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Et si la France créait une filière industrielle de production d'énergies renouvelables ?

4 891 lectures / 18 commentaires21 janvier 2011, 09 h 22

nucleaire_tours© C. Magdelaine / notre-planete.info

Le Gouvernement, contre toute logique économique et industrielle vient de sacrifier la dernière énergie renouvelable qu'il n'avait pas encore anéantie, le solaire photovoltaïque.

Après la mise en place d'un moratoire sur les raccordements électriques des installations solaires, voici que la France souhaite instaurer des quotas solaire (comme s'il s'agissait de quotas carbone !), à savoir 500 MW par an quand nos voisins allemands sont à 8000 MW.

La décision du gouvernement a eu pour premier effet l'annulation de plus de 800 millions d'euros d'investissement en création/extensions d'usines de panneaux solaires français et la plupart des fabricants sont en train de préparer le démontage et la délocalisation des unités de production existantes vers des pays disposant d'un vrai marché. C'est catastrophique. Le gouvernement réussit l'exploit de précipiter la désindustrialisation verte avant même qu'elle ait commencé tout en favorisant l'arrivée des produits chinois. Au pays (bien seul) du tout nucléaire, les décideurs politiques sont restés bloqués dans les années 70-80.

Cette énergie, dont nous tirons le bénéfice d'un KWh dans les moins chers d'Europe grâce au programme nucléaire amorti et à la non prise en compte d'un certain nombre d'éléments, a réussi en France le pari incroyable de faire oublier les problématiques colossales qu'elle engendre. Problèmes de sécurisation et de déchets pour les siècles et les générations à venir, problèmes géopolitiques liés à l'uranium qu'il faut bien extraire (surtout pas en France !) dans des pays très démocratiques comme le Niger avec son cortège d'implications diplomatiques. De ce pays, dont notre fierté nationale tire 30% de son combustible, l'on devrait imaginer qu'il a forcement dû profiter de la manne nucléaire et en tirer profit pour son développement. La France aurait au moins fait cela pour ne pas se permettre de voir notre nucléaire attaqué sur ce plan ! Et bien non, le Niger et ses 15 millions d'habitants partagent avec une consternante régularité la dernière place de l'indice de développement humain, parfois avec 1 ou 2 pays suivant les décennies. C'est même le seul pays en 2010 à être dans la catégorie IDH de moins de 0,350 (Haïti : 0,546). La France leur apporte au moins de la continuité dans la présence de forces armées pour « stabiliser » la zone, avec le succès que l'on connait (AQMI, otages, rébellion touareg), et l'apport démocratique (dizaines de coups d'état) que les Nigériens connaissent.

Le gouvernement a placé le solaire sous le feu des projecteurs  tout au long de l'année 2010 en l'harcelant de décrets, avançant un risque de surcouts trop importants, ou encore en martelant le mensonge éhonté de « 90% des panneaux installés sont chinois ». Pendant ce temps, la prolongation de la durée de vie des réacteurs nucléaires se fait sans l'ombre d'un débat public à raison de 600 à 800 millions d'euros par réacteur (il y en a 58). Et AREVA comme EDF de lancer une grande campagne de promotion du nucléaire via des spots télévisés et radiophoniques qui tentent de faire passer le nucléaire pour propre à défaut d'être renouvelable, de faire croire qu'il s'agit de l'énergie du futur (de nombreuses plaintes sont déposées concernant ces publicités). Mais comment lancer une filière industrielle du renouvelable sans investissements ? Cela fait à peine 2 ans que le solaire débute en France et il aurait du, en un si court laps de temps, devenir une filière mature et concurrentielle ? Le nucléaire a bénéficié de 50 années de subventions et de soutien massif de la part de l'état et de dizaines d'années de recherche et de maturation avant de pouvoir être lancé à grande échelle. Pourquoi une telle différence ?

Le gouvernement réengage la France dans la seule voie du nucléaire, sans débat et en tuant dès le départ toute autre filière industrielle. Le secteur énergétique français est ainsi contraint à miser tous ses œufs dans le même panier. Pourtant le nucléaire ne produit que 15% de l'électricité mondiale et cette part ne cesse de diminuer malgré la construction de nouveaux réacteurs, qui ne suffissent pas à enrayer la fermeture des plus anciens. Le nucléaire est de plus en plus dépendant d'autres pays (cuves de l'EPR fabriquées par le Japon, Uranium totalement importé). Le KWh nucléaire coute de plus en plus cher, il est passé de 3/4 cents € à 5,5/7cents d'euros en moins de 10 ans quand le KWh des ENR ne cesse de baisser et n'est structurellement lié au cours d'aucune énergie fossile. Ainsi le Kwh solaire est passé dans les pays les plus avancés de plus de 60 cents à moins de 20 cents en seulement 5 ans, le Kwh éolien terrestre est à parité réseau et le Kwh éolien maritime est en passe d'atteindre cette parité.

Pendant ce temps le gouvernement, aveuglé par ses « experts » du nucléaire, continue à tenter de fourguer son EPR qui perd un à un les appels d'offres internationaux. Nous voici réduits à brader ces EPR en inventant le concept « machine expresso » à prix cassé et au « combustible » onéreux. Mais si cela peut faire illusion quelques temps, la menace concurrentielle portée par les coréens, les allemands et les russes, sans compter la chine ne laisse, aucune chance à notre EPR national. Comment vendre une machine plus chère, pas plus sûre pour autant et largement surdimensionnée quand nos concurrents proposent tous des produits moins chers, autant voire plus sûr et dans des gammes plus variées ?

Pourtant notre pays dispose d'atouts industriels indéniables, une main d'œuvre qualifiée et très productive, des infrastructures de premier plan, des entreprises nationales de premier rang, une qualité et un cadre de vie largement au dessus de la moyenne pour ses employés et des capacités de financement importantes.  Nombreux sont ceux qui mettent en avant, avec forces études, tribunes, prises de positions l'opportunité unique dont dispose la France aujourd'hui pour se placer sur le marché de l'éolien off shore.  Le solaire qui était en train d'émerger en France, avec une capacité de production qui devait passer de 450 MWc à 650 MWc en 2011 pour un marché annuel de 850 MWc voit ses projets de créations et d'extension d'usines abandonnés, ses investisseurs lassés des promesses non tenues et des revirements incessants.  Et pourtant l'opinion plébiscite les ENR, les collectivités locales les soutiennent fortement, les industriels qui voient nos voisins européens y investir massivement veulent s'y lancer mais le gouvernement reste obnubilé par le tout nucléaire.

Nos voisins européens sont en train de structurer d'importantes filières de production d'énergies renouvelables, l'Angleterre dans l'éolien off shore, l'Allemagne dans l'éolien et le solaire, le Danemark dans l'éolien, etc.. Ces secteurs connaissent des croissances colossales, créent des centaines de milliers d'emplois le plus souvent non délocalisables et les perspectives à long terme sont de plus en plus attractives. Resterons-nous sur le bord de la route à regarder passer les trains d'éoliennes et de panneaux solaires en tentant un énième appel d'offre pour vendre nos EPR ?

Sans parler de doter la France d'objectifs plus ambitieux dans les ENR, il serait déjà bon que la France se donne les moyens d'atteindre les siens, plutôt que d'être l'un des seuls pays européens à ne pas y arriver. La France doit produire 23% d'énergie renouvelable en 2020 et dans l'état actuel des choses nous ne dépasserons pas 17%. L'objectif de 2010 était déjà de 21%, nous en sommes à 14%.

Il est grand temps de lancer le débat de l'énergie en France.

Auteur

Corentin Sivy

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18 commentaires

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avatar Dalleau - La Réunion - 21/01/2011, 12:19

Bonjour et résistons!
Le sujet reste très concentré sur le territoire métropolitain même s'il y fait des dégâts, mais trop souvent on oublie les territoires périphériques qui permettent à la France de se maintenir en autre dans les premiers pays grâce a de nombreux atouts que représentent les DOM.
En l'occurrence nous n'avons pas et ne voulons pas de nucléaire... et nous commencions a développer une réelle expertise dans le domaine des ENR notamment le solaire avec des entreprises qui commencent a s'orienter entre autre sur le marché américain..., d'autres mises en œuvre tel la géothermie et/ou l'éolien progressaient... mais ce coup d'arrêt de l'Etat sans ménagement pour les DOM va nous contraindre encore a consommer encore plus d'énergie fossile et du charbon d'Afrique du sud et être contraints par les coupures intempestives quand ce n'est les délestages de l'électricité. Cela a été le cas dans nombre d'appel a projet de la CRE qui ont été balayés d'un revers de main alors que des innovations se mettaient en places tel la gestion de tour solaire a concentration qui avait pour effet de différer la mise sur réseau d'électricité dite « fatal » et donc de les lisser et d'en entrer plus que ce « quotas de 30% imposé par EDF…ce nouvel arrêt de la part de l'Etat conduit dans notre cas, a cause d'un réseau saturé et d'une offre tendue d'électricité, à des coupures intempestives quand ce ne sont les délestages, ayant un impact direct sur l'économie et la conservation de denrées périssables notamment agricoles ou nous n'arrivons pas a atteindre la suffisance alimentaire et subissons par l'importation par les grandes centrales des grandes surfaces...

Comme on dit chez moi « sort dan' fénoir viens dans la limir » (sors du noir -de l'ignorance- et entre dans la lumière)... il serait temps que Bercy s'y mette...de même qu'une grande partie du gouvernement.

avatar Pierrot de la LUNE, Kébek, Kanada - 21/01/2011, 17:14

"Déchets radioactifs"
Un sujet qui me semble HAUTEMENT inquiétant pour les français...

Voici quelques informations:
-----------------
"Depuis plusieurs décennies, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés en toute discrétion dans les campagnes, à proximité de zones habitées. Pire encore, selon le magazine Pièces à conviction, "ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants... Sans aucune mise en garde sur les risques encourus !" Entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d'uranium, produisant 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, abandonnés sans mesure de protection particulière. Vous ne trouvez pas que la situation mérite une réaction ?
-----------------
VOIR VIDÉO:
http://www.wat.tv/video/uranium-scandale-france-contaminee-1tv4d_2hpl3_.html
----------------
http://www.dailymotion.com/video/xcqyk8_nucleaire-les-de-chets-sont-jetes_news
---------------
J'aimerais savoir si tous les français sont bien au courant des faits sur le matériel "radioactif"....? ? ?
Merci de vos commentaires...

Salutations, Pierrot

avatar douds - 22/01/2011, 09:41

une des premières lois de la démocratie et d'être modéré par rapport à son opposition après avoir gagné des élections. La colère monte partout et les médias à la botte sont aveugles sur les problèmes.

en quatre ans, l' UMP méprise et écrase les syndicats, les enseignants, les écolos et bien d'autres catégories de français ou de non français. On ferme des filières scolaires publiques pour les donner au privé (de syndicats) dans toutes les académies. etc...charge aux familles de fournir ensuite 890€/an par enfant.
Dans le même temps l'UMP continue par exemple à verser sans limites, des millions d'euros depuis 20 ans pour faire démarrer l'aéroport inutile de Vatry en Champagne . Le dernier truc est d'ouvrir des lignes Ryan air pour que les norvégiens puissent passer un week end à Disney. Voilà les problématiques de l'UMP.

l'UMP gouvernera certainement en 2012 avec le Front National.
Dans le domaine de l'énergie, l'UMP consubstantielle à l'énergie nucléaire en arrive à un équivalent de BUSHISME intellectuel.
Le nazisme n'avait mis que 12 ans pour ramener l'Allemagne au chaos initial, le sarkosisme fera encore mieux, c'est certain.

Photowatt renvoie du personnel, le syndicat des énergies renouvelables parle de désastre, etc...

même si les dommages infligés par l'UMP sont irréparables, Il est temps que ces gens partent vite....

avatar Christophe Magdelaine - 22/01/2011, 11:30

@ douds : mais pour être remplacés par les mêmes sous une autre bannière ? Bof... Aucun parti ne souhaite de rupture avec notre mode insensé de développement.

avatar Denis - 22/01/2011, 11:34

Tout à fait d'accord. Si les gouvernements successifs depuis les années 50 avaient mis autant d'argent dans le solaire que dans le nucléaire on n'en serait pas là... Rappel: la plupart du temps, les gvts étaient issus de l'UDR/RPR/UMP mais même Mitterrand qui avait promis l'arrêt du nucléaire n'a pas tenu ses engagements. Les gouvernants ont été à la solde des industriels, aujourd'hui à la solde des financiers...
L'EDF a toujours voulu garder son monopole en empêchant bien que chaque particulier puisse accéder à sa propre production électrique...
Ça continue...

avatar juliet Papa - 22/01/2011, 16:29

Je ne suis pas favorable au nucléaire et il est scandaleux en effet d'entendre parler de spots publicitaires d'Areva . Sait-on que des containers anciens en béton déposés au large de la Hague sont en mauvais état ?
Mais si cette analyse est intéressante, elle n'aborde pas le problème des déchets voltaïques dans 20 ou 30 ans . Elle n'aborde pas non plus l'aspect rendement et vieillissement de ces panneaux .
Le rendement en puissance électrique n'est-il pas de l'ordre de 13% ?
Et quelle est la perte de rendement après 5 ans de fonctionnement ?
En ce qui me concerne j'ai abandonné ce projet de fourniture d'électricité pour ces 2 raisons plus une 3è :
Je trouve anormal que le kWh provenant de cette énergie soit payé aussi cher par EDF (ce qui conduit EDF à augmenter son prix de vente unitaire ) : Car les ménages qui en souffrent sont les plus démunis .
Dans cette décision grave d'engager la France dans la seule voie du nucléaire faut-il voir des conflits d'intérêts au sein du gouvernement, de l'UMP ??

avatar tauzia taillant - 24/01/2011, 10:21

Pour le gouvernement l'heure est en effet au revirement vers l'énergie que l'on croit maîtriser: le nucléaire.
Pour répondre à juliet papa, le photovoltaïque n'est pas l'unique solution mais doit appartenir à un mix énergétique.
Le photovoltaïque est une technologie ancienne qui commence à peine à se développer mais avec une progression technique qu'aucune autre technologie n'a connu.
Aujourd'hui les rendements atteignent plus de 20% pour les meilleurs produit et chaque année ils continuent d'augmenter sur rythme de 1 à 2% par an soit entre 5 et 10% de mieux.
La perte des panneaux une fois installé est faible puisque toutes les études réalisées montrent une dégressivité de 10% au bout de 20 ans contre 20% garantie par les constructeurs.
Le secteur PV a anticiper les questions de recyclage grâce notamment à l'initiative de l'association PVCYCLE qui reçoit un très fort succès. La plupart des constructeurs adhèrent à cette association et s'engage dans la prise en charge du recyclage de leurs panneaux. Un panneau PV est composé de verre, de silicium, de tedlar, des produits recyclable. Le silicium est ainsi réutilisé pour fabriqué de nouveaux lingots qui pourront reproduire de l'électricité.
Enfin l'énergie produite à partir de photovoltaïque coûte aujourd'hui plus cher que celle des énergies conventionnelles mais elle baisse très rapidement. La parité réseau sera atteinte entre 2015 et 2018 si la France s'en donne les moyens. Ces moyens sont de 2Milliard € par an ce qui représente un coût sur la facture d'électricité d'environ 10€ par an.

avatar alpha - 25/01/2011, 11:16

question :
hors structure des composants d'un panneau solaire

quel est le mécanisme de dégration du silicium dans le temps par capture de photons

pour le nucléaire on sait que l'irradiation de la cuve conduit inexorablement à sa mise hors serviçe

avatar Eric, Lyon - 26/01/2011, 14:49

On peut toujours spéculer sur les intentions cachées du gouvernement. Il n'en demeure pas moins qu'on est en train de faire n'importe quoi avec le solaire PV au détriment d'espaces à protéger et d'un foncier précieux et ceci au bénéfice d'investisseurs étrangers aux territoires impactés.
Cela ne fait pas de mal de se poser pour réfléchir quand on est manifestement parti un peu vite et qu'on est dépassé par les évènements.
La filière française se remettra très bien des fluctuations du marché franco-français si elle est compétitive sur un marché mondial. En plus ce sera bon pour la balance des paiements et donc l'endettement du pays.

avatar Hervé - 28/01/2011, 22:22

Sait-on le temps d'amortissement qu'il faut pour fabriquer une éolienne. Je sais qu'il faut beaucoup d'énergie pour les faire sans compter l'énorme bloc de béton à la basse pour faire tenir debout ce gigantesque mat qui tient l'hélice?

avatar Hervé - 29/01/2011, 19:05

Je me suis mal exprimé. je voulais dire quel est l'amortissement d'une éolienne compte tenu des frais qu'il a fallu engager pour la fabriquer?

avatar alpha - 31/01/2011, 11:19

pour le béton , cela coûte cher de faire des récifs artificiels

Le 5 mars 2010 : Ile d'Yeu

Au pied des éoliennes, des HLM à poissons (Ouest France)
Les récifs artificiels sont efficaces, mais il faudrait qu'ils soient plus nombreux. Cette structure coûte un peu cher. Pourquoi ne pas la financer grâce aux énergies renouvelables, suggèrent les pêcheurs ?
« En 2004, du tacaud et des crustacés sont apparus, en 2005, du homard et du congre, en 2006, du lieu. L'année dernière, les lieus avaient atteint une taille respectable de 70 à 90 cm. » Devant le Syndicat mixte pour le développement de l'aquaculture et de la pêche en Pays de la Loire (Smidap), le biologiste Julien Duprès, du cabinet In Vivo, a dressé un bilan encourageant de la colonisation progressive des récifs artificiels expérimentaux de l'île d'Yeu. Des structures en béton immergées en 2003, dans le cadre d'un projet du Comité régional des pêches.

pour le reste il y un excellent article de christophe

http://www.notre-planete.info/ecologie/energie/energie_eolienne_0.php

avatar auteur - 31/01/2011, 14:49

@ Hervé :
L'énergie grise nécessaire à la fabrication d'une éolienne est "remboursée" entre 3 et 6 mois suivant la taille et le type d'éolienne pour une durée de vie de 20ans.
Quand à l'énorme bloc de béton à la base, il n'est pas si important que cela, on peut le comparer à une assiette renversée de 16 à 20m de diamètre (éolien terrestre) et 80 à 1,5m d'épaisseur.
L'amortissement de l'ensemble et termes financiers est en France de 10 à 15ans suivant le tarif et le productible (zone de vent).

avatar alpha - 31/01/2011, 15:29

une durée de vie de 20 ans
c'est juste le remplacement des piéçes d'usure

pour le fût il faut simplement faire attention à la corrosion, mais on sait faire aussi en marine

par contre , on a fait l'expériençe de tanker certifié en état de naviguer par Total plus vieux que 20 ans

avatar Hervé - 31/01/2011, 21:09

A auteur@ Si je comprend bien une éolienne devient rentable qu'au bout de 15 ans c'est à dire qu'il lui faudra 15ans pour produire autant d'élécticité qu'il en a fallu pour la fabriquer.?

avatar alpha - 31/01/2011, 21:34

Et à conbien de temps tu estime le renboursement par la production des 5 milliards d'un EPR
sachant qu'il faut arrêter de nous raconter des salades

la durée de vie d'une éolienne en fonction d'une maintenance correcte est supérieur à 20 ans

question à hervé

comment on va faire pour maintenir pendant 60 ans la station de pompage et le condenseur d'une turbine d' EPR

qui draine 50 métres cubes seconde d'eau de mer

avatar Auteur - 31/01/2011, 22:34

@Hervé : vous m'avez lu?
6 mois maximum pour produire en électricité l'équivalent de tout ce qui a été consommé pour la fabriquer.!
10 à 15 ans c'est pour rembourser l'emprunt bancaire!

avatar alpha - 31/01/2011, 22:56

@auteur

aprés on peut toujours croire qu'un opérateur va prendre le risque industriel pour 5 ans de bénéfices

la dépose repose d'une nacelle d'éolienne pour maintenance décénale ne pose pas trop de probléme

méme Areva en fait l'expériençe pour le déverninage technique de sa M 5000

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