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Le danger sous-estimé des faibles doses de rayonnement

1219 lectures / 4 commentaires23/07/2010, 10:21
Source : BE Russie numéro 31 (24/06/2010) - Ambassade de France en Russie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63746.htm

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Le premier Prix de l'Institut unifié de recherches nucléaires (Doubna, région de Moscou) décerné pour 2009 dans le domaine de la recherche appliquée l'a été non pas à des physiciens, mais à des biologistes. Une équipe de chercheurs du laboratoire de biologie radiative, conduite par la doctorante en biologie N. Chmakova, a montré que de faibles doses de radiation ionisante détériorent au sein des cellules un nombre de chromosomes de plusieurs fois supérieurs à ce que l'on pouvait penser en s'appuyant sur la théorie officiellement admise.

Ce résultat est d'une grande actualité, car de plus en plus de personnes sont confrontées à de faibles doses de radiation. Les rayonnements ionisants sont utilisés en médecine, dans la science, à des fins militaires ou tout simplement dans la production. Les vols d'avions à des altitudes élevées se sont intensifiés, de même que la recherche spatiale. Les tests des armes nucléaires, les rejets dans l'atmosphère consécutifs à des accidents survenus dans des centrales nucléaires et d'autres facteurs imputables à l'activité humaine accroissent le fonds radiatif de la Terre. C'est pourquoi il importe de bien comprendre quelles peuvent être les conséquences de ce rayonnement.

L'influence des doses de radiation moyennes et importantes est assez bien connue: plus les doses sont importantes, et plus importante est la nocivité de la radiation. C'est sur la base de cette logique qu'ont été établies les recommandations officielles pour évaluer les facteurs du risque radiatif. Ces règles, justes pour les doses élevées, ont été appliquées automatiquement pour les valeurs de radiation moindres. Ce qui s'est avéré être une erreur.

Pour mener leur étude, les chercheurs ont utilisé différentes cultures de cellules normales et cancéreuses, qui ont été irradiées par des rayons gamma, un rayonnement X et des ions de carbone. Pour tous les objets concernés et tous les types de rayonnement énumérés ci-dessus, il a été démontré qu'avec des doses supérieures à 30 centigrays, le nombre des perturbations chromosomiques dépend linéairement de la dose. En ce qui concerne les faibles doses, la dépendance revêt un caractère complexe. Sur le secteur initial de la courbe, les faibles doses de radiation provoquent une fréquence anormalement élevée des détériorations chromosomiques, et leur nombre dépasse de plusieurs fois celui du niveau de contrôle. Avec une nouvelle augmentation de la dose, la fréquence des aberrations chromosomiques diminue nettement, pour se retrouver dans certains cas pratiquement au niveau de contrôle.

Le type de détérioration des chromosomes dû à l'action de faibles doses de radiation témoigne que les mutations sont provoquées par l'action des formes actives de l'oxygène, également appelées radicaux libres. Les chercheurs pensent que c'est l'accroissement de la concentration des radicaux libres qui augmente la sensibilité de la cellule aux faibles doses de radiation. Si l'on augmente la dose de radiation, il se produit une nette activation des mécanismes de défense cellulaires, et le nombre des chromosomes perturbés baisse alors.

Les chercheurs ont étudié les conséquences de la radiothérapie (thérapie par rayons) sur des malades atteints d'un cancer de la prostate. Les travaux ont été menés en coopération avec le GSI (Centre de recherche sur les rayons lourds) de Darmstadt (Allemagne). Lors d'une irradiation thérapeutique des cellules, le sang des patients a été soumis à l'action de faibles doses de radiation. Chez les malades ayant subi une thérapie par les rayons, on a observé, même un an après, un nombre de perturbations chromosomiques dans les lymphocytes supérieur de 5 à 6 fois à la normale. Ce qui signifie que les conséquences de l'effet des faibles doses de radiation se conservent sur plusieurs générations de cellules.

En savoir plus...

BE Russie numéro 31 (24/06/2010) - Ambassade de France en Russie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63746.htm

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

4 commentaires sur cette actualité

commentaire Coulibaly Ibrahim 04/08/1988 Libreville - Gabon - 23/07/2010, 11:24

Wow!, c'est fou ce que la science progresse de jours en jours pour pouvoir d¨¦tecter des ph¨¦nom¨¨nes si complexe qui demandent une technologie de pointe qui exige un travail extr¨ºmement m¨¦ticuleux. Concernant ce sujet je pense que c'est une chose qu'il ne faut pas le prendre ¨¤ la l¨¦g¨¨re et agir vite pour le bien-¨ºtre de l'humanit¨¦. Ne m'en voulez pas de ne pas donner de r¨¦ponses pertinentes ¨¤ ce sujet car je suis novice dans ce domaine. La destruction des chromosomes n'est pas une tr¨¨s jolie chose et cela peut ¨ºtre dangereux. J'esp¨¨re qu'ils trouveront une issue ¨¤ ce probl¨¨me.
commentaire Biohazard - 25/07/2010, 19:19

"Ce résultat est d'une grande actualité, car de plus en plus de personnes sont confrontées à de faibles doses de radiation".

Ca à mon avis vu la situation alarmante dans ce domaine qui est très peu connu, les résultats sont plus catastrophique.

A cause de la haine et de la course à l'armement américano-russe, la Terre peut être exploser plus de 36 000 fois. Ce sont des sources qui datent de plus de 10 ans, avec seulement des sources officielles.

Ce constat d'arme atomique uniquement ne regroupe que 2 superpuissances, mais il faut ajouter les nombreux autres pays qui ont et développent cette arme. Il ne faut pas écarter les pays qui consomment du nucléaire, ce serait méconnaître la bêtise humaine dans son aspect guerrier, d'auto-défense et surtout de destruction d'autrui.

C'est une situation inadmissible qui par chance a été encore évité. Les scientifiques ont dit que depuis les explosions d'Hiroshima et de Nagasaki, l'être humain avait toutes les chances de faire exploser de nouveau une bombe. C'est un point de vue scientifique. Il ne faut pas utiliser ce genre d'arme pour n'importe qu'elles raisons que ce soit en réalité.

Parce qu'à force de développer ce genre d'arme, on en arrive à des situations comme le Cachemire, où le pire était envisagé par les différentes partis. Les programmes "secrets' d'Israël de bombardements en cas d'invasion, d'où les programmes encore "secrets" dans la péninsule arabique (black-out total) et face à la très médiatique Iran. Comme si la Corée du Sud n'avait pas de plan sur papier et sur terrain face aux provocations Nord Coréenne. Mais comme c'est loin, on se dit qu'ils sont des bisounours. Alors que si c'était proche de nous, on ferait comme dans les précédentes guerres, on se réarmerait face à la menace.

Les américains ne sont jamais très loin en terme de guerre, l'administration en guerre a évoqué (pour le moment déjà) des possibles frappes nucléaire de petit secteur géographique. C'est comme à Tchernobyl, ça s'arrête aux frontières.

Ca ne s'arrête pas là car la bêtise humaine a des ressources très dangereuses au niveau guerrière.

Il n'y a pas que la variole comme possible arme biologique, il y a beaucoup d'autres maladies. Mais les armes ne sont qu'en état de fonctionnement que lorsqu'un vaccin est trouvé, vérifié et appliqué scientifiquement (bien sûr).

Les armes chimiques sont en masse aussi, les armées s'en gavent lors des guerres, et comme dans le commercial, il est très important (encore plus) de disposer d'un important stock. D'ailleurs, la force de la chimie moderne provient des armées.

Il faut entretenir ses armes, elles ne sont pas dans l'impermanence du temps. Il faut aussi entretenir leurs utilisations commerciales, et si une crise économique comme en Russie ne permet plus de devenir une priorité mais de vouloir être assister, celà devient dangereux car nul ne sait ce qui se produire en fonction des intérêts divergeants.

En réalité, il faut se débarasser de ses armes nocives pour tout un chacun, et ne jamais reproduire les drames d'Hiroshima, de Nagasaki, de Bhopal, et même à moindre échelle.

Comme la dissuasion nucléaire, aucune arme ne vous protège, car c'est son utilisation qui compte, elles peuvent décimer des populations quasi-entièrement comme en Amérique du Nord.

La volonté de ne pas détruire la vie doit passer toujours avant d'autres idées (c'est pas forcément facile mais c'est très important, je parle d'une vie, d'une culture, d'une opinion,...)
commentaire douds - 26/07/2010, 11:03

a quand même, il en existe certains qui ont osé le dire et le prouver officiellement !
On est loin du discours de certains internautes qui prétendaient voilà quelques mois que les organismes vivants peuvent s'habituer à tout et surtout aux faibles doses.
commentaire Biohazard - 01/08/2010, 16:39

Oui effectivemment par rapport aux posts précédents. A force de faire la géo-nucléaire, j'en ai oublié mon propos principal par rapport à la citation :

"Ce résultat est d'une grande actualité, car de plus en plus de personnes sont confrontées à de faibles doses de radiation".

Parce qu'il est à présent autoriser d'utiliser des déchets radioactifs à faible dose, dans des produits de consommations courante et de construction. Ceci à faible dose, alors que celà influe sur les organismes vivants, ce qui doit être interdit par le principe de précaution pour des raisons de santé.

C'est du recyclage humain pour faire simple, mettant en danger la santé des consommateurs et des travailleurs dans le BTP (nouveau scandale après l'amiante).

L'énergie nucléaire est positive pour le climat à court terme par sa faible émission de fabrication/production, bien que très marginale par rapport à la consommation globale sur la planète, mais dangereuse sur le long terme par rapport aux déchets hautement ou moyennement radioactifs, et maintenant faiblement.

Son recyclage peut être dorénavant considérer comme un échec car si de telles engagements sont pris dans le pays qui stocke des déchets venant aussi de plusieurs pays.

C'est que les investissements ne sont pas productifs en terme de recyclage économique.

Son efficacité énergétique n'est pas dans un cycle de recyclage, car ce n'est pas recyclable par des moyens technologiques incluant des investissements rentable ou scientifiquement connu.

C'est la surconsommation et la baisse des capacités de stock qui font qu'on en arrive à ce genre de situation.

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