Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

english deutsch
Envoyer cette page
Actualités  rss  Plan du site

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 18 jours pour gagner 5 jeux !

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actuLe déclin de l'industrie nucléaire
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuPollution de l'air : plus de 2 millions de morts par an

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

Sondage Février 2012

Découvrez l'agenda du mois
> > Février 2012 < <

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéFlux RSS

Le potentiel des récifs coralliens et des mangroves est menacé

9564 lectures27 janvier 2006, 21 h 36

Le potentiel des récifs coralliens et des mangroves est menacéTortue imbriquée nageant dans un récif corallien de l'Océan Indien. Cette espèce a été décimée depuis les 100 dernières années...
crédit : Mark D. Spalding
La valeur économique et la fonction de maintien de la vie des récifs coralliens et des mangroves sont mises en relief dans un nouveau rapport du programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

Le rapport souligne le rôle essentiel que ces éléments naturels jouent, promouvant le tourisme, refoulant l'érosion côtière et servant de pépinières aux poissons, y compris ceux qui font l'objet d'un commerce (pour aquarium) qui s'élève à des millions de dollars.
Le rapport met en évidence le fait que les coraux et les mangroves absorbent 90 pour cent de la force d'impact des vagues.
Il y est également souligné que les conserver représente un petit prix à payer comparer aux coûts associés à leur destruction et à la substitution de leur rôle par des structures humaines.

Le rapport révèle que :
- Les récifs coralliens rapportent entre 100 000 et 600 000 dollars américains par kilomètre carré par an
- Afin de les préserver, il faut juste $775 par kilomètre carré par an, déduits des frais de gestion d'un parc marin.
- Les coûts d'installation de brise-lames artificiels faits de tétrapodes en béton autour de Malé, aux Maldives, s'élevaient à $10 millions par kilomètre. Ceci a été entrepris après la dégradation du récif naturel.
- En Indonésie, un hôtel dans l'ouest du Lombok a dépensé, en moyenne, $125.000 par an sur sept ans pour réhabiliter sa plage longue de 250 mètres, suite à l'érosion causée par l'exploitation du corail en mer.

Ces conclusions sont tirées de la publication intitulée In the Front Line : Shoreline Protection and other Ecosystem Services from Mangroves and Coral Reefs (En première ligne: La protection du littoral et les autres services des écosystèmes rendus par les mangroves et les récifs coralliens).
Il a été produit par le Centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE-WCMC) en collaboration avec le Réseau international d'action sur les récifs coralliens (ICRAN) et l'IUCN- l'Union mondiale pour la conservation de la nature.

L'étude montre à quel point les récifs coralliens et les mangroves sont en voie de disparition rapide. Près d'un tiers des coraux ont déjà disparu et on estime une perte de 60 pour cent d'ici 2030. Plus d'un tiers des zones de mangroves ont été détruites et leur taux de perte est supérieur à celui des forêts tropicales.

Des écosystèmes sources de revenus
Klaus Toepfer, le directeur exécutif du PNUE, a remarqué : « Jour après jour, à travers les océans et les mers du monde, la nature génère des revenus et des modes de substances pour des millions, voir des milliards de personnes ».
« La tragédie du tsunami qui a frappé l'Océan indien en décembre 2004 a mis au premier plan le débat sur les capacités de maintien de la vie des récifs et des mangroves sains. Mais ce rapport va plus loin, soulignant que leur importance économique, culturelle et sociale va au delà de tels événements extrêmes, a-t- il ajouté. »
« J'espérer que les réalités financières contenues dans cette étude transformeront radicalement l'attitude et le comportement des gouvernements, de l'industrie, des autorités locales et des individus, de sorte qu'ils apprécient davantage et conservent mieux ce capital naturel ; afin qu'ils réfléchissent à deux fois à la pollution, aux changements climatiques, au développement peu raisonable et à d'autres pratiques préjudiciables qui minent rapidement la base économique de tant de communautés côtières à travers le monde, » a dit M. Toepfer.

Le rapport est lancé à la veille de la 9ème Session extraordinaire du Conseil d'administration du PNUE/Forum ministériel mondial sur l'environnement qui se tiendra à Dubai (Emirats Arabes Unis) en début février et lors duquel les ministres de l'environnement du monde entier débattront des questions clés que sont l'énergie et le tourisme, tous deux liées, directement ou indirectement, aux services des écosystèmes comme les récifs coralliens et les mangroves.
Valorisation des récifs coralliens et des mangroves côtières

Aujourd'hui, grâce à des études novatrices telle que L'Evaluation des écosystèmes pour le millénaire publiée l'année dernière, les experts réalisent davantage la valeur des marchandises et des services que les coraux et les mangroves fournissent.
Le nouveau rapport note que l'économie des services des écosystèmes est encore à ses débuts et que les évaluations actuelles peuvent sous estimer leur juste valeur.

Il signale toutefois que les études montrent que la plupart des bénéfices tirés des récifs coralliens et des mangroves résultent de la pêche, de l'exploitation du bois pour la construction et le chauffage, du tourisme et de la protection du littoral.
Le rapport souligne également que les chiffres au niveau national varient considérablement et que les différents services offerts par ces écosystèmes peuvent avoir des valeurs nettement différentes.
Néanmoins, la valeur économique totale des récifs est estimée de $100 000 à $600 000 par kilomètre carré par an, alors que celles des mangroves s'élève à plus de $900 000 par kilomètre carré par an.

En Indonésie, on estime que les récifs, qui sont exploités essentiellement à des fins touristiques, ont une valeur de « $1 million par kilomètre carré, selon le coût de maintien des plages sablonneuses ».
« Des valeurs semblables ont été calculées pour les Caraïbes, allant de $2 000 à $1 million. Les valeurs les plus élevées ont été enregistrées dans les secteurs fortement dépendant du tourisme », note le rapport.
A Samoa américaine, les chercheurs estiment que les mangroves valent un peu plus de $100 000 par kilomètre carré, soit $50 millions par année. En Thaïlande, le chiffre est encore plus élevé : la valeur des mangroves est évaluer à $3.5 millions par kilomètre carré.

La protection des zones côtières
La capacité des récifs coralliens de protéger la côte des vagues et des tempêtes varie d'un endroit à un autre et dépend de la topographie et de la taille du récif.
Néanmoins le rapport estime qu'un récif corallien typique peut absorber 90 pour cent de la force d'impact d'une vague, protégeant ainsi le littoral et les infrastructures contre l'érosion et les dégâts.
Des études du Sri Lanka indiquent qu'un kilomètre carré de récif corallien prévient annuellement contre l'érosion de 2 000 mètres cubes du littoral.
Selon le rapport, les mangroves dispersent les vagues grâce à la résistance qu'exercent leurs racines et leurs tiges multiples. L'énergie d'une vague peut être réduite de 75 pour cent lorsqu'elle passe à travers 200 mètres de mangroves.

De la pêche jusqu'a la commercialisation des poissons d'aquarium : d'autres marchandises et services importants
La majorité des quelques 30 millions de petits pêcheurs dans le monde en voie de développement est dépendante, à différents degrés, des récifs coralliens.

Aux Philippines, par exemple, plus d'un million de petits pêcheurs dépendent directement des récifs coralliens pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Le rapport estime que la pêche dans les récifs rapporte entre $15 000 et $150 000 par kilomètre carré par an. C'est souvent le cas dans des régions du monde où de nombreuses personnes vivent avec moins de deux dollars par jour.
En Asie du sud-est, la pêche dans les récifs apporte presque $2,5 milliards annuellement et dans les Caraïbes, $310 millions par an.

En général, les poissons de récif représentent un quart de la pêche mondiale, soit une source d'alimentation pour un milliard de personnes.
Environ 1,5 à deux millions de personnes en Europe et en Amérique du Nord ont des aquariums. La grande majorité des poissons et des autres espèces marines qui alimentent ce commerce proviennent de récifs coralliens.
Le rapport estime que le Sri Lanka, par exemple, gagne un peu plus de $5.5 millions par an de telles exportations, permettant ainsi à près de 50 000 personnes de subvenir à leur besoin.
« Le fait que le commerce des poissons d'aquarium est de haute valeur mais de faible volume signifie qu'il pourrait, si bien géré, subvenir aux besoins de beaucoup plus de personnes. Un kilo de poissons d'aquarium valait presque $500 en 2002 contre $6 pour un kilo de poissons d'alimentation, » note le rapport.

Les mangroves sont également importantes pour la pêche. En moyenne, 75 pour cent des crevettes récoltées commercialement au Queensland (Australie) dépendent des mangroves.

Une forêt de mangrove de 400 kilomètres carrés à Matang (Malaisie) produit une pêche d'une valeur de $100 millions par an. Les mangroves de Matang génèrent des revenus supplémentaires en fournissant, chaque année, des produits de sylviculture d'une valeur de $10 millions.

Les organismes marins contiennent souvent des composés pharmaceutiques utiles. A ce jour, les organismes de récif ont jusqu'ici révélé un agent anticancéreux et aujourd'hui promettent de grandes avancées dans le traitement du VIH.

En 2000, les bénéfices annuels nets du tourisme de plongée dans les Caraïbes s'élevaient à un peu plus de $2 milliards, dont $625 millions rapportés directement par les activités de plongée dans les récifs.

Liens et références

Auteur

Programme des Nations Unies pour l'Environnement ; date originale : 27 janvier 2006, 21 h 36

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

Sur le même sujet

Actualités

Ajouter un commentaire !

Il n'y a aucun commentaire pour le moment, soyez le premier à réagir !

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui promeut des produits, services ou sites web, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Livres et DVD     Associations     Communiqués     Agenda     rss Flux RSS     Partenaires

Page mise à jour le 27/01/2006  56 connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.69 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre et le développement durable
Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos  |   Soutenez notre-planete.info !