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Grippe aviaire et consommation : pratiques d'hygiène recommandées

18372 lectures / 23 commentaires27 février 2006, 17 h 23

Grippe aviaire et consommation : pratiques d’hygiène recommandées
Le poulet et les autres volailles ne présentent aucun danger s’ils sont bien cuits, ont déclaré conjointement la FAO et l’OMS aux autorités nationales de sécurité des aliments. Toutefois, aucun oiseau provenant de volées atteintes de la maladie ne devrait pénétrer dans la chaîne alimentaire.

Dans les zones exemptes de flambées de grippe aviaire chez la volaille, il n’existe aucun risque d’exposition des consommateurs au virus par la manipulation ou la consommation de volaille ou de produits avicoles.

Aucun risque après une bonne cuisson
La cuisson de la volaille (poulets, canards, oies, dindes, pintades, etc) à 70 degrés Celsius minimum de façon uniforme sur tout le produit - ce qui veut dire sans laisser aucune partie crue ou rouge - est une mesure de sécurité pour tuer le virus H5N1 chez la volaille, ont déclaré la FAO et l'OMS.
Ceci garantit qu’il n’y a aucun résidu de virus actif, au cas où l’oiseau vivant ait été infecté et soit entré par erreur dans la chaîne alimentaire. Jusqu’à présent, il n’existe pas de preuve épidémiologique de la contamination d'êtres humains par le virus suite à la consommation de viande de volaille contaminée bien cuite.

La volaille
Les informations actuellement disponibles laissent entendre qu’un grand nombre de cas humains confirmés ont contracté l’infection durant l’abattage et la manipulation à domicile des oiseaux malades ou morts. La FAO et l’OMS soulignent que durant la procédure de préparation d’un oiseau vivant à des fins de consommation, c’est l’abattage qui présente le plus grand risque de transmission du virus des oiseaux infectés ou malades à l’homme.

Ce sont essentiellement les voies respiratoires et le système gastro-intestinal qui hébergent les souches de grippe aviaire, et non la chair des oiseaux infectés. Toutefois, les virus hautement pathogènes, comme la souche H5N1, se propagent à quasiment toutes les parties d’un oiseau infecté, y compris leur chair. Une cuisson à une température égale ou supérieure à 70°C dans toutes les parties du produit rendra le virus inactif.

Lorsqu’un oiseau malade est abattu, déplumé et éviscéré, le virus de cet oiseau peut se transmettre à l’homme par contact direct. Les volailles infectées sécrètent le virus dans leurs sécrétions et fèces. L'exposition peut aussi résulter de l'inhalation de poussières contenant le virus ou du contact avec des surfaces contaminées.

Dans les zones où la vente d’oiseaux vivants est courante, l’abattage, le déplumage et l’éviscération à domicile augmentent l’exposition aux parties potentiellement contaminées d’un poulet. Ces pratiques se traduisent par conséquent par un risque important d’infection dans les zones touchées par des flambées de grippe aviaire.

Il n’est pas toujours possible de distinguer les volailles infectées des oiseaux non infectés dans les zones où ont été déclarés des foyers de grippe aviaire. Certaines espèces d’oiseaux, comme les canards domestiques, peuvent être porteuses du virus sans présenter de symptômes.

Par conséquent, il faut bien connaître les mesures de prévention, notamment le port de vêtements de protection. La pratique d’abattage et de consommation d’oiseaux infectés, qu’ils soient malades ou déjà morts, doit être stoppée, mettent en garde la FAO et l’OMS. En outre, ces oiseaux ne devraient être en aucun cas utilisés pour l’alimentation animale.

Même dans les zones ou pays où des flambées de grippe aviaire sont signalées, la probabilité qu'une volaille contaminée pénètre dans une chaîne d’abattage et de transformation industrielle, finissant entre les mains d’un consommateur ou d‘un employé de restaurant, est considérée comme extrêmement faible, ont déclaré la FAO et l’OMS. De bonnes pratiques d’hygiène durant la préparation et la cuisson de la volaille à des températures égales ou supérieures à 70°C contribueront ultérieurement à l’innocuité de la viande de volaille cuite.

Une vaccination adéquate de la volaille domestique est considérée comme un instrument utile dans le cadre d’une stratégie intégrée de lutte contre le virus de grippe aviaire hautement pathogène. Elle doit être mise en œuvre conformément aux normes et procédures existantes de vaccination. Si des programmes de surveillance appropriés sont en vigueur, les volailles vaccinées peuvent entrer dans la chaîne alimentaire sans présenter de risque particulier pour le consommateur.

Les oeufs
On trouve le virus de grippe aviaire hautement pathogène à l’intérieur comme à l’extérieur (coquille) des oeufs pondus par des oiseaux infectés. Bien que les oiseaux malades cessent normalement de pondre, les oeufs pondus durant la phase précoce de la maladie pourraient renfermer des virus dans le blanc et le jaune, ainsi que sur la coquille.
Seule une cuisson appropriée inactive le virus présent à l’intérieur des œufs. En outre, la pasteurisation industrielle des produits liquides à base d'œufs provoque une inactivation efficace du virus.

Les oeufs provenant des zones touchées par des foyers de grippe aviaire ne doivent pas être consommés crus ou partiellement cuits (jaune liquide), recommandent la FAO et l’OMS. A ce jour, il n’existe pas de preuve épidémiologique de la contamination d'êtres humains par la grippe aviaire suite à la consommation d'œufs ou de produits à base d’oeufs.

Bonnes pratiques d’hygiène recommandées
  1. Aucun oiseau provenant de volées touchées par la maladie ne devrait entrer dans la chaîne alimentaire
  2. S'abstenir de consommer des morceaux de volaille, du sang ou des œufs crus dans les zones zones touchées par des flambées ou en provenant
  3. Séparer la viande crue des aliments cuits ou prêts à consommer pour éviter la contamination. Ne pas utiliser la même planche à hacher ou le même couteau. Ne pas manipuler des aliments crus, puis des aliments cuits sans se laver les mains entre temps, et ne pas remettre la viande cuite dans la même assiette ou sur la même surface qu'avant la cuisson. Ne pas utiliser d’œufs crus ou mi-cuits dans des préparations alimentaires qui ne subiront pas de traitement thermique ou de cuisson
  4. Garder les mains propres. Après avoir manipulé du poulet ou des œufs congelés ou décongelés, se laver soigneusement les mains avec du savon. Laver et désinfecter toutes les surfaces et ustensiles ayant été en contact avec la viande crue
  5. Procéder à une cuisson complète de la viande de volaille qui inactive le virus. S'assurer que la viande de volaille atteint une température de 70°C au centre du produit (“température de la braise”) ou qu'aucune partie de la viande n'est rose. Les jaunes d’œufs ne doivent être ni crémeux ni liquides.

Auteur

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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23 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Claire de St-Avold en Moselle -

Autrefois, Henri IV préconisait la poule au pot. La cuisson est certes une recette efficace. Mais faut-il des gants, des pinces et des pincettes pour manipuler la volaille avant cuisson ? Et à ce titre, en France, on est champion pour définir des zones frontalières pifométriques, franches de microbes ou de radiation ! D'où : faut-il définir un nouveau pachaging des volailles pour éviter tout risque ? Vale en latin ou bonne santé en français, à tous.

avatar FL, France -

enfin un message qui associe l'information la plus importante (mais en bas de page, alors qu'elle devrait être associé au titre)
# Séparer la viande crue des aliments cuits ou prêts à consommer pour éviter la contamination. Ne pas utiliser la même planche à hacher ou le même couteau. Ne pas manipuler des aliments crus, puis des aliments cuits sans se laver les mains entre temps, et ne pas remettre la viande cuite dans la même assiette ou sur la même surface qu'avant la cuisson. Ne pas utiliser d’œufs crus ou mi-cuits dans des préparations alimentaires qui ne subiront pas de traitement thermique ou de cuisson
# Garder les mains propres. Après avoir manipulé du poulet ou des œufs congelés ou décongelés, se laver soigneusement les mains avec du savon. Laver et désinfecter toutes les surfaces et ustensiles ayant été en contact avec la viande crue

avatar Guylaine, Lons-le-Saunier -

Dans tous les cas, le consommateur est celui qui prend le moins de risque, alors que l'éleveur et le manipulateur sur la chaine d'abattage et de préparation de la volaille prennent, eux, tous les risques, sanitaires et économiques en ce moment !!! Alors surtout, continuez à manger de la viande de volaille et autres produits dérivés !!!

avatar Eric, Paris -

Et si la volaille que l'on achète est contaminée, on va bien la toucher avant de la faire cuire...

avatar audrey cameroun -

pourrons nous avoir une photo d'un oiseau coupé etant atteint s'il vous plait

avatar MAÏTE, MÁLAGA - ESPAGNE -

LA SOLUTION RAISONNABLE EST DEVENIR VÉGÉTARIEN (MANGER AUSSI DE LA VIANDE VEGETALE)

avatar Nathalie de Gironde -

Pour ma part, devant la recrudescence des animaux de boucherie maltraités et trop souvent porteurs de maladie, je suis devenue végétarienne.
De plus, je ne crois pas à tout ce que les médias veulent nous faire croire ! Il est certain que le gouvernement ne veut pas créer une psychose, donc la vérité n'est pas au programme. Ce virus est en perpétuelle mutation, d'où l'incertitude à son sujet. Pourquoi prendre des risques inutiles ? Je déconseille à chacun de manger de la volaille, il suffit d'un premier cas d'humain mort par ingestion du H5N1 pour que l'on sache, enfin, qu'il ne fallait pas tenter le diable ! N'est-il pas préférable de boycotter les volailles, au risque que certains éleveurs se retrouvent sans ressources, plutôt que de risquer de perdre un enfant ou quelqu'un qui nous est chère, juste parce qu'on ne veut pas se prémunir des effets dévastateurs que peut engendrer ce virus ? A vous de voir...

avatar Jim, France -

Arrêter de psychoter !
Le gouvernement nous ment sûrement sur beaucoup de choses mais pas là dessus puisqu'il s'appuie sur des recherches scientifiques, tout en les dramatisant plutôt qu'il ne les dédramatise !
Nathalie si tu suis ton principe de précaution, tu ne dois pas beaucoup sortir de chez toi, ne manger aucun fruit ou légume (avec toutes les bactéries que tu peux y trouver !), vivre avec des gants, un masque, ...
Bon courage !

avatar ESSOLI BOFALA EBORICAS, Kinshasa -

Devant cedanger imminent pour notre pays qui n'a pas une structure sanitaire fiable, l'éducation des masses laborieuses s'avère une nécessité absolue afin de prévenir ce fléau de la grippe aviaire. Il faut déjà saluer l'initiative de l'UNICEF CONGO qui a mis en circulation un feuillet donnant les précautions à prendre pour se prevenir de cette grippe mortelle pour l'homme contaminé. Mais il y a une panique générale dans le rang de nos populations.

avatar Christine, Saône et Loire, France -

et que dire de la mousse au chocolat et de la mayonnaise qui contiennent de l'oeuf cru ?

avatar vincent sungo mulamba ,Kinshasa, D.R.Congo -

J'estime pour ma part qu'il faudra arrêter l'exportation des poulets de l'Europe vers mon pays, car les structures qui sont chargées de contrôle à la frontières ne sont pas efficaces. Et si ce virus se déclarait à Kinshasa, on va assister impuissant à une catastrophe humanitaire pendant que nous sommes déjà sinistrés.

avatar Robert, basse-normandie, France -

Il y a un doute à consommer "actuellement de la volaille. Le bon sens ne serait-il pas
de s'en priver passagérement,et attendre des jours plus opportuns.

avatar Guylaine, Lons-Le-Saunier -

Pour ce qui ets des oeufs crus, effectivement jje suis plus sceptique.
Pour ce qui est de la volaille que vous achetez crue, tous els conseils sont donnés dans cet article pour ne prendre aucun risque.
Par ailleurs, sachez que des volailles contaminées ne peuvent être mise en vente. L'abattage d'un élevage où des cas ont été détectés est systématique et ne se fait pas dans les abattoirs produisant de la viande consommable.
Par ailleurs, AUCUN CAS de contamination par l'alimentation n'est rapporté dans AUCUNE ETUDE SCIENTIFIQUE !!! Et il y en a un certains nombre...
Les cas de contamination humaine qui ont été décrits jusqu'à maintenant se sont produits en Asie et en Turquie, et surtout dans des conditions déplorables d'hygiène; en gros, vous courez un risque quand vous dormez avec vos poules !!!
Par ailleurs, encore une fois, ce virus est résistant dans le milieu extérieur; donc ce n'est pas parce que vous ne mangerez pas de volaille que vous ne pourrez pas être en contact avec lui !!! Le poulet que vous mangez en ce moment est plus sur que la mare à côté de laquelle vous promenez vos enfants...
Maintenant, en étant un peu moins ignorant sur le sujet, à vous de voir, mais la psychose ne mène jamais à rien quoi qu'il arrive...

avatar Nat- Le Vigan -

Alors que des centres de recherche scientifiques internationaux tirent depuis de nombreuses années la sonnette d'alarme pour prévenir contre cette épidémie et les risques de pandémie, la France semble se réveiller seulement aujourd'hui!!! Comment dans ce cas avoir confiance en elle et ne pas douter sur les risques que nous risquons de prendre en consommant des volailles. Pour ma part le souvenir de Chernobyl, de la vache folle et des hormaones de croissance sont de sordides expériences dont nous devons tirer les leçons .



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avatar Claud Belgique -

Surpopulation mondiale. Elevages concentrationnaires. La nature se fâche. Il faut que l'équilibre se rétablisse. L

avatar La Confiance -

Le problème est bien dans la Confiance, après Tchernobil et tous les intérêts financiers, qui croire ? That is the question.
Ce qui est quand même bien c'est Internet et ici ou là il ya de "vraies" informations, comme ici http://www.baudelet.net/grippe-aviaire.htm

avatar Rémy Metz(57) -

La nature se fache pour les tsunamis, les eruptions... Pour le H5N1 et le Chikungounia, c'est la MAIN de l'homme qui est responsable. Je dirai même plus, son CERVEAU qu'Hubert Reeves dit qu'il sera soit sa perte soit sa chance dans ce monde que la nature ne reconnaît plus. L'argent mènera l'homme vers son funeste destin. Les insectes nous survivront et referont leur monde sans cette bête à détruire tout ce qu'il touche qu'est l'homme.

avatar caroline drôme -

je voudrais faire quelques remarques pour répondre à certaines personnes...
tout d'abord, si vous achetez un poulet, que vous devez le manipuler avant de le faire cuire, il y a une trés infime chance pour que vous soyez contaminé (sans compter les préventions faites en amont ), puisque le virus ne se transmet à l'homme par l'intermédiaire des volailles seulement si vous avez un contact trés rapproché et plus que journalier avec elles. donc je ne comprend pas que les gens soient si méfiants. de plus, les éleveurs et toutes les personnes de la chaîne avicole en contact avec les volailles sont les premières victimes de cette psycose alors que leur risque de contamination est bien plus élevé que celui des consommateurs!!
d'autre part, j'ai appris que dans les médias, on parlait quasiment deux fois plus de la grippe aviaire que du chikungunya, alors que si on compare le nombre de victimes.....
et pour finir, la grippe aviaire a toujours existé, il n' y a pas si longtemps, un vétérinaire de l'un des pays scandinaves en est mort, les médias n'en avait pas parlé et on mangez encore du poulet...
malheureusement, les gouvernements par l'intermédiaire des médias nous manipulent, et c'est pas fini !!
j'ai l'impression de me trouver aux états unis, ou l'état nous manipule en nous éffrayant...

avatar Kasugho/Butembo R.D. Congo -

j'aime beaucoup les oiseaux et j'ai vraiment peur de la grippe aviaire.je voudais connaitre ses symptomes et son origine. Quel problème se pose aux médecins vétérinaires pour mettre au point un vaccin ?

avatar khasirikani à Kasugho/Butembo R.D. Congo -

j'aime beaucoup les oiseaux et j'ai vraiment peur de la grippe aviaire.je voudais connaitre ses symptomes et son origine. Quel problème se pose aux médecins vétérinaires pour mettre au point un vaccin ?

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