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5954 lectures / 31 commentaires14 janvier 2010, 15 h 02
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L'ONU a trouvé son homme emblématique pour représenter le déclin de la biodiversité, tout en le chiffrant. Il n'est bien entendu pas Aborigène et n'a aucun lien avec les peuples premiers, ce serait un sacrilège, mais peut-être choisira-t-il un ou deux sauvages pour décorer sa vitrine. Il n'est pas, non plus, biologiste intègre, écologue hirsute, naturaliste illuminé ou agronome décroissant. L'homme élu expert est Homo sapiens economicus, ce qu'on fait de mieux dans la manufacture du comportement. Pavan Sukhdev, Monsieur Biodiversité de l'ONU, dirige le département des marchés de la Deutsche Bank à Bombay et assure mettre ses talents (lesquels ?) au service de la Nature (laquelle ?).
« Maintenant on pourrait presque enseigner aux enfants dans les écoles comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité mais comme l'histoire du futur. On leur dirait qu'on a découvert des feux, des brasiers, des fusions, que l'homme avait allumés et qu'il était incapable d'arrêter. Que c'était comme ça, qu'il y avait des sortes d'incendie qu'on ne pouvait plus arrêter du tout. Le capitalisme a fait son choix : plutôt ça que de perdre son règne. » Marguerite Duras
Circulez, y'a plus rien à voir ! C'est ce que nous avons bien compris à Copenhague, lorsque fleurirent les matraques vertes. Le temps de la fleur au fusil est donc révolu. C'est la guerre sainte pour s'approprier le secourisme écologique au pied de la haie des lamentations.
Pavan Sukhdev, Monsieur Biodiversité de l'ONU, dirige le département des marchés de la Deutsche Bank à Bombay et assure mettre ses talents (lesquels ?) au service de la Nature (laquelle ?). Alors ça, quelle surprise ! Et c'est bien, parce qu'il sait de quoi il retourne à propos de la spoliation des ressources et du Vivant, de l'agression commise à la biosphère. Les braconniers repentis ne sont-ils pas les meilleurs experts en matière de conservation des richesses naturelles ? Encore qu'il est loin de la repentance puisque l'année de la biodiversité ne propose, en guise de rustines, que d'en comptabiliser les valeurs inestimables sur l'autel boursier. Voilà donc les marchands du temple, éternels équarisseurs, au chevet des restes de leur cadavre.
Chez nous, Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, se sont évidemment félicités du choix de l'économiste Pavan Sukhdev, dont les travaux « constituent une contribution essentielle aux connaissances plus approfondies et à la meilleure compréhension dont nous avons besoin pour pouvoir prendre les bonnes décisions politiques en matière de conservation et d'utilisation de la biodiversité et des services des écosystèmes ». C'est de la langue de bois digne du pic forestier (ce pic n'est pas le pic vert, oiseau menacé par les insecticides, mais le sombre pic de la déforestation…).
Il est clair que par une série de tours de passe-passe, les capitalistes nous font accroire qu'ils vont moraliser et écologiser leur système. Il est inutile de démonter leur démarche pour l'appropriation du Vivant qui n'est, pour eux, qu'un « biocapital » vert, il ne faut pas être fin exégète pour le comprendre, pour se rendre à l'évidence : ce système qui fit le mal en détruisant toutes les valeurs naturelles et humaines sur son passage, prétendra faire désormais le bien par une action sournoise et faussement secouriste. C'est le coup du pompier pyromane. Sur la planète franco-française, le Grenelle de l'environnement fut l'une des premières gesticulations du tout-Neuilly franchouillard en ce sens. En passant le relai aux agresseurs de la biosphère, Al Gore tout comme Hulot et son pacte leurs permirent de porter désormais le masque de l'écologisme, de s'en recommander et de vider toutes opposition, résistance, dissidence qui en étaient dès l'origine les dépositaires « agréés » de sa moindre raison d'être. Les ultralibéraux excellent dans la chasse aux mouches et à la moindre opposition.
Tout comme le capitalisme né de l'anthropocentrisme monothéiste est coupable et responsable de l'état de misère d'Haïti, c'est le même capitalisme qui envoie ses secours au chevet de ses victimes. Pour les plus naïfs, je précise qu'un séisme sur une société moins affaiblie n'aurait pas fait autant de morts, comme il en était du Tsunami de l'Océan Indien en 2004, sur un littoral à la mangrove protectrice déboisée. Détruis l'environnement et l'environnement te détruira.
Le débat réunissant hier (mercredi 13 janvier 2010) dans l'émission Ce soir ou jamais, Slavoj Zizek, Guy Sorman, Cinthy Fleury et André Glucksman, était édifiant par le fait qu'autour de la fin du capitalisme mis en débat, pas une seconde ces participants de tous horizons politiques n'ont évoqué le mal fait à la Terre par un système dont l'essence même est de la ronger jusqu'au trognon. Idées courbes, ou habituelle carence de cordon ombilical avec les élémentaux d'une naturalité à laquelle nous ne survivront pas ? Il n'en demeure pas moins que notre Terre-mère, cette planète vivante qui nous alloue sa maison du Quaternaire, ne compte de représentant que lorsqu'il s'agit d'en faire commerce.
L'excellent Hervé Kempf peut rentrer chez lui ou réviser sa notion : ce ne sont pas les riches qui détruisent la planète, ce sont eux qui la sauvent ! Tout ami de la Terre refusant de travestir le capitalisme par une économie dite verte peut abandonner le combat. Il n'y a plus rien ni à voir, ni à espérer. Le capitalisme sera "vert" ou ne sera plus. Mais d'une teinte verte si fausse et si manipulatrice qu'elle déteindra au premier soleil, et cette imposture sera la dernière parade.
On peut aussi se poser cette question : pourquoi, depuis les années 1970, le libéralisme économique avait-il tant décrié et diabolisé l'écologi(sm)e pour maintenant s'en mettre jusque-là ? Tel est la preuve d'une manipulation de plus d'un système dont la fourberie n'est plus à démontrer, mais qui reste le miroir aux alouettes du peuple parce qu'il prétend le gaver.
La prochaine entourloupe sera celle de la dénatalité. Après avoir décrié le postulat d'une décroissance démographique jugée honteusement malthusienne et contre tous les grands principes des libertés individuelles, les maîtres du monde ne vont pas tarder à penser dépopulation. Imaginez un peu que certaines nations européennes, sourdes à l'exhortation politico-religieuse de la procréation, n'atteignant même plus leur taux de renouvellement démographique, attestent 4 millions de chômeurs ! Qu'en sera-t-il lorsque les bébés seront adultes ? Alors, il sera proclamé que pour faire moins de sans-emploi, il faut faire moins d'enfants. Et qu'en cas de besoin temporaire, nous puiserons dans la surpopullulation africaine pour accomplir nos basses besognes.
Sujets embrigadés par le bonheur inutile de nos démocraties marchandes : vous êtes coupables de ce qu'on vous fait consommer, des sols que vous avez dégradés, du CO2 que vous émettez, de la biodiversité que vous éradiquez avec vos HLM, vos pelouses, vos piscines, vos fraises d'hiver et vos bagnoles, et demain des progénitures que vous vous complaisez à ajouter à la surcharge des... chômeurs et des sans-papier d'un monde sans respect, mais qui se dit vertueux.
Et n'oublions pas que tout ce cirque qui nous traîne de bulle en bulle n'est qu'un leurre pour tenter de jouer les prolongations : vouloir moraliser le capitalisme, c'est le détruire. MORALISONS-LE !
Bienvenue dans l'immensité sacrée de la biodiversité, Monsieur l'économiste, tête de gondole onusienne, vous dont toutes les cellules sont en phase avec le Vivant (tu parles…), vous qui, au travers de l'Arbre, ne voyez que les planches que bio-indique votre immonde calculette.
Cette sixième extinction massive des espèces est la première à la charge de l'homme, mais strictement de l'homme marchand. Notre cécité écologique a dénié la finitude d'un monde surestimé rechargeable, extensible. Il n'y aura pas de suite, ce qui est consommé est consumé. Ce qui est pris n'est plus à prendre.
« Vous êtes prisonniers d'un système de civilisation qui vous pousse plus ou moins à détruire le monde pour survivre. » Daniel Quinn
Nous, peuple dernier ? Assurément !
Quand l'économie se penche sur la biodiversité - Actu Environnement
2010, année de la diversité du vivant - NouvelObs.com
Enquête : protéger la biodiversité peut rapporter gros ! - Développement durable
Michel TarrierLes opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
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Quentin, Montigny - 14/01/2010, 16:01
C'est bien exprimé, bien décortiqué. Tout à fait ce que je pense et depuis longtemps déjà. Oui le pire, c'est qu'ils ont le culot de tenter de culpabiliser le "Pékin lambda" englué dans le système.
Michel Tarrier - 14/01/2010, 16:08
Ben oui, le "Pékin lambda", c'est aussi le "salaud de pauvre"...
DEHELVET - 15/01/2010, 00:24
Bonjour à tous.
Oh ! Faudrait y arrêter cette histoire de riche et de pauvre... Où finit la pauvreté et où commence la richesse ? J'aimerai bien avoir une vraie réponse sur cette question.
Capitalisme, communisme, l'éternel combat. Marrant car tous ceux qui n'ont rien souhaitent le communisme en essayant de prendre ce que les capitalistes possèdent. Anachronisme. Contrevérités.
Ce propos est très orienté. Si, bien évidemment on en partage certains réflexions, on ne peut pas l'agréer en son entier.
En fait chaque paragraphe mériterait une intervention.
Globalement, je ne suis pas d'accord avec ce propos.
Bonne soirée à vous tous. DEHELVET.
tania Toulon - 15/01/2010, 01:29
Bonsoir, Je ne suis pas d'accord non plus avec la teneur des propos, je ne suis pas riche , ni_ pauvre, j'aime ma planete et tout cela ne correspond a rien en car la realité est aussi la surpopulation mondiale, qu'on ne cite jamais comme responsable des desastres mais regardons Haiti et l'extreme pauvreté et nous sommes trop nombreux et la terre ne fait que 6000km de diametre, descendez de vos nuages, apprenons tous à compter, la terre ne pourra bientot plus nous nourrir tous, et pour faire de la surabondance nous la tuons de produits qui tuent vie et font disparaitre les especes en plus, ce n'est pas la faute aux riches, aux pauvres, c'est la faute des humains qui mangent et boivent tous, quand il n'y a plus de foin au ratelier, les chevaux se battentet les peuples s'entretuent, l'homme n'a pas évolué du tout en regle generale, et va subir maintenant les catastrophes qu'il a semé, juste retour du baton, simple calcul mathematique, loi des masses, et lourde est la couche d'inconsequence des hommes quelque soit leur statut social, les pauvres ont souvent des familles nombreuses, ou est la logique la dedans, nullepart, absoluemment plus nulle part, il y a par ailleurs trop de differences de niveau de vie entre les pays, mais qu'avons nous fait pour les aider, à part leur mettre des armes entre les mains et les appauvrir pour tout leur piquer, leursmatierespremieres,leurs terres, leur foi, bref, l'homme reste un sauvage et n'a rien d'un être de lumière à part la fée electricité... alors comme tout sauvage qui se respecte, il retournera à l'age des cavernes, sans doute alors prendra t il conscience de son egoisme. Qui de nous prend moins de douche en pensant à l'eau de la planete, qui de nous pense à partir avec uneloupe pour savoir si son soja est avec ou sans ogm, les etiquettes etant illisibles trant elles sont petites, qui de nous pense covoiturage tte l'annee, et produits de jardin biodegradables??? et bien je pense sincerement que tous ces debats n'ont plus lieu d'être, il faudrait sans doute revenir à plus de simplicité, moins de choix dans les produits mais plus de qualités qui soit respectueuses de l'environnement et retirer au plus vite du commerce sans attendre tout ce qui ne va pas, comme on le fait avec les epaves de voiture, rammenez cette machine polluante, on vous offre une prime, monsieur votre boulangerie fume et pollue, votre pain n'est pas forcemment meilleur, messieurs les apiculteurs, achetons vos miels, n'achetons plus de viande de batterie, lisez vos boites d'oeufs "de ferme" peuvent contenir des oeufs qui viennnent de poules en cages, et de tte façon,riches, pauvres nous allons tous ensemble dans le MUR! Et les catastrophes naturelles qui vont nous tomber dessus vont sans doute mettre un peu d'eveil dans les têtes et les coeurs, mais à quel prix??? Le gulf stream s'est arrete en 2006, en 2007, en 2008, et a ce qu'il smeble plusieurs semaines à chaque fois, qui est au courant personne comme d'hab, c'est dit ou au grand public, nulle part, il faut bien chercher pour trouver sur le net, democratisons les infos importantes, tout le monde se gosse des vaccins inutilisés et revendus, nous sommes les seuls à en rire, comme nous etions les derbiers avertis pou la pandemie et elle peut sans doute revenir, mais personne n'y croit car si au canada ils ont bien eu deux vagues et echappent à la troisieme, j'avais oublié que la pandemie en France nereviendrait pas et resterait comme le nuage de Tchernobyl, scotchee aux frontières§ Alors cessons c'être c...s cela pourrait aider de rester simple avant tte chose et de tous prendre une même direction . Quand à l'ecologie, il ne devait pas ya avoir de parti ecologiste, "out le monde se devant d'être ecologiste " nous voulons survivre, et ce à tous les niveaux de l'echelle sociale, bosoir à tous et meilleurs voeux 2010!
tania Toulon - 15/01/2010, 01:47
Et tous peuvent lire, effectivement dans un monde ou tout coute de l'argent , il faut se rendre compte de la valeur des choses, or l' homme ne peut s'en rendre compte qu'en ayant le nez dessus [PDF] téléchargeable
3358k - Adobe PDF - Afficher en html
Pavan Sukhdev, responsable du département des marchés ... Pavan Sukhdev et son équipe ont dû mener à bien la tâche ... Pavan Sukhdev, responsable d'étude. 5. Préface ...
ec.europa.eu/environment/nature/.../pdf/teeb_report_fr.pdf
Michel Tarrier - 15/01/2010, 08:39
À NOS ESCROCS, L'HUMANITÉ RECONNAISSANTE"
Alors, comme ça, mon billet est "tendance" ?
Tendance quoi ? Hypothèse communiste ? Mais le communisme aussi est un monothéisme ! Vous n'avez rien, mais vraiment RIEN entravé !
IL FAUT RENDRE LA TERRE À LA TERRE, c'est tout, et beaucoup !
Alors, comme ça, vous vous prenez pour un riche ?
Mais vous n'en êtes que le garde-chiourme !!
Vous croyez, peut-être, qu'un vrai riche va participer à un forum, avec des gueux, avec de l'éco-racaille ?
JE PARLE DES PUISSANTS, DE NOS MARIONNETTISTES.
Belle journée maître-esclave dans la beauté des choses.
toufic - bouches-du-rhône - 15/01/2010, 08:58
Dans le même registre, luc guyot nommé à la tête de la FAO...
Michel Tarrier - 15/01/2010, 09:18
http://www.dailymotion.com/video/xbsqyp_la-face-cachee-des-banques-llp-12_news
Hdrass Bourges - 15/01/2010, 11:11
Restons calme et philosophons.
Le monde est dual, tout est relatif, les riches n'existent que par rapport aux pauvres, et lorsque l'écart devient trop important, tout comme l'Univers qui s'expanse finit par se contracter pour inverser son cycle, les hommes sont capables de faire une révolution pour tenter de rétablir l'équilibre ou alors la nature s'en charge d'elle-même.
Disons nous que plus on possède moins on est libre, que le bonheur et l'argent font souvent mauvais ménage, que les excès finissent toujours par nous couper du monde et de la vie.
N'oublions pas que nous ne sommes que des poussières d'étoiles dans un Univers de chaos extraodinairement organisé.
Emerveillons nous de la force et de la beauté de la vie, malgré la laideur que l'on peut aussi parfois y trouver, mais qui renforce la valeur de la beauté.
Par exemple, les microbes causant les maladies sont bien naturels, ils donnent beaucoup de valeur à la santé et régulent les équilibres du vivant.
Rendons nous compte le monde est parfait tout simplement parce qu'un monde parfait imaginaire serait triste à mourir.
Et gardons espoir et battons-nous pour défendre la vie sous toutes ses formes.
lhermitte jl - 15/01/2010, 16:49
La limite du profit est atteinte avec la destruction de la planète. Le capitalisme fonctionne sur l'activité au risque de devoir faire n'importe quoi pourvu que ça rapporte. Stop à l'inflation des profits financiers.
Nous devons limiter par tous les moyens cette destruction en re orientant l'usage de nos énergies fossiles qu'il convient d'utiliser pour une bonne part à freiner la destruction des forets et par un re développement urgent de celles-ci.
Seules des solutions simples peuvent être efficaces, ces solutions existent mais nous ne pouvons les appliquer faute de prise sur le monde.
Par exemple, imaginez une taxe sur chaque baril de pétrole, sur chaque tonne de charbon, sur chaque m3 de gaz.
Taxe directement due par les producteurs sur la base de leurs chiffres d'affaire, ils ne sont pas si nombreux et c'est très contrôlable. Cette taxe répartie sur l'ensemble du monde n'a pas besoin d'être trop importante pour ne pas freiner un développement nécessaire pour les pays pauvres notamment.
L'ensemble de cet argent serait en premier lieu redistribué auprès des populations des trois grands bassins forestiers mondiaux et plus généralement à l'entretien des forets et de la biodiversité de la planète.
Cet argent permettrait de reboiser, entretenir, exploiter respectueusement, faire de la formation, de la recherche et enfin gérer la distribution en sanctionnant sévèrement la corruption.
De nombreuses populations notamment sans terre ou bien forcées à l'exploitation des forets trouveraient là de quoi vivre sans détruire alors qu'elles travaillent en général pour de grands groupes qui exploitent ces forets ou bien qui défrichent pour en exploiter les sols. Les populations pauvres ont droit elle aussi au minimum de richesse que le monde contemporain exige.
Toutes les forets du monde exploitées à partir d'une certaine taille produiraient une ressource d'autoconservation payées par l'ensemble des usagers de l'énergie souvent obligés, pour ne pas dire otages, que nous sommes. Le seul problème serait de convaincre le monde qui opère le contrôle sur les gisements. C'est ici que notre travail de conviction devrait agir. Voilà à mon sens une bataille réelle à mener aujourd'hui. Sans une organisation mondiale nous ne pourrons y arriver. Il s'agit bien là d'une question de contrôle sur les ressources vitales. La transformation de l'énergie nous permet de nous développer et d'améliorer nos quotidiens; l'essentiel est donc de le faire dans la bonne direction et non pas à créer des éléphants blancs au profit de quelques uns. La récente crise de Dubaï en est un exemple parfaitement concret et localisé par rapport à la crise de 2009. Discutons en nous trouverons bien quelques manières de remplir ces objectifs. jllherm@free.fr
Michel Tarrier - 15/01/2010, 16:56
Le système sauve... pour détruire. On connait et cela semble convenir aux Terriens modernes en proie à l'auto-génocide, suffit de constater les élus choisis. La politique de la terre brûlée consiste à tout détruire, exploiter jusqu'à l'os, sur son passage pour ne rien laisser à l'ennemi qui suit. Mais qui est notre suivant : nos enfants. Nos enfants sont donc nos ennemis. Faisons-en donc beaucoup, beaucoup...
claude dreux - 16/01/2010, 16:12
a DEHELVET
La pauvreté commence quand on n'a pas de quoi faire vivre dignement sa famille et la richesse quand ce que l'on possède dépasse le nécessaire pour la faire vivre...
Sinon
La vie est un monopoly et le système capitaliste n'en a pas encore compris les règles et les limites, sans redistribution des richesses équitables la partie finit toujours par s'arrêter...
Michel Tarrier - 16/01/2010, 16:15
Donc, la plupart des "pauvres" d'Occident ne sont que des distraits.
J Matteacci - 16/01/2010, 17:11
Bonjour,
C'est dommage : je pensais avoir trouver un site intéressant et neutre sur les informations relatives à l'environnement. Au lieu de ça, je tombe sur cet article écrit par quelqu'un qui semble être sûr de détenir la vérité, écrivant dans un langage lourd et orgueilleux (et par conséquent peu informatif, car peu accessible pour le plus grand nombre). De plus le propos est critique envers les politiques, mais est pourtant très politisé.
Qui peut prétendre être écologiste, et semble t-il humaniste, alors que tout cet article n'est que jugements et exclusion (les riches contre les pauvres, les politiques contre le peuple.....).
A mon sens (et je suis conscient que ce n'est qu'une opinion à laquelle on adhère ou pas), l'écologie devrait être un beau combat et non pas une vision réductrice manichéenne. Ce combat devrait rassembler et non pas exclure, surtout volontairement. Alors certes le système économique devrait être réformé, mais cela est très certainement impossible sans une troisième guerre mondiale. Alors mieux vaut-il une troisième guerre mondiale ou plutôt tenter d'adapter un système non parfait, mais également non optimisé.
Je ne pense pas que vouloir brûler un système qui à permis à toutes les personnes ici présentes d'écrirent leurs opinions grâce à des ordinateurs, qui peuvent être assimilés au symbole du capitalisme, ne soit "un peu" du foutage de gueule.
En ce qui concerne, nos enfants justement, je ne milite pas pour une réduction de la population mondiale, mais on pourrait tout de même se poser la question. Nous surexploitons les ressources de la planète, certes parce les pays dit développés consomment beaucoup trop, mais sans doute également parce que nous sommes beaucoup trop nombreux. Regardez autour de vous, et sans doute également regardez vous, plus personne ne se supporte, les gents ne se disent plus bonjour, s'insultent dans leurs voitures et ne se regardent même pas. Non pas qu'ils sont tous mauvais, mais plutôt qu'ils n'ont plus assez d'espace pour s'épanouir. Quelqu'un qui prend soin de son jardin n'évite t-il pas de trop serrer les plantes qu'il met en terre afin quelles ne s'étouffent pas?
Bref, je trouve dommage, tant d'agressivité, je pense qu'il faut plus d'optimisme et d'actions saine dans ce monde, il y a assez de guerre comme ça. Les critiques ne sont constructives qu'accompagnées d'idées pour changer les choses.
Sur ces dires, bon week-end à tous...
Michel Tarrier - 16/01/2010, 17:21
Mon article est mon article - un article - et ne représente ni l'entièreté de ce site, ni sa diversité !
J Matteacci - 16/01/2010, 17:48
C'est vrai que mon jugement est un peu hâtif. Je n'aurais sans doute pas dû juger le travail de toute l'équipe du site, seulement l'opinion des articles d'un site est quand même censé être le reflet de l'opinion de l'équipe qui le gère d'où ma déception à la lecture de cet article qui ne correspond pas à mes opinions. Je souhaitais tout de même intervenir, non pas contre vous mais contre les propos de l'article.
J'apprécie que vous réagissiez aux réactions, et je pense que vous transmettriez mieux votre message avec moins d'agressivité et un discours plus simple. Simple conseil même si nos avis sont en désaccord (et sans doute ne le sont-ils que partiellement).
jean - 16/01/2010, 18:14
comme ce sont les riches qui détruisent le plus la planète, il vaut donc mieux que la majorité de l'humanité reste pauvre, qu'elle s'appauvrisse, ainsi cela fera moins de croissance et donc moins de destruction de la planète.
Christophe Magdelaine - 16/01/2010, 18:15
Je me permets de rappeler que certains articles présentent la mention suivante : "Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info" c'est parfois difficile à croire, mais certains articles avancent des argument que je ne partage pas. Dans certaines limites, il est toujours intéressant de lire et de tenter de comprendre les idées des autres, c'est ainsi que l'on progresse intellectuellement.
J Matteacci - 16/01/2010, 19:23
Je suis d'accord, d'où la nuance apportée à mon propos : "c'est vrai que mon jugement est un peu hâtif".
DEHELVET - 16/01/2010, 23:23
Bonjour à tous.
Un article digne de ce nom doit informer, amener à réfléchir, à réagir. Lorsqu'il est orienté pour influencer le lecteur, ça s'appelle un pamphlet.
Riches contre pauvres, communisme contre capitalieme, j'en passe et des meilleurs... Nous voici encore et toujours dans les vieux clichés !
L'écologie n'est ni de droite ni de gauche : elle est.
Sa force se trouve dans l'union de ceux qui partagent cet idéal ; et ceci de quelle que chapelle qu'ils soient.
Désolé, cher Michel mais je ne te suis pas sur ce coup.
Bonne soirée à vous tous. DEHELVET.
Michel Tarrier - 17/01/2010, 07:45
Donc les "marchands du temple" contrôleurs de la biodiversité et des interdépendances de Gaïa, ça passe comme une lettre à la poste ? Au même titre que le bidonnage de Copenhague ? Parfait. Ce mélange des genres est pourtant fatal. J'aimerais bien que l'écologisme (l'écologie elle, est une science) soit AUSSI de droite. Mais alors comment expliquer que TOUS les pionniers de la cause (années 1960-70) furent de vilains gauchistes, et qu'Europe Écologie tende à mobiliser les ex-militants socialistes ? Le fait que certaines personnalités non de gauche puissent être écologiquement lucides n'exclue pas que la seule oeuvre écologique de la droite est la fourbe récupération d'une cause qui ne leur va guère puisqu'opposée à l'exploitation minière des ressources. Etc. Lire les livres qui traitent de ce malheureux mais incontournable clivage. Les avancées sociales furent durement arrachées aux conservateurs, tout comme les avancées écologiques le sont.
Michel Tarrier - 17/01/2010, 07:58
Illustration immédiate :
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1263655801/article/les-petits-hommes-verts-de-lump/
Jacques - 17/01/2010, 17:08
Je vois que beaucoup ignorent encore ce qu'est véritablement l'homo-sapiens.
Hdrass Bourges - 17/01/2010, 21:24
@ Michel Tarrier
Jacques à raison, essayer de comprendre homo-sapiens, vous en êtes loin !
Sinon, puisque le fonctionnement du monde actuel vous paraît si mauvais, reconvertissez-vous dans le terrorisme et faites sauter tous ces méchants capitalistes destructeurs, car finalement Al-Qaida a raison.
Ne le prenez pas mal, c'est pour vous titiller un peu.
Michel Tarrier - 17/01/2010, 21:38
L'ennui c'est le partenariat Al-Qaida-Bush...
DEHELVET - 17/01/2010, 23:37
Bonjour à tous.
Le problème, cher Michel, c'est que tu dresses les uns contre les autres ; je ne pense pas que ce soit la bonne solution pour rallier à l'écologie ceux qui serait frileux.
Et les '' riches '', comme tu dis, ont aussi des enfants et veulent aussi que leurs enfants puissent vivre dans un monde propre. Ce ne sont pas des fous ! Ni des suicidaires...
Je crois que nous avons hérité d'une situation telle qu'il faut faire avec. Le capitalisme n'est peut-être pas la panacée mais jusqu'à présent on n'a pas trouvé autre chose de mieux. Et j'aimerai bien savoir quels sont tes moyens de vie ?
Et pour l'histoire de l'écologie, tu repasseras. A l'origine elle se voulait apolitique (elle le veut toujours !). Elle a carrément viré à gauche quand le Parti communiste a éclaté. A ce moment-là, tous les membre du Parti, leaders, en rupture de ban se sont investi dans l'écologie. Mais cela ne s'est pas fait tout seul ; il leur a fallu éliminer les Lalonde, Waetcher et bien d'autres pour arriver à dominer le Parti écologiste.
Mais l'écologie continue d'exister à droite : elle est loin d'être morte.
Et quand tu parle du partenariat Al-Qaida-Bush dont tu affirmes l'existence, ce n'est que billevesées de ta part..; à moins que tu apportes des preuves ?
Au fait, à quelle chapelle émarges-tu ?
Bonne soirée à vous tous. DEHELVET
Gallet France - 19/01/2010, 10:47
Eh bien oui M. Tarrier, j'ai le regret de vous annoncer que nous sommes (humains) bien trop sur la planète, et si l'homme utilisait son intelligence, il ferait moins d'enfants ! Mettez 5 personnes dans 20m² puis ajoutez-y 5 de plus, vous verrez la catastrophe, il n'y a plus rien à prouver sur la surpopulation en rapport avec l'espace et la consommation.
Michel Tarrier - 19/01/2010, 11:00
Cher "Gallet France" : Évidemment ! C'est à moi que vous dites cela alors que mon combat écologique majeur réside dans la dénatalité ?
J'en traite dans tous mes livres. N'avez-vous pas lu "Faire des enfants tue. Éloge de la dénatalité" ?
http://web.mac.com/jdelacre/Enfants/enfants.html
http://www.amazon.fr/Faire-Enfants-Surpopulation-Tarrier-Michel/dp/2842744403
Vous pourriez rejoindre mon groupe Démographie responsable sur Planète Attitude :
http://www.planete-attitude.fr/group/dmographie
Cordialement
Hdrass Bourges - 19/01/2010, 13:12
Très bien, mais pragmatiquement il existe en démographie, comme dans d'autres domaines globaux, une inertie importante dans le temps.
Il me semble que la tendance à la dénatailité va croissante au niveau global, que ce fait est pris en compte dans les prévisions d'évolution démographique mondiale, mais cela n'empêchera pas que la population humaine croîtra vers le 9 milliards à l'horizon 2050.
Essayez de faire croire aux gens que "Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire", à mon avis c'est prêcher dans le désert, c'est ignorer que l'humain n'est pas doté que d'une conscience, c'est ignorer la part de l'inconscience pulsionnelle et instinctive qui est en nous.
De surcroît, ne remarquez-vous pas que, plus l'homme est conscient et cultivé, plus il est pervers (la caricature étant la classe dirigeante des pays : exemple de l'article ci-dessus) ?
Non, ne pas faire d'enfant, c'est suicidaire, la pulsion de vie pousse à faire des enfants.
Ce qui limite le nombre de naissances, en occident c'est essentiellement une question de revenu économique (moins les revenu est élevé, moins on a d'enfants), et dans les pays pauvres, actuellement les plus responsables de la croissance démographique, c'est plutôt l'inverse, les pauvres font des enfants instinctuellement pour assurer leur avenir économique, et plus leur revenu s'améliore, plus leur niveau culturel progresse (les deux étant proches), et moins ils font d'enfants.
Mais le paradoxe de ces constats, c'est que l'amélioration des revenus passe par l'indispensable croissance économique qui a été la cause de l'explosion démographique qui perdure, basée sur une consommation d'énergie toujours croissante qui provoque, entre autres pollutions et déséquilibres écologiques, un effet de serre responsable des changements climatiques qui ne font que commencer.
Il est certain que lorsque les ressources énergétiques seront épuisées, que la planète aura subit un changement climatique fatal à l'espèce humaine, le problème de la surpopulation sera réglé, les maladies nouvelles et les combats pour la survie parachevant le processus, aucune guerre mondiale n'étant envisageable dans les prochaines décennies pour anticiper cette fatalité.
On a beau être conscient de tout cela, prophète de cet avenir, on ne pourra rien y changer à cause de l'inertie des processus en cause, nombre de films de science-fiction sont d'ailleurs instructifs sur ce sujet...
"L'objection de croissance démographique tout comme économique, c'est un vœu légitime, universaliste et écologique", mais pieux, déconnecté de la réalité du monde et des lois qui le gouvernent.
Je respecte les avis et les combats de ceux avec lesquels je suis en accord... jusqu'au jour où ils viendront empiéter concrétement sur mon territoire vital,... par exemple tuer mes enfants pour sauver le monde.
Eh oui, l'homme est un animal, certes pas comme les autres, évolué, cultivé, pervers, mais essentiellement animal.
Jacques - 19/01/2010, 19:47
Chez certaines peuplades, ce sont les vieux qui s'écartent quand il deviennent une charge pour la communauté.
DEHELVET - 24/01/2010, 00:38
Bonjour à tous.
C'est exact. Et chez nous on envoie les jeunes se faire tuer à la guerre !
Au fait, à quand la prochaine ?
Bonne soirée à vous tous. DEHELVET.
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