180 pays se retrouvent lundi 29 octobre à Marrakech (Maroc) afin de finaliser "l'accord de Bonn" qui prenait la suite en juillet dernier du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, déclaré "mort" par les Etats-Unis.
Cette conférence sur le climat (qui se tient pour la première fois dans un pays arabe et en Afrique) réunit des hauts fonctionnaires puis les ministres de l'Environnement du 7 au 9 novembre.
Nous noterons que malgré la participation des Etats-Unis (les plus gros pollueurs de la planète), ceux-ci ne présenteront aucune alternative à Kyoto, le groupe de travail spécialisé de la Maison-Blanche ne s'étant plus réuni depuis le 11 septembre.
La conférence se doit d'entériner, tout en respectant le marchandage politique de Bonn, des textes juridiques en négociation depuis des années pour fixer les modalités d'application de Kyoto. Technique mais aussi très politique, elle doit consolider les chances de Kyoto d'entrer en vigueur sans les Américains, aucun grand pays n'ayant encore ratifié l'accord.
Si l'Union européenne a lancé officiellement mardi son processus de ratification et le gouvernement japonais planche sur le dossier, la position de la Russie reste "assez incertaine", d'après des sources est-européennes. Or le Japon et la Russie détiennent désormais les clés d'une entrée en vigueur de Kyoto sans les Etats-Unis, compte tenu des clauses de ratification du document.
Le point le plus difficile des négociations portera sur le système de contrôle international des engagements et notamment des pénalités applicables (rejetées par le Japon, l'Australie et la Russie) en cas de violation des accords. Le compromis de Bonn avait consisté à reporter après l'entrée en vigueur du protocole la décision sur la valeur juridique du système.
Enfin, la conférence devra également valider :
- la prise en compte des "puits de carbone" (stockage des gaz à effet de serre par les forêts et les terres cultivées),
- le recours aux échanges de droits d'émission
- les promesses financières des pays riches pour aider les pays en développement à combattre le changement climatique et à s'adapter à ses conséquences.
D'après : TF1
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Christophe Magdelaine - notre-planete.info (cliquer ici pour consulter les droits sur cet article)