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La sécheresse, catastrophe naturelle la plus coûteuse et la plus meurtrière de notre époque

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7 638 lectures / 13 commentaires21 mars 2013, 10 h 17

secheresse2© C. Magdelaine / notre-planete.info

Les sécheresses font plus de victimes et provoquent plus de déplacements de populations que cyclones, inondations et séismes réunis. Ces catastrophes naturelles sont donc les plus destructrices qui soient. Pourtant, alors que la fréquence, l'ampleur et l'intensité des sécheresses devraient s'accroître sous l'effet du changement climatique, rares sont les pays qui se sont dotés de politiques efficaces de lutte contre ce fléau.

Trois institutions spécialisées des Nations Unies unissent désormais leurs forces pour faciliter l'élaboration et l'application, à l'échelle nationale, de politiques concrètes dans ce domaine, axées sur la prévention, afin de développer les capacités d'adaptation des pays exposés à la sécheresse. Il s'agit de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) qui ont organisé à Genève, avec d'autres partenaires, une Réunion de haut niveau sur les politiques nationales en matière de sécheresse axée sur la prévention et la gestion de ce phénomène.

"La sécheresse a toujours été un phénomène inhérent à la variabilité naturelle du climat", a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. "Le changement climatique devrait entraîner une augmentation de la fréquence, de l'intensité et de la durée des épisodes de sécheresse dans plusieurs régions du monde, alourdissant ainsi le tribut humain et économique. Nous ne pouvons nous permettre de continuer d'agir au cas par cas, en nous contentant de parer au plus pressé. Nous possédons les connaissances et l'expérience voulues pour limiter l'impact des sécheresses, et il nous faut maintenant établir un cadre d'action général et intervenir sur le terrain."

"Bien que prévisible, la sécheresse est la catastrophe naturelle la plus coûteuse et la plus meurtrière de notre époque. La décision d'en atténuer les effets relève en dernier ressort du pouvoir politique. Il appartient aux gouvernements de tous les pays exposés à ce fléau d'élaborer et de mettre en œuvre, en les adaptant au contexte national, des politiques de lutte contre la sécheresse axées sur les alertes précoces, la prévention et la gestion des risques", a fait valoir le Secrétaire exécutif de la CNULCD, Luc Gnacadja. "Le coût des interventions a posteriori est bien plus élevé que celui de la gestion des risques et des mesures d'anticipation. Aussi faut-il agir sans attendre les prochaines sécheresses et leur cortège de famines et de décès."

La sécheresse : un lourd bilan humain et économique

Depuis les années 70, les superficies touchées par la sécheresse ont doublé, et ce sont souvent les femmes, les enfants et les personnes âgées qui payent le plus lourd tribut.

Les dernières sécheresses en date ont concerné le Sahel et la région de la Corne de l'Afrique, les États-Unis d'Amérique, le Mexique, le nord-est du Brésil, certaines régions de Chine et d'Inde, la Fédération de Russie et l'Europe du Sud-Est. C'est dans les zones arides que l'on trouve les pays les plus vulnérables, notamment en Afrique et en Asie occidentale où les populations les plus démunies sont particulièrement exposées.

Les conséquences de la sécheresse peuvent perdurer longtemps après le retour des pluies : denrées alimentaires rares et chères, ressources en eau peu abondantes, sols érodés et bétail affaibli, sans parler des conflits juridiques et sociaux qui peuvent persister des années durant. Les sécheresses sont souvent suivies d'inondations de grande ampleur qui surprennent les populations au moment où elles sont les plus vulnérables, entraînant un surcroît de souffrances.

A ce jour, 168 pays se disent touchés par la désertification, processus de détérioration des sols dans les régions arides qui se répercute sur la production alimentaire et qui est exacerbé par la sécheresse. Lors de la Conférence sur le développement durable « Rio+20 » qui s'est tenue en juin 2012 au Brésil, les dirigeants de la planète ont fait valoir que la désertification, la sécheresse et la dégradation des terres étaient des phénomènes d'envergure mondiale que la communauté internationale se devait de combattre, et se sont engagés à œuvrer pour la « neutralité de la dégradation des terres ». Autrement dit, il s'agit d'éviter la dégradation de nouvelles terres et de compenser les dégradations inévitables en restaurant une quantité égale de terres dans le même temps et dans le même environnement.

C'est là un objectif réaliste. La gestion durable des terres, qui consiste notamment à restaurer des terres dégradées et à gérer plus rationnellement les sols et les ressources en eau de façon à atténuer les effets de la sécheresse, est une pratique qui existe déjà, mais il convient de l'étayer - voire de la renforcer - par des politiques nationales appropriées.

Auteur

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

13 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

Aurorin le 21/03/2013, 15:40
Tant que l'on continuera à détruire les forêts, gaspiller les réserves d'eau, les polluer, le phénomène prendra de l'ampleur.
Le réchauffement climatique ne signifie pas obligatoirement l'appauvrissement des réserves d'eau, ce serait même plutôt le contraire si l'on considère un climat chaud qui rime souvent avec humide.
Les zones forestières de zones humides sont les meilleurs vecteurs pour favoriser les précipitations d'eau et donc pour le renouvellement de ces réserves.
Détruire ces forêts, c'est courir à la catastrophe.
Le bassin de l'Amazone constitue le plus vaste territoire de ce type, il devrait faire l'objet d'attentions toutes particulières, il en va malheureusement de même avec d'autres forêts tropicales humides en Afrique, en Indonésie, en Papouasie Nouvelle-Guinée.
D'autres partie du monde sont concernés par la sécheresse, parfois des territoires situés dans les régions proches de l'Arctique telles que l'Islande ou la Sibérie. Les vents sont des phénomènes déterminants dans ces régions. En l'absence de végétation, ils dessèchent tout et stérilisent d'immenses territoires.alerte
Jean-luc Bocquet le 21/03/2013, 19:30
Si il y a de plus en plus de sécheresses, où va l'eau qui s'évapore des océans ?alerte
Aurorin le 21/03/2013, 21:02
Elle continue à tomber mais un sol sans végétation n'absorbe pas les mêmes quantités qu'un sol forestier. Une eau qui cours est une eau perdue en quelque sorte. A quantité égale elle ne suffit plus à alimenter correctement les nappes phréatiques.alerte
Jean-luc Bocquet le 21/03/2013, 21:54
En fin de compte, et je suis sérieux, le dilemme est le suivant :
Ou l'humanité meurt de soif.
Ou elle meurt de faim.
Il va y avoir du pain sur la planche pour nourrir tout ce monde sans créer plus de dommages à l'environnement.alerte
Jacques-marie Moranne le 21/03/2013, 23:35
L'eau (ou plutôt le manque d'eau) est un problème en soi, auquel il faut trouver des remèdes : c'est un des problèmes majeurs de l'humanité (qui fait plus de morts que l'élévation du niveau des océans ou la disparition des ours blancs).

Ce problème devrait être traité indépendamment du "réchauffement climatique", dont on ne sait pas :
- s'il est réel (température moyenne stable depuis 15 ans)
- s'il aggraverait ou amoindrirait les phénomènes de sécheresse

Amener l'eau dans les pays secs est sans doute un des investissements les plus rentables pour l'humanité (même si l'énergie nécessaire produirait du gaz carbonique).alerte
Aurorin le 22/03/2013, 08:49
Amener l'eau dans les Pays secs n'est pas une solution en soi.
Il serai bien plus judicieux de favoriser son retour afin d'éviter la dépendance d'une population qui poursuit son accroissement et dont les activités pastorales et vivrières, grandes consommatrices du précieux liquide sont extrêmement gourmandes.
Pour y parvenir, il faut attirer la pluie, seul moyen, reboiser et rendre de grandes surfaces aux forêts.
Ce qu'il est possible de faire dans un sens peut aussi l'être dans l'autre.
Il faut savoir que le Sahara actuel était il y a 7 millions d'années une vaste étendue au climat chaud et humide :
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/819.htm./2561.htm?debut=48&theme1=6

Ce qui veut dire qu'une élévation de la température n'est pas synonyme de sécheresse, à la condition qu'il y ait encore des forêts.
Bien entendu reboiser ne signifie pas qu'on va transformer en une magnifique forêt humide un désert sec et aride en quelques années.
Un tel projet nécessite qu'on préserve déjà celles qui existent tout en favorisant leur expansion. Il y a entre les déserts et les forêts plusieurs types de paysages de transition, savane, savane arborée qui abritent une faune et une flore spécifique qu'il convient de respecter au même titre que les autres biotopes.
D'autres techniques sont utilisées dans les Pays plus tempérés pour lutter contre l'érosion et favoriser la couverture forestière.
Dans certaines parties de nos reliefs, on utilise en particulier la technique des biefs :
http://www.democratie-durable.info/Users/Guest-accounts/Expert-Association/Les-biefs-du-Pilat
Cette technique si elle n'est pas exploitable partout à déjà fait ses preuves en de multiples endroits et ne fait que reprendre des méthodes que certains de nos ancêtres, loin d'être idiots, utilisaient déjà à leurs profits.
Les anciens terrains en "escaliers" ou en "planches" du midi témoignent encore de ces techniques dont on retrouve des traces jusqu'aux environs de 1500m en montagne, parfois même un peu plus.alerte
Jean-luc Bocquet le 22/03/2013, 21:11
Dans l'Oise, sur les pentes, beaucoup de terrasses existent encore. Elles sont, à l'heure actuelle, recouvertes de forêts.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, c'est la mécanisation à outrance et aussi les charges sociales qui ont permis la réappropriation de ces sols par un certain couvert végétal.
Il était devenu non rentable et dangereux de les cultiver avec des méthodes contemporaines.alerte
Vejedi le 23/03/2013, 15:17
qu'on revoie d'abord drastiquement les comportements alimentaires de nos pays qui se gavent de viande à s'en rendre malade alors que des gens meurent de soif au 21è siècle!!!

Si nos gouvernements ne revoient pas la politique agricole d'urgence, nous courrons tous à la catastrophe!

Il est déjà trop tard, mais personne ne veut faire machine arrière!

Je plains amèrement les générations futures qui devront subir l'égoïsme et je m'en foutisme de nos générations d'après guerrealerte
Jacques-marie Moranne le 23/03/2013, 17:21
@ Vejedi
Je ne vois pas bien le rapport entre la sécheresse en Afrique (par exemple) et notre consommation de viande (en Europe)alerte
Merou06 le 23/03/2013, 21:18
trop d'eau .arretez vos conneries!!!!alerte
Dupondt le 24/03/2013, 16:55
Pas trop de sécheresses en France à la fin de cet hiver...alerte
Julie-carolane le 02/05/2013, 22:13
la sécheresse peut tué 200 0000 personnes parce que sol se disperse et les gens tombe dans le trou alors il meurs ses aussi parce que la terre manque d'eaualerte
Noémie le 26/07/2013, 15:14
ce texte m'aide pour mon examen de repêche en géographiealerte

Votre nom ou pseudo :

Vous êtes un humain ? Prouvez-le ! Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

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