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Vers une hausse de 50% des émissions de CO2 d'ici à 2030
12997 lectures / 2 commentaires05 janvier 2006, 15 h 57
« L’entrée en vigueur du protocole de Kyoto en 2005 est une première étape vers la lutte contre les changements climatiques mais il y a encore beaucoup à faire pour réduire les émissions de CO2 », a affirmé Claude Mandil, directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), à la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 11) qui s'est tenu début décembre 2005.
D’après l’AIE,
les émissions mondiales de CO2 liées à la consommation d’énergie ont augmenté de 20,5% entre 1990 et 2003 avec la production d’énergie fossile et le transport en tête de ligne des sources de cette hausse. « Rien qu’en 2003, les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de près d’un milliard de tonnes», a ajouté Mandil. Au vu des politiques actuelles en matière d’énergie, l’AIE s’attend à une hausse de 50% des émissions mondiales entre 2005 et 2030. Les ministres des pays membres de l’AIE ont admis cette année qu’ils ne devaient pas se limiter uniquement à ce problème d’énergie : ils se sont engagés à réduire l’impact, en terme environnemental et de sécurité énergétique, de la dépendance aux carburants fossiles du monde entier. Les leaders du G8 ont demandé à l’AIE en juillet 2005 lors du sommet de Gleneagles (Ecosse), de mener un certain nombre de tâches ayant pour but de les conseiller sur des stratégies permettant de faire émerger une énergie future propre, intelligente et compétitive.
Le protocole de Kyoto et au-delà
Le protocole de Kyoto et ses mécanismes de flexibilité constituent un premier pas et un effort de la part de ses signataires, pour introduire une approche faiblement coûteuse et lancer ce défi particulièrement impressionnant pour les systèmes énergétiques de le planète. « La vente des droits d’émissions peut aider à mener des pays vers la conformité et créera un signal de prix pour encourager des mesures d’abattements rentables », a ajouté Mandil. Tout en améliorant l’effort de coordination internationale pour limiter les émissions, les gouvernements doivent relayer le prix international du carbone vendu vers les choix énergétiques quotidiens des entreprises et des autres usagers d’énergie. Dans sa récente publication « Act Locally, Trade Globally – Emissions Trading for Climate Policy » (Agissez localement, échangez à l’échelle planétaire – Vente de droits d’émissions pour des politiques climatiques), l’AIE analyse dans quelle mesure la vente internationale des droits d’émissions pourrait être étendue à l’aide d’options plus flexibles et ainsi encourager les participations ambitieuses.
Vers un futur doté d’une énergie plus propre
Il existe, non pas des remèdes miracles qui transformeront les perspectives énergétiques, mais plutôt des technologies qui, à elles toutes, ont un potentiel suffisant pour endiguer la croissance des émissions de CO2 tout en améliorant souvent la sécurité lors des approvisionnements en énergie. Leur aide nécessitera toutefois des politiques strictes visant à réduire les coûts, à surmonter les barrières du marché et, dans certains cas, à réduire les impacts environnementaux.
Sur le court et moyen terme, il sera essentiel d’accélérer l’amélioration de l’efficacité de l’énergie. Sur le long terme, les énergies renouvelables, la capture du dioxyde de carbone, les technologies de stockage et le nucléaire (dans l’hypothèse où celui-ci est accepté en tant qu’option de remplacement) pourront jouer un rôle clé dans la réduction de l’intensité du carbone de l’approvisionnement en énergie. Comme cela a été démontré dans la plus récente publication de l’AIE, « Prospects for Hydrogen and Fuel Cells », les technologies à base d’hydrogène et de piles à combustible ont la capacité de briser un jour le lien entre les transports et les émissions de CO2. Mais ceci impliquera des réductions significatives des coûts et que la production d’hydrogène soit basée sur des sources énergétiques sans carbone ou qu’elle intègre la capture et le stockage du CO2.
Le sommet du G8 à Gleneagles
Le G8 a demandé à l’AIE lors du sommet de Gleneagles de jouer un rôle majeur dans l’élaboration du « plan d’action du G8 sur le changement climatique, l’énergie propre et le développement durable. »
Dans cette optique, l’AIE s’est vue confiée par le G8 plusieurs activités sur les trois prochaines années, dont l’établissement de scénarios alternatifs permettant de présenter des voies possibles menant à un système énergétique plus durable. L’analyse des meilleures pratiques en matière de production et d’utilisation d’énergie dans les bâtiments, les appareils électriques, les transports terrestres et l’industrie est un autre sujet de l’agenda des activités de l’AIE tout comme la capture et le stockage du CO2. La capacité à progresser vers des technologies énergétiques plus propre et rentable est considérable dans tous les domaines. « Nous avons l’intention de montrer comment ce potentiel peut être utilisé à très faible coût grâce à des politiques appropriées et des instruments du marché », a déclaré Mandil. L’analyse remise par l’AIE comprenant le programme de travail du G8, procurera aux responsables politiques en matière d’énergie et de climat, d’importantes données et perspectives lorsqu’ils commenceront à réfléchir au futur au delà de Kyoto.
Source
Agence Internationale de l'EnergieAuteur
Stéphanie Philippidès ; date originale : 05 janvier 2006, 15 h 57
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
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Dossiers
Christian, Nancy - 03/08/2007, 22:22
La crise énergétique est un faux problème.
Une intense source d’énergie est donc présente partout et en tout lieu : l’énergie libre.
Les lobbies pétrolier et nucléaire entravent le développement de cette nouvelle énergie.
Le second principe de la thermodynamique interdit à tout système de transformation d'énergie de dépasser un rendement de 100%. Dès lors, une machine ne peut produire plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Pourtant, les machines à énergie libre existent et fonctionnent.
QueLqun QuelQuepaRt - 24/05/2008, 08:21
Je trouve que les idéée que le gouvernement preine ne sont pas vraiment sencer il devrais sintereser unpeut pluce aux multinational ;o)