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Le pic imminent de la production mondiale de pétrole ? Un mythe récurrent

8160 lectures / 19 commentaires02/05/2006, 10:57 - mise à jour : 25/08/2008, 15:24
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Le pic imminent de la production mondiale de pétrole ? Un mythe récurrent
crédit : www.delaplanete.org
Une fois de plus, nous entendons dire que la production mondiale de pétrole est sur le point d’atteindre son pic et que nous allons devoir faire face à un déclin régulier des réserves de pétrole qui alimentent l’économie mondiale. Ces inquiétudes ont été régulièrement exprimées depuis des années mais ont toujours été en contradiction avec les réalités de l’énergie et de l’économie. C’est encore le cas aujourd’hui.

Prenons en compte quelques faits historiques : en 1874, le géologue en chef de Pennsylvanie a prédit que nous serions à court de pétrole en quatre ans - seulement en l’utilisant pour fabriquer du kérosène. Il y a trente ans, des groupes comme le club de Rome avaient prédit la fin du pétrole pour bien avant aujourd’hui. Ces prédictions étaient fausses car, presque chaque année, nous avons trouvé plus de pétrole que nous n’en avons consommé et les réserves de pétroles ont continué d’augmenter.

Le monde consomme approximativement 80 millions de barils de pétrole par jour. On estime que la demande en pétrole va augmenter d’environ 50% d’ici 2030 pour atteindre 121 millions de barils par an, même avec des améliorations significatives de l’efficacité énergétique. L’International Energy Agency affirme que les ressources sont suffisantes pour faire face à la demande pour au moins les trente prochaines années.

Le facteur-clé ici est la technologie. Les avancées technologiques révolutionnaires des dernières années ont considérablement augmenté les capacités des compagnies à trouver et à extraire le pétrole - et, ce qui est particulièrement important, à récupérer plus de pétrole dans les gisements existants. Au lieu de connaître un pic de production, les champs pétroliers existants ont un rendement plus élevé que par le passé.

Parmi les avancées technologiques, on peut citer les suivantes :
- Le forage directionnel. Avant, les puits de forage étaient en gros des trous verticaux. A cause de cela, il était nécessaire de creuser pratiquement juste au-dessus d’un gisement potentiel. Cependant, l’arrivée des ordinateurs miniaturisés et des capteurs avancés pouvant être installés sur le trépan permet maintenant aux compagnies pétrolières de forer des puits directionnels avec une grande précision dans la mesure où elles peuvent avoir des informations en temps réel sur le sous-sol durant tout le processus de forage.
- Le forage horizontal. Le forage horizontal est similaire au forage directionnel, mais le puits est creusé de manière horizontale depuis le centre du gisement de pétrole ou de gaz naturel. Les premiers puits horizontaux pénétraient seulement sur une distance de 150 à 250 mètres latéralement mais les avancées technologiques ont permis récemment a un exploitant de North Slope de creuser horizontalement dans un gisement sur 2400 mètres. De plus, les forages horizontaux peuvent être exploités avec un rendement jusqu’à 10 fois plus élevé que les puits conventionnels.
- La technologie sismique 3-D. Les importantes avancées dans le domaine de l’informatique ces vingt dernières années ont permis à l’industrie de voir de manière beaucoup plus claire ce qui se trouve sous la surface. La capacité de traiter un grand nombre d’informations pour produire des images sismiques tri-dimensionnelles a amélioré de manière significative les chances de succès des forages de l’industrie. C’est en grande partie à cause de ces avancées que l’U.S. Geological Survey (USGS), dans son World Petroleum Assessment de 2000, a augmenté de 20% ses estimations sur les ressources de pétrole techniquement récupérable encore à découvrir. Selon l’USGS, depuis que le pétrole est devenu une source d’énergie majeure, il y a environ 100 ans, on a produit 539 milliards de barils en dehors des Etats-Unis. L’USGS estime qu’il y a 649 milliards de barils de pétrole techniquement récupérable encore à découvrir hors des Etats-Unis. Mais, plus important encore, ils estiment qu’il y aura 612 milliards de barils supplémentaires provenant de la « croissance des réserves » - presque autant que les ressources encore à découvrir. La croissance des réserves a diverses origines, parmi lesquelles les avancées technologiques en matière d’exploration et de production, les augmentations par rapport à des estimations initiales pessimistes de l’état des réserves et les changements économiques.

Les estimations de l’USGS sont le reflet de plusieurs facteurs :
- A mesure que les forages et la production progressent dans les champs pétroliers existant, on découvre de nouveaux gisements et réservoirs jusque là inconnus.
- Les progrès des technologies d’exploration rendent possible l’identification de nouveaux objectifs dans les champs existants
- Les progrès des techniques de forage rendent possible l’extraction de pétrole et de gaz qui n’étaient pas considérés comme récupérables dans les estimations initiales des réserves.
- Les techniques de récupération améliorées augmentent les réserves dans les champs existants.

Aux Etats-Unis, nous ne sommes pas encore à court de pétrole, il reste de vastes réserves potentielles de pétroles et de gaz naturel à exploiter. Selon les dernières estimations gouvernementales publiées, il reste encore plus de 131 milliards de barils de pétrole et plus de 1 000 billions de mètres cubes de gaz naturel à découvrir aux Etats-Unis. Cependant, 78% du pétrole et 62% du gaz devraient être découverts sous la surface de terres fédérales - qui pour la majorité ne sont pas des parcs nationaux ou des zones protégées - et sous les eaux côtières. Alors qu’il y a du pétrole en abondance dans le sol, les compagnies pétrolières doivent attendre une autorisation pour pouvoir faire des investissements importants pour le trouver et l’extraire.

L’Energy Information Administration américaine prévoit que les combustibles fossiles continueront de dominer la consommation d’énergie du pays et que le pétrole et le gaz naturel représenteront encore deux tiers de cette consommation en 2025, combien même l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables se développeront plus rapidement que jusqu’à présent. Cependant, les énergies renouvelables n’en sont qu’à leur début ; et la part importante de la consommation énergétique représentée par le pétrole, le gaz naturel et le charbon en 2025 sera presque identique à celle de 2003. Ceux qui bloquent le développement du pétrole et du gaz naturel ici aux Etats-Unis et ailleurs, augmentent seulement la difficulté à satisfaire la demande en pétrole, en gaz naturel et en produits dérivés du pétrole. Il n’est pas surprenant de constater que ceux qui prévoient la fin du pétrole sont les mêmes personnes qui s’opposent partout à son développement et à celui du gaz naturel.

Si l’on ne réussit pas à développer les ressources en pétrole et en gaz naturel potentiellement importantes qui restent dans le monde, le coût économique sera élevé. Nous devons reconnaître que nous vivons dans une économie mondialisée et qu’il existe un lien fort entre l’énergie et la croissance économique. Pour maintenir la croissance économique, ici aux Etats-Unis, en Europe et dans les pays en voie de développement, nous devons utiliser une énergie bon marché. Nous avons besoins de toutes les sources d’énergie. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de nous limiter à une seule source et d’exclure les autres. Nous ne pouvons pas non plus nous permettre d’abandonner notre principale source d’énergie avant d’avoir trouvé des alternatives compétitives au niveau des prix et immédiatement disponibles. Réfléchissons à la manière dont le pétrole améliore notre qualité de vie - stimulant la croissance et la création d’emplois dans l’industrie et le commerce, rafraîchissant et chauffant nos maisons et nous emmenant là où nous devons aller. Ici aux Etats-Unis, le pétrole fournit environ 97% du carburant de transport, qui propulse pratiquement toutes les voitures et les camions roulant sur les autoroutes de notre pays. Ajoutons à cela les plastiques, les médicaments, les engrais et les innombrables autres produits dérivés du pétrole qui étendent et améliorent notre qualité de vie. En réfléchissant à nos futurs besoins en énergie, nous devons également comprendre que les automobiles fonctionnant à l’essence ont été le moyen de transport dominant du siècle dernier - et le choix de centaines de millions de personnes dans le monde. Quel que soit le carburant, l’automobile - qui sera probablement conçue bien différemment d’aujourd’hui - restera le choix des consommateurs pour les déplacements personnels pour les décennies à venir. Les consommateurs accordent beaucoup de valeur à la liberté de mouvement et à l’indépendance qu’elle leur procure.

Les Etats-Unis - et le monde - ne peuvent pas quitter l’âge du pétrole avant que des solutions de remplacement réalistes ne soient bien implantées. Il est important de se rappeler que l’homme n’a pas quitté l’âge de pierre parce qu’il était à court de cailloux - et nous ne quitterons pas l’âge du pétrole parce que nous en manquerons. Oui, un jour le pétrole sera remplacé, mais sûrement pas avant qu’ait été trouvée une énergie de remplacement - une énergie plus fiable, plus souple dans ses applications et à prix plus compétitif que le pétrole. Nous pouvons faire confiance au marché de l’énergie pour déterminer quels seront les substituts les plus efficaces. Alors que nous planifions notre futur énergétique, nous ne pouvons pas non plus nous permettre d’ignorer les leçons de l’histoire récente. Au début des années 1970, de nombreux décideurs dans le domaine de l’énergie étaient persuadés que le pétrole et le gaz naturel seraient bientôt épuisés et la politique du gouvernement était explicitement de « guider » le marché vers une transition en douceur pour passer de ces carburants à des sources d’énergie plus durables. Le contrôle des prix, les plans de répartition, la limitation de la production de gaz naturel, les subventions massives pour les carburants de synthèse et d’autres mesures ont été mis en place et fortement financés. Malheureusement, on reconnaît maintenant que les prémisses clés sur lesquelles étaient basés ces programmes, à savoir que le pétrole était bientôt épuisé et que l’intervention du gouvernement était préférable pour accomplir une transition sûre vers de nouvelles sources d’énergie, étaient clairement erronées - et que cela a entraîné des erreurs particulièrement coûteuses.

Un jour, dans un futur éloigné, le pétrole ne sera plus la source d’énergie dominante dans le monde. Nous ne pouvons que spéculer sur quand et comment cela arrivera. Il existe par exemple un hydrocarbure encore plus important qui peut être développé pour fournir des quantités presque infinies d’énergie : les hydrates de méthane (le méthane piégé dans des cristaux de glace). Les gisements d’hydrates de méthane sont si vastes que lorsque nous développerons les technologies qui permettront leur mise sur le marché, nous aurons une énergie brûlant sans résidus pendant 2000 ans. C’est juste l’un des scénarios excitants qui pourraient se réaliser dans un avenir lointain. Mais nous n’y serons pas de sitôt et, jusque là, l’âge du pétrole continuera.

Auteur
Red Cavaney est président-directeur général de l’American Petroleum Institute, un organisme commercial de l’industrie pétrolière.

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19 commentaires sur cette actualité !
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Christophe Magdelaine - notr-planete.info - 25/08/2008, 15:25
@ guillaume Paris : effectivement, je viens de corriger l'erreur, merci.
guillaume Paris - 13/08/2008, 10:16
Intéressant, mais ça commence par une énorme faute dès le début :
la consommation est de 80 millions par jour et non par an. Donc de 30 milliards par an.
En étant d'accord avec votre chiffre de 650 milliards encore à découvrir, et en mettant aussi un croissance à 50 %, soit 45 milliards par an, ça laisse plus que 15 ans! C'est mince non?
Par ailleurs, 115 milliards pour les Etats-Unis ça fait même pas 3 ans de consommation mondiale.
Et la production de pétrole des Etats-Unis ne fait bien que décroître depuis 1970.
Par ailleurs, les forages s'ils deviennent de plus en plus techniques nécessitent de plus en plus d'énergie eux-mêmes pour extraire du pétrole! Arrivé au stade où il faudra consommer un baril pour en extraire un, je ne vois pas ce que les progrès techniques viendront faire la dedans.
Effectivement, il faudra une nouvelle source d'énergie, mais il va falloir la trouver vite (en moins de 20 ans, aller en 40 ans avec vos appréciations optimiste) et vu que les gouvernements nous cachent soigneusement ce fait...Remplacer le pétrole, ce n'est pas que s'en passer pour les transports...
Il faudrait que le pétrole continuer à monter pour bien en prendre conscience.
daniel pérol, cachan, france - 26/03/2008, 13:48
Le point le plus faible de l'argumentation de M.Cavaney, qui, comme plusieurs l'ont noté, s'exprime au nom du lobby pétrolier, est le fait que toute notre société est fondée sur l'abondance de pétrole relativement bon marché, c'est à dire de pétrole permettant, pour une unité d'énergie dépensée dans sa production (recherches, forages, transport, raffinage, etc..) , de récupérer un nombre élevé N d'unités d'énergie en le brûlant.

Or l'évolution du facteur N est dramatiquement inquiétante: si ce N valait facilement 100 ou plus pour les gigantesques champs du moyen-orient, il ne cesse de s'abaisser, par exemple lorsque l'on fore à mille mètres sous la mer, ou encore lorsque l'on "lave" les schistes bitumineux du Canada. Pour cette dernière source de pétrole, on parle de valeurs de N inférieures à deux !! et il en est de même pour les "bio-carburants" que l'on développe actuellement. Que ferez-vous, M. Cavaney, lorsqu'il faudra, pour obtenir du pétrole, dépenser PLUS d'énergie que la combustion de ce pétrole ne pourra en produire ???

Magnou17 - 13/09/2006, 16:56
Ce texte me fait penser à l'histoire de Puymirol lorsque les habitants assiégés engaissèrent leur dernier cochon avec leur dernières céréales et qu'après l'avoir par dessus les remparts les anglais s'en sont allés croyants que leurs réserves étaient importantes...
Ce Monsieur nous dit que même en Amérique ils ont beaucoup de réserves. Alors pourquoi est il si important cde s'approprier le pétrole de l'Irak?
Dans ce texte, il y a aussi des labsus révélateurs. Je cite "Nous avons besoin de toutes les sources d'énergies". Sachant que pour lui l'énergie qu'il faut utiliser c'est le pétrole, cela veut dire "Nous avons besoin de toutes les sources de pétrole"...
Moi je suis pessimiste car on est sûr de perdre dans les deux cas;
1- Y'a plus de pétrole et on le saura au dernier moment (lorsque les spéculateurs auront fait lenécessaire pour se prémunir); Alors là c'est le chaos.
2- Y'en a toujours; Et là on est bon pour le basculement climatique.
Claire de Tahiti - 16/05/2006, 06:00
Cet article ne fait que confirmer que ce qu'on sait déjà : à moins de découvrir un gisement miraculeux et énorme, plus de pétrole dans 30 ou 40 ans. Mais ce qui me choque le plus, c'est qu'il évite d'aborder la question du coût de ces barils qui va augmenter en fonction de la technique d'exploitation (sans parler des effets de panique et autres manipulations médiatiques et boursières...), tss, tss, pas honnête tout ça. Ferait mieux de mettre en oeuvre à grande échelle les énergies alternatives.
Marc Toulouse - 15/05/2006, 12:50
30 milliards de barils/an est plus exact que 80 millions.
Source Eric Laurent.La face cachée du pétrole
Gaëtan, Strasbourg - 05/05/2006, 15:10
Là je ne comprends pas vraiment ce qu'il nous dit! Mème si les techniques de pompages s'améliorent, la découverte de nouveaux champs de pétrole diminue fortement, et en mème temps la demande augmente, il ya donc un problème, quelque part. D'ailleurs on peut remarquer l'augmentation du prix du pétrole. De toute façon, j'ai l'impression que nous pauvres citoyens sommes manipulé !
Crijob - Paris - 05/05/2006, 13:23
Bizarre de trouver un tel texte sur ce site.
En ce qui concerne le pic de production, l'auteur oublie de mentionner que le pic américain a été atteint peu de temps après la date calculée par M. Hubbert.
Par ailleurs, il est étrange d'affirmer qu'il ne faut pas s'inquiéter, que l'on trouvera toujours du pétrole alors que nous vivont sur planète finie et donc avec des réserves finies.
On peut penser que l'on va certes encore trouver du pétrole pendant longtemps, mais de façon moins importante et dans des conditions technologiques de + en + difficiles. En outre, la demande mondiale ne cesse d'augmenter.
Enfin, l'auteur passe complètemet outre la problématique du changement climatique mais se fend en revanche d'une superbe perle. Comment peut-il affirmer que l'exploitation des hydrates de methane ne présente aucun risque ? Chacun sait d'une part qu'il s'agit d'une menace sérieuse en terme de changement climatique en cas de dégazage massif et d'autre part que le fait de le bruler produit du CO2 (moins que le pétrole mais en quantité importante cependant). Pour plus d'info sur les hydrates, il faut aller consulter le site manicore.
Ce Monsieur, malgré ses titres, ne me semble pas bien maitriser le sujet traité. C'est dommage pour lui mais surtout pour nous qui devont collectivement assumer les choix de ce genre de décideurs.
Surfeurseb - 04/05/2006, 22:56
Pour comprendre un peu mieux le problème: cela fait plus de trente ans que l'on découvre moins de pétrole que l'on en consomme, et chaque année l'écart se creuse davantage.
deuxièmement, on n'a jamais produit autant de pétrole qu'en ce moment, la consommation augmente encore avec les pays émergents, et on dirait bien que cela commence à coincer un peu: sin la demande dépasse l'offre pour de bon, attendez de voir le prix que pourra atteindre le baril !
fasm - dordogne - 04/05/2006, 13:25
Bien sur, les consomateurs sont attachés à leur liberté de mouvement que permet le pétrole en alimentation les moyens actuels de locomotion.
Cependant son gros désaventage c'est qu'il pollue !
Ces même consomateur vont devoir arbitrer (non pour eux mais pour les générations futures) entre liberté de mouvement et masque à gaz sur la tête ! à moins qu'une prise de conscience n'interviennent chez eux (nous) comme chez les politiciens.

Ces propos irresponsable illustre parfaitement la doctrine américaine en matière d'environnement comme en matière d'énergie (et autres) qui établi que : le 'marché' livré à lui même est la meilleur façon d'atteindre l'optimum économique de celui-ci.

Le gros problème c'est que l'optimum économique se fout éperdument de la santé des gens ou de l'environnement. Son seul et unique résultat (outre l' 'efficacité' du marché) est de maximiser les portefeuille des actionnaires de ce marché...
Bob432 Pepinster - 04/05/2006, 08:48
Oh !
Oui, il y aura encore du pétrole au beau milieu d'un désert biologique, sans eau, végétaux, animaux et sans l'homme.
En effet, la terre sera soit une belle boulloire ou un beau désert comme Mars
Quel bel avenir ! tout cela pour du $
mike - 03/05/2006, 09:46
c clair que le pétrole est l'énergie par exellence, celle qui a permi le développement de nos sociétés (sur le dos des autres d'ailleurs) mais je crois que tout a une fin et l'ère du pétrole doit arriver à sa fin si l'on veut éviter à nos générations futures de nous maudir ! tout ce ke je lis dans ce text c "vive le pétrole, il nous rapporte tellement ke ce serait bête de ne pas en profiter jusqu'à la dernière goutte" une goutte qui se vendra surment une fortune !! après tout ce sera la dernière ... je devrais peut-être commencé a faire une petite réserve pour que mes enfants en profitent le moment venu !!! non !?
- 03/05/2006, 08:45
Belle langue de bois du président-directeur général de l’American Petroleum Institute, Organisme commercial de l’industrie pétrolière. Toutes les études géologiques démontrent le contraire (cf le site de l'ASPO). La croyance en la Technologie salvatrice du bonheur humain a encore de beaux jours. Ce Monsieur Red Cavaney dont on comprend trop bien les motivations économiques et politiques ne s'interroge pas sur les conséquences de ses belles perspectives technologiques au regard de l'effet de serre qui va nous renvoyer dare dare à l'ère primaire.
Frédéric
CLM, Bruxelles - 02/05/2006, 23:34
Pour que cela se réalise, il faudra que l'être humain survive sur une terre qu'il aura complètement détruite...
Neil, Var - 02/05/2006, 21:50
Cet article n'explique pas grand chose des chiffres avancés concernant les "réserves découvertes", "à découvrir", etc.
Sur le site de manicore.com on peut lire qu'il existe "différentes sortes de réserves. Les réserves publiées par les opérateurs pétroliers aux USA correspondent à la seule première ligne (les réserves prouvées), mais ailleurs dans le monde la notion de "réserve", sans autre précision, signifie généralement l'addition de 100% des réserves prouvées, de 50% des réserves probables, et de 25% des réserves possibles."
Source et détails : http://www.manicore.com/documentation/reserve.html
Reivilo Angers - 02/05/2006, 20:06
Le pic, c'est à dire le moment ou nous ne pourrons plus produire autant que nous consommons est une réalité qu'aucun des grands producteurs ne conteste. C'est une affaire d'années ou de quelques décennies c'est à dire rien du tout et bien sûr nous n'y sommes pas préparés, la description de notre dépendance totale à l'or noir est très bien rendue dans ce texte.
NacNac, GR - 02/05/2006, 12:16
Bonjour, je ne comprends pas cette entetement d'essayer de "deviner" quand sera la fin du petrole. Tout le monde est d'accord que tot ou tard, cela arrivera. Alors pourquoi attendre pour vraiment investir dans des energies alternatives moins dangereuses pour l'humanité ? Il y a t il que l'argent et le pouvoir, tous les 2 à court termes qui interessent les hommes ?
John, Bruxelles - 02/05/2006, 12:04
Difficile de croire à l'objectivité d'un article qui a de tels relents de pamphlet pro-pétrole.
L'auteur oublie les questions environnementales et développe une vision simpliste et un peu dépassée d'une économie où seul le chiffre de la sacro-sainte croissance importe. Malheureusement, dans les faits, l'individualisme ambient donnera probablement raison à l'auteur, à tout le moins si les réserves sont aussi vastes qu'il le prétend.
notre-planete.info - 02/05/2006, 11:10
Nous sommes persuadés que c'est en comprenant les avis même divergents sur cette question que nous pourrons avancer dans le bon sens. Cet article, surprenant en est une illustration.
L'auteur oublie même de signaler les réserves d'hydrocarbure découvertes au Canada dans les sables bitumineux mais surtout de mettre en avant les conséquences effroyables pour l'humanité et le vivant de l'exploitation du pétrole...
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