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Le point sur la place et l'évolution des sacs plastiques en France

11988 lectures / 6 commentaires03/01/2006, 19:01 - mise à jour : 04/01/2006, 23:32
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Le point sur la place et l'évolution des sacs plastiques en France
Sans aucun doute il n’est pas facile de discuter avec objectivité des problèmes posés par les emballages et notamment par les sacs plastiques. Il faut un minimum de recherche et de recul pour essayer de traiter un sujet mobilisateur mais confus. C’est ce que, non sans prendre quelques risques, nous allons tenter de faire.

1. Place des plastiques

1.1.Evolution historique
Une des raisons probables qui conduisent à des attitudes non rationnelles dès que l’on parle des plastiques tient sans doute à leur histoire relativement récente. En fait les personnes de plus de soixante ans ont réellement « vu » le plastique prendre une place de plus en plus importante et visible entre leur adolescence et aujourd’hui. Leurs enfants, en pleine force de l’âge, vivent encore bien souvent en ayant en tête les jugements contrastés mais le plus souvent négatifs de leurs parents.
De fait la production française, par exemple, est passée de moins de 500 000 tonnes en 1960 à 6,5 millions de tonnes aujourd’hui. Entre 1970 et l’an 2000, l’acier a vu sa production augmenter de 40%, l’aluminium a vu la sienne augmenter de 140% et les plastiques la leur de 400%. La densité des plastiques tourne autour de 1 000 kg/m3 au lieu de 2 700 kg/m3 pour l’aluminium et 7 800 kg/m3 pour l’acier. De plus, les propriétés thermiques des plastiques obligent à concevoir des objets de faible épaisseur, ce qui pour une même masse augmente donc leur surface! Pour ces deux raisons, pour une masse donnée, la visibilité des plastiques est plus importante que celle des autres matériaux. Pour beaucoup de personnes, dont des journalistes, les plastiques « prolifèrent », nous « envahissent »… On reconnaît là le langage employé vis-à-vis d’ennemis ou d’animaux nuisibles. Nous sommes en plein registre émotionnel avec ce que cela suppose d’approximations et de mauvaise foi.

1.2.Plastiques et pétrole
Pour certains, les choses ne s’arrangent pas puisque les plastiques sont issus du pétrole et que leur synthèse se fait dans le cadre de l’industrie pétrochimique. Le pétrole est sans aucun doute une ressource non-renouvelable.
Mais le pétrole utilisé pour la synthèse des plastiques ne représente que 4% du pétrole extrait.
Pour notre civilisation, résoudre le problème du pétrole ne saurait donc passer par la « suppression » des plastiques alors que près de 90% de cette ressource sert de carburant, soit pour les transports, soit pour la production d’énergie.
Par ailleurs, les plastiques peuvent être synthétisés à partir d’autres ressources comme le charbon (mais cela aggraverait plutôt les problèmes de pollution) ou le gaz naturel. Le PVC comporte 57 % de sa masse issue du sel marin. Plusieurs plastiques sont issus de matières végétales ou minérales très répandues et d’autres pourraient être développées si cela était nécessaire. Il n’est d’ailleurs pas impossible que devant la raréfaction du pétrole, on ne soit conduit à garder celui-ci pour des applications consistant à fabriquer des objets à longue durée de vie et de grande utilité au lieu de le brûler purement et simplement.

1.3.Répartition des usages
Les plastiques les plus visibles sont ceux qui sont utilisés pour l’emballage. De plus il s’agit d’objets à vie plutôt courte, ce qui aggrave leur bilan environnemental. En fait la part des plastiques consacrés à l’emballage est certes importante (38 %), mais en constante diminution. Les autres usages importants sont le BTP (24 %) et les transports (13%). Dans les deux cas, leurs qualités d’isolation acoustique et thermique, leur faible densité contribuent à améliorer le bilan énergétique et/ou environnemental des applications qui les utilisent. Les autres applications sont l’électricité-électronique où ils sont irremplaçables, les sports et loisirs et le médical pour un faible tonnage mais pour des applications incontournables.

2. Les sacs plastiques

2.1.Quelle masse ?
Le changement de politique des acteurs de la grande distribution et le vote de la récente loi en France ont mis l’accent sur les sacs plastiques. La manière dont ces sacs étaient distribués aux caisses pouvait en effet très souvent apparaître comme un gâchis que rien ne justifiait.
Plutôt qu’une distribution plus parcimonieuse de ces sacs, la grande distribution a préféré arrêter de les distribuer en profitant de la prise de conscience écologique récente d’un grand nombre de consommateurs tout en proposant des sacs réutilisables qu’il faut en général acheter. Les bilans écologiques sont assez clairs. Ils montrent que l’utilisation répétée au moins quatre fois d’un sac plastique est la meilleure solution. Meilleure bien sûr que l’emploi de sacs plastiques mono-usage mais aussi des sacs-papier et autres solutions testées.
On peut quand même se demander si, d’un point de vue écologique, tout le « battage» fait autour des sacs de caisse est justifié.
Ils représentent, en France, environ 70 000 tonnes par an. Ces chiffres sont toujours impressionnants si on ne les compare pas à d’autres qui peuvent leur donner un sens. La consommation française de matières plastiques tourne autour de 6 500 000 tonnes par an. Les sacs représentent donc environ 1,1% des plastiques et 2,9 % des emballages. Ils représentent aussi, pour la France entière, la consommation de carburant automobile d’une ville moyenne de 80 000 habitants. À chacun d’apprécier ! Les plus indulgents pourraient parler de gadgets. Les plus irrévérencieux pourraient parler de manipulation. Il semble en effet à la mode d’interpeller les citoyens sur des comportements anti-écologiques évidents mais marginaux alors que dans le même temps les vrais grands problèmes restent sans solution.

2.2. Quels usages ?
Dans notre civilisation audio-visuelle, l’écologie est souvent une question d’image. Or les pesticides dans notre assiette ou les microparticules des véhicules diesel sont difficiles à exploiter bien que leur incidence sur notre santé ne soit plus à démontrer. De plus ces usages polluants remettent en cause très profondément les ressorts de notre économie et de notre manière de vivre. Il est par contre facile, et en mécontentant moins d’annonceurs ou de responsables, de montrer des bouteilles de plastiques flottant sur un étang (les autres bouteilles ayant coulé sont invisibles !) ou les images de sacs plastiques accrochés dans des clôtures en général prises près d’une décharge ne respectant pas la loi dans un pays où les vents sont violents (donc en général près de Marseille !). On parle de pollution visuelle comme s’il s’agissait de quelque chose d’équivalent à la pollution chimique ou à l’émission de gaz à effet de serre, ce qui est contestable et peut-être dangereux. Pourtant la plupart de nos concitoyens font un usage plus raisonnable des emballages plastiques ; les sacs sont très souvent réutilisés pour divers usages ménagers et à la fin servent à emballer les ordures. S’ils se raréfient, le consommateur devra augmenter ses achats de sacs-poubelle et autres. Si on voit bien l’intérêt que cela peut présenter pour certains, on voit mal ce que la nature y gagnera.

3. Les plastiques « dégradables »

L’autre solution qui paraît à beaucoup « évidente » est l’emploi de plastiques « biodégradables ». Et pourtant, une fois encore, on ne saurait malheureusement se fier à un sentiment mal étayé par l’analyse et le raisonnement. Rappelons que, malgré un effort de recherche très important dans le domaine, les plastiques dégradables ne peuvent encore être employés dans un grand nombre d’applications d’emballage. Par ailleurs, le sens même de dégradable doit être précisé.

3.1.Dégradables ou dispersibles
En effet, on a vu apparaître sur le marché deux types de produits se disant dégradables mais de nature assez différente. Les uns sont réalisés en polyéthylène, c’est-à-dire à partir de pétrole, auquel on a rajouté des additifs favorisant la dégradation en particulier sous l’action de la lumière. On ne saurait parler de biodégradation et le résultat est la formation de particules plus ou moins grosses qui sont alors dispersées dans les milieux naturels. Même si ce sont des particules de polymères, donc de substances généralement peu réactives, il n’est pas possible de savoir si leur dispersion incontrôlée ne présentera pas à terme des problèmes pour la santé et l’environnement. Par ailleurs, les additifs utilisés pour favoriser la dégradation peuvent eux aussi poser des problèmes. Pour éviter toute méprise il conviendrait donc d’appeler ces matériaux dispersibles plutôt que dégradables.

La véritable biodégradation suppose la transformation rapide (90% en moins de six mois) de la matière en eau et gaz carbonique (à la rigueur en méthane en milieu anaérobie). Si, de plus, la matière est obtenue à partir de végétaux, le gaz carbonique relargué lors de la décomposition est celui qui avait été préalablement absorbé par les plantes et ne contribue donc pas à l’effet de serre. Voilà donc, à première vue, une famille de matériaux très intéressants.

3.2.Dégradables et énergies fossiles
C’est aussi une possibilité nouvelle de culture industrielle dont sont friands les grands agriculteurs de ce pays. Il est à noter que la loi sur l’emballage plastique, réduite par le Sénat à une loi sur les films et sacs plastiques, a été étudiée dans le cadre du budget de l’agriculture et non de celui de l’environnement, ce qui me semble significatif.

Et c’est là que le bât blesse. En effet, il est clair que ces cultures ne pourront être mises en œuvre qu’à grands renforts de consommation pétrolière- il faut bien faire fonctionner tracteurs et machines agricoles diverses- et de traitements phytosanitaires. De plus dans certains cas, il faut faire appel à des OGM. Ensuite, il faut extraire les monomères ou les polymères des plantes ce qui ne se fera pas sans une nouvelle et non-négligeable consommation d’énergie, largement d'origine fossile.

On peut aussi se demander si l’occupation grandissante de terres cultivables pour fabriquer des produits industriels se justifie quand les ressources alimentaires continuent à manquer pour une large part de la population mondiale.

L’étude des bilans énergétiques montre des résultats différents suivant les matières biodégradables proposées. Le bénéfice est faible pour le PLA (acide polylactique) et souvent nul ou négatif pour d’autres matières.

On ne peut guère donc s’appuyer sur le bénéfice vis-à-vis de l’effet de serre pour préconiser des plastiques biodégradables.

3.3.Avantages et inconvénients
L’autre argument concerne la possibilité de composter ces plastiques avec les déchets alimentaires. Le compostage est sans doute une bonne solution pour traiter les déchets fermentescibles. Pourtant cette solution, en dehors des cas où l’on peut proposer un compostage à domicile pour un usage sur place au jardin, ne semble pas décoller. Même si on observait une progression dans les années à venir, la généralisation du compostage n’est pas pour demain tant il reste de difficultés techniques et réglementaires à surmonter. L’argument du compostage reste très faible pour justifier les plastiques biodégradables.

D’ailleurs, il existe un autre matériau, utilisé lui aussi en grande partie pour l’emballage, tout à fait biodégradable, c’est le papier–carton. Or, que constate-t-on ? C’est de fait un matériau qui fait l’objet de collectes sélectives et qui est largement recyclé. Faudra-t-il recycler les plastiques biodégradables et alors quel sera l’avantage par rapport aux plastiques traditionnels ? Au contraire, en cas de recyclage, l’apparition de nouveaux matériaux ne peut que compliquer le tri et diminuer l’efficacité du recyclage. C’est déjà le grand nombre de plastiques incompatibles qui est le principal frein à leur recyclage et qui fait que le taux des plastiques recyclés est inférieur à celui du papier ou des métaux. Le développement de plastiques biodégradables ne favorisera pas le recyclage. Si de plus, les gens sont mal informés et s’imaginent que puisqu’ils sont biodégradables on peut les abandonner dans la nature sans soucis, on aura fait un grand pas…en arrière.

Cependant, des applications spécifiques pourraient justifier l’emploi des biodégradables si un éco-bilan montrait que c’était la meilleure solution. Cette démarche serait alors tout à fait raisonnable.

4. Des pistes pour des solutions écologiques…

4.1.Diminuer notre consommation
L’évolution de notre style de vie depuis la révolution industrielle et tout spécialement depuis la dernière guerre mondiale nous a conduit à consommer différemment. Ce sont principalement les consommations énergétiques et de matériaux qui ont largement progressé.

Les pays pauvres et encore plus ceux qui sont en phase de transition sont naturellement poussés à nous imiter. Le développement qui en résulte n’est probablement pas soutenable à long terme par notre planète. On estime le plus souvent que le niveau de vie en France suppose, si on le généralise, plus de quatre planètes comme la nôtre. Le style de vie américain conduirait plutôt au chiffre de sept planètes…

Pour beaucoup de ceux qui réfléchissent à ces problèmes, ce n’est pas de croissance dont nous avons besoin, mais de décroissance. Quelle que soit notre position philosophique sur cette question, on doit bien reconnaître que les politiques relayant un tel projet sont pour le moment loin d’être opérationnelles.

Dans le même esprit, l’idée de réduction des déchets, toujours proclamée, reçoit l’approbation de tous sans qu’aucune mesure concrète, dépassant le niveau des symboles, ne soit mise en place.

4.2.Améliorer le recyclage
Puisqu’il y a des déchets, il faut les traiter. Une étude énergétique montre que la meilleure solution pour l’environnement est théoriquement le recyclage matière. S’il est impossible ou trop coûteux, le recours aux solutions de recyclage chimique et à l’incinération avec récupération d’une partie (assez peu malheureusement) de l’énergie accumulée dans les objets devient nécessaire. La mise en décharge, en mélange avec toutes sortes d’autres déchets et l’incinération sans récupération d’énergie sont, bien entendu, de mauvaises solutions.
Pour les plastiques, le recyclage est techniquement possible mais relativement complexe, donc coûteux. Du coup, on recycle surtout les bouteilles d’eau minérales et l’on ne traite guère les déchets de petite taille, le plus souvent souillés. Le taux de recyclage atteint environ 15 % si on ne tient pas compte des déchets de fabrication qui sont généralement bien recyclés en interne. La Commission Européenne propose un objectif de 22,5% qui sera très probablement respecté, mais que l’on peut trouver peu exigeant.

4.3.Ecoconception et écoconsommation
Peu à peu, et probablement un peu trop lentement, de nombreuses entreprises établissent des éco-bilans et développent des stratégies d’écoconception des objets qu’elles fabriquent. Cela leur permet d’améliorer leur image de marque et aussi bien souvent de réaliser des économies. On aurait tort de s’en formaliser, si les décisions prises permettent réellement de diminuer l’impact sur la nature.

Les consommateurs se sentent souvent impuissants. Pourtant la moitié des nouveaux produits mis sur le marché sont abandonnés au bout d’un an, faute d’avoir trouvé un public pour les acheter. Les consommateurs, s’ils s’organisaient, pourraient donc avoir un gros impact sur les évolutions futures.

5. Conclusion

Rien n’est simple, les matières miraculeuses n’existent pas et les solutions « y a qu’à » ne sont guère opérationnelles. Seule une meilleure prise de conscience, appuyée sur une information et même une formation sérieuses suivies d’actions concertées, pourrait probablement changer la donne.
auteur : Claude Duval, auteur de l'ouvrage Matières plastiques et environnement

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6 commentaires sur cette actualité !

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G Fabre Toulouse - 07/06/2008, 22:59
Bizarre, tout le monde semble foncer tout schuss dans l'écologisme primaire et de à la mode et personne n'a relevé la critique que fait l'auteur sur cette mesure...

Cette mesure s'apparente en effet aux rengaines "Eteignez vos veilles" (à comparer à ce que consomme un radiateur électrique) ou "Ne laissez pas couler votre robinet en vous brossant les dents" (à comparer avec une chasse d'eau à chaque pipi). De zolis symboles mais dans la réalité des gouttes d'eau dans un océan.

L'auteur précise bien que (contrairement aux emballages) les sacs reservent très souvent comme sacs poubelles !

La pollution est avant tout visuelle (horrrrrribles sacs dans les arbres comme sur l'illustration de cet article) et, gros veaux que nous sommes, nous préférons conclure sur une image choquante qu'en suivant une réflexion critique.

Seulement, les chiffres parlent et rappellent qu'un sac, c'est très fin et ca contient pas mal de choses...

Une phrase de l'auteur me reste en tête :

" Les plus indulgents pourraient parler de GADGETS. Les plus irrévérencieux pourraient parler de MANIPULATION."

Pour cet expert, c'est au mieux, cette mesure est AU MIEUX un "gadget".

Je suis un irrévérencieux a priori.

Alors, je pose la question : à qui cette mesure profite ...

Aux hypers ?

A nous donner bonne conscience ?

A nous préparer à pleins d'autres interdictions bien plus efficaces ? (je n'y crois pas 1 sec mais ose faire l'hypothèse)

ou alors à nous détourner des vrais problèmes sur l'utilisation du plastique ?

Je trouve quand même étrange de culpabiliser une fois de plus les consommateurs avant de s'attaquer aux industriels.

D'accord, la "source", c'est nous. Mais nous sommes aussi des manipulés de la conso par ces industriels (connaissez-vous le nb de pubs que nous voyons par jour ? ; tiens, j'en ai une à côté de la case de remplissage de ce commentaire).

Cessons de nous réjouir à chaque fois que l'on nous brandit des mesures qui se ramène dans les faits à pisser dans un violon.

mireillecabille 64140 billère - 27/09/2007, 12:19
Il est temps que on se préoccupe des sacs plastiques pour les remplacer par des "comportements" responsables style ne pas oublier de prendre les grands sacs en descendant de voiture sur le parking des hypermarchés. Ca serait bien qu'on en arrive à faire gaffe à ce qu'on ingère et plus... Chalom
P Michon - 03/04/2006, 09:48
Att Mr Duval
bonjour j'ai lu votre livre il y a quelques mois , tout a fait intéressant et je suis d'accord avec vous sur de nombreux points .
Concernant les plastiques degradables appelés oxo-biodégradables il est incomplet de les appeler dispersibles car aprés oxydation par les UV ou la chaleur le poids moléculaire est réduit a un niveau trés bas (5000 daltons environ) qui fait que la matiere devient hydrophile ,et assimilable par le microorganismes . La quantité de co2 emise est inférieure a celle émise par un produit a base de resources vegétales sur la meme période ce qui fait que ces produit ne sont considérés comme biodégradable par la norme (EN 13432) Un feuille d'arbre ne l'est pas non plus !!!!
Le comportement des oxo -biodégradables est meilleur que celui des hydro dégradables pour l'environnement et pour la constitution de la biomasse . Il est en effet préférable de stocker le co2 dans le sol que de tout disperser dans l'atmosphére en 90 ou 100 jours .
Tout ces éléments d'affirmation sont disponibles et validés par des études

dans tout les cas l'education est le moteur de l'amélioration des comportements .malheureusement certains sont plus difficiles a éduquer que d'autre alors il faut trouver des solutions
mon contact :www.symphonyplastics.fr ou degradable.net
a votre disposition
cordialement
philippe Michon
Alain Viguier - 16/01/2006, 17:17
Durant quelques semaines, l'hyper où je me sers ( Géant Casino) a remplacé les sacs offerts à satiété par des modèles payants remplaçables gratuitement après usure. C'était une mesure qui allait dans le bon sens, mais...qui n'apas duré! Sans doute parce que des consommateurs ont protesté. Eduquer et convaincre sans relâche, il n'y a que ça. Sans une prise de conscience généralisée de l'avantage qu'on aurait à utiliser panniers, filets, coufins et cabas, des ustensiles qui ont fait leurs preuves à une époque où le gaspillage était prohibé, il ne faut rien attendre de nouveau sur la planète.
Duval Claude - 16/01/2006, 11:25
Je me suis fait mal comprendre si M. Lafaix s'imagine que l'on va "supprimer" les sacs palstiques. Au mieux on va les remplacer et là il convient d'être très attentif au mode de remplacement dont les conséquences écologiques peuvent être très négatives. Et 70 000 tonnes c'est ce qu'on pourrait économiser en une journée en améliorant un peu les moteurs automobiles... Se gargariser de chiffres n'apporte rien si on ne connaît pas l'unité de mesure !
Pierre Lafaix vice président Allier-Nature - 05/01/2006, 18:44
70 000 tonnes en moins c'est toujours bon à prendre pour le milieu naturel,les endroits où l'on ne trouve pas des sacs plastiques sont de plus en plus rares et ils sont là pour plusieurs siécles.Faire ses courses avec un cabas c'est positif pour la nature !
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