Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

Chargement du moteur de recherche...
rss
Envoyer cette page
Actualités  Jeudi 24 mai
03h05 : visites

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 8 jours pour gagner
3 tee-shirts en coton bio !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuLa perte de la biodiversité, c'est la perte de ressources essentielles pour la médecine

Sondage Mai 2012

Découvrez tous les évènements
sciences et nature près de chez vous !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéLes actualités sur votre smartphoneFlux RSS

Le lieu des éruptions volcaniques influence aussi les réactions climatiques

13301 lectures / 1 commentaire08 février 2006, 12 h 04

éruption volcaniqueL'éruption du Pinatubo le 12 juin 1991
crédit : USGS

Lorsque l'on pense aux volcans, on n’imagine généralement pas qu’ils ont la capacité de rafraîchir le temps de régions du globe. C'est pourtant ce qui s'est passé lors de l'explosion du mont Pinatubo dans les îles Philippines en 1991. Les températures du monde entier ont alors baissé de 0,5°C pendant les deux ans qui suivirent l'éruption.

Toutefois, une étude récente sur les explosions de volcans du monde entier a constaté que les éruptions qui ont lieu bien au-dessus de l'équateur ont un impact différent sur les climats de la planète que celles observées dans les tropiques.

L'étude, financée par la NASA et la Fondation nationale des sciences, a été focalisée sur l'éruption du mont Katmai le 6 juin 1912 en Alaska. Celle-ci a provoqué la baisse des températures estivales dans l'hémisphère nord. Elle a également affaibli la mousson asiatique et réchauffé l'Inde, puis refroidi l'Asie l'hiver suivant. Il a en outre été constaté une réduction de la couverture nuageuse, des précipitations moindres et des températures plus élevées pour la saison du nord de l'Inde jusqu'au golfe persique.

“L'étude de tels phénomènes nous aidera à être mieux préparés lors de la prochaine grande éruption grâce aux indices que les scientifiques auront sur le type d'évolution et de changement auxquels ils devront s'attendre”, a affirmé Luke Oman, chercheur au département des sciences environnementales de l'université de Rutger à New Brunswick (New Jersey) et principal auteur de l'étude publiée en juillet 2005 dans la revue the Journal of Geophysical Research-Atmospheres.

Les volcans ont une affluence sur les climats de la planète en raison du rejet dans l'atmosphère de tonnes de dioxyde de soufre sous forme de gaz. Ce gaz peut se transformer en aérosols sulfatés, en minuscules particules de poussière et en d'autres éléments pouvant rester dans l'atmosphère des années durant, influençant donc le temps et les climats du globe sur le court terme.

Les chercheurs ont pu étudier l'éruption volcanique du mont Katmai grâce au modèle le plus moderne de circulation générale actuel créé par ordinateur à l'Institut Goddard pour les études spatiales (GISS, qui fait partie de la NASA) de New York. Ils ont ainsi réalisé une première simulation de l'éruption, identique en tous points à l'originale, puis une seconde trois fois plus puissante afin d'analyser leurs impacts sur les climats.

Contrairement aux études précédentes sur les éruptions volcaniques dans les tropiques, celle-ci n'a pas montré l'apparition de modifications d'un des phénomènes climatiques majeurs, appelé “oscillation arctique”(AO) à la suite de l'éruption du mont Katmai.

L'AO est un phénomène climatique dans lequel intervient la circulation de vents dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour de l'Arctique à environ 55 degrés de latitude nord (à peu près la latitude à laquelle se trouve Moscou). Soit la rotation de l'air est lente et l'air froid est renvoyé vers l'équateur et les latitudes moyennes, soit celle-ci est rapide et le froid reste au nord.

Les éruptions tropicales telles que celle du mont Pinatubo sont généralement à l'origine d'aérosols qui se propagent sur toute la planète et empêchent la chaleur du soleil de traverser la couche la plus basse de l'atmosphère (la troposphère), rafraîchissant ainsi les températures des régions proches des tropiques. La différence entre les températures du nord et du sud s'en trouve réduite et l'AO s'en trouve, elle, accélérée. L'air froid reste donc au nord pendant l'hiver et une grande partie du nord-est américain connaît des conditions atmosphériques clémentes.

Mais lors de l'éruption du mont Katmai, la majorité des aérosols sont restés largement au nord, où ils n'ont pas été autant exposés à la chaleur. En conséquence, la basse stratosphère ne s'est que très peu réchauffée et l'influence sur l'oscillation arctique a été limitée.

“Non seulement cette étude offre des preuves supplémentaires que le lieu et l'intensité d'une éruption déterminent largement la réaction climatique de la planète toute entière, mais elle nous aide également à évaluer la qualité de nos modèles réalisés sur informatique”, conclut Gavin Schmidt, coauteur de l'étude au GISS.

La prochaine étude promet d'améliorer la compréhension de l'impact des grandes éruptions volcaniques sur les climats du globe dans le but d'aider à réduire les effets de celles-ci sur les populations et les ressources naturelles.

Cette étude compte également parmi ses coauteur, Alan Robock et Georgiy Stenchikov du département des sciences environnementales à l'université de Rutger ainsi que Reto Ruedy du GISS.

Source

NASA Goddard Institute for Space Studies

Auteur

Stéphanie Philippidès

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

Sur le même sujet

Actualités

Dossiers

1 commentaire

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar mel -

j'adore les volcans

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui a des visées publicitaires, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Associations     Communiqués     Agenda     Partenaires     Soutenir le site

Page mise à jour le 08/02/2006   connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.73 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, la nature et le développement durable
Plan du site  |   Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos