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La vie, un processus courant dans l'Univers ?
11688 lectures / 3 commentaires22 décembre 2005, 14 h 59

Vue d'artiste du système abritant l'étoile IRS 46
crédit : NASA/JPL-Caltech
La récente découverte de composés de base nécessaires pour construire les molécules et les protéines organiques entrant dans la composition de l'ADN et l'ARN tend à montrer que la vie serait un processus courant dans l'Univers. Ces composés ont été vus à l'intérieur d'un disque de formation planétaire. Il s'agit de molécules d'acétylène (C2H2) et de cyanure d'hydrogène (HCN).
Pour cela, les scientifiques ont utilisé l'observatoire W.M. Keck et le télescope spatial Spitzer pour observer le disque de poussière et de gaz entourant la jeune étoile IRS 46, située dans la Voie Lactée à quelque 375 années-lumière de la Terre. Les régions de ce disque riches en composés organiques se situeraient à plus de 10 unités astronomique de l'étoile parent, une distance similaire à celle qui sépare Saturne du Soleil.
Les deux composés organiques découverts sont également très présents dans le Système Solaire. On en trouve dans l'atmosphère des planètes géantes, sur les comètes ou encore dans l'atmosphère de Titan. Les scientifiques ont également vu du dioxyde de carbone, élément très répandu dans les atmosphères terrestre, vénusienne et martienne. Mais les scientifiques s'interrogent toujours sur l'origine de leur apparition et les processus d'enrichissement des planètes avec ces éléments.
Ces observations corroborent l'idée selon laquelle la Terre aurait été enrichie en éléments chimiques par des comètes tombées en grand nombre lors du Grand Bombardement, une période qui a duré plus de 700 millions d'années après la formation du Soleil et où 14 millions d'objets ont percuté la Terre et l'ont enrichi en différents matériaux. Dans le cas du disque proto-planétaire de l'étoile IRS 64, la région riche en éléments chimiques peut former des comètes ou des planétésimaux qui enrichissaient les planètes en formation autour de cette étoile.
Cette découverte sans précédent ouvre une nouvelle fenêtre sur la recherche de la vie ailleurs que dans le Système Solaire. Surtout, elle met en évidence la capacité des scientifiques à déterminer plus précisément la composition chimie des disques proto planétaires situés à quelques centaine d'années-lumière de la Terre les plus favorables à l'apparition de la vie.
Les deux télescopes américains de 9,82 m placés au sommet du Mauna Kea, à 4150 m d'altitude, sur la grande île de Hawaii, observent l'Univers depuis 1996 tant dans le visible que dans le proche infrarouge. Il s'agit des plus grands télescopes fonctionnant dans l'infrarouge au monde et sont un équipés d'un système d'optique adaptative qui corrige en temps réel la turbulence causée par l'atmosphère terrestre. Les miroirs sont composés de 36 segments hexagonaux. Chacun des télescopes est équipé d'une monture azimutale pilotée par ordinateur. Les deux coupoles sont séparées de 85 m : cela autorise leur utilisation en mode interférométrique.
Le télescope spatial Spitzer a été placé sur orbite le 25 août 2003 par une fusée Delta II de Boeing depuis la base américaine de Cap Canaveral (Centre spatial Kennedy). D'une durée de vie opérationnelle d'au moins 2 ans et demi, susceptible d'être portée à 5, Spitzer complète la gamme des grands télescopes spatiaux de la NASA que sont Hubble, Chandra et Compton (désorbité en 2000).
Depuis son orbite héliocentrique, dos au Soleil, il étudiera notamment la formation des étoiles et des planètes. Il observera l'Univers comme il était il y a des milliards d'années et devrait aider les scientifiques à déterminer la façon et le moment dont les premiers objets se sont formés, ainsi que leur composition.
Il sera également capable de découvrir des objets jamais observés auparavant car occultés par la poussière interstellaire comme les étoiles et les galaxies les plus lointaines et observera les objets les plus froids du Système Solaire (planètes externes, astéroïdes et autres petits corps) et les disques de poussière présents autour de jeunes étoiles (disque proto-planétaire).
Le télescope est doté d'un miroir de 85 centimètres et de trois instruments à refroidissement cryogénique : une caméra fonctionnant dans le proche et moyen l'infrarouge, un spectrographe permettant d'analyser l'ensemble des longueurs d'ondes de l'infrarouge et un photomètre pour la collecte d'informations sur la gamme d'infrarouge lointain.
Auteur
FlashespaceLes opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
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LEVIS , ANGERS -
Tous les prophetes de la mondialisation , dont l univeresalité de la vie , oublie simplement un petit détail. Avez vous calculé la probabilité de l appartion de la vie , du moins celle que l on connait sur terre et la seule a ma connaissance ??
he bien ! une chance sur plusieurs milliards , moins qu au LOTO ....
Et quand bien meme si une forme de vie évoluée existe ailleurs nous ne pourrons jamais communiquer , dixit EINSTEIN et la vitesse de la lumière qui est limitée.
ouafer, canada -
Oups, lolllll, encore du darwinisme dans l'espace lolllllll, tot ou tard on finira par dire qu'il ya un createur et un seul createur c'est dieu, avec cette science on y parviendera.
aziz morocco 11/07/09 -
la derniere decouverte montre qu'ilya 11 planettes au lieu de 9 dans notre systeme solaire