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Les conséquences de la hausse du prix du baril, vues du Nord
20367 lectures / 4 commentaires28 septembre 2005, 09 h 35

les 4x4 chers à nos concitoyens...
crédit : notre-planete.info
Ce qui est rare est cher, alors pourquoi la presse s’affole t-elle pour un phénomène, somme toute normal ? Nos responsables économiques et politiques continuent d’agir comme si l’or noir était inépuisable, alors que les réserves se tarissent et que la consommation ne cesse d’augmenter.Le pétrole à 70 $ le baril !
Ce n’est un secret pour personne : nous consommons beaucoup trop d’énergie, très au delà du raisonnable et même, du nécessaire.
C’est ainsi que nos émissions de CO2 ont augmenté de 60% depuis 1970 et poursuivent leur progression en raison d’une consommation énergétique mondiale en forte croissance. La pollution liée à cette consommation effrénée est la première responsable des gaz à effet de serre et du réchauffement climatique ainsi que de nos asthmes et autres allergies urbaines.
Même si nous trouvons un moyen pour ne plus avoir besoin de respirer, notre avenir énergétique ne dépend pas uniquement des réserves de pétrole. Face au changement climatique et à son coût écologique et humain, la consommation d’hydrocarbure ne peut plus continuer au rythme actuel. Avant que l’or noir ne s’évapore - dans sa totalité - en "ciel noir", il est plutôt positif que son prix reflète mieux sa rareté (c’est une énergie non renouvelable) et nous pousse à revoir notre modèle de croissance, irrationnel dans sa forme actuelle.
Retour devant la scène des ressources énergétiques alternatives
Les technologies qui permettent de minimiser les émissions de gaz à effet de serre -que ce soit dans les transports ou dans l’industrie - peinent à se développer car elles restent encore trop chères par rapport au pétrole (il devient intéressant d’utiliser d’autres technologies si elles ne coûtent pas plus cher que le pétrole). Actuellement, l’écart de prix se réduit avec l’explosion du prix du baril. Les économies d’énergies possibles, conjuguées à l’utilisation des énergies non polluantes, pourraient permettre d’envisager une réduction des émissions de gaz à effet de serre pouvant aller jusqu’à 60%.
Avec un pétrole cher, nos ingénieurs devraient désormais se creuser la tête pour construire de petites voitures qui consomment le moins possible. Évidemment, sortant d’une très longue période où le prix du baril était très bas (de 16 à 25 $), la tendance actuelle est, au contraire, à l’augmentation : + 15 kg de taule par an. Et oui ! nos voitures pèsent en moyenne 50% plus lourd qu’il y a vingt ans. Sans parler de l’absurdité de la mode du 4x4 en ville... Ceux qui ont utilisé ce genre de véhicule dans les endroits du monde où ils sont utiles (partout où il n’y a pas de route), peuvent témoigner du gaspillage que représente l’utilisation de ces véhicules sous nos latitudes.
La raison de cette tendance est aussi, pour les constructeurs, de ménager leurs marges et leurs revenus – leur intérêt étant de nous vendre des voitures chères : leur marketing est si bien fait qu’ils arrivent à nous faire acheter des voitures qui peuvent rouler à 200 km/h quand la limite est à 130. C’est comme si vous utilisez un super-calculateur pour lire vos emails, un énorme tracteur pour couper votre pelouse, etc..
Pour que les choses changent, il faut que les consommateurs que nous sommes prennent conscience de ce genre de chose. Nous engageons notre responsabilité individuelle chaque fois que nous consommons : sans acheteurs de 4x4, les constructeurs n’en proposeraient plus. De ce point de vue, l’explosion du prix de l’essence est un dur rappel à l’ordre pour tous : nous devons accepter de vivre plus raisonnablement et cesser la course au toujours plus (plus lourd, plus confortable, plus rapide, plus inutile..).
Nous savons tous que nous devrions privilégier les transports en commun et le covoiturage. Mais sans incitation extérieure, nous sommes incapables de nous restreindre seuls : comme cesser de fumer ou de trop manger, utiliser moins la voiture est, pour la plupart d’entre nous, un sacré challenge !
Par ailleurs, l’augmentation des prix à la pompe peut, paradoxalement, nous permettre de faire de sérieuses économies : car le budget automobile par famille est, tenant compte de l’amortissement des véhicules, un véritable gouffre financier. Mais qui ose vraiment faire le calcul honnête de ce que lui coûte sa voiture ? Un pétrole plus cher nous oblige à y réfléchir et à changer nos modes de fonctionnement. En bout de course, avec moins de voitures, nous y gagnerons tous.
Un nouveau monde à construire
Pour l’instant nous vivons dans un monde sous perfusion qui risque l’écroulement avec la diminution des réserves de pétrole. Mais que peut-on penser des effets qu’un pétrole rare et cher aura sur notre monde ?
Certains économistes pleurent déjà les emplois perdus, comme si la dé-mondialisation qu’entraînera la pénurie prochaine – et certaine - de pétrole ne pouvait qu’avoir des effets négatifs. D’autres au contraire, comme Lester R. Brown (Institut Worldwatch), mettent en avant les nombreux secteurs à créer ou à développer pour y parvenir : énergies renouvelables, agriculture durable, nouveaux matériaux renouvelables, traitement des déchets, gestion durable des ressources naturelles, etc..
C’est plutôt une formidable aventure, positive pour l’Homme et la Nature qui nous attend. Le génie et l’ingénierie français devraient y trouver des challenges à leur mesure. Ne pleurons pas cet ancien monde dont nous voyons bien qu’il ne mène nulle part. Et dépêchons-nous, au contraire, de construisons un vrai avenir à cette planète et à nos enfants.
Auteur
Planète Urgence ; date originale : 28 septembre 2005, 09 h 35
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
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Alain AIRAULT (67400 ILLKIRCH) - 02/10/2005, 00:16
Pour limiter l'usage du pétrole par les sociétés occidentales et notamment l'usage de l'automobile, réduisons d'abord les parkings (sauf pour les livreurs, les transports publice et les handicapés) et les aménagements routiers qui en plus d'inciter à utiliser la voiture, consomment énormément d'espace. Dans le même temps, développer les transports publics et les carburants alternatifs sans oublier que les sources d'énergie dites "renouvelables" seront forcément diversifiées : pas de tout éthanol ou de tout solaire ou de tout biogaz... un peu de chaque !
1 - 02/10/2005, 14:18
Serait-ce possible d'avoir le prix du baril du mois de septembre ?!?
merci
Isa ( 88 VOSGES) - 02/10/2005, 15:06
Il existe un appareil, le "petrol booster" qui permettrait d'économiser jusqu'à 20% de carburant en réduisant la pollution produite par le véhicule de 50%...
Quelqu'un connaît il ce produit, est-ce plausible ou encore une arnaque?
Vous pouvez trouver toutes les explications sur ce site: petrolbooster.com
Christophe - Aix les bains Savoie - 02/10/2005, 17:07
pour repondre sur le petrole booster, j'ai un système du même type sur ma voiture diesel. je l'ai depuis + de 2ans et en effet ça fonctionne (env. 15% de km en + avec un plein). Je ne me souviens plus de la société qui m'a vendu ça (150/200€ si je me souviens bien).