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13229 lectures / 12 commentaires10 mars 2006, 12 h 44
© APLes opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
JEROME BADEN PARIS SEINE ST DENIS - 10/03/2006, 18:29
Bonjour mon C.E organise un séjour à l'Ile Maurice. Que me conseillez vous? dois je reporter mon voyage par mesure de sécurité ? merci de votre réponse.
adresse mail : jerome.baden@wanadoo.fr
Pierre Darmangeat / Indre-et-Loire - 11/03/2006, 07:27
Réponse à Jérôme Baden (qui peut être utile à d'autres ici même) :
Selon le vieil adage stipulant que dans le doute, il vaut mieux s'abstenir, si j'étais à votre place, je suggérerais à mon CE d'organiser un voyage ailleurs. En Bretagne ou en Irlande, par exemple : la mer est magnifique en cette saison ! Blague à part, il est plus sage de s'abstenir car il suffit d'une seule piqûre pour être contaminé. Malgré les doutes du directeur général de l'OMS, récemment en visite à Maurice (l'OMS considère que l'on sur-dramatise le danger… Certes, c'est possible, mais allez dire ça aux familles des malades décédés à la Réunion…!), la maladie même si elle est sur-dramatisée, est dangereuse et surtout mal connue parce que mal ou pas étudiée, et enfin extrêmement douloureuse, épuisante et handicapante. Je crois simplement ce que m'en ont dit des amis enseignants à la Réunion, et un ami technicien-environnement qui a été l'un des premiers cas recensés à Mayotte : un mois d'hôpital, de douleurs sans nom, de malaises, suivis d'une fatigue à couper au couteau.
Non, M. le DG de l'OMS, les malades ne sur-dramatisent pas la maladie !
Je dirais cyniquement que tant qu'à faire, il vaut mieux aller dans un pays où sévit "seulement" le paludisme car nous sommes assez riches (même les pauvres de nos pays) pour nous en prémunir efficacement. Ce qui n'est bien sûr pas le cas des populations locales (le paludisme est la cause première de mortalité en Afrique, avant le sida, et en Asie… À méditer avant de partir en vacances dans ces pays.).
Donc, à vous de voir, mais pour ma part, je retarderais mon séjour, voire je l'annulerais jusqu'à ce qu'on trouve un médicament ou/et un vaccin contre le chikoungounya.
Bien cordialement.
Marie Côte Bleue - 11/03/2006, 08:58
Je pense qu'il vaut mieux, en l'état de la situation actuelle, reporter votre voyage.
Je suis tout de même allée au Sri Lanka et aux Maldives infectés par le PALU, en prenant de multples précautions : anti moustiques PEAU et VETEMENTS, peau bras/jambes couverte, vaccins et médicament préventif ... et évitant de trainer dans les coins réputés humides... et il y a beaucoup d'eau. A vous de voir.
Bonnes vacances en Réunion ou ailleurs.
Pierre Darmangeat / Indre-et-Loire - 11/03/2006, 09:31
J'ai oublié d'indiquer ma source concernant l'OMS. Vous la trouverez sur le site :
" www.actualites-news-environnement.com/ ".
Confirmant ce qu'écrit Marie Côte Bleue, il faut absolument se protéger quand on visite un pays où sévit le paludisme (ou malaria, c'est la même chose). C'est-à-dire se protéger médicalement, et porter des vêtements longs : manches longues et pantalons. Cela dit, le vecteur du palu est l'anophèle, et c'est un moustique nocturne. On a en fait peu de risques de se faire piquer dans la journée (d'autres diptères nombreux et variés s'en chargent…), et tous les risques entre la tombée de la nuit et le lever du jour, avec une activité particulièrement intense entre 22 h et 06 h du matin (du moins dans des régions comme Mayotte, la Réunion, Madagascar et les Comores ; ailleurs, je ne sais pas). Ne surtout pas croire qu'une légère brise nocturne sur une plage vous met à l'abri, je dirais même « au contraire », parce que le vent empêche de sentir le moustique se poser sur votre peau (d'ailleurs, la piqûre de l'anophèle passe souvent inaperçue). Il est bon aussi de savoir que les moustiques adorent se tenir au ras du sol, notamment dans les herbes que vous foulez : bas des jambes transformés en framboises à coup sûr, si vous ne portez pas un pantalon épais, genre jean, et de grosses chaussures… Certes, on transpire, mais tant mieux : c'est bon pour la santé si l'on boit beaucoup d'eau ! Quant aux repellants, il faut se fier aux produits vendus sur place car ils sont en général bien adaptés aux moustiques locaux, mais ont une durée limitée, surtout si l'on transpire. Il est donc bon d'en avoir toujours dans une poche ou un sac. On les trouve en sticks ou en sprays ; et l'on trouve aussi partout des spirales très efficaces qui se consumment lentement en dégageant une fumée très désagréable pour les insectes piqueurs : cela permet de dîner dehors tranquillement. Mais, en ce qui concerne le chikoungounya que l'on ne sait ni prévenir, ni vraiment soigner…
Nathalie, Gironde - 13/03/2006, 22:22
Je ne pense pas que les insecticides soient utiles. D'une part parce qu'ils continueront à polluer et à détruire l'atmosphère, et d'autre part, parce qu'on connaît trop bien la facilité de mutation des moustiques. D'une manière ou d'une autre, le Chikungunya évoluera et il serait préférable de donner suffisemment de moyens aux chercheurs, plutôt que d'employer à tour de bras des produits incontestablement nocifs pour la santé. Ce sont ces produits, ajoutés aux pesticides, qui font qu'on en est arrivés là ! Pourquoi en rajouter ? Il serait temps d'agir sur le fond plutôt que sur la forme...
N'oublions pas une chose importante : Les pesticides et les insecticides nous tuent à petits feux, il y en a partout, dans l'eau, dans l'air, etc. Ce sont les principaux vecteurs de maladies (cancer, asthme, infections pulmonaires, etc.), plus nous en répendons, plus les virus inconnus se développeront, alors à quoi ça sert ?
Hervé, La Réunion - 14/03/2006, 19:47
Arretons la psychose svp, alors que la plupart des pays d'afrique et les îles tropicales comme l'île maurice sont inféctées par le palu (dont certains types restent des dizaines d'années, voir a vie), la Réunion non !
Nous vivons ici normalement, juste nous nous protégeons, répulsifs si on doit se ballader ... et à la maison les pastilles anti-moustiques et autres ne manquent pas.
Soyons sérieux, on ne peu pas vivre à la Réunion, avec des manches longues .... et la maladie la plupart du temps s'en va en 3 jours; quelquefois elle est invalidante, c'est à dire le malade est cloué au lit avec une forte fièvre, et chez certains (je dis bien chez certains, ce n'est surement pas une généralité), notament les personnes agées des douleurs articulaires peuvent revenir de manière cyclique pendant plusieurs mois.
Il n'empêche que rien de vraiment effrayant. Nous vivons mal cette tendance à la quarantaine; nous ne sommes pas des pestiférés; et les gens qui viennent visiter la Réunion continuent de repartir enchantés. Evidement les médias ne parleront que de LA personne malchanceuse qui aura attrapé le chikun ... et la psychose continue !
Olivier La Réunion - 15/03/2006, 06:48
Est-il possible, à l'inverse des protocoles utilisés pour la lutte contre ce moustique cad l'utilisation de répulsifs, d'envisager de multiples sites artificiels attirant ce fameux moustique afin de le détruire en masse de façon automatique.
Chloé La Réunion - 15/03/2006, 11:33
Bonjour, je ne sais pas si la démoustication est efficace ou pas, en tous les cas elle est opérée, et je trouve qu'on ne remercie pas assez les personnes qui se démènent pour trouver des solutions! On manque de connaissance sur cette maladie, alors oui, on prend le risque d'être à côté de la plaque en mettant tel ou tel produit. Mais il y a toujours des gens pour se plaindre, soit parce que les pouvoirs publics ne font rien, soit parce qu'ils en font trop mais pas ce qu'il faut, etc... En tous les cas, ce genre de critique ne sert qu'à une chose: destabiliser la population et les touristes en entretenant la psychose. A ce sujet, entre novembre 2005 et février 2006, 11 personnes proches sont venus en vacances chez moi ou mes voisins, aucune n'a attrapé le chikungunya (ni moi d'ailleurs), et elle sont toutes reparties ravies de leurs vacances!
Martine D., Belgique - 27/03/2006, 14:07
Nous partons dans quelques jours aux Seychelles? Y at-il bcp de personnes qui y ont été contaminées? Quels sont les moyens efficaces de protection? Le Chikungunya pique-t-il la nuit ou le jour? Merci pour vos réponses.
Hervé, la Réunion - 30/03/2006, 20:50
les seychelles sont effectivement touchés. Le gouvernement a nié l'épidémie au début afin de ne pas faire fuir les touristes, les consequences furent évidement desastreuses, l'épidémie s'est vite répandu, je n'en sait pas plus.
Donc prévoir des répulsifs pour votre séjour.
Quand au moustique vecteur ( à la réunion ), il sort surtout au coucher du soleil, mais reste plus ou moins actif tout au long de la journée.
B.A. La Réunion - 28/04/2006, 07:40
SANTÉ
La “fièvre menteuse” dénoncée par deux praticiens de Mayotte
Finalement, il n’y a pas que les journalistes à aimer le parfum du scandale, voire à goûter les délices du sensationnalisme, pour reprendre les expressions de certains fonctionnaires pris en défaut. Et cela a dû enchanter Denis Hermann et sa lettre quotidienne “Les Nouvelles de Mayotte” de débusquer un gros mensonge dans l’île au Lagon en faisant partager sa traque par trois professionnels de la santé. Mon premier est un médecin, mon second et mon troisième sont des pharmaciens, les quatre partagent depuis vendredi la dénonciation d’un autre fléau : celui du mensonge par omission. “Il ne faut pas affoler les populations, vous comprenez”. Refrain bien connu utilisé par les services de santé.
[22 avril 2006 JOURNAL DE LA REUNION]
La nouvelle à la “une” de la lettre quotidienne “Les Nouvelles de Mayotte” risque de secouer le microcosme de Mayotte et de ternir une nouvelle fois les experts de notre santé : trois praticiens au contact direct des infectés du chikungunya témoignent de leur vécu quotidien. Ils crient au scandale en découvrant chaque jour les statistiques de la Dass sur le nombre des “dos courbés” ; 5 875 cas dénombrés jeudi dans l’île. L’un et l’autre s’emportent à la lecture des chiffres communiqués quotidiennement par l’Agence régionale d’hospitalisation (ARH) du bon docteur Perrin, l’homme qui sait peut-être parler aux oreilles des moustiques mais pas des nôtres. Le docteur Lionel Conan est surtout connu à Mayotte comme président du Syndicat des médecins, c’est dire s’il a la confiance de ses collègues ; le second, Philippe Amardeil, lui, bénéficie de la complicité professionnelle des pharmaciens, comme président de l’Ordre des pharmaciens. Tous les jours, dans leur cabinet ou leur officine, ils sont en contact direct avec le phénomène dévastateur... et tueur depuis mercredi. Ce jour-là, les services de la Dass de Mayotte ont dû convenir du décès d’un nouveau-né d’une semaine, lié à l’Aedes albopictus. On ne peut donc pas accuser ces deux praticiens de manœuvres déloyales envers les services de santé. Et pourtant, l’un et l’autre ne sont pas avares de superlatifs pour montrer du doigt les bobards déversés sur le chik pour rassurer les populations. “On se moque du monde ! réagit le Dr Lionel Conan dans “Les Nouvelles de Mayotte”. Les cas de chik sont exagérément sous-estimés par les autorités et on se demande pourquoi ! En estimant à 40 000, le nombre de malades atteints du chikungunya, on se rapproche plus de la vérité”. Et comme une piqûre de rappel il lance : “Il y a sans doute une volonté de la part des pouvoirs publics à minimiser l’ampleur du phénomène et c’est ridicule”. Et de rappeler les dures journées de consultations des praticiens peu enclins à remplir la paperasse administrative et notamment le fameux questionnaire de la Dass, utile peut-être mais “beaucoup trop compliqué” pour le président de l’Ordre des médecins.
“UNE VOLONTÉ DE MINIMISER L’AMPLEUR DU PHÉNOMÈNE”
Autre cri du cœur, celui de Philippe Amardeil, président de l’Ordre des pharmaciens. Lui aussi est plus souvent dans son officine à informer, conseiller et à rassurer les malades que devant les camemberts en couleurs des statistiques de la Dass. “Je les vois ces malades qui viennent acheter des antalgiques et, croyez-moi, il s’agit bien de chik, même si la Dass nous a renvoyés dans nos 22 mètres en nous faisant remarquer que nous n’étions pas habilités à poser des diagnostics”. Pour lui, avancer le chiffre de 45 000 cas de chikungunya à Mayotte n’est pas exagéré. “Nous avons fait des propositions à la Dass comme celle d’effectuer des estimations des cas suspects. Niet ! Toutes nos propositions ont été refusées.” Un autre de ses confrères interrogé par “Les Nouvelles de Mayotte” mais préférant garder l’anonymat révèle que pour toute amabilité de la Dass, cette administration leur a envoyé un inspecteur de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afsaps) pour effectuer une enquête sur l’inflation des ventes de produits antalgiques ! Comme ses confrères, il note le passage dans sa pharmacie d’environ dix personnes par jour venant spontanément dans sa pharmacie sans être passées chez un médecin. Et il ajoute : “Je pense qu’ils ont des ordres pour cacher la vérité et c’est ridicule car, à mon avis, nous n’avons pas passé le pic de l’épidémie et si elle semble stagner, c’est surtout dans la tête du personnel de cette administration confortablement assis dans des bureaux climatisés alors que nous sommes, nous, sur le terrain”. Le pharmacien déplore enfin l’absence de personnels, de lits et de matériels dans les hôpitaux de la collectivité départementale. À Mayotte comme à La Réunion, de nouvelles preuves sont régulièrement apportées sur les bobards distillés sur l’ampleur et les conséquences de l’épidémie du chikungunya dans notre région : la Dass a, décidément, l’art de faire puis de refaire les statistiques et, dans tous les cas, de nous refaire.
B.A <http://archives.clicanoo.com/article.php3?id_article=128353&recherche=Mayotte>
mithra saintes maries de la mer - 11/12/2007, 17:15
bonjour,j'habite en camargue ;soyez vigilants envers ces apprentis sorciers.j'ai connu le dtt,le phenyl dilué dans le g o.l'avenir n'est pas beau.
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