La France a connu depuis le 7 juillet une vague de chaleur importante dans sa durée et son étendue : au plus fort de l’épisode, les 25 et 26 juillet, 56 départements répartis dans 14 régions ont été concernés. Cette vague de chaleur s’est terminée le 2 août. Le dépassement des seuils d’alerte pendant plusieurs jours consécutifs a entraîné des conséquences sanitaires. Toutefois, les indicateurs surveillés par l’Institut de veille sanitaire (InVS) montrent, sur les données actuellement disponibles, un impact qui est resté modéré.
Sur le plan de la morbidité :
- des augmentations ponctuelles des passages dans les services hospitaliers ont été constatées dans certaines régions. Cependant, une partie de ces augmentations pouvait être expliquée par l’activité touristique, en particulier dans les départements du littoral ;
- les recours pour altération de l’état général chez les personnes âgées (malaises et/ou déshydratation) qui avaient été enregistrés dans les hôpitaux, notamment en Ile-de-France entre le 25 et le 28 juillet, ont diminué depuis pour revenir au niveau observé avant la période caniculaire ;
- l’activité des Samu et SOS médecins en rapport avec des malaises liés à la chaleur, qui avait augmenté dans plusieurs régions (Ile-de-France, Aquitaine, Centre, Rhône-Alpes, Est), de même que le nombre d’incidents de type « coup de chaleur » ayant conduit à un passage aux urgences, est désormais revenue à un niveau habituel pour la saison.
Sur le plan de la mortalité ont été signalés comme probablement liés à la chaleur :
- 66 décès de personnes âgées de 75 à 99 ans, le plus souvent déjà malades ;
- 12 décès survenus sur des lieux de travail pour des personnes exposées à la chaleur du fait de leur profession ;
- 4 décès de personnes se livrant à des activités sportives (3 randonneurs et un cyclotouriste) ;
- 3 décès de personnes sans domicile fixe (Bordeaux, Saint-Ouen et Malakoff) ;
- 26 décès de personnes âgées de moins de 75 ans présentant le plus souvent une pathologie sous-jacente (cancer, forte obésité, diabète,…) de nature psychiatrique dans 8 cas ;
- enfin, un décès par hyperthermie maligne d’un nourrisson de 15 mois en Eure-et-Loire.
Aucune augmentation globale de la mortalité n’a cependant pu être mise en évidence à ce jour dans les départements concernés par la vague de chaleur. Un bilan complet et définitif de cet épisode sera communiqué ultèrieurement.
Outre les personnes âgées, les travailleurs, les sportifs, les SDF, les personnes en mauvaise condition physique et les enfants peuvent être victimes de coup de chaleur. L’InVS rappelle que les vagues de chaleur même en-dessous des seuils caniculaires, peuvent s’accompagner d’un accroissement de la mortalité, surtout pour les personnes malades, fragiles ou vulnérables.
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