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"La faim dans le monde est intolérable"

12130 lectures / 11 commentaires15 septembre 2005, 15 h 11

céréales Afrique© La Banque Mondiale
Dans un appel lancé à la communauté internationale à l'occasion de la tenue du Sommet de l'ONU, à New York, la FAO exhorte les chefs d'Etat et de gouvernement à tenir leur engagement de réduire de moitié le nombre de sous-alimentés dans le monde d'ici à 2015.

L'agence spécialisée des Nations Unies invite les gouvernements et le secteur privé "à financer de manière appropriée des actions et des initiatives susceptibles de réduire la faim grâce au développement rural et à la réduction de la pauvreté dans les zones rurales tout en renforçant, dans le même temps, l'accès direct des plus vulnérables à la nourriture".

Mobiliser des ressources

Dans un rapport sur la mobilisation des ressources pour réduire la pauvreté, préparé pour le Sommet de New York, la FAO met en garde contre la persistance de la faim dans un monde d'abondance. "Il est inacceptable que 843 millions de personnes dans les pays en développement et en transition continuent de souffrir de la faim et que plus d'un milliard d'êtres humains vivent avec moins d'un dollar par jour."

Malheureusement, poursuit la FAO, le taux de réduction de la faim est très lent, "plus lent que ce qui est requis pour atteindre l'objectif du Sommet mondial de l'alimentation, notamment en Afrique".

Lors du Sommet mondial de l'alimentation à Rome, en 1996, les chefs d'Etat et de gouvernement de 186 pays s'étaient engagés à réduire de moitié le nombre de sous-alimentés de la planète au plus tard en 2015.

Pour réduire la faim, il convient, selon la FAO, d'allouer à l'agriculture et au développement rural des sommes plus importantes que les fonds consacrés au développement au cours des dix dernières années. La grande majorité des pauvres de la planète vivent dans les zones rurales. Aussi le développement de l'agriculture joue-t-il un rôle moteur dans la croissance économique en tant que créateur d'emplois et de revenus pour ces populations pauvres.

L'agriculture est du ressort des paysans

"Le faible niveau des dépenses publiques dans les budgets nationaux et la baisse constante de l'aide publique à l'agriculture et au développement rural dans les pays en développement ne sont pas compatibles avec l'importance du secteur agricole dans les économies nationales", plus particulièrement dans les pays pauvres qui dépendent de l'agriculture.

Selon la FAO, les investissements privés sont la clé de la formation totale de capital dans l'agriculture et c'est sur les gouvernements que retombe la responsabilité de rendre cela possible grâce à la recherche, à la régulation des investissements publics, aux incitations financières et à la formation.

"L'agriculture est pratiquée par les paysans, pas par les gouvernements. Toutefois, un financement public inapproprié des biens publics essentiels comme les infrastructures, la recherche, la formation, la vulgarisation et le développement des marchés entraîne la désaffection du secteur privé tant au niveau de l'activité qu'au plan des investissements."h3>Des signes prometteurs La FAO, en concours avec le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM), a également présenté au Sommet de New York un autre rapport intitulé «Eradication de la pauvreté et de la faim» qui présente, de manière concise, une stratégie permettant d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) relatifs à la réduction de la faim et de la pauvreté. Selon la FAO, il existe "des signes encourageants du renforcement de la détermination à réduire la pauvreté et la faim pour atteindre les OMD".
A titre d'exemple, la FAO cite la décision récemment prise par les pays africains d'augmenter de 10 pour cent la part des dépenses publiques consacrées à l'agriculture et au développement rural. "Il s'agit-là d'un pas très encourageant pour surmonter le faible financement public du secteur agricole."

D'autre part, plusieurs pays ont promis d'augmenter substantiellement l'aide au développement. A cet égard, la FAO cite la promesse des pays de l'Union européenne de doubler l'aide publique au développement ainsi que l'annulation de la dette annoncée par le G-8 en faveur de 18 des pays les plus pauvres de la planète.

Auteur

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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11 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar fatimazahra -

c est trops bien de pensé au autre ceux qui ont faim et qui n ont rien a mangé

avatar steg -

il manque des causes les consequences et les solutions de la faim dans le monde.

avatar mimi -

c cool kil pense a eu en +les gen pauvre non tro pa de chance pour sa

avatar lili -

bravo votre travail est très bien!!!!

avatar CEDRIC BOULOGNE SUR MER -

l'egoisme en est la premiere cause,pourquoi ne pas avoir pris la devant avant .la faim est a notre porte tous les jour il suffit d'ouvrir les yeux.quand je vois l'argent depensé pour la flamme olympique chinnoise (600000EUROS) je pense que cet somme aurais servie a bien des gens

avatar Jules NGUBU, Melun -

Pour connaître le confort 'intérieur d'une maison, il faut demander à ceux qui y habitent en temps d'intempéries", dit un adage africain. Je ne comprends pas que la plupart du temps, lorsqu'on discute de la famine dans le monde, des instances de l'ONU, en passant par le G8 et par tous les sommets des chefs d'Etats ou congès des "experts" jusque sur les plateaux de télévision, ceux qui VIVENT LA FAIM comme réalité quotidienne ne sont pas associés. On ne les entend pas. Il se pourrait qu'en dehors du discours officiel, il y ait d'autres formes ou d'autres contenus d'explication de la faim dans le monde, et pourquoi pas des pistes que le politiquement correct évite sciemment.
Si vous voulez savoir ce que c'est que la FAIM, demandez à ceux qui ont connu ou qui connaissent le "délestage alimentaire".

avatar michel -

pas de kalach des pelles des pioches de la sueur , pour combattre la faim.

avatar JULES NGUBU, Melun -


A QUOI VA SERVIR LA CREATION D'UN NOUVEAU FONDS POUR LUTTER CONTRE LA MISERE ???
Jules NGUBU

Un ami du CCFD m'a envoyé la Lettre d'Information de l'ACTION CONTRE LA FAIM du 25 juin 2008, qui préconise, en lançant un appel aux hommes de bonne volonté, la création d'un fonds mondial pour lutter contre la pénurie actuelle en matière d'alimentation..

Je suis de ceux qui pensent que cette formule de fonds est la jumelle de celle ayant trait à l'aide publique au développement ou à l'aide à apporter aux pauvres, aux affamés des pays en voie de développement. Cela fait, depuis plus de cinq décennies, des milliards, à compter jusqu'aujourd'hui: volatilisés, enfouis dans des banques occidentales, investis dans des domaines et châteaux des villes ou des campagnes huppées du monde...bref, des milliards qui ont enrichi éperdument des riches et des puissants autour ou à la tête de nos pays.
Trop c'est trop...pour demander encore aux différents contribuables à donner de leur sous pour telle ou telle autre action contre la misère ou contre la faim.
Il existe certes, des formules mises en place par certaines organisations crédibles qui financent des petits projets dont les résultats sont contrôlés par des mécanismes d’un type de partenariat bien défini ( Cfr par exemple les actions du CCFD-Terre Solidaire).
En revanche, je ne m'inscris pas sur des registres qui fabriquent des fonds dont les opérations ne sont contrôlées de personne; des fonds qui sont utilisés en grande partie pour de l'administration et des frais de missions des fonctionnaires qui vont en promenade ou en tourisme dans ces pays concernés et qui logent dans des luxueux hôtels (3, 4, 5 étoiles) et qui ne ramènent à leurs hiérarchies que de la littérature classée sans suite...
J'ai fait un petit exercice consistant à comparer les textes portants DECLARATION FINALE DES SOMMETS MONDIAUX POUR L'ALIMENTATION. En effet, si vous ne prenez que les sommets de 1996, de 2002, de 2005 et celui de 2008 , ce sont les mêmes constats, les mêmes jérémiades, les mêmes exhortations. C’est la répétition des mêmes vœux, voire des mêmes mots et expressions. Ces fameux experts arrivent avec leurs archives pré-rédigés et les reproduisent à la fin de chaque sommet....
Pourvu que la presse et l'opinion trouvent matière à avaler...
Comme on peut le constater, aucune bonne intention n'a produit des résultats satisfaisants. La preuve, c’est que le nombre des personnes souffrant de la faim dans le monde passera bientôt (en 2009) de 800 millions à 900 millions.

Comment expliquer cette situation quand on sait que 50 ans durant, avec l'aide publique au développement, l’on soit toujours en devoir de se demander : quelle aide et pour quel développement ? Cette question mérite d'être posée et examinée, au regard du classement que vient de dresser le PNUD (2007-2008) en mesurant les critères suivants:
-la base de l'espérance de vie
-du taux d'alphabétisme des adultes
- du taux de scolarisation à l'école primaire, au secondaire et au troisième cycle,
- du revenu réel ou du PIB par habitant...
Tous ces éléments constituent l'ossature de ce qui est communément appelé INDICE DU DEVELOPPEMENT HUMAIN (IDH). 16 pays, parmi lesquels les pays africains ayant des fabuleuses ressources minières ou pétrolières, affichent aujourd'hui un IDH inférieur à celui de 1990. A titre d’illustration, considérons l'IDH de trois pays: la RDC, la Zambie et le Zimbabwe qui est aujourd'hui inférieur à ce qu'il était en 1975...Or, la RDCongo figure, aux côtés d’autres pays très riches en ressources du sol et sous-sol et en pétrole ( ex. Congo-Brazza, Nigeria, Gabon, Angola…), Mais ces pays, en raison du pillage organisé par des puissants, en complicité avec leurs chefs d’Etats, se retrouvent avec des populations vivant dans des conditions infra-humaines.
Je suis scandalisé d’apprendre que 60% de l’opinion publique en France pense encore qu’il faille augmenter l’aide publique au développement pour lutter contre la misère dans le monde!
La seule aide pour la quelle je suis prêt à militer, et ce dont les populations des pays pauvres ont besoin, c'est la rupture d’avec un système dans lequel fonctionnent encore des accords maffieux politico- économico-financiers signés aux lendemains des indépendances entre ces pays et leurs métropoles. Ce qui impliquera horizontalement et obliquement que des dictateurs, devenus prédateurs ou complices des prédateurs, cessent de se faire fabriquer et de se faire soutenir (par les puissants)à la tête de ces pays. Regardons ce qui se passe au Zimbabwe ( tout comme dans des pays sus-mentionnés). Mugabe, autant que de nombreux autres dirigeants africains, sont des produits fabriqués par ce système...
Pour revenir à la famine, j'aimerai qu'on fasse des études sur l'ensemble de terres arables dans le tiers-monde. Je parie que dans l'ensemble, ces terres sont abondamment fertiles, exceptés celles des pays désertiques ou qui souffrent de manque de pluie.
J'aimerai entendre et soutenir des actions qui luttent pour une meilleure exploitation de ces terres arables, mais aussi pour la juste commercialisation des produits miniers ou pétroliers, ou autres bois de forêts dont les recettes permettraient à construire des infrastructures et à relever le niveau de vie de ces populations.
Tout cela présuppose bien entendu UN NOUVEAU TYPE DE PARTENARIAT ( 8è objectif du Millénaire).
En dehors de cela, RIEN ne changera. Les riches devenant toujours riches ( le pourcentage des millionnaires vient d'augmenter dans le monde), et les pauvres s'engouffrant davantage dans la pauvreté.
Mon option n'est autre que cet adage chinois qui convient bien avec cette actualité: "si tu me donnes un poisson, je mangerai. Mais si tu m'apprends à pêcher, je n'aurai plus faim".
Voilà ce que je pense, il se pourrait que je sois dans l'erreur. Mais, au moins le débat doit se recentrer sur la question: "à qui profite l'aide accordée aux PED ou aux opérations contre la faim?

avatar JULES NGUBU, Melun -

En marge de la Journée internationale de la lutte contre la pauvreté.

Sur le site du journal Libération, un article, publié le 15 octobre 08, porte comme titre FAIM DANS LE MONDE: 58% des Français réclament davantage de l'aide.

ET SI L’AFRIQUE REFUSAIT L’AIDE ???

Jules NGUBU, prof de Philosophie (Forges-77)

Sous la houlette d’une coalition française d’organisations de la société civile mobilisées pour faire reculer la pauvreté dans le monde, une campagne « PLUS D’EXCUSES, DES ACTES !», avait été lancée depuis 2005. Les tenant de cette campagne avançaient qu’ en 1970, les pays riches avaient promis de consacrer 0,7% de leur PIB à l’Aide Publique au Développement (APD). Pourtant, aucun des pays du G8 n’a, à ce jour, atteint cet objectif. La Grande Bretagne et la France se sont contentées de mettre en place un calendrier pour y arriver.

S’agissant de l’Afrique plus particulièrement, je me suis interrogé, avec Jacques Giri, L'Afrique en panne(Paris, Karthala,1986), sur l'illusion qui portait à croire, 25 ans après les indépendances de l'Afrique (date de la parution de cet ouvrage), qu'il suffisait d'accroître « l'aide au développement » pour résoudre le problème de la pauvreté dans les pays du Sud. Or justement, des milliards de dollars ont été versés à titre de cette aide au développement: pour les infrastructures, pour le social, et, bien sûr, pour faire face à la formation des cadres dirigeants africains...
Quarante huit ans après les indépendances, l'Afrique compte une bonne partie des 24.000 personnes qui, dans le monde, meurent chaque jour de faim; de près de 800 millions de ces personnes qui n'ont pas accès à l'eau potable; de ces autres millions de personnes qui sont actuellement privées de ressources, y compris l'eau, bien sûr.
Les espoirs créés à l'an 2000 par 191 pays membres de l’ONU, signataires des OBJECTIFS DU MILLENAIRE (OMD), risquent de s'estomper lorsqu'on sait actuellement, 8ans plus tard, que la machine traîne encore à démarrer pour amorcer les mécanismes devant conduire la croissance du niveau de vie des millions de personnes, à l’échéance 2015.
Le DOSSIER DE PRESSE du CCFD-Terre Solidaire de 2005 révèle que tous les ans, les pays africains font face à des demandes de plus de 10 milliards en remboursement de ces dettes. Au moins 10 PPTE (pays pauvres très endettés : l’Ethiopie, l’Ouganda, les deux Congo, le Nigeria, le Gabon, la Somalie, le Malawi, le Libéria…) dépensent plus pour rembourser leur dette que pour la santé de leurs populations. La Zambie par exemple, a dépensé 150 millions de dollars de plus pour le service de sa dette que ce qu’elle a dépensé pour l’éducation en 2004. Les pays à faible revenu ont payé 39 milliards de dollars de remboursement en 2003 alors qu’ils n’ont par ailleurs reçu que 27 milliards au titre d’aide au développement.

Les présentes lignes, loin d’être des paroles toutes faites, ont vocation à aider à « ouvrir la boîte noire », en ce qui concerne la grande-multiple- question : « pourquoi l’Afrique est mal partie ? » ou « pourquoi n’est-elle même pas encore partie ? », « pourquoi est-elle toujours en panne ?». Ouvrir la boîte noire en ce moment de crise financière mondiale, équivaut pour moi à prendre le courage de recentrer cette problématique de l’aide publique au développement ( avec son corollaire relative à la dette) autour des considérations suivantes:
1.La question essentielle que l’on doit se poser maintenant est : Où sont passés ces milliards de dollars versés à titre d'aide publique au développement? S’interrogeait un ami, lors d’une conférence à Kinshasa.
Cela est d’autant plus révoltant lorsque, d’un côté, l’on connaît le train de vie luxueux que menaient ou mènent encore les dirigeants des pays africains, prédateurs ou complices d’autres prédateurs de multiples ressources du sol et du sous-sol dans leurs propres pays De l’autre côté, à en croire les propos de Matthieu FRACHON (Le magot caché des potentats africains, in Choc Hebdo, du 3 au 9 mai 2007,pp68-73), « hôtels particuliers, villas de rêve, ameublements luxueux…les chefs d’Etats africains ne se refusent rien pour investir leur fortune », il y a de quoi à ne plus éluder la question.
En effet, sous la houlette du Comité Catholique Contre la Faim et pour le développement (CCFD-Terre Solidaire), trois Associations de défense des droits de l’Homme (Sherpa, Fédération des Congolais de la Diaspora et Survie), ont tablé sur plusieurs enquêtes pour, d’une part, motiver la plainte déposée le 27 mars 2007 au tribunal de grande instance de Paris contre plusieurs chefs d’Etats africains, et d’autre part, rédiger un épais rapport qui répertorie une partie des biens détenus en France par les chefs d’Etats. Ce rapport s’intitule « Biens mal acquis profitent souvent ». Ce rapport montre combien ces villas, ces appartements luxueux, ces concessions en milliers de m2, ces résidences avec robinetterie en or, ces parcs à Ferrari sont acquis grâce à de l’argent détourné, dont une bonne partie devrait se trouver dans des caisses noires des banques occidentales. Des sommes colossales rebaptisées dette, qui auraient dû servir effectivement à la constructions de ces pays.
2.Il devient urgent aujourd’hui de réfléchir sur une certaine logique qui a maintenu les pauvres dans la pauvreté et les riches dans plus de richesses, afin que la solution à l’actuelle crise financière mondiale soit équilibrée pour tous les pays, y compris les pays africains dont les matières premières et autres ressources (pétrole, gaz…) ont servi à alimenter les grandes bourses, licitement ou illicitement.
En effet, il s’agit de cette logique que je qualifie ironiquement de logique du « développement », selon laquelle, des mesures draconiennes devaient êtres imposées dans l’ensemble des Etats d’Afrique et des Caraïbes-Pacifique (ACP). Dès 1975 déjà, de la Convention de Lomé à celle de Cotonou en 2000, des accords respectant cette tradition (dite de développement) ont été signés avec l’Union européenne en lien avec les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale). Au nom du « développement » ces accords asymétriques très défavorables aux pays ACP, imposaient aux ACP des plans d’ajustement structurel (Pas) exigeant :
· Les réductions drastiques des dépenses publiques (de la santé , de l’éducation, au socio-culturel, entraînant ainsi la compression des effectifs de fonctionnaires).
· La promotion des produits d’exportation, y compris agricoles, aux dépends des contraintes imposées aux investissements étrangers.
· L’arrimage des monnaies locales à la devise internationale (le dollar).
· Que toute économie ou ressource nouvelle soit affectée en priorité au remboursement de la dette.
Des hommes de mains de nos chefs d’Etats étaient intelligemment sélectionnés pour ce faire. Ce qui a valu, au regard d’une anecdote, le surnom de l’ « homme de la rigueur » à un des fidèles 1er ministres mobutistes, qui avait même construit un « building de la rigueur » au cœur du quartier d’affaires au centre ville de Kinshasa
L’incohérence de ce système d’aide publique au développement est telle qu’il a généré des états de dépendance :

- Le manque d’initiatives laissées aux pays assistés : cette aide n’a pas favorisé l’autonomie des gens car le bailleur s’impose et impose la politique d’actions à entreprendre.
- Tout projet local était voué à l’échec par un apport trop important de ressources extérieures, tant techniques que financières.
- Le fameux système d’« aide » a, entre autres, entraîné de nouveaux besoins qui ne seront satisfaits que par une nouvelle aide extérieure. (Lire à ce propos l’enquête réalisée en 1998 par le Groupe de Réalisation et d’Animation pour le Développement (GRAD).
.
En gros, cette formule d’aide » a condamné de nombreux pays, notamment africains dans la vertigineuse logique de la Dette publique.
Parlant du poids de la dette, la Plate-forme DETTE ET DEVELOPPEMENT estime que de 1980 à 2000, cette dette a quadruplé. Ce qui veut dire qu’au cours de ces vingt ans, la dette extérieure totale des PED a atteint l’équivalent de 37,4% de leurs PNB cumulés, contre 18,2% en 1980 et 114,3% de leurs recettes d’exportations, contre 84,4% en 1980.
La spirale dans laquelle se sont retrouvés ces pays les a condamnés à plus de 2600 milliards de dollars de dette ! Et dire que 75% de cette dette provient de l’Aide publique.
Si l’on regarde plus particulièrement les pays de l’Afrique subsaharienne, le rapport de cette plate-forme, publié le 09/06/2002 révèle que c’est la partie du monde la plus sévèrement touchée par le surendettement : sa dette est passée de 60,6 milliards de dollars en 1980 à 206,1 milliards de dollars en 2000.A la même période, ce rapport signale que le lien entre le stock de dette et la richesse nationale explosait, allant de 23,4% à 66,1%. En conséquence, son stock de dette rapporté à ses recettes d’exportation atteint 180,2%, contre 65,2% en 1980.$
Tout compte fait, et par rapport aux interrogations que suscitent cet état de choses, je suis de ceux qui pensent que « nous (africains) n’avons plus besoin de cette aide-là » ( Cela fait penser à l’économiste camerounaise Axelle KABOU , Et si l’Afrique refusait le développement ?( Paris Harmattan 1990); question générique aux effets multiples : et si l’Afrique refusait l’Aide, la dette ou même la mondialisation ?, sinon encore un autre concept- monstre qu’on est en train de monter ce dernier temps : le co-développement ?

avatar vadim de corse -

bonjours bonjours, jai un travail a effectuer dans le cadre de mes étude, jaimerais savoir si il y a une solution durable capable d'enrailler la faim dans le monde.. a la fois créatrice de richesse, developpement, n"ayant pas de conséquences négative pour lenvironnement... agriculture durable est ce la solution ????

avatar JULES NGUBU, Région parisienne. -

Mr Vadim,
La solution c'est d'instaurer dans ces pays qui vivent des disettes, la tradition de la "res publica", cest-à-dire, de la chose publique. Que chaque responsable, à commencer par ceux des cantons, des communes, des districts, des départements, juqu'aux membres du gouvernement ...que chacun d'entre eux considère qu'il a entre ses mains la responsabilité, non pas de sa propre boutique, mais d'une affaire publique. Ce qui signifie que tout ce qui touche cette à cette affaire doit être discuté en publique, pas en secret. Mais un préalable est nécessaire: il doit avoir reçu mandat des membres de la communauté qui l'a porté à ce poste de responsabilité. De sorte qu'à tout moment, ces membres peuvent lui demander des comptes. Si ces comptes ne sont pas clairs, ceux-là ont le droit de lui retirer la confiance et de la placer sur une autre personne. Le respect des textes fondamentaux ( constitutionnels) doit être de rigueur. Mais la grande question à ce niveau est posée par Karl Popper: comment réguler toutes ces choses sans effusion de sang? Sans coup de force? C'est cela le défi qu'attend le XXIème siècle du comportement des fils et filles appartenant à la génération qui n'a pas reçu des fouets du maître colonisateur qui continue à placer à la tête de nombreux pays qui connaissent la misère et la faim, des dictateurs qui spolient, pillent, sacagent sans pitié et les personnes et les biens (richesses du sol et du sous-sol.....au profit des paradis fiscaux.

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