Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

english deutsch
Envoyer cette page
Actualités  rss  Plan du site

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 19 jours pour gagner 5 jeux !

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actuLe déclin de l'industrie nucléaire
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuPollution de l'air : plus de 2 millions de morts par an

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

Sondage Février 2012

Découvrez l'agenda du mois
> > Février 2012 < <

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéFlux RSS

Les clathrates, énergie du futur ou bombe à retardement climatique ?

18706 lectures / 4 commentaires12 janvier 2006, 22 h 34

Les clathratesClathrates
© by Leibniz-Institut für Meereswissenschaften
IFM-GEOMAR 2002
Les clathrates, également appelées hydrates de gaz ou de méthane renferment d’importantes quantité de méthane, une source d’énergie qui pourrait être exploitée mais qui présente également une sérieuse menace pour l’avenir climatique de notre planète.

Découverte et structure

Découverts dans les années 70 lors de forages pétroliers, les réserves de clathrates ont toujours été évitées pour des raisons de sécurité : ils sont inflammables et capables de couler un navire foreur avec l’émission de gaz qui modifient la densité de l’eau environnante.

Les clathrates sont des structures solides, stables, ressemblant à de la glace et qui en fondant libère à la fois de l’eau et du méthane qui peut s’enflammer. Ces hydrates de gaz se forment sous forte pression et à basses températures. Ils pourraient notamment avoir été engendrés par la décomposition d’une vie bactérienne enfouie sous la terre.

Une source d’énergie colossale... difficile à exploiter

Un mètre cube de clathrates peut contenir jusqu’à 165 mètres cubes de méthane, une aubaine avec la crise énergétique actuelle, d’autant plus que les réserves recensées en 2001 sont colossales : le double des réserves de gaz, de charbon et de pétrole réunis ! C'est-à-dire près de 10 000 milliards de tonnes de carbone.
Pour autant, Jacqueline Lecourtier, directeur scientifique de l'Institut français du pétrole note qu’ "Aujourd'hui encore, l'incertitude est terrible sur le montant des réserves d'hydrates de gaz".
Pour le moment, Moins d’une centaine de gisements ont été trouvés ou fortement présumés le long des marges sous-marines et dans le permafrost des régions arctiques. Dans le Golfe du Mexique, les clathrates affleurent même et couvrent le fond de la mer.

L’extraction des clathrates est dangereuse et coûteuse, mais pour la première fois, un pas technologique notable a été franchi sur le site de Mallik, dans l'extrême-nord du Canada.
En effet, un site de recherche internationale a été créé pour l'étude des hydrates de gaz naturel de l'Arctique dans le delta du Mackenzie, au nord-ouest du Canada. Les valeurs élevées de saturation des hydrates de gaz, qui dans certains cas étaient supérieures à 80 % du volume poreux, ont permis d'établir que le champ d'hydrates de gaz de Mallik est un des réservoirs ayant la plus haute concentration d'hydrates de gaz au monde.
En 2002, un consortium élargi de sept partenaires internationaux et de plus de 300 scientifiques et ingénieurs a permis le forage d'un puits d'une profondeur de 1200 m pour l'exploitation et de deux puits adjacents pour l'observation scientifique.

Mais un risque majeur pour l'aggravation de l'effet de serre

Le réchauffement climatique en cours entraîne notamment le dégel des permafrosts, ces sols normalement gelés en permanence. Ce phénomène pourrait alors libérer des quantités importantes de méthane avec la fusion des hydrates de gaz. Or le méthane est un gaz à effet de serre majeur près de 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, même si sa durée de vie dans l’atmosphère n’est que d’une dizaine d’année contre près de 125 pour le CO2. "Un déstockage massif d'hydrates de méthane pourrait dégager l'équivalent carbone de ce que dégage aujourd'hui l'usage du charbon", affirme Jean-Marc Jancovici, consultant sur les problématiques de climat et d'énergie.
Il y a 3 000 fois plus de méthane contenu dans les clathrates que dans l'atmosphère. Il s’en suivrait alors une accentuation très nette de l’effet de serre comme en témoigneraient certains événements similaires du passé de la Terre qui inquiètent les scientifiques.
En effet, il y a 55 millions d'années, l'injection d'une masse colossale de méthane dans l'océan et l'atmosphère aurait entraîné l'augmentation de la température du fond des océans d'environ 4°C en 10 000 ans, un phénomène qui se serait produit également il y a 12 500 ans...

Notons enfin que selon le climatologue Hervé le Treut, "les hydrates de méthane ne sont pas pour l'instant intégrés dans les modèles climatiques" qui nous fournissent des prévisions sur l’ampleur du réchauffement climatique. Une donnée supplémentaire qui pourrait s'avérer catastrophique si la fusion venait à se produire...

Liens

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info ; date originale : 12 janvier 2006, 22 h 34 - Tous droits réservés

Sur le même sujet

Actualités

Dossiers

4 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Usureau Nantes - 23/01/2006, 17:17

Encore un souci de plus pour notre pauvre Terre ,pourtant certains leaders ne veulent prendre aucune mesure pour diminuer l'effet de serre .Ils attendent la catastrophe annonçéede pieds fermes .

avatar JANKLAUD Maritnique 24/01/06 - 24/01/2006, 11:16

Le sous -titre "bombe à retardement" nest pas exagéré,mais les profiteurs "à tout prix " de la planète résisteront -ils au pactole ,même si la planète doit y laisser son atmosphère!?_Donc , affaire à suivre et à ébruiter

avatar JAMES CARREYRE LAVAL - 26/11/2008, 12:01

les groupes pétroliers portent dès ce siècle une écrasante responsabilité en affirmant que nos réserves de pétrole touchent bientôt à leur fin. En réalité, ils n'osent pas toucher à cette "bombe à retardement" tant que la température des fonds sous marins reste négative.



Il suffira d'un réchauffement de quelques degrés pour transformer 75 % des fonds sous marins en réservoirs de méthane difficilement maîtrisables et extrêmement dangereux à exploiter. CHICHE ???

http://antiracket.hautetfort.com

avatar Claudec La Rochelle - 19/04/2010, 18:27

Boule de feu sur le Midwest

Tout à fait le spectacle que pourrait offrir la mise à feu d'un nuage de méthane s'élevant par convection dans l'atmosphère et dérivant au dessus du continent américain, après être né ici ou là. Si l'hypothèse de la gerbe d'étincelles provoquée par l'explosion d'une météorite n'était pas incontestablement attestée par la récupération de ses débris à terre, penser à vérifier si aucun aéronef n'a disparu au moment où s'est produit le phénomène ; une telle coïncidence pouvant en indiquer l'origine, bien que de telles conditions ne soient pas indispensables ; n'importe quel autre détonateur (éclair par exemple) pouvant avoir suffi.

Il serait peut-être temps de s'intéresser de plus près aux hydrates de méthane et pour s'en convaincre, imaginons le sort de l'avion et de ses passagers qui se seraient trouvés à l'endroit et au moment où s'est produit le phénomène relevé dans le ciel du Midwest américain.

Ces nuages de méthane sont, rappelons-le, le résultat d'émanations provoquées cà et là de par le vaste monde, à partir de bouleversements occasionnels, le plus souvent insoupçonnés, de fonds marins, ou résultant d'une accumulation de gaz libéré par la fonte du permafrost (cf. coïncidence avec l'actuel réchauffement climatique). De gigantesques masses de gaz éminemment volatile et inflammable, traversent ainsi l'atmosphère pour aller participer à l'effet de serre, sauf s'il rencontre en route la moindre étincelle. Des vents de nord/nord-est au moment du phénomène seraient à prendre spécialement en considération, compte tenu de la position des terres gelées du grand nord américain, canadien et sibérien particulièrement riches en clathrates.

Pour ceux que le sujet pourrait intéresser, interroger n'importe quel moteur de recherche sur le Net en tapant "clathrates" ou "hydrates de méthane", par exemple.

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui promeut des produits, services ou sites web, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Livres et DVD     Associations     Communiqués     Agenda     rss Flux RSS     Partenaires

Page mise à jour le 12/01/2006  81 connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.69 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre et le développement durable
Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos  |   Soutenez notre-planete.info !