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Manger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé

89 341 lectures / 100 commentaires04 décembre 2009 ; révision : 22 mars 2012, 23 h 12

viande biologique !Il faut manger moins de viande et préférer celle issue de l'agriculture biologique !
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Autrefois l'apanage des pays riches, la consommation de viande ne cesse d'augmenter dans le monde. L'élévation du niveau de vie dans les pays en voie de développement amplifie les effets déjà catastrophiques, mais peu évoqués, d'une surconsommation de viande non soutenable et inutile.

En moyenne, un être humain consomme 100 g de viande par jour. Dans les pays développés, la consommation est supérieure à 200 g par jour alors que dans les pays en développement elle est de 47 g, avec de fortes disparités régionales.

Alors que la consommation individuelle de viande en France a diminué depuis 1998, elle est de nouveau en hausse en 2010 avec une augmentation de 1%[1]. En moyenne, un Français mange près de 88 kg de viande par an[2] (contre 81,9 kg en moyenne dans l'Union européenne), soit plus de 240 g par jour : l'équivalent de 5 tranches de jambon ! Cela représente, pour notre pays, l'abattage de 1,1 milliard d'animaux par an (60 milliards à l'échelle mondiale[3]).

Une pression sur la surface agricole disponible

La production mondiale de viande a quintuplé entre 1950 et 2000. Elle était de 283,9 millions de tonnes en 2009[3] et pourrait atteindre 465 millions de tonnes en 2050 tandis que la production de lait passerait de 702,1 millions de tonnes à 1043 millions de tonnes sur la même période au regard de la croissance démographique et de l'évolution des habitudes alimentaires[4]. Or, pour nourrir le bétail, la demande en céréales augmente de manière considérable, les céréales étant de plus en plus l'aliment de base du bétail, au détriment de l'herbe des pâturages.

C'est pourquoi, selon les prévisions de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), il serait nécessaire de doubler la production agricole d'ici à 2050. En effet, pour produire un kilo de viande, il faut 7 kilos de céréales. Pour répondre à cette demande, il est possible d'augmenter la surface des terres cultivées, mais à quel prix ? Déforestation, monocultures intensives, utilisation de pesticides, d'OGM, destruction d'écosystèmes et perte de biodiversité...

L'élevage extensif et le soja exporté comme aliment du bétail sont la première cause de la déforestation selon Alain Karsenty, économiste au Centre de coopération internationale pour le développement et expert auprès de la Banque mondiale. Après une enquête de 3 ans publiée en juin 2009, Greenpeace affirme que l'élevage bovin est responsable à 80% de la destruction de la forêt amazonienne[5]...

L'UE, dont la superficie des forêts augmente, est le 4e importateur de bovins derrière les USA, la Russie, et le Japon. En outre, 80% des importations de bovins de l'UE viennent d'Amérique du Sud. Or, la France est le premier consommateur européen de viande bovine. Ainsi la consommation de viande en Europe et en France est une cause de la déforestation en Amérique du Sud.

Surfaces de sol nécessaires par aliment

Enfin, n'oublions pas de mentionner la concurrence de plus en plus accrue des agrocarburants et bientôt des bioplastiques pour l'utilisation des surfaces agricoles.

Élevage et émissions de gaz à effet de serre

En 2006, un rapport de la FAO soulignait que l'élevage était responsable de 18 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) dans le monde[6], plus que l'ensemble du secteur des transports... Mais de nouveaux calculs effectués en 2009 par deux experts des questions environnementales auprès de la Banque mondiale démontreraient que l'élevage représenterait en réalité plus de la moitié des émissions mondiales de GES !

En France, l'élevage est le deuxième secteur d'émissions anthropiques de gaz à effet de serre(7) (10 %), derrière le premier contributeur : le résidentiel (13%). Ce secteur participe donc massivement au réchauffement climatique alors que son impact n'est jamais souligné ni même évoqué par les décideurs...

Le rapport de Foodwatch propose une illustration de l'effet sur le climat de 3 types de régimes alimentaires. Une alimentation sans produits animaux émet de 7 à 15 fois moins de GES qu'une alimentation qui contient de la viande et des produits laitiers.

Effet de serre selon l'alimentation

Les conséquences environnementales de l'élevage intensif

L'augmentation constante des élevages intensifs en France et surtout en Bretagne a des conséquences directes sur l'apparition des marées vertes. Ce phénomène se manifeste par la pullulation de certaines algues vertes qui envahissent le littoral au point de dégager de fortes concentrations d'hydrogène sulfuré (H2S). Or, ce gaz est toxique lorsqu'il est inhalé et peut être mortel lorsque l'exposition est importante comme en témoigne la mort de nombreux animaux aquatiques et de quelques animaux terrestres (animaux domestiques, sangliers...). L'élevage y contribue de façon directe par les rejets de lisiers et indirecte par l'excès d'engrais apportés aux cultures de céréales destinées à nourrir le bétail.

De plus, la gestion des déjections animales dans les élevages intensifs provoque le lessivage des nitrates et des agents pathogènes dans la nappe aquifère, qui met souvent en péril les réserves d'eau potable.

Au niveau de l'eau, environ 5 000 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 000 kcal d'aliments d'origine animale contre 1 000 litres si l'origine est végétale. En effet, l'élevage nécessite des quantités colossales d'eau : pour produire 1 kg de boeuf, il faut plus de 15 400 litres d'eau[8] contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre ! Un gâchis irresponsable alors que la demande et la mauvaise qualité de l'eau en France sont devenues inacceptables.
Des chiffres nuancés par l'Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes (INTERBEV) qui souligne dans un communiqué que 94% de l'eau nécessaire à la production de la viande de boeuf provient de l'eau de pluie. Ce qui n'exclu pas que celle-ci puisse être utilisée plus efficacement et notamment pour la recharge des nappes d'eau très affectées par les sécheresses récurrentes en France.

Besoin en eau des aliments

Mais ce n'est pas tout, l'élevage est la plus grande source sectorielle de polluants de l'eau : principalement les déchets animaux, les antibiotiques, les hormones, les produits chimiques des tanneries, les engrais et les pesticides utilisés pour les cultures fourragères, et les sédiments des pâturages érodés.

Enfin, selon la commission européenne, l'élevage est responsable de 64% des émissions d'ammoniac (NH3)[9], une des principales causes des pluies acides. Les précipitations s'acidifient au contact de l'ammoniaque présent dans l'air (gaz très soluble dans l'eau), perturbent la photosynthèse et détruisent les éléments nutritifs du sol causant le dépérissement forestier et l'altération des systèmes hydrologiques où on observe une réduction et une disparition d'espèces aquatiques, très sensibles au changement d'acidité.

Les conditions de l'élevage intensif et la souffrance animale

Considérés comme de simples protéines sur pattes dans l'élevage intensif, les animaux souffrent comme jamais. Rien n'est venu enrayer l'extension de ce modèle et la toute puissance des filières agroalimentaires qui le portent.

Les conditions d'élevage, de transport et d'abattage, souvent méconnues du grand public, sont bien souvent inacceptables et les associations qui luttent pour le respect des animaux et la transparence se heurtent à de puissants intérêts financiers qui méprisent le bien-être animal et dupent les consommateurs. Aujourd'hui, l'éthique passe après la viande ; la souffrance et l'environnement après les intérêts économiques. Ce système industriel perdure contre toute logique et contre l'opinion publique, en bénéficiant largement de l'argent des contribuables et de la complicité des pouvoirs publics.

Il est impossible de produire une telle quantité de viande sans entasser les animaux, les adapter de force par des mutilations à des conditions de vie qui limitent drastiquement leurs comportements. Étendre les ailes, se dresser, fouiner, ronger, explorer, élever ses petits, se déplacer, prendre l'air... La liste des comportements entravés est longue dans la plupart des élevages. Les sélections génétiques se sont faites au détriment des animaux et poussent les organismes au maximum.

En France, plus de 80% des animaux sont élevés en bâtiments fermés, parqués en cage ou sur des caillebotis sans accès à l'extérieur. Les poissons d'élevage sont maintenus à des densités inouïes.

Ainsi, 82% des 700 millions de poulets de chair sont élevés sans accès à l'extérieur ; 81% des 47 millions de poules pondeuses sont élevées en batterie de cages ; 99% des 40 millions de lapins sont élevés en batterie de cages ; 90% des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiments...

Or, il est illusoire d'espérer améliorer le sort d'un si grand nombre d'animaux, nécessairement confinés dans des espaces restreints, et « traités » par un nombre réduit de travailleurs. Il faut donc diminuer significativement sa consommation de produits animaux, tout en se tournant vers les produits français issus de l'agriculture biologique.

Élevage, viande et santé humaine

L'élevage est en soi un facteur de risque pour notre santé. Les systèmes industriels de production sont depuis longtemps la norme dans les pays développés et deviennent de plus en plus répandus dans les pays en développement. Le nombre énorme d'animaux élevés en confinement, dotés d'une variabilité génétique très pauvre, et soumis à une croissance rapide, crée des conditions idéales pour l'émergence et la propagation de nouveaux pathogènes.
Sans oublier les scandales qui ont éclaboussé l'industrie agro-alimentaire : vache folle (encéphalopathie spongiforme bovine), hormones de croissance, grippe aviaire, fièvre aphteuse...

Ainsi, les systèmes modernes d'élevage sont des incubateurs à virus, listeria monocytogènes, salmonelles, campylobacters, E. coli, et autres promoteurs de « grippes » en tout genre. Comme l'indique un rapport de la FAO : « il n'est pas surprenant que les trois-quarts des nouveaux pathogènes ayant affecté les humains dans les dix dernières années proviennent des animaux ou des produits animaux ».

La surconsommation de viande a pour effet d'augmenter la prévalence des affections suivantes : cancers (colon, prostate), maladies cardio-vasculaires, hypercholestérolémie, obésité, hypertension, ostéoporose, diabète (type 2), altération des fonctions cognitives, calculs biliaires, polyarthrite rhumatoïde.

Contrairement à une idée reçue, les produits d'origine animale ne sont pas indispensables à la santé humaine. La position conjointe des diététiciens américains et canadiens, émise en 2003, a formulé un bon résumé de cette réalité. Ces deux organisations, qui regroupent 70 000 diététiciens, ont endossé le fait que « les régimes végétariens (y compris le végétalisme) menés de façon appropriée, sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies ». Cette position de l'Association américaine de diététique a été réaffirmée en 2009.
De surcroît, la tertiarisation de nos sociétés et notre mode de vie de plus en plus sédentaire ne justifie plus cette surconsommation de viande.

C'est dans les pays riches que la consommation de produits animaux est la plus forte, un état de fait qui ne répond à aucune nécessité nutritionnelle et cause des dommages environnementaux catastrophiques. Or, l'élevage y est soutenu par des aides publiques conséquentes...

Notes

  1. En 2010, la consommation de viande se porte mieux - Agreste Synthèses ; octobre 2010
  2. La consommation française de viandes. Évolutions depuis 40 ans et dernières tendances - FranceAgriMer ; septembre 2010
  3. Moins de viande, moins de chaleur : Impacts de l'élevage sur le changement climatique - GIEC ; août 2008
  4. FAOSTAT - FAO
  5. En Amazonie - Greenpeace
  6. 9 % du CO2, 37 % du CH4 et 65 % du N2O émis dans l'atmosphère
  7. Substances relatives à l'accroissement de l’effet de serre - CITEPA ; avril 2011
  8. Water footprint and virtual water
  9. La volatilisation des déjections des animaux en stabulation constituent la principale source d'émission de NH3.

Source

Copenhague 2009 Et la viande ? - www.viande.info

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

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100 commentaires

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Commentaires 21 à 40 sur 100

avatar Eric Marchesseau - Cabestany - 08/12/2009, 22:15

Je tiens à m'élever contre cet article, car quand on nous parle de la consommation de viande en France, il ne faudrait pas oublier nos 40 millions d'Amis consommateurs, chiens et chats.
D'autre part nous avons un système digestif prévu pour consommer autant les végétaux que les matières animales, comme le porc. Nous sommes des omnivores et non des végétariens, sinon nos ancêtres ne se seraient nourris que de végétaux.
L'augmentation des cancers est loin d'être attribuée à notre consommation de viandes mais au contraire au vieillissement de la population, qui a été permis par une meilleure alimentation. Les populations qui vivent le plus vieux sur la planète sont celles qui consomment le plus de chaire animale, de la Mer pour les Japonais ou de la Terre pour les Européens.
En tout cas tant qu'il y aura autant de chiens et de Chats, je ne priverai pas de viande.

avatar Bruno - Herblay - 08/12/2009, 22:35

Et si vous mangiez les chiens et les chats ce serait faire d'une pierre deux coups?

Comme les surgénérateurs on consommerait de la viande tour en baissant la consommation. Allez y , en plus on ferait des économies d'impots locaux.

avatar Sartori Jacques 93500 - 08/12/2009, 23:24

Michel Tarrier, bonsoir
Depuis les temps les plus reculés l'homme a pratiqué la cueillette, la pêche et la chasse. Il était donc un omnivore.

L'homme et le cochon sont les omnivores les plus connus, il existe toutes sortes d'autres animaux : l'ours noir, le raton laveur, le castor, l'écureuil, et le chimpanzé aussi, qui mange des feuilles et des fruits, des termites, des fourmis, du miel, des œufs d'oiseaux, des oiseaux et de petits mammifères.
Certains oiseaux, même, sont omnivores : l'alouette, la corneille, le goéland… etc…

A ma connaissance très peu d'animaux de ces espèces sont atteints par le cancer ou autres maladies.

L'Homme, lui, mange de tout et depuis quelques décennies il s'empiffre, à qui mieux-mieux, d'une ribambelle de produits que nos Grands Savants ont concocté et qui honorent toutes les recettes culinaires à grand renfort de sauces imprégnées « d'icides » bien représentatifs de nos productions chimiques.

Ne me dites pas que la progression du cancer dépendrait de l'âge des malades…
Et surtout, méfiez-vous des chiffres qui vous indiquent le nombre de victimes du tabac.
Ce cancer est-il uniquement provoqué par la fumée intensive ou, par celle-ci et toutes les autres pollutions qui ont pu attaquer les défenses de l'individu ?

PS : le lait et l'œuf sont des aliments d'origine animal et contiennent les mêmes éléments que la viande : à choisir je préfère avoir le choix global.
(Mais avec modération)

avatar Yvan Labé 126 chemin des erables Sherbrook Canada - 08/12/2009, 23:39

Je trouve que la viande est la meilleur nourriture que nous pouvons manger car elle est tres elevee en fibre et on ne veu pas devenir des vegetarien!

avatar Michaël Riotte - 09/12/2009, 07:34

Très bel article ;)


Je n'avais pas pensé aux animaux domestiques...
Mais enfin, la solution est mathématique et tout est lié socialement (voyez la crise sociale).
Nous sommes trop serrés sur cette bonne vieille Terre qui nous supporte encore.
Nous!
Humains.
Nous sommes trop nombreux.
Il est évident qu'il nous faut réguler les naissances.
Là, est le sujet qui dérange.
Là, est probablement une solution incontournable.
Nous n'avons pas assez de nourriture, ni d'eau potable, ni de place pour tout le monde, déjà à l'heure actuelle.
Chaque naissance est également synonyme de nouveaux besoins en ressources.
Comment imaginer un futur saint alors que les populations ne cessent de croitre?

avatar Louis hervé - 09/12/2009, 09:27

A Michel Riotte

Un gros cumulo-nimbus pèse environ 1 milliard de tonne(donnée que l'on trouve dans tous les centres de meteo)
Pour faire simple si chaque 'homme pése 100kilos comme il y a 6 milliard d'hommes sur terre faites le calcul tout l'humanité ne pèse même pas la moitié d'un gros cumulo-nimbus d'été compte tenu que tous les hommes ne pèsent pas chacun 100 kilos.
L'humanité n'est rien par rapport à l'énormité du globe terrestre. Il veut toujours se faire plus gros que le boeuf et vu du ciel à une certaine hauteur on ne voit plus rien de l'activité humaine! Alors trop serrés, trop nombreux ça dépend où!

avatar Christophe Magdelaine - 09/12/2009, 10:55

@ Louis : une tête nucléaire peut dévaster une mégalopole, tuer des millions d'êtres humains et anéantir une grande partie de la vie en quelques minutes. Mais c'est tout petit une tête nucléaire, on la voit même pas de l'espace !! Alors franchement si j'additionne des dizaines de milliers de têtes nucléaires c'est tout rikiki par rapport à une montagne : nous ne sommes rien par rapport à l'immensité de la Terre !! Alors pourquoi s'en faire ??
Franchement, il y a un moment où il va falloir revoir votre raisonnement qui est digne d'un enfant de 10 ans. Désolé d'être un peu dur mais l'accumulation de vos commentaires candides voire idiots commence à bien faire.

avatar Louis hervé - 09/12/2009, 14:58

Vous allez me flanquer de l'hypertension !!. J'avoue que j'ai été estomaqué par vos réflexions ! Pouvez- vous me dire en quoi mes raisonnements sont enfantins, citez-moi un exemple probant car lorsque l'on accuse il faut avoir des arguments.
Le fait de dire que l'humanité est peu de chose par rapport à la terre est pour vous synonyme
de puérilité. ? D'abord en quoi le calcul du poids de l'humanité par rapport à un cumulo-nimbus est faux. Contre l'arithmétique c'est difficile de contester. C'est juste ou c'est faux. Et je ne vois pas en quoi il est puéril de faire ce rapport. Il exprime bien la petitesse de l'humanité ce que beaucoup de gens n'imaginent pas. Même chose pour mon calcul en début de blog. Contre les calculs de pourcentage on ne peut pas discuter et ils montrent la partie infime de la production anthropique du co2. En quoi cette réflexion est puérile. Bien sûr on peut discuter du puissant effet du co2 même minime mes c'est une autre considération.
Ensuite pour prouver que l'homme est très important sur terre vous prenez l'exemple du stock de têtes nucléaires.
D'abord je vous rappel que pendant 20 ans durant les années 50 et 60 les Etats-Unis, l'URSS , L'Angleterre et la France ont fait exploser sans vergogne de montreuses bombes H sans que l'humanité en soit dérangée (je parle bien sûr des essais nucléaires). Maintenant vous imaginer la possibilité de faire exploser tout le stock d'un coup cela représenterait deux à trois explosions de type volcan du Krakatoa de 1883 où effectivement il y a eu des répercussions jusque sur nos cotes avec perturbation climatique pendant un à deux ans, on pense qu'une explosion de type KRAKATO représente 13000 têtes nucléaires (inscrit sur les sires Krakatoa). Je vous concède que pour la première fois l'homme serait capable d'apporter des perturbations équivalent à plusieurs exploitions volcaniques mais l'on est complètement dans le virtuel. Ce déchainement formidable d'énergie n'a tout de même rien à voir avec les activités humaines habituelles et c'est là où le bas blesses , ces activités courantes ont-elles un impact sur la vie de tout les jours et là je vous rejoins pour dire oui , mais ces perturbations sont locales certes mais non globales. Le Fogg de Londres , l'assèchement de la mer d'Aral, les brumes de poussières au dessus des grandes agglomérations , les ponctions des eaux des fleuves pour l'irrigation etc.. sont certes des nuisances très désagréables mais elles sont ponctuelles et non globales

Citez-moi un exemple d'activité humaine qui ait perturbée l'ensemble de l'humanité en dehors d'une supposition toute virtuelle de l'exposition de tout le stock nucléaire.
Vous avez l'impression que je suis infantile parce que j'évoque des données simples et claires qui se démarquent du formidable conformisme actuelle de la pensée unique et correcte attenant à l'écologie. Je suis totalement d'accord pour prendre des mesures pour préserver la nature mais permettez moi de mettre en doute la responsabilité de l'homme dans la modification du climat qui relève beaucoup plus de causes astronomiques et terrestres autrement plus puissantes que les activités humaines.

avatar Christophe Magdelaine - 09/12/2009, 15:16

Vous êtes fatiguant car vous ne comprenez pas, ou faites mine de ne pas comprendre, le concept d'empreinte écologique et que vous raisonnez uniquement en faisant "des produit en croix", ce qui est très insuffisant sur le plan scientifique. Enfin, vous détournez tous les sujets vers le réchauffement climatique et la responsabilité de l'Homme. Je pense que nous avons compris que vous n'étiez pas convaincu.

avatar Louis hervé - 09/12/2009, 18:32

Je suis sans doute un peu obséssionnel avec le réchauffement de la planète encore que le matraquage télévisuel actuel sur ce sujet peu mettre les gens sur les rails.
Je ne comprend pas l'expression "des produits en croix".
Dommage que vous ne répondiez pas à mes questions précises mais comme le dit Rioufol journaliste du Figaro "en France on ne veut plus débattre.

avatar Ratmanoff - Nice - 13/12/2009, 08:32

Je m'inscrit en faux contre cette comparaison entre le cochon et l'homme. Le cochon ou plutôt le porc est omnivore, comme l'ours aussi , ils mangent de façon opportuniste et toujours de saison. L'homme quand à lui a des capacités omnivores, c'est à dire qu'il peut survivre et non pas vivre avec une telle alimentation. D'ailleurs les animaux mangent crus et c'est également une énorme différence, et c'est ainsi aussi que les inuits ont réussis à vivre dans des contrées hostiles, en mangeant d'une façon qui pour nous est ragoutante; sans oublier qu'ils se protègent du froid. Je vous invite à tenter l'expérience végétarienne, voir fructivore bien que la qualité des fruits et légumes est autant diminué elle aussi avec l'alimentation intensive animalière. Respectons les animaux qui sont nos cousins.

avatar Louis hervé - 15/12/2009, 23:12

A Ratmanoff

Et comment faisaient les hommes préhistoriques qui vivaient comme les animaux car avant qu'ils inventent le feu il fallait bien qu'ils mangent cru et ils ont bien survécu puisque nous sommes là pour en parler!

avatar Sanguinaire - 16/12/2009, 12:00

A Louis Hervé

Ça s'appelle du second degré mais sans doute Monsieur Louis n'en a-t-il jamais entendu parler.
Alors traduction à votre intention : la proximité physique n'est pas un critère suffisant pour en déduire quoi que ce soit sur le plan alimentaire, non plus que la proximité génétique. Exemple : le ver de terre pas si éloigné que cela de nous ou du singe sur un plan de stricte comptabilité en pourcentage génétique, et pourtant assez différent, vous en conviendrez en ce qui concerne le régime alimentaire.
Par ailleurs, si "le gorille est un luron supérieur à l'homme dans l'étreinte, on sait en revanche qu'il ne brille ni par le gout ni par l'esprit". Donc se contenter de voir que manger des végétaux peut rendre le gorille fort et beau , en oubliant l'aspect intellectuel de l'affaire, franchement je me demande qui est l'ignorant la-dedans.
Ah oui pour infos les lémurs sont aussi des primates. perso je ne m'en sens pas très proche. et vous?

avatar mars paris - 21/12/2009, 04:01

article interessant, plombé malheureusement par les références perpétuelles au réchauffement climatique et gaz à effet de serre... De plus en plus de scientifiques s'inscrivent en faux sur ces théories ultra médiatisées.
Oui il faut lutter contre la pollution et pour un respect de la nature bien plus prononcé, mais ne tombons pas dans les pièges du courant de pensée unique du moment. (et lorsque tout le monde reconnaitra que le GIEC ca ne vaut rien, votre article perdra tout son sens, alors qu'il contient de l'information interessante).

avatar Hdrass Bourges - 15/01/2010, 15:55

J'ai ententu un anthropologue dire que la consommation de viande à permis à l'epèce humaine (sur le long terme) de développer son cerveau et par conséquent son intelligence.
Cette réflexion ne me paraît pas idiote.
Quant aux GES, consommation de sols et d'eau, générés par l'élevage destinés à notre consommation de viande, cela pose tout simplement à moyen terme le problème de la surpopulation humaine sur une planète où les éléments ne son pas infinis.
N'oublions pas que l'homme est aussi un prédateur dans ses gènes.
Je pense que le GIEC a raison, mais je pense aussi que les hommes continueront à manger de la viande quitte à s'entretuer si nécessaire.

avatar reith grenoble - 25/04/2010, 11:39

un article qui fait plaisir - ben oui - et qui redonne confiance dans la capacité de réflexion des êtres humains - faut peut être en effet - penser aux aniamus aussi-

et un débat super intéressant.....................

avatar Virginie - 09/07/2010, 21:52

Je suis choquée par la réaction de certains, cet article ne vous a donc pas permis de comprendre quoi que ce soit !

avatar Kaseekane - 05/09/2010, 00:12

Bon, j'ai fait le tour des commentaires.... A la lecture de l'article, ou si l'on observe nos propres habitudes, si l'on observe le monde dans lequel on vit et comme il fonctionne, on ne peut que conclure que 1/ c'est impressionnant et scandaleux de voir la comparaison des chiffres, 2/ qu'il faut diminuer notre consommation de viande, voir arrêter d'en consommer 3/ commencer à envisager un changement radical de style de vie, réapprendre à manger à vivre...

Michel Tarrier plus haut citait la bible. Certes, mais bon, on n'a pas besoin d'une vocation religieuse pour se sentir obligé ou encouragé à arrêter de manger de la viande. Athés commes non-croyants, comme musulmans, juifs, catholiques, chrétiens, hindous, bouddhistes, sectaires, etc.... on devrait tous penser au bien-être de notre corps, de notre santé, et aussi à notre terre, et à nos actes. La loi condamne le meurtre, mais quand nous tuons des animaux, ne commettons-nous pas des meurtres? Alors, certains diront que la bible et autres écrits sacrés autorisent on ne spécifient pas précisément que c'est interdit, voir autorisé... Mais bon.

Pour ma part, pour des raisons de santé et d'allergies, et pour me protéger des maladies qu'on trouve dans les viandes, j'ai décidé d'arrêter d'en consommer. Et pareil pour le lait. C'est difficile, car tout le monde autour de moi mange de la viande, c'est en arrêtant que j'ai vu à quel point la viande est l'amiment de base des humains... D'autre part, je me rend compte que réapprendre à manger équilibré sans viande est dur: il faut des aliments de qualité (sans pesticides, sans ogm), il faut composer ses repas soigneusement... et tout cela ça coûte de l'argent. Concernant l'éthique, je suis d'accord avec les hindous et les bouddhistes végétariens et végétaliens, qui ne tuent pas pour ne pas riquer de tuer un autre être... en tout cas le moins possibe, car on tue toujours quelque chose par mégarde. Concernant les végétaux, ils sont vivants certes, mais ne se déplacent pas, un fleur quand on la coupe est vivante encore quelques jours dans le vase... pareil pour les légumes... mais pas pour les animaux, qu'on mange morts.

avatar Kaseekane - 05/09/2010, 00:26

J'oubliais...
Certes, notre situation à tous sur cette terre nous demande de devenir végétariens, mais il est vrai que déjà bon nombre de populations pauvres n'en mangent déjà pas, et parce qu'ils n'en ont pas les moyens ou parcequ'ils sont en zone de famine. C'est là que la viande prend son symbole de prospérité, de richesse... Alors il serait bon que tout le monde soit prospère, en tout cas ne soit pas dans une sous-nutrition. Ceci dit, c'est pervers, car comme le précise l'article, les pays en voie de développement qui sortent la tête de l'eau se mettent à consommer plus de viande, comme les pays riches (symbole de prospérité), ils s'occidentalisent... et adopent le même style de vie que nous autres... Alors c'est logique que la demande augmente et que la production augument elle aussi.
Ce que nous ne nous rendons pas compte quand on va à kfc, ou mcdo, ou à la boucherie, c'est que toutes ces bêtes mangent elles aussi. Autrefois elles mangeaient de l'herbe, mais tout comme notre qualité de nourriture a diminué, la leur aussi, ont les gave de céréales génétiquement modifiées, on augmente les surfaces de production... on déforeste... c'est un énorme cercle vicieux.
La viande c'était vraiment au cas où nous n'avions plus de légumes, un moyen de survie de dernière mesure... Les pays pauvres ont besoin d'être nourris, mais comment, et dans quel ordre encourager le végétarisme??? Si comme les collègues d'Olivier Rameau les gens s'en fichent totalement... comment faire l'humanité prendre conscience de cette lourge charge, dette que de produire toujours plus???

avatar Kaseekane - 05/09/2010, 00:37

Michel Riotte: Diminuer le nombre de vies (diminuer les naissances) au lieu de faire un effort pour changer ses propres habitudes, tu ne trouves pas que c'est un peu égoïste comme raisonnement? On préfère continuer à vivre n'importe comment, dans notre petite routine et petit confort, et maintenant que la terre n'en a pas assez pour tous, on veut exterminer... les siens... ça devient une forme de "cannibalisme non consommé" (on tue les siens, mais on ne les mange pas). Fallait que je dise un mot quand j'ai lu son commentaire! (voir plus haut)

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