Or les transports routiers et très fortement les diesels sont les principaux responsables de cette pollution.