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La vague de chaleur qui règne sur la France depuis près de trois semaines a hissé le mois de juillet dans le palmarès des mois les plus chauds, un record qui deviendra de plus en plus fréquent dans les années à venir...
Juillet 2006 talonne août 2003
Une vague de chaleur majeure touche la France selon Météo-France qui la situe "au deuxième rang des plus sévères observées en France depuis 1950, c'est-à-dire après 2003 et avant les épisodes 1976 et 1983."
Par rapport à 2003, la canicule que nous connaissons est légèrement moins chaude et plus limitée géographiquement :
- "les températures maximales ont atteint en juillet 2006 jusqu'à 39°C (40°C très ponctuellement) contre 40 à 44°C" en août 2003
- "les températures minimales observées en juillet 2006 ont atteint 19 à 23°C, voir plus localement. En 2003, elles ont atteint fréquemment entre 23 et 25°C"
Pour autant, juillet 2006, a été, en moyenne, le deuxième mois le plus chaud en France après août 2003, avec des anomalies positives de températures de 3 à 4 degrés selon le directeur adjoint des prévisions météorologiques à Météo-France, Emmanuel Legrand.
De surcroît, on note qu'en France les mois les plus chauds se retrouvent tous dans les deux dernières décennies, un signe tangible du réchauffement climatique en cours estiment les spécialistes de Météo-France.
Notons que Météo-France assure la fiabilité de ses statistiques météorologiques à partir de 1950.
Des prévisions peu rassurantes
Selon Météo-France, depuis la fin du XIXème siècle, le réchauffement en France a été en moyenne de l'ordre de 1°C, soit +0,6°C dans le Nord et +1,1°C dans le Sud. Or les modèles qui travaillent à prévoir notre climat futur tablent sur un réchauffement d'environ 2°C à l'horizon 2050.
Cette hausse de température significative se traduira notamment par une multiplication par 5 du nombre d'épisodes de fortes chaleurs (nombre de jours avec des températures dépassant 35°C). Le nombre moyen de jours de canicule par été augmentera, passant de 3 à environ 10 sur une bonne partie de la France d'ici à 2050. Enfin, les étés seront plus secs dans toutes les régions françaises.
Plus de chaleur, moins d'eau, des canicules à répétition, la France devra trouver la force de s'adapter à un climat moins favorable.
Une conséquence parmi d'autres du développement irraisonné de nos sociétés de consommation qui ne parviennent toujours pas à diminuer significativement leurs émissions de gaz à effet de serre.
En savoir plus
Bilan de la canicule (dossier Météo-France)
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