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Les végétaux émettent des gaz à effet de serre

27900 lectures / 14 commentaires27 janvier 2006, 16 h 09

Les végétaux émettent des gaz à effet de serreLes forêts émettent du méthane en quantité non négligeable
Une découverte inattendue place les végétaux comme émetteurs de méthane, un puissant gaz à effet de serre...

Le méthane (CH4) est majoritairement (depuis 1990) émis par l'élevage intensif des bovins, les déjections animales, les cultures (comme le riz), la fermentation des déchets organiques, les feux de forêts, l'utilisation du bois pour le chauffage et la cuisson, l'inondation de vallées lors de la mise en eau des barrages (avec la décomposition de la biomasse noyée) et lors du transport et de l'exploitation du gaz et du pétrole (fuites de grisou dans les mines de charbon, de gaz avec les gazoducs, torchères...).
Le méthane est un gaz à effet de serre majeur dont le pouvoir de réchauffement global est 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Alors que sa proportion dans l'atmosphère a augmenté de plus de 150% depuis le début de l'ère industrielle, le méthane serait également émis directement par les végétaux, via les feuilles et les herbes sèches, ceci sans présence de bactéries.

Le méthane est connu pour être produit par des micro-organismes dans un milieu anaérobie, c'est à dire pauvre voire dépourvu d'oxygène. Or, Franck Keppler, de l’Institut Max Planck (Allemagne), et ses collègues viennent de découvrir que des débris de plantes étudiées en laboratoire, en présence d'oxygène, émettaient également du méthane, dans des quantités non négligeables.
Plusieurs expériences ont été réalisées dans un air privé de méthane ou encore en stérilisant les plantes pour être sûrs qu’il n’y avait pas de bactéries, afin de conforter leurs résultats.
De même, des tests effectués sur des plantes vivantes ont révélé que les émissions de méthane augmentaient avec la température et l’ensoleillement.

Ces résultats, encore inexplicables, bouleversent les connaissances actuelles sur le fonctionnement des végétaux et sur le cycle du méthane. Ils ne manqueront pas de stimuler les scientifiques note dans la revue Nature le néo-zélandais David Lowe, spécialiste de la chimie atmosphérique.
Dans le même temps, ils confirment la présence d’importantes concentrations de méthane observée récemment par satellite au-dessus des forêts tropicales. Et ils pourraient notamment expliquer la baisse constatée des émissions mondiales de méthane (- 20 millions de tonnes par an) constatée entre 1990 et 2000, période où plus de 12% de la forêt tropicale a disparu dans la déforestation.

Les premières estimations, fruits de l'extrapolation de ces nouveaux résultats, considèrent que le méthane émis par les végétaux serait compris entre 62 à 236 millions de tonnes par an, soit 10 à 30% de la production actuelle.

Rappelons bien évidement que les plantes ne sont pas responsables de l'augmentation récente (+ 150% depuis le début de l'ère industrielle) de la concentration en méthane dans l'atmosphère. D'une part parce que l'augmentation est corrélée avec le début des émissions industrielles et d'autre part parce qu'il y a de moins en moins de forêts sur Terre.

Par contre, les conséquences dans la prise en compte des gaz à effet de serre dans l'évolution du climat de la Terre sont importantes et il faudra dorénavant intégrer ces nouvelles données dans les simulations climatiques.
Il s'agit notamment de reconsidérer les flux naturels : les auteurs de l'étude estiment que pour chaque kilogramme de CO2 assimilé par une plante, 0,25 à 1 gramme de méthane est libéré.
Admettons qu'un gramme de CH4 soit émis, vu que le méthane a un pouvoir de réchauffement global 23 fois supérieur au CO2, on pourrait dire que pour 1000 g de Co2 séquestrés par la plante, 23 grammes d'équivalent Co2 sont émis, une valeur encore bien faible.
Ces résultats pourraient diminuer légèrement les impacts des programmes de reboisement de 1 à 4 %.

Au final, l’équipe de Franck Keppler signale que ces résultats doivent être étayés et précisés notamment en fonction des espèces, de la température, de l'humidité, de la luminosité... Celui-ci explique que "D'un point de vue scientifique, ceci est fascinant. Nous avons voulu partager cette découverte ! À ceux qui se demandent s'ils doivent commencer à abattre les arbres, je leur demande d’imaginer un monde sans aucun arbre, que nous restera-t-il à la fin ?"

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info ; date originale : 13 janvier 2006, 11 h 49 - Tous droits réservés

14 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Ulysse, Seine et MArne - 17/01/2006, 10:00

Certe cette decouverte peut remettre en cause l'effet des vegetaux sur l'effet de serre, mais bon, il reste neanmoins notre source d'O2 et de plus, leur emanation de Methane n'est pas comparable par rapport a celle de CO2 du aux activités humaine...alors ne nous servons pas de cette decouverte comme argument pour deforester encore plus...(je dis ca car ca metonnerai pas que certains le fasse)

avatar Marie-Christine, Strasbourg - 17/01/2006, 10:36

Totalement d'accord avec le commentaire d'Ulysse. Pourvu que cette info. ne serve pas à justifier une dimininution (voire pire !) des déjà trop timides actions engagées par nos politiques et industriels contre l'effet de serre dont ns sommes responsables.

avatar OGA Serge Sourou / Bénin / Parc W - 17/01/2006, 18:05

Je pense face à cette découverte qu'il devient urgent de faire une étude comparée entre la capacité de puits de nos forêts et leur degré de production de gaz à effet de serre de peur que cette découverte ne vienne servir d'argument à la déforestation incontrôlée des aires que des efforts ont permis de conserver ou de restaurer.

ossourou1@yahoo.fr

avatar Ludovic Lemaitre, Liège, Belgique - 17/01/2006, 22:16

Totalement d'accord avec les commentaires précédents. D'ailleurs j'ai relayé l'info sur mon blog via un article similaire de futura-sciences aujourd'hui. J'ai terminé par la même précision concernant la capture du CO2 et le rejet d'O2.



http://photonteam.skynetblogs.be/

avatar benoit, jonquières-vaucluse - 18/01/2006, 13:44

ce qui m'etonne le plus c'est qu'on découvre AUJOURD HUI que les végétaux vivants libèrent du méthane!!! cette connaissance me parait plutot simple à coté de tous les mecanismes + ou - complexes de fonctionnement du vivant que l'on comprend depuis longtemps!

avatar Mathias,Montpellier - 19/01/2006, 14:10

cette information va permettre a certains d'agrandir leurs poches,et je ne parle pas de celles les plus minces!!

Avant de publier cette info,j'aurais d'abord regarder a 2 fois aux consequences que cela peut amener!!

avatar Brasila/ Lyon - 22/01/2006, 23:35

"émettaient également du méthane, dans des quantités non négligeables" (sic), c'est un peu flou comme termes, ça. J'aimerais un peu de plus de précision pour que cela soit plus scientifiqueement correct. Sinon, ça sent la manipulation.

Même s'il ne faut pas se mentir sur les différentes origines de la production du méthane, il est souhaitable de savoir exactement qui (ou quoi) fait quoi et dans quelles proportions pour que nos tables de calcul soient précises et que l'on ne se trompe pas de responsables.

On ne peut pas aller boucher le cul des vaches qui produisent du méthane à la tonne, mais si on peut favoriser une nourriture naturelle et mieux adaptée, moins génératrice de méthane (on peut essayer d'innover, non ?) on sauvera peut-être notre planète et les vaches qui font nos rotis et nos fromages. déjà qu'ils parlaient de zigouiller tous les canards et autres migrateurs sous prétexte de prévention de la grippe aviaire...

on devrait peut-être éradiquer quelques imbéciles... non, pas moi !



avatar Christophe Magdelaine - 23/01/2006, 09:36

@Brasila : "le méthane émis par les végétaux serait compris entre 62 à 236 millions de tonnes par an, soit 10 à 30% de la production actuelle." C'est une fourchette mais ce n'est pas flou. Oui il faut lire jusqu'au bout, c'est vrai ;-)

avatar Abdou, Canada - 23/01/2006, 17:48

Je suis d'accord avec cette étude mais je croie qu'au-delà de cette recherche il y a nécessité de penser au bilan: capture CO2, emission CH4 et O2. Je croie ce bilan donnera la voie privilégiée au d'être radical.

avatar Adrien, Grenoble - 30/01/2006, 11:08

Je pense qu'il faut peser les avantages et inconvenients de nos forêts et ce rendre compte que les bienfaits de ces dernieres (O2) prennent le dessus sur les méfaits (CH4). Il reste toutefois interessant de se pencher sur la question d'une politique de reboisement intensif, et bien faire attention où l'on va concentrer un tel reboisement.

avatar TATARD - DINARD - 28/06/2007, 16:40

Connaissez-vous les propriétés du méthane?

Savez-vous qu'il s'oxyde tout seul au contact de l'air?

Avez-vous entendu parler du grisou et des feux follets?

Savez-vous qu'il est plus léger que l'air qui le brûle au moindre éclair ou rayon de soileil?

Alors il faut arrêter de propagervdes inepries pour faire peur aux gens

avatar François Montluçon - 03/08/2007, 22:05

Bonsoir, comment un particulier que je suis, qui broie les végétaux, qui fait du compost, pourrait envisager de faire du méthane pour l'utiliser comme carburant, et comment le stocker?????

avatar TATARD DINARD - 09/08/2007, 11:51

L’intoxication mentale mondiale





A la fin du 18° siècle et au début du 20°, circulaient des hypothèses farfelues pour expliquer l’incompréhensible. On notera :



- le fluide calorique que les lois de Joule vont anéantir mais qui restera dans les esprits littéraires pour faire croire à la pompe à chaleur aux rendements supérieurs à l’unité.

- Le mouvement perpétuel pour lequel il faudra attendre le début du 20° siècle pour voir refuser les brevets par l’Institut de la propriété industrielle.

- La génération spontanée que seul le grand Pasteur réussit à éradiquer.

- L’effet de serre provoqué par des gaz erratiques particuliers ce qui entraînait la notion de lévitation des gaz lourds par convexion, dilution et courants d’air.



De nos jours ne subsistent de ces ragots d’ignares, que la pompe à chaleur et l’effet de serre.



De ces deux là, seul l’effet de serre connaît une exploitation commerciale en devenir. Cette exploitation est concentrée sur le gaz carbonique qui nourrit nos végétaux, avant de nourrir les hommes et les animaux.



Comment gagner de l’argent avec le gaz carbonique ?



La Société l’Air Liquide, un de nos meilleurs placements boursiers dits « de père de famille », vous communiquera les cours de vente au détail du CO2 comprimé dans des bouteilles d’acier.

Le CO2, sans être rare par rapport à la demande, ne se trouve pas disponible n’importe où. On peut le récupérer, assez propre, dans les cuveries de fermentation. Moins pur, vous le trouvez sortant des sols volcaniques. Alors, direz-vous, pourquoi ne pas le prendre là où il est sensé provoquer le réchauffement climatique en vitrifiant notre atmosphère, par convexion ou dilution ?

Parce que, à raison de trois litres de CO2 pour 10000…litres d’air, ce n’est pas une mince affaire. Rendez vous compte, c’est comme s’il vous fallait trouver trois billes noires insérées dans un tas de neuf mille neuf cent quatre vingt dix sept billes blanches, du même diamètre. C’est ce qu’on appelle chercher une aiguille dans une botte de foin.



« Mais ! Monsieur ! Vous n’allez pas me faire croire qu’il n’y a que trois billes noires dans près de dix mille billes blanches pour changer le climat. Il y en aurait-il le double, soit 200% que cela ne changerait rien à la chose. Donc vous me mentez et les « scientifiques » du GIEC rectifieront vos mensonges »



« Ah bon ! Vous ne voulez pas me croire parce que vous ne voulez pas apprendre les propriétés des gaz ? »



« Non Monsieur ! Je ne vous crois pas parce que vous n’êtes pas le patron du CNRS, ni de l’ADEME. Tous les dirigeants politiques le confirment. C’est même écrit dans les journaux »



« Alors si c’est écrit dans le journaux c’est que c’est vrai. Donc, désormais, vous paierez pour récupérer un gaz que les autres vendront »



« Non Monsieur « ils » ont déjà commencé à le stocker dans la terre et ce n’est pas pour le vendre »



« Ah Bon ! Mais dites-moi : j’ai besoin de l’échelle ; Tenez bien le pinceau.



Des dérives encore plus graves : les biocarburants



« Parfaitement, les journaux le disent : la France est toujours en retard, même sur le Brésil qui roule au sucre de canne. Pardon à l’éthanol »

« Détrompez-vous cher Monsieur et un peu de patriotisme ! Que diable ! En effet, dès 1938 la France carburait à l’alcool et pas seulement dans le pinard et le pastis. Les excédents vinicoles et les marcs des vendanges étaient distillés. Ce n’était pas une mesure économique, mais politique, si on ne voulait pas voir le Sud vinicole se révolter avec violences. C’était déjà arrivé. Cet alcool était additionné à l’essence pour livrer un carburant au rabais appelé CARBURANT NATIONAL. Il était considéré, à juste titre, comme une belle saloperie. La consommation augmentait, le moteur peinait, n’avait plus de reprise, d’autant plus que les véhicules français étaient sous-puissants donc d’un très mauvais rendement, puisqu’il fallait les pousser à leurs limites. Vous voyez qu’on n’a pas attendu les Brésiliens et qu’on en a tiré une leçon qu’ils tireront plus tard à leur tour »



Ce qu’on a fait en 1938 pour nos vignerons, l’Etat moutonnier s’apprête à le refaire pour nos betteraviers, enfants gâtes du blocus continental napoléonien. On va même l’étendre à toute l’agriculture en comblant les jachères imposées par l’EUROPE de Bruxelles.



Intoxications financières



Quand les services de l’Etat prétendent chiffrer leurs projets insensés, la même démarche les conduit à truquer tous les chiffres et de refuser de comparer ce qui est comparable.

Ainsi des biocarburants dont le prix de revient hors taxes est comparé au prix de l’essence à la pompe.

Ainsi des éoliennes qui s’amortissent sur un prix du KWH supérieur aux prix du KWH payé par l’abonné à l’EDF. Ce cadeau qui leur est fait est payé par le consommateur.



Curieuse démarche de la pensée universelle. Nos « Marie Chantale » de l’écologie nous bourrent le mou avec l’appui des médias. Incapables de faire un simple calcul énergétique ou financier ils plaident pour éradiquer la « faim dans le monde » en conseillant aux affamés de produire un mauvais carburant plutôt que de la nourriture.

Il y a quelques années, la presse spécialisée dans le sensationnel, pseudo scientifique, celle qui répand les âneries de l’effet de serre, claironnait qu’on avait réussi à extraire ou synthétiser des protéines à partir du pétrole. Les mêmes plaident, maintenant, pour transformer notre nourriture en carburant. Il faut vraiment que le lecteur ait une toute petite cervelle pour ne pas s’apercevoir qu’on se « paie sa tête ».

Gille de Gennes vient de mourir. Sa grande âme n’aurait pas admis ces supercheries. Mais il n’est pas seul à refuser de suivre les papagalos de l’écologie officielle. Malheureusement, il y a tant de craintifs qu’on n’est pas à la veille de les entendre.









Les Paniquards intéressés



Qui sont-ils ?

On les appelle des « scientologues ». Façonnés à la sauce enseignante de 1968, ils ont été formés aux disciplines abâtardies par les débauches sémantiques des fameuses mathématiques modernes, censées ouvrir à tous l’accès facile aux sciences. On les appelle météorologues, climatologues, astrologues, tous adeptes des sciences divinatoires.

De leurs études, ils ont retenu des formules sans comprendre ni essayé de comprendre les sciences qu’on leur enseignait si mal.

Cela a commencé dès l’école primaire. Il suffit de comparer les vieux livres de « leçons de choses » d’avant et d’après 1968.

A ces ectoplasmes de scientifiques on a donné des chefs formés à Science Po et Normale Sup dans les disciplines littéraires rénovées à l’ENA par un vernis de droit public.

Une campagne gigantesque, mondiale, d’intoxication, a été lancée avec toute la puissance des médias. Que ce soit pour un motif charitable ou salvateur, un seul but : des crédits, du pognon. Pourtant, tout ce qui avait été découvert aux siècles précédents l’a été sans ces fameux crédits.

De CROZEMARIE à nos grands patrons du CNRS jusqu’à ce Ministre surnommé « le docker de Somalie », il n’y a pas loin. L’important n’est pas de posséder mais de disposer. Voyages, voitures, hôtels de luxe Etc.…

Oui ! Mais la recherche a besoin d’argent ? Comment utilise-t-elle cet argent ? Lisez les bilans, ceux des officines de recherche et ceux des professionnels de la charité. Recomptez ce que dépensent les fameux Chefs Chercheurs ou Présidents charitables dans le « tourisme universitaire », dans les « séminaires », « colloques » « voyages d’études ». Ces gens-là se feraient sodomiser pour un billet d’avion, une note de frais, car, ces manifestations se font de préférence dans les hauts lieux du tourisme, le plus loin possible sous les tropiques. Ou alors, on leur paie de beaux bateaux, croisières à la clé.

Déjà, la République, dans le passé, a financé ce type de tourisme scientifique « bidon ». On a encensé Charcot, médecin allergique à la médecine, yachtman refoulé, navigateur approximatif, auto proclamé Commandant, et son inutile POURQUOI-PAS, financé par le contribuable et naufragé avec lui. ESTIENNE a repris le flambeau. L’océanographie est aussi un prétexte à de bien belles croisières.

Pour entretenir la pompe à finances, rien de tel que de flanquer la panique. Quand il a la trouille, le contribuable est bien plus malléable ? Pour cela, on va chercher dans le showbiz, les HULOT, les BARNIER,…. Ils sont légion à courir après la manne électorale et ses prébendes. Sans chercher bien loin, on en trouve aussi à l’Académie des Sciences, de toutes les sciences, de tous les pays du monde.



« Pigeons de tous les pays: unissez-vous…Et payez »























avatar Mathieu, Lyon - 11/11/2008, 08:25

je suis tout à fait d'accord ;)

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