Une étude menée par des physiciens américains sur les effets climatiques
d'El Niño et de La Niña suggère que ces phénomènes ne seraient que des fluctuations de court terme à l'intérieur d'un phénomène "super-Niño" plus long. El Niño et La Niña sont des périodes chaudes et froides alternantes, chacune d'une durée de 6 mois environ, dans l'atmosphère et l'océan du Pacifique. Ces effets sont mesurés par une anomalie de température à la surface de la mer : l'écart de température d'une certaine région de l'océan Pacifique par rapport à sa température moyenne. El Niño et La Niña sont ainsi définis comme une différence de plus de 0.4 degrés centigrades durant 5 mois au moins. La différence de pression atmosphérique entre certains endroits du Pacifique, est aussi étroitement liée à ces deux phénomènes.
David Douglass et ses collègues de l'University of Rochester et David Clader de la State University of New York (Geneseo), ont montré que les données climatiques collectées sur El Niño et La Niña (anomalie de température et différences de pression atmosphérique) depuis 1967 suivent un cycle de 15 ans environ, consistant en un sommet élevé et deux plus petits successifs. Douglass et ses collègues physiciens ont réalisé que cela s'apparentait étroitement à la fonction dénommée Landau-Lifshitz, équation décrivant certains systèmes résonnants en physique. La fonction Landau-Lifshitz permet de prédire un grand nombre de traits caractéristiques du phénomène super-Niño détectés dans les données climatiques. Les physiciens pensent que leur découverte sera utile aux climatologues afin de déterminer les mécanismes géophysiques qui sous-tendent les oscillations, El Niño et La Niña, et de prédire ces deux phénomènes.
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