
crédit : notre-planete.info
Selon un rapport récent d’English Nature, une agence de protection de l’environnement financée par le gouvernement et la Société royale pour la protection des oiseaux, les agriculteurs biologiques peuvent être fiers du fait que leurs méthodes de culture protègent la biodiversité à tous les niveaux de la chaîne alimentaire, des bactéries aux mammifères en passant par les plantes, les vers de terre, les insectes et les oiseaux.
Les chercheurs ont passé en revue des donnés provenant de 76 études d’exploitations agricoles aux Etats-Unis, au Canada, en Europe et en Nouvelle-Zélande et comparé les niveaux de biodiversité parmi les différents groupes d’organismes présents dans les fermes conventionnelles et biologiques. Plus des deux tiers des comparaisons ont révélé que l’agriculture biologique était plus bénéfique pour la faune et la flore que l’agriculture utilisant des produits chimiques et des pesticides.
Les chauves-souris pourraient en être les premières bénéficiaires. Les chercheurs ont découvert que les activités de recherche de nourriture des chauves-souris étaient de 84% plus importantes dans les fermes biologiques et que deux espèces, les grands et petits rhinolophes, ne se trouvaient que dans les exploitations biologiques. Les oiseaux bénéficient également de l’agriculture biologique, surtout dans les fermes ou la culture et l’élevage sont associés. Le vanneau, dont la population a décliné de 80% depuis les années 1960, est l’une des espèces qui pourrait faire son retour. On trouve le vanneau dans toutes sortes de fermes, mais il se développe particulièrement bien dans les exploitations agricoles mixtes où il niche dans les cultures printanières et où il élève ses petits dans les pâturages.
Cette étude récente n’est qu’une des nombreuses études réalisées ces dernières années montrant comment l’agriculture biologique peut protéger la biodiversité, économiser l’énergie et maintenir la santé des sols. Une étude réalisée sur une période de 21 ans par l’Institut de recherche pour l’agriculture biologique et publiée en 2002, a démontré que même si les cultures biologiques pouvaient avoir un moins bon rendement (approximativement inférieur de 20%) que les cultures conventionnelles, les avantages économiques et énergétiques le compensait largement. Le plus grand avantage pourrait bien être la santé des sols : les sols des exploitations biologiques abritent trois fois plus de vers de terre, deux fois plus d’insectes et 40% de champignons mycorhiziques en plus sur les racines des plantes que les sols contaminés par les pesticides et autres produits chimiques. Dans les endroits où les agriculteurs ne peuvent pas se permettre d’acheter des produits chimiques agricoles coûteux, l’agriculture biologique peut même améliorer le rendement.
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