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La pollution atmosphérique accroît les risques sur la santé

14228 lectures / 3 commentaires09/03/2006, 17:05
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La pollution atmosphérique accroît les risques sur la santé
crédit : PNUE
Une nouvelle étude confirme que la pollution atmosphérique accroît le nombre d'hospitalisations pour des problèmes cardio-vasculaires et respiratoires.

Une équipe de chercheurs des Universités Johns Hopkins (Maryland, est) et de Yale (Connecticut, est) a constaté qu'entre 1999 et 2002 dans 204 zones urbaines américaines, les séjours en hôpital pour insuffisances cardiaques ont augmenté de plus de 1,3% pour chaque 10 microgramme en plus de particules polluantes par mètre cube d'air.
"Cela signifie qu'une réduction du niveau de ces particules dans l'atmopshère devrait se traduire par des gains de santé pour les personnes âgées", a expliqué Francesca Dominici, professeur de biostatistiques à l'Université Johns Hopkins et principal auteur de cette recherche.

Ainsi, en 2002, environ 1,4 million d'hospitalisations pour des problèmes cardiovasculaires et des maladies respiratoires ont été provoqués par la pollution de l'air, a-t-elle précisé.
Les risques d'hospitalisation liés à l'air pollué, ont été les plus élevés dans les zones urbaines du nord est des Etats-Unis, relève cette étude effectuées sur les dossiers médicaux des millions de bénéficiaires du Medicare, le système fédéral d'assurance maladie pour les personnes du troisième âge et les handicapés.
"En liant les informations médicales de la quasi-totalité des bénéficiaires du Medicare aux différents lieux géographiques et à la pollution de l'air dans l'ensemble du pays ainsi qu'au réseau de stations météorologiques et aux statistiques du recensement national, nous pouvons calculer les effets de la pollution atmosphérique sur la santé au niveau national et local", a indiqué Francesca Dominici.

Les polluants et les activités responsables
Les polluants à l'origine de ce problème de santé publique sont des particules solides et liquides de type PM2.5 (dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres). Elles résultent essentiellement de composés solides du carbone, des hydrocarbures non brûlés, de la poussière produite par le concassage de pierres mais aussi de l'usure des pneus et des métaux lourds. Une grande partie d'entre elles résulte des activités polluantes (moteurs diesel, suies, particules issues de la transformation chimique des gaz polluants en nitrates et sulfates, déchets de la combustion).
D'autres particules peuvent aussi se former dans l'atmosphère suite à des réactions chimiques induites par l'action des rayons du soleil et de la vapeur d'eau avec les gaz carboniques produits par la combustion des hydrocarbures.
La taille microscopique de ces aérosols leur permet de pénètrer profondément dans le système respiratoire, expliquent ces scientifiques dans leur étude parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 8 mars. Alors que pour les particules de taille supérieure (> 10 µm), une majorité des éléments reste piégée dans les voies respiratoires hautes.

Et en France ?
La pollution atmosphérique, liée pour près d'un tiers aux rejets polluants des voitures, serait responsable chaque année de la mort de 6 500 à 9 500 personnes en France, selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (Afsse) rendu public mi 2004.

En effet, après huit mois de travail, les experts de l'Afsse ont calculé que de 6 à 11% des décès par cancer du poumon chez les plus de 30 ans seraient dus aux rejets de particules polluantes dans l'atmosphère, la classe d'âge la plus touchée étant celle des 60-69 ans.
Ils seraient donc entre 670 et 1 713 victimes par an, auxquels s'ajoutent ceux qui décèdent de maladies cardio-respiratoires, dont 7% seraient directement imputables à la pollution urbaine.
Dans la fourchette haute de cette estimation, 5% des décès de 30 ans seraient attribuables à cette pollution, soit 9 513 morts, et 3% dans la fourchette basse, soit 6 453 décès.

Cette étude française s'est attachée à la pollution particulaire émise massivement par les véhicules diesel qui ne cessent d'augmenter leur part dans les nouvelles ventes . Selon l'ADEME, ce phénomène s'amplifie entraînant une inquiétante tension sur le raffinage en France : 69,2 % de ventes de véhicules diesel en 2004 contre 67,4 % en 2003 et 49 % en 2000 !
Enfin, selon le rapport, la moitié des particules ultra fines "qui viennent se loger dans nos bronches sont recrachées par les voitures et les poids lourds".

En savoir plus
Medicare Air Pollution Study (MCAPS) (en anglais)
Rapports sur l'impact de la pollution atmosphérique Urbaine de l'AFSEE
Notre dossier sur la pollution atmosphérique

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Auteur

Christophe Magdelaine - notre-planete.info (cliquer ici pour consulter les droits sur cet article)
3 commentaires sur cette actualité !
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fishman93 - seine saint denis - 25/01/2007, 18:06
Bonjour,
Je suis tombé par hasard sur ce forum, et je voudrais quand même apporter un début de réponse sur les filtres à particules. Oui les filtres à particules ont permis de diminuer les rejets polluants des véhicules diesel.... et NON, ils ne rendent pas "anodin" les rejets de ces mêmes véhicules. En effet, les filtes à particules ne peuvent que retenir les particules les plus grosses, même si les derniers filtres ont fait de gros progrès. Mais les particules les plus fines sont toujours rejetées dans l'atmosphère et se sont elles qui sont plus dangereuses pour la santé humaine puisque leur petite taille leur permet de pénétrer au plus profond de nos bronchioles .... Les constructeurs ont juste "oubliés" de préciser ce "détail". Les moteurs diesel polluent toujours et sont encore à l'origine de miliers de décés par mort prématurée.
Gaëtan, Strasbourg - 14/03/2006, 13:35
Pour qu'il y ait une réponse !!! : désolé je ne sais pas!
Raoul VIORA Monaco - 10/03/2006, 19:07
Je vais encore une fois poser la question des FILTRES à PARTICULES des moteurs diesel qui sont dits rendre anodins les rejets de ces véhicules. Cela est il certain ? les études de l'ADEME, notamment, sont elles valables ? ou bien ne s'agit il que de "communication" de la part des constructeurs français qui sont bien seuls sur cette technologie, il me semble ?
PS: mes commentaires sur les articles sur les 400.000 morts prématurés en Europe et sur les étiquettes ENERGIE allaient dans le même sens mais personne n'a donné suite.
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