Lundi 28 novembre, s'ouvre à Montréal la 11ème Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP11). L'urgence de renforcer la lutte contre le réchauffement global n'a jamais été aussi évidente. Les premières conséquences du réchauffement de la planète sont visibles, comme le démontre
l'étude scientifique récemment publiée par Greenpeace sur les impacts climatiques en France. Les "témoins du climat" venus de toute l'Europe parler devant le Commissaire européen à l'environnement, à l'invitation du WWF, ont été dans le même sens.
Les études scientifiques sont formelles : un réchauffement modéré en deçà de 2°C serait encore dans la limite du “supportable” ; au-delà, les conséquences sur les écosystèmes et les sociétés humaines seront dévastatrices. La lutte contre le réchauffement climatique à un coût, certes, mais nous savons maintenant que le prix de l'inaction sera exponentiellement plus élevé !, explique Laetitia De Marez, chargée de campagne climat pour Greenpeace France.
Cette conférence doit lancer de nouvelles négociations pour renforcer le Protocole de Kyoto après sa première période d'engagements qui s'achève en 2012. Les scientifiques s'accordent à dire que les 5,2% de réduction des émissions prévues à cette date sont dérisoires par rapport à l'ampleur de l'effort qui reste à faire. Il est indispensable que les Etats s'engagent à débuter ces négociations selon un processus clair et équitable, avec 2008 comme date butoir. Les pays industrialisés doivent s'engager sur des objectifs de réduction nettement plus ambitieux et s'acquitter de leur dette envers les pays en développement, notamment via le transfert de technologies et les aides à l'adaptation, précise Morgane Créach du Réseau Action Climat France (1). Dominique de Villepin a récemment soutenu la définition de nouveaux engagements pour les pays industrialisés ; les associations du RAC-F attendent donc une position constructive de la France à Montréal.
Préparer la lutte contre le changement climatique au-delà de 2012 est également vital pour les milieux économiques : ceux-ci ont besoin d'une visibilité à plus long terme pour réaliser des investissements dans les technologies propres. Les entreprises et investisseurs détestent l'incertitude ; il faut un signal clair que l'émission de CO2 continuera à représenter un coût financier de plus en plus élevé, par le biais des mécanismes du Protocole de Kyoto, explique Edouard Toulouse du WWF-France.
La conférence de Montréal sera aussi l'occasion de mettre définitivement en place un système crédible de contrôle et de sanction des engagements des Etats. Sur ce point, nous demandons une adoption en l'état des textes déjà négociés à Marrakech en 2002, explique Benoit Faraco du RAC-F.
Note
Le Réseau Action Climat-France est un réseau d’associations qui comprend : Agir pour l’environnement, les Amis de la terre, le CLER, la FNAUT, FNE, la FUBicy, Greenpeace, HELIO International, la LPO, le Réseau sortir du Nucléaire, WWF et 4-
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Bulletin de suivi des négociations par le Réseau Action Climat-France
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16/02/2006
Premier anniversaire du protocole de KyotoAuteur
Greenpeace