Un rapport sur l’état de la forêt allemande a été récemment présenté au Parlement à Berlin.
Il fait état de chiffres alarmants – mais malheureusement pas nouveau ! – sur la santé des surfaces boisées de notre voisin :
- 22 % des arbres peuvent être considérés comme étant significativement affaiblis, en retenant comme critère de sélection une perte pour l’arbre de plus de 25 % de ses feuilles ou aiguilles.
- 42 % des arbres se trouvent dans une tranche de perte de 11 à 25 % de leur « habillage ».
- en définitive, seule 36 % de la forêt allemande peut-être qualifiée de saine (soit accusant au pire 10 % de perte de son feuillage)
Les feuillus sont les plus sévèrement touchés, avec environ 1/3 des chênes et hètres entrant dans la tranche de plus de 25 % de perte de leurs feuilles.
A noter néanmoins une amélioration de la situation pour les hètres : en 2000, ils étaient 40 % à faire partie de cette tranche.
Chez les chênes, la proportion est restée stable à 35 %, sur cette même période.
Les résineux enregistrent comparativement un meilleur score : la part des sapins entrant dans la tranche de perte de plus de 25 % de leurs aiguilles est tombée de 33 à 26 % au cours des 15 dernières années.
Quant aux pins, seuls 14 % d’entre eux entrent dans cette tranche. Il s’agit de l’espèce la moins touchée au sein de la forêt allemande.
Quelles sont les origines de cette situation ?Il semblerait que les sols se soient considérablement acidifiés, et aient donc perdu de leur vitalité. Ils n’offrent plus assez d’éléments nutritifs aux racines pour assurer un développement correct de l’arbre.Après avoir mis en cause les pluies acides (par excès de souffre), l’azote est désormais le principal facteur mis en avant : agriculture et transport routier en sont les premiers responsables.
L’évolution actuelle de ces 2 activités ne semble hélàs pas offrir de belles perspectives à court terme.
Source : FAZ
Xavier HEUDEActualités connexes
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