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Tsunami en Asie : 225 000 morts. Conférence sur la prévention des risques
39756 lectures / 2 commentaires19 janvier 2005, 18 h 53

localisation du séisme du 26/12/2004
crédit : Centre sismologique euro-méditerranéen
Les autorités indonésiennes viennent d'annoncer qu'au moins 166 320 personnes ont trouvé la mort dans le nord de l'île de Sumatra, alors que le dernier bilan officiel en Indonésie s'établissait à 114 717 morts.
En fait, les 50 000 victimes supplémentaires annoncées figuraient jusqu'à présent sur la liste des disparus et proviennent essentiellement des provinces d'Aceh et du nord de Sumatra.
Au Sri Lanka, le deuxième pays frappé par le tsunami, 30 920 personnes ont trouvé la mort, selon les dernières informations fournies par les autorités.
Ce nouveau bilan porte à plus de
225 000 le nombre total de personnes tuées après les tsunamis engendrés par un séisme sous-marin majeur.
Ce séisme d'une puissance exceptionnelle a engendré des déferlantes de tsunamis de l'Indonésie à l'Inde, en passant par la Thaïlande, les Maldives et le Sri Lanka. Le séisme, mesuré par l'Institut américain de surveillance géologique (USGS) à 9 sur l'échelle de Richter, a frappé le 26 décembre à 00h59 GMT (01h59, heure de Paris) au large de Sumatra (par 3° de latitude Nord et 95° de longitude Est) pour atteindre dans un premier temps les îles Andaman, qui appartiennent à l'Inde.
Une conférence mondiale sur la prévention des catastrophes naturelles
Du 18 au 22 janvier 2005, se tient au japon, à Kobé une conférence mondiale exceptionnelle sur la prévention des catastrophes naturelles. Elle réunit notamment l'Organisation Météorologique Mondiale et l'UNESCO.
Cet évenement à pour objectifs de :
- réhausser le profil de la réduction des risques de catastrophe
- promouvoir l’intégration de la réduction des risques de catastrophe dans la planification et la pratique du développement
- renforcer les capacités locales et nationales qui permettent de s’attaquer aux causes des catastrophes, qui ne cessent de semer la dévastation et freiner le développement dans beaucoup de pays
Lors de cette conférence, un ensemble d’orientations générales, d’activités et d’objectifs clairs et précis sera soumis à l’examen des participants pour adoption. Ces orientations générales, activités et objectifs, qui s’appliquent à la période 2005-2015, seront établis à partir de l’examen en cours des progrès réalisés pendant la dernière décennie dans le cadre de la mise en oeuvre de la « Stratégie et Plan d’action de Yokohama pour un monde plus sûr », tels qu’adoptés lors de la Première Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes tenue à Yokohama (Japon) en mai 1994 – au cours de la Décennie internationale de la prévention des catastrophes naturelles (DIPCN, 1990-1999).
Pour un système d'alerte précoce
Le tsunami qui a touché l’Asie du Sud et du Sud-Est le 26 décembre dernier constitue le tremblement de terre le plus grave enregistré ces quarante dernières années. Le précédent tremblement de terre important, celui qui a touché la région de Bam en République islamique d’Iran, à la fin de l’année 2003, avait fait 26 000 morts en 10 minutes.
Les experts présents à la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes se sont prononcés pour la création d'un système d'alerte précoce afin de réduire l'impact des désastres naturels, dans une déclaration conjointe.
«Ce nouveau programme apportera sécurité et tranquillité d'esprit. Des millions de personnes à travers le monde doivent la vie et leur gagne-pain à des systèmes d'alerte efficaces», a déclaré Salvano Briceno, directeur de l'agence de l'Onu pour l'élaboration de Stratégies pour la réduction des catastrophes naturelles.
«Il devient de plus en plus évident que nous avons besoin d'un système d'alerte multi-désastres précoce qui devrait représenter une nouvelle manière de penser», a déclaré Klaus Töepfer, directeur du Programme de l'Environnement des Nations unies.
«Nous avons maintenant beaucoup de propositions qui ne sont pas du tout coordonnées entre les pays. Ce dont nous avons besoin, c'est de les coordonner», a également souligné devant la presse Patricio Bernal, directeur de la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO.
Selon les Nations Unies, la Conférence de Kobé s’intègre dans le suivi de la première conférence chargée de cette question, qui s’était tenue également au Japon, en mai 1994, et avait donné lieu à l’adoption de la « Stratégie de Yokohama », un ensemble de directives concrètes pour orienter l’action dans le cadre de la prévention, de la préparation et de la réduction des risques des catastrophes naturelles. La Conférence de Kobé, qui accueille quelques 3 000 délégués de 120 pays, a pour objet d’examiner l’application de la Stratégie et du Plan d’action de Yokohama en vue de mettre à jour les principes directeurs pour le XXIe siècle sur la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles. Outre l’échange des bonnes pratiques et des leçons tirées de l’expérience et l’identification des lacunes et des enjeux, les participants se pencheront sur les moyens d’accroître la prise de conscience de l’importance des politiques de réduction des risques et sur les possibilités à disposition pour améliorer la fiabilité et la disponibilité des information relative aux risques liés aux catastrophes naturelles, à destination des agences de gestion des risques au niveau régional, mais aussi du grand public, dans le monde entier.
« Nous espérons que la Conférence apportera des solutions durables et élèvera la prise de conscience sur l’importance des questions de prévention des risques liés aux catastrophes naturelles », a déclaré le Directeur du secrétariat de la Stratégie internationale de prévention du risque, Salvano Briceño.
Stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles
La Stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles a pour objet d’accroître la capacité de récupération des populations en les sensibilisant à l’importance de la prévention des catastrophes, qui fait partie intégrante de l’action menée pour parvenir au développement durable et qui vise à réduire les dégâts causés par les risques naturels sur les plans humain, social, économique et écologique et liés aux catastrophes technologiques ou environnementales. Étant posé que des risques naturels pèsent sur chacun d’entre nous, la Stratégie consiste à tirer parti de partenariats mondiaux et à prendre le problème à l’échelle de la planète, en essayant d’impliquer chaque individu et chaque groupe de population dans l’action menée pour réduire les pertes en vies humaines, les ravages socioéconomiques et les dégâts environnementaux causés par les risques naturels. Pour y parvenir, quatre objectifs sont retenus dans la Stratégie comme moyens d’action dans la lutte pour la prévention des catastrophes pour le bien de tous :
- Sensibiliser le public et lui faire comprendre les notions générales de risque, de vulnérabilité et de prévention des catastrophes. La prévention commence par l’information ;
- Obtenir des autorités publiques qu’elles s’engagent à appliquer des politiques et programmes de prévention des catastrophes ;
- Susciter des partenariats interdisciplinaires et intersectoriels, notamment grâce au développement des réseaux consacrés à la réduction des risques
- Faire progresser les connaissances scientifiques relatives à la prévention des catastrophes naturelles ;
La Stratégie mobilise les meilleures capacités d’un grand nombre d’intervenants clefs grâce à l’Équipe spéciale interorganisations pour la prévention des catastrophes et au secrétariat interorganisations de la Stratégie.
Liens
Site Internet officiel de
la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes naturellesAuteur
Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés
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