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Evaluation des risques de cancer suite à l'accident nucléaire de Fukushima

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3 388 lectures / 9 commentaires01 mars 2013, 11 h 54

recolte_radioactive_FukushimaDes membres du gouvernement local d'Okuma ‒ commune de la préfecture de Fukushima aujourd'hui dans la zone interdite ‒ récoltent le riz dans quelques champs plantés afin d'en mesurer la contamination
© Asahi

Selon les conclusions d'une évaluation exhaustive d'experts internationaux sur les risques pour la santé de la catastrophe survenue à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (Japon), les risques prévus sont faibles pour l'ensemble de la population à l'intérieur et à l'extérieur du Japon. Pour cette dernière, aucune augmentation observable des taux de cancer n'est prévue par rapport aux taux de référence.

Dans son rapport intitulé Évaluation des risques pour la santé de l'accident nucléaire survenu après le grand tremblement de terre et le tsunami qui ont touché l'est du Japon en 2011 (sur la base d'une estimation préliminaire des doses), l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) note toutefois que le risque estimé pour certains cancers a augmenté dans des catégories données de la population de la préfecture de Fukushima, et demande par conséquent que ces personnes fassent à long terme l'objet d'un suivi continu et de contrôles de leur état de santé.

Les experts ont estimé les risques pour l'ensemble de la population de la préfecture de Fukushima, du reste du Japon et du reste du monde, ainsi que pour les travailleurs de la centrale et les travailleurs d'urgence qui pourraient avoir été exposés durant les opérations d'urgence.

« Le principal motif de préoccupation évoqué dans ce rapport concerne certains risques de cancer liés à des zones et à des facteurs démographiques particuliers » a déclaré le Dr Maria Neira, Directeur du Département de l'OMS Santé publique et environnement. Et d'ajouter : « Une ventilation des données en fonction de l'âge, du sexe et de la proximité par rapport à la centrale nucléaire indique que le risque de cancer est majoré pour les personnes situées dans les zones les plus contaminées. À l'extérieur de ces dernières, même en certains endroits de la préfecture de Fukushima, aucune augmentation observable de l'incidence du cancer n'est attendue. »

S'agissant des différents cancers, pour les personnes situées dans la zone la plus contaminée, l'augmentation des risques estimés par rapport à ce qui serait normalement attendu s'établit à:

  • 4% environ pour l'ensemble des cancers solides, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson ;
  • 6% environ pour le cancer du sein, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson ;
  • 7% environ pour la leucémie, chez le sujet de sexe masculin exposé au stade de nourrisson ;
  • 70% au maximum pour le cancer de la thyroïde, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson (chez la femme, le risque de cancer de la thyroïde au cours de la vie entière est normalement de 0,75% et le risque additionnel estimé au cours de la vie entière est de 0,50% pour un nourrisson de sexe féminin exposé dans la zone la plus touchée).

Concernant les personnes vivant dans la deuxième zone la plus contaminée de la préfecture de Fukushima, les risques estimés sont inférieurs de moitié environ à ceux de la zone aux doses les plus élevées.

Une section du rapport est également consacrée au cas spécifique des travailleurs d'urgence dans la centrale nucléaire de Fukushima. Selon les estimations, les deux tiers environ des travailleurs d'urgence présenteraient des risques de cancer semblables à ceux de la population générale, et un tiers d'entre eux aurait un risque majoré.

Le document de presque 200 pages précise également que les doses de rayonnement de la centrale nucléaire endommagée ne devraient pas augmenter l'incidence des fausses couches, des mortinaissances et des autres problèmes de santé physique et mentale susceptibles de toucher les nourrissons nés après l'accident.

« Le rapport de l'OMS souligne qu'il faut surveiller à long terme l'état de santé des personnes exposées à un risque élevé tout en fournissant les services nécessaires de suivi médical et de soutien » a déclaré le Dr Maria Neira, Directeur du Département Santé publique et environnement de l'OMS. « Cela va rester durant des décennies un élément important de l'action de santé publique engagée face à la catastrophe. »

« En plus de renforcer les services médicaux et de soutien, il faut assurer une surveillance continue de l'environnement, en particulier des aliments et de l'eau, et veiller à l'application la réglementation existante, en vue de réduire à l'avenir l'exposition potentielle aux radiations » a indiqué le Dr Angelika Tritscher, Directeur par intérim du Département de l'OMS Sécurité sanitaire des aliments et zoonoses.

Outre l'incidence directe sur la santé de la population, le rapport note que l'impact psychologique pourrait avoir des conséquences sur la santé et sur le bien-être. D'après les experts, ces aspects ne doivent pas être ignorés dans le cadre de l'action globale.

Ce rapport constitue, depuis l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, la première étude des effets mondiaux sur la santé de l'exposition à ces rayonnements. Il est le produit d'une série d'analyses dirigées depuis deux ans par l'OMS sur les doses estimées et leurs effets potentiels sur la santé. Y ont participé des experts scientifiques indépendants des domaines de la modélisation des risques radiologiques, de l'épidémiologie, de la dosimétrie, des effets des rayonnements et de la santé publique.

Auteur

Organisation Mondiale de la Santé

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

9 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Simone Kirk membre premium - 01/03/2013, 15:58

Je pense qu'il faudra attendre d'avoir un peu de recul pour confirmer ces conclusions très optimistesalerte

avatar Loriaux, Ottignies, Belgique - 01/03/2013, 19:11

Effectivement,deux ans, c'est beaucoup trop vite pour avoir une évaluation correcte. A revoir dans dix ans et plus.alerte

avatar René Voujeaucourt - 01/03/2013, 21:32

- le rapport note que l'impact psychologique pourrait avoir des conséquences sur la santé et sur le bien-être.-

Parce que ce n'est pas déjà le cas ? Des milliers de gens ont été évacués et ont tout perdu, ça ce serait fait sans conséquences ?alerte

avatar CDKA - 01/03/2013, 23:23

L'organisation mondiale de la santé... n'est-ce pas ce même organisme qui à poussé à la fabrication mondiale de vaccins bidons contre une certaine forme de grippe il y a peu ?? Enrichissant au passage l'industrie pharmaceutique officielle comme jamais ?
Difficile de croire encore ces gens !alerte

avatar Emmanuelle, Suisse - 02/03/2013, 13:59

L'OMS n'est pas neutre en matière nucléaire, je n'accorde aucun crédit à ce rapport...alerte

avatar radio4 - 02/03/2013, 18:09

OMS = Organisation du Mensonge Systématiquealerte

avatar Stéphane LAGASSE - 02/03/2013, 22:56

Pour le recul, on a Tchernobyl... Non?alerte

avatar Rozé - 03/03/2013, 19:34

L'OMS est liée à l'AIEA.
Par conséquent ses études d'impact nucléaire sur la santé sont toujours timorées. Je crains que la situation du Japon autour de Fukushima soit pire que celle autour de Tchernobyl du fait que les précautions drastiques n'ont pas été et ne sont toujours pas prises. Si j'étais japonais je mettrais en marche mon radiomètre très fréquemment pour connaitre la radioactivité du lieu, des objets et surtout de ce que je mange et respire !alerte

avatar Strange membre premium - 04/03/2013, 09:51

Selon les sources les avis diffèrent :
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Fukushima-hausse-du-risque-de-cancer-selon-l-OMS-Greenpeace-critique.htm?&rub=15&xml=newsmlmmd.e7c9249a6c200fe4fc94ee8ccf5aa2cd.2b1.xmlalerte

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