Selon les dernières statistiques officielles publiées début juin par l'Agence pour l'Energie Nucléaire (AEN), 352 tranches nucléaires étaient exploitées dans 17 pays membres de l'OCDE au début de l'année 2005, soit sept de moins que l'année précédente. Malgré cela, la puissance nucléaire installée dans ces pays avait augmenté de près de 1% et la production électronucléaire de plus de 4%. Au total, toutes ces centrales ont assuré 23,5 % de la production électrique des pays membres de l'OCDE en 2004 et plus de 50% en Belgique, en France, en République slovaque et en Suède. Les meilleures performances des centrales par rapport à 2003 ont permis à l'énergie nucléaire de renforcer sa contribution à la production électrique dans six pays membres de l’OCDE (en Allemagne, au Canada, en France, en Hongrie, au Japon et en Suède).
A la fin de l'année 2004, huit tranches nucléaires représentant une puissance totale de 6,6 GWe étaient en chantier dans la zone OCDE ; 19 tranches supplémentaires de 24,1 GWe au total avaient en outre fait l'objet d'une commande ferme. Toutes ces tranches sauf une se trouvent dans la région Pacifique de l'OCDE. Pour la première fois depuis bien des années dans la partie européenne de l'OCDE, la Finlande a passé une commande ferme pour un réacteur EPR (European Pressurised Water Reactor). En France, la construction d’un nouveau réacteur EPR est pressentie sous réserve des décisions prises après le débat public prévu en 2005. Parallèlement, dans les cinq années qui viennent, 11 réacteurs d'une puissance totale de 3,1 GWe devraient être mis à l'arrêt définitif, dont six au Royaume-Uni. A ce chiffre, il faut ajouter les réacteurs allemands, non comptabilisés dans ces statistiques, qui seront mis hors service en Allemagne en application de la décision du gouvernement d'abandonner l'énergie nucléaire.
La production d'uranium naturel dans les pays de l'OCDE devrait être inférieure aux besoins en 2005. Pour satisfaire la demande, il sera fait appel aux sources secondaires : importations, stocks, retraitement du combustible irradié et réenrichissement de l'uranium appauvri. La capacité de conversion est aussi inférieure aux besoins et, là encore, les importations et les stocks seront utilisés pour satisfaire la demande en complément de la production des usines situées dans les pays de l’OCDE. En revanche, la capacité de production des usines d'enrichissement et de fabrication du combustible reste supérieure à la demande. Trente-quatre tranches nucléaires en service consomment du combustible MOX. Elles sont toutes situées en Europe, plus précisément en Allemagne et en France, à l'exception de quatre.
Notes
Ces chiffres sont extraits de l'édition 2005 de la publication intitulée Données sur l'énergie nucléaire, plus connue sous le nom de « Livre brun ». Cette publication décrit la situation et les tendances de la production électronucléaire et du cycle du combustible dans les pays membres de l'OCDE jusqu'en 2025.
Les statistiques officielles incluent des données et des projections, complétées par un résumé succinct de la situation dans chaque pays. Le Livre brun est considéré comme une référence en matière de statistiques nucléaires.
Référence
Données sur l'énergie nucléaire 2005
OCDE, Paris, 2005 – ISBN 92-64-01100-5
€ 24, £ 16, US$ 29, ¥ 3 200
Auteur
Agence pour l'Energie NucléaireLes opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
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