
crédit : notre-planete.info
Bien que la présence du virus mortel H5N1 de l’influenza aviaire ait maintenant été confirmée dans 45 pays sur trois continents, menaçant les vies humaines, les moyens d’existence et faisant chuter les prix des volailles dans de nombreuses régions, les efforts pour combattre la maladie dans les élevages portent, peu à peu, leurs fruits sur plusieurs fronts.
A ce jour, le virus a tué 105 personnes, toutes en Asie, et plus de 200 millions d’oiseaux sont morts ou ont été abattus afin de ralentir la propagation de la maladie. Une réponse vigoureuse face aux foyers en Asie, en particulier en Thaïlande, au Viet Nam et en Chine, semble avoir réduit la transmission de la maladie des volailles à l’homme, selon M. Joseph Domenech, Vétérinaire en chef de la FAO.
Des campagnes de vaccination, comme celle menée au Viet Nam, ont aussi joué un rôle important en aidant certains pays à contenir la maladie.
La reconnaissance du besoin de mettre en place des dispositifs de compensation pour les propriétaires de volailles a non seulement aidé à soulager les difficultés économiques, mais a aussi encouragé le signalement précoce des foyers épizootiques.
Collaboration FAO/OIE
La FAO, en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), continue à exhorter les gouvernements à concentrer leurs efforts pour contenir la maladie sur les élevages et souligne le rôle de l’activité humaine: commerce et marchés. Ceux-ci sont les principaux vecteurs de propagation du virus mais constituent aussi des espaces qui peuvent être inspectés, contrôlés et améliorés.
Alors que les oiseaux sauvages peuvent introduire le virus, la FAO explique que peu de choses peuvent être faites pour contrôler leurs mouvements. En revanche, des actions doivent être engagées pour réduire le risque et empêcher leur contact avec les oiseaux domestiques.
«La nécessité de garder les oiseaux domestiques à l’écart des oiseaux sauvages a largement était reconnue et des efforts dans ce sens ont étaient faits dans de nombreux pays», a souligné M. Domenech.
La FAO et l’OIE travaillent ensemble pour aider les services vétérinaires des pays en développement à faire face à la grippe aviaire et à un grand nombre d’autres maladies animales transfrontalières qui menacent les moyens d’existence des personnes et même les économies nationales.
1,9 milliard de dollars
En janvier de cette année, près de 1,9 milliard de dollars ont été promis lors de la conférence des bailleurs de fonds, à Beijing, pour soutenir les pays et les programmes régionaux et internationaux dans leur combat contre la grippe aviaire.
La conférence de Beijing a débouché sur un consensus: le financement doit être équilibré entre les activités liées aux animaux et celles liées à la santé humaine.
Pour combattre la maladie dans la situation actuelle et assurer la coordination mondiale et régionale au cours des trois prochaines années, la FAO estime qu’elle aura besoin de 36 millions de dollars.
L’Organisation fournit également une aide directe aux pays touchés ou à risque, et à ceux qui viennent d’être infectés. Cela nécessitera un soutien additionnel en fonction de l’évolution de la situation et de l’échelle des programmes nationaux que la FAO sera invitée à mettre en oeuvre.
A ce jour, la FAO a reçu 40 millions de dollars et des promesses de dons pour un montant additionnel de 20 millions de dollars devraient être débloquées prochainement.
Actualités connexes
26/06/2008
Le virus H7 de la grippe aviaire serait susceptible de causer une pandémie27/02/2006
Grippe aviaire et consommation : pratiques d'hygiène recommandées09/02/2006
Risque sérieux de grippe aviaire en Afrique19/01/2006
L’Afrique et l’Europe menacées par le virus de la grippe aviaire19/01/2006
Grippe aviaire : se préparer à une pandémie humaine...08/11/2005
Grippe aviaire : craintes face à de cruelles méthodes d'abattage26/10/2005
Soutien à l'Indonésie pour combattre la grippe aviaire02/10/2005
La grippe aviaire progresse en Indonésie30/01/2004
Propagation sans précédent de la grippe aviaireAuteur
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture