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Les changements climatiques seront bien pires que prévu...

6272 lectures / 4 commentaires24 mars 2009, 11 h 37

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© OMM
En 2007, les gouvernements et les chercheurs qui ont concouru à la préparation du Quatrième rapport d'évaluation annuel du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont conclu que le réchauffement de la planète était sans équivoque, déjà en cours et très probablement causé par les activités humaines.

Depuis, un vaste éventail d'études scientifiques a mis à jour certaines des données du GIEC, indiquant que le changement climatique, pour le moins au regard des émissions de gaz à effet de serre, de la diminution de la banquise dans l'océan Arctique et du réchauffement dans l'Antarctique, se ferait plus rapidement que les experts ne l'avaient initialement prévu.

« Si vous regardez les nouvelles données, vous verrez clairement que les choses ont continué à changer et qu'elles ont changé très rapidement, et surtout de façons qui avaient été suggérées par le GIEC mais qui n'avaient pas été confirmées, les preuves n'étant pas assez solides à l'époque », a dit Christopher Field, directeur du programme d'écologie mondiale à l'Institut scientifique Carnegie de l'université Stanford, en Californie, lors d'une séance d'examen de la commission sénatoriale sur l'environnement et les travaux publics, le 25 février.

Au début de la même semaine, lors de son voyage en Chine, la secrétaire d'État Hillary Clinton a abordé le changement climatique lors de sa visite le 21 février à la centrale électrique Taiyang Gong, à Pékin. « Quand les États-Unis et la Chine ont établi des relations diplomatiques, il y a de cela 30 ans maintenant, le changement climatique ne figurait pas à l'ordre du jour », a dit Mme Clinton. « Mais aujourd'hui, nous savons que le changement climatique et l'énergie propre sont deux des plus importants défis auxquels sont confrontés nos deux pays et en fait le monde entier. »
« Le changement climatique est un problème monumental », a dit l'envoyé spécial des États-Unis pour l'environnement, M. Todd Stern, lors de la même visite. « Les chercheurs nous mettent en garde contre cette menace depuis de nombreuses années. Et les preuves qui s'accumulent suggèrent que les chercheurs avaient sous-estimé l'étendue du danger plutôt qu'ils ne l'avaient exagérée. »

Des inquiétudes internationales

Une étude récente menée par un groupe international de chercheurs a paru le 23 février dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, mettant à jour les données du Troisième rapport d'évaluation du GIEC, publié en 2001, et portant sur cinq domaines de préoccupation à l'échelle internationale.

Dans le tout dernier rapport, les experts indiquent avoir trouvé, depuis 2001, de nouvelles preuves plus solides de l'impact du réchauffement planétaire sur des systèmes écologiques uniques et vulnérables - notamment les récifs de coraux, les glaciers tropicaux, les espèces en danger et autres - et les conséquences néfastes augmentent au fur et à mesure que les températures montent.

Ils ont également trouvé de nouvelles preuves plus solides de l'impact vraisemblable, sur les sociétés et les systèmes naturels, de phénomènes météorologiques inhabituels qui deviennent de plus en plus probables en raison du changement climatique. Les chercheurs ont également pu confirmer que les régions à basse latitude et moins développées courent en général davantage de risques que les pays à haute latitude et plus développés.

Il est vraisemblable, disent les auteurs du rapport, que le changement climatique fasse plus de dégâts qu'on ne le pensait, en raison de la hausse des températures moyennes à l'échelle planétaire, et que ce changement aura des conséquences néfastes pour des centaines de millions de personnes.

Le danger que le dégel du pergélisol du Groënland et de l'Antarctique contribue davantage à la montée du niveau des océans, serait plus significatif que prévu si l'on se fonde sur les modèles du dégel étudiés dans le quatrième rapport d'évaluation, précisent les experts ; et une montée de plusieurs mètres de plus du niveau des océans pourrait se produire en quelques siècles plutôt que millénaires.

« Plus nous en savons sur ce problème, et plus sévère et rapproché semble le danger », a dit Michael Oppenheimer, co-auteur du rapport et professeur de sciences géologiques et d'affaires internationales à l'université Princeton, dans des remarques le 23 février à Stanford. « Réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre est le moyen le plus sûr d'amenuiser le danger, et c'est de cette façon que les gouvernements doivent réagir. »

Des efforts assidus d'atténuation des émissions sont nécessaires

Les efforts d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle internationale « n'ont pas été brillants », a dit le président du GIEC Rajendra Pachauri à la commission sénatoriale, mais il serait moins coûteux de réduire ces émissions que de ne rien faire pendant que leur concentration dans l'atmosphère s'accroît.

« Il ne s'agit pas d'une proposition onéreuse », a-t-il dit à l'audition. « Le GIEC a déterminé, par exemple, sur la base de ses évaluations, que si la hausse des températures peut être limitée entre 2 et 2,4 degrés centigrades, les émissions de gaz carbonique devraient atteindre leur concentration maximum d'ici 2015 avant de commencer à baisser. »

Le coût de ce plan strict d'atténuation, a dit M. Pachauri, ne dépasserait pas 3 % du produit intérieur brut mondial en 2030.

Le GIEC entame son cinquième rapport d'évaluation, qui devrait être achevé en 2014. Il sera établi avec la participation d'experts sur le changement climatique spécialisés dans diverses disciplines afférentes, et de représentants de gouvernements.

Le GIEC a demandé aux gouvernements et organisations qui ont participé au quatrième rapport d'évaluation d'offrir des suggestions et points de vue pour le rapport suivant. Leurs commentaires sont actuellement évalués et d'autres devraient être présentés à la 30e session du GIEC qui se tiendra du 21 au 23 avril, à Antalya, en Turquie.

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Flashespace

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4 commentaires sur cette actualité

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commentaire Denis Laforme , La Prairie , Québec , Canada - 24/03/2009, 22:42

Évidemment,c'est ce que je continue à prétendre : les scientifiques du GIEC ne voulaient pas se compromettre. Individuellement, chacun était convaincu que les changements climatiques ,issus du réchauffement, pouvaient être pires que ce qu'on pouvait se permettre d'endosser. Aucun scientifique ne peut se permettre de jouer sa crédibilité; chacun reste prudent et, même dans le cas où il voit un danger supérieur, il n'osera pas dépasser la limite inférieure de ce que la situation peut lui permettre (on doit,dans le doute, conserver un minimum de crédibilité). La prudence étant mère de la survie, chacun dopit prioritairement penser à conserver son gagne pain (Qui pourrait leur en tenir rigueur?). Celà étant dit, quand l'incertitude persiste, comment agir autrement? www.denis-laforme.over-blog.com/

commentaire Pat, anti-co2 - 31/03/2009, 00:14

Aaaaaah on va tous rôtir en enfer je le savais ! Crime contre l'humanité pour tous ces c*ns en voiture !

commentaire Bat Meaux - 31/03/2009, 09:59

C'est effectivement le transport qui est l'une des causes les plus dangereuse pour la planète. Si chacun pouvait travailler près de chez lui et consommer les produits locaux, alors que nous sommes tous capable de produire nos ressources plutôt que d'importer, la planète irait nettement mieux !!!

commentaire Cassiopée - 31/03/2009, 22:16

La bêtise humaine.

A un gamin de ...ans (on s'en fout), vous lui diriez, "arrête tu vas détruire ton jouet".

A présent, le gamin a le droit de dire vous détruiser la planète donc mon avenir.

La croissance...n'empêche que le gamin va répondre "croissance...croissance, est-ce que j’ai une gueule de croissance ?". (Arlety, Atmosphère)

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