Le trou d'ozone situé au-dessus de l'Antarctique parvient à conserver la même dimension et la même épaisseur depuis trois ans, d'après les déclarations du 16/10/2001 du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) sur la base d'observations satellites.
Il a atteint à la mi-octobre, période de sa dimension maximale chaque année, 26 millions de km², soit l'équivalent de la superficie de l'Amérique du Nord.
Le NOAA prédit la stabilité du trou d'ozone à l'horizon d'un futur proche. Il prévoit à long terme, sur une période de 30 à 50 ans, sa réduction, au fur et à mesure de la diminution de la présence de certains agents chimiques dans l'atmosphère, particulièrement les chlorofluorocarbones (CFC). Rappelons que les engagements successifs et volontaires des états (protocole de Montréal) ont permis de diminuer de 80% les émissions de CFC.
En ce qui concerne l'arctique, une étude européenne de recherche sur l'ozone, baptisée "Theseo", menée de 1996 à 2000 a relevé des pertes d'ozone importantes au cours des cinq hivers les plus froids depuis 1993-94. Ce qui entraîne une diminution de la couche protectrice d'ozone sur l'Europe.
Ce sont aujourd'hui les concentrations de gaz à effet de serre (principalement le CO2) qui dégradent l'ozone stratosphérique.
Le changement climatique pourrait donc retarder la reconstitution complète de la couche d'ozone, attendue dans environ 50 ans. Et aucune amélioration n’est attendue avant 2010, selon cette étude européenne.
Actualités connexes
14/09/2007
Le rôle du traité sur l'ozone dans la lutte contre le changement climatique24/08/2006
La reconstitution de la couche d’ozone mettra plus de temps que prévuAuteur
Christophe Magdelaine - notre-planete.info (cliquer ici pour consulter les droits sur cet article)