
La Défense - Paris, France
crédit : notre-planete.info
Au moment où plusieurs villes d’Europe souffrent d’une vague de chaleur caniculaire, un nouveau rapport du WWF, analysant les températures estivales de 16 grandes villes européennes, révèle que les villes du continent connaissent des étés de plus en plus chauds, les températures moyennes ayant grimpé parfois de plus de 2°C au cours de ces 30 dernières années.
Le rapport de l’organisation mondiale de protection de la nature, Europe feels the heat, montre que c’est à Londres que les maximales estivales ont le plus augmenté (+2°C en 30 ans), suivi d’Athènes et de Lisbonne (+1.9ºC), de Varsovie (+1.3ºC) et de Berlin (+1.2ºC).
Si l’on considère maintenant l’évolution des températures moyennes en été, celles-ci ont le plus crû à Madrid (+2,2°C en 30 ans), puis à Luxembourg (+2°C), Stockholm (+1,5°C) suivies de Bruxelles, Rome et Vienne (+1,2°C). Paris arrive ensuite avec une hausse des températures moyennes estivales de 1°C en trente ans. Sur les 5 dernières années, les températures moyennes estivales dans 13 villes sur les 16 étudiées ont été plus élevées d’au moins 1°C par comparaison à la période 1970-1975.
« Les aiguilles des thermomètres vont bientôt afficher des seuils intolérables, si les températures des villes européennes continuent à s’envoler aussi vite », met en garde Imogen Zethoven, directrice de campagne au WWF International. « Selon les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines et responsables du réchauffement climatique multiplient par deux les risques de connaître des nouveaux pics de températures ».
Le rapport du WWF rappelle ainsi le lien entre le changement climatique planétaire et la probabilité de plus en plus forte de connaître des canicules, sécheresses et tempêtes estivales plus fréquentes et plus intenses.
Il pointe également du doigt l’un des secteurs les plus coupables au niveau mondial : celui de la production d’électricité qui émet 37% des émissions globales de CO2 (le premier des gaz à effet de serre). Encore beaucoup de pays européens utilisent du charbon pour fabriquer leur courant, source majeure de CO2.
« Si l’on veut que les villes restent vivables en été, il est impératif de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour stopper le réchauffement de la planète », conclut Imogen Zethoven. « Les Etats européens ont pour cela mis en place un système de quotas de CO2 dans l’industrie et la production d’énergie. Mais nous attendons que ces quotas soient considérablement revus à la baisse pour donner vraiment des résultats. »
En savoir plus
Rapport
Europe feels the heat - Extreme weather and the power sector (format PDF - 2 Mo)
Graphique de l’augmentation des températures des capitales européennes (format PDF - 300 Ko)
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Organisation mondiale de protection de la natureLes opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info