^ Publicité | Surfez sans pub ! ^

1er site français en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

rss
9 317
Partager
par mail
Jeudi 17 avril 2014, 9 407 visites

Connexion

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membre Retrouver vos identifiants

^ Publicité | Surfez sans pub ! ^

^ Publicité | Surfez sans pub ! ^

Tchat environnement et sciences

Vous devez être membre du site et connecté
pour afficher le tchat et y participer

Marre de la PUB dans
votre boîte aux lettres ?

Imprimez et collez notre étiquette STOP PUB sur votre boîte aux lettres et respirez !

Sondage Avril 2014

^ Publicité | Surfez sans pub ! ^

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Mieux comprendre les effets sur l'Homme de l'exposition aux perturbateurs endocriniens chimiques

Dernières actualitésAlerte mailFlux RSS / webmasters

9 317 lectures / 11 commentaires25 février 2013, 09 h 49

cosmetiquesLa plupart des cosmétiques et produits d'hygiènes contiennent des perturbateurs endocriniens
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Selon un nouveau rapport publié par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), de nombreuses substances chimiques synthétiques dont les effets perturbateurs sur le système endocrinien n'ont pas été testés pourraient avoir des conséquences non négligeables sur la santé.

Les auteurs de cette étude conjointe préconisent de mener davantage de recherches afin de bien comprendre les liens qui existent entre les perturbateurs endocriniens chimiques – présents dans de nombreux produits industriels et domestiques – et plusieurs maladies et troubles. Le rapport indique que des évaluations plus exhaustives et de meilleures méthodes de test permettraient de réduire les risques éventuels de maladie et de réaliser d'importantes économies en santé publique.

La santé dépend du bon fonctionnement du système endocrinien, qui régule la sécrétion d'hormones essentielles, par exemple, au métabolisme, à la croissance, au développement, au sommeil et à l'humeur. Certaines substances, connues sous le nom de perturbateurs endocriniens, peuvent perturber une ou plusieurs fonctions du système endocrinien et ainsi accroître le risque de survenue de problèmes de santé. Certains perturbateurs endocriniens sont naturels alors que d'autres, présents dans les pesticides, les appareils électroniques, les produits d'hygiène personnelle et les cosmétiques, sont synthétiques. Certains additifs alimentaires ou contaminants présents dans l'alimentation sont également susceptibles de perturber le système endocrinien.

Cette étude du PNUE et de l'OMS, intitulée State of the Science of Endocrine Disrupting Chemicals est la plus complète à ce jour sur le sujet. Elle met en lumière certains liens entre l'exposition aux perturbateurs endocriniens chimiques et plusieurs problèmes de santé. Ces substances chimiques peuvent notamment contribuer à la survenue de la cryptorchidie (absence d'un ou des deux testicules dans le scrotum) chez le jeune garçon, du cancer du sein chez la femme, du cancer de la prostate, de troubles du développement du système nerveux et d'un déficit de l'attention/d'une hyperactivité chez l'enfant, ainsi que du cancer de la thyroïde.

Les perturbateurs endocriniens chimiques peuvent entrer dans l'environnement principalement par le biais des effluents industriels et urbains, le ruissellement des terres agricoles et l'incinération et le rejet des déchets. L'être humain peut y être exposé lors de l'ingestion de nourriture, de poussière et d'eau ou de l'inhalation de gaz et de particules présents dans l'air, ainsi que par contact cutané.

Selon Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'Organisation des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE, "les produits chimiques occupent une place de plus en plus importante dans la vie moderne et sont essentiels à beaucoup d'économies nationales mais leur gestion irrationnelle remet en cause la réalisation d'objectifs de développement essentiels et le développement durable pour tous". "Investir dans de nouvelles méthodes de test et de nouvelles recherches peut permettre de mieux estimer les coûts de l'exposition aux perturbateurs endocriniens chimiques et de réduire autant que possible les risques, en privilégiant des choix et des solutions plus intelligents qui aillent dans le sens d'une économie verte", a-t-il ajouté.

L'augmentation observée de la survenue de maladies et de troubles pourrait s'expliquer non seulement par l'exposition à des substances chimiques mais aussi par d'autres facteurs environnementaux et non génétiques tels que l'âge et la nutrition. Mais comme les connaissances dont on dispose sont très lacunaires, il est extrêmement difficile de déterminer exactement les causes et les effets.

"Nous devons mener d'urgence davantage de recherches afin de mieux connaître les conséquences sanitaires et environnementales des perturbateurs endocriniens," a dit le Dr María Neira, Directeur du Département Santé publique et environnement de l'OMS. "Les données scientifiques les plus récentes montrent que des communautés dans le monde entier sont exposées aux perturbateurs endocriniens chimiques et aux risques qui y sont associés. L'OMS collaborera avec ses partenaires pour définir des priorités de recherche afin d'étudier les liens entre les perturbateurs endocriniens chimiques et la santé et ainsi d'atténuer les risques. Il nous incombe à tous de protéger les générations futures", a-t-elle ajouté.

Les auteurs du rapport s'inquiètent aussi de l'impact des perturbateurs endocriniens chimiques sur la faune. En Alaska (États-Unis d'Amérique), il se peut que l'exposition à ces substances chimiques contribue à l'apparition de malformations congénitales, de cas d'infécondité et de malformations des bois dans certaines populations de cervidés. La diminution de la population de certaines espèces de loutres et d'otaries est peut-être due aussi, en partie, à l'exposition à plusieurs mélanges de PCB, au DDT (insecticide) et à d'autres polluants organiques persistants, ainsi qu'à des métaux tels que le mercure. Parallèlement, on a constaté qu'une interdiction ou restriction de l'utilisation de substances chimiques perturbant le système endocrinien entraînait la reconstitution des populations d'animaux sauvages et une réduction des problèmes de santé.

Les auteurs de l'étude présentent plusieurs recommandations pour améliorer la connaissance de ces substances chimiques au niveau mondial, réduire les risques éventuels de maladie et diminuer les coûts qui y sont associés : 

  • Tests : les perturbateurs endocriniens chimiques connus ne constituent que « la partie émergée de l'iceberg » et il faut disposer de méthodes de test plus complètes pour identifier d'autres perturbateurs endocriniens éventuels, leurs sources et les modes d'exposition.
  • Recherche : il faut disposer de davantage de données scientifiques pour connaître les effets des mélanges de perturbateurs endocriniens chimiques (venant principalement de sous-produits industriels) sur les êtres humains et sur la faune, qui y sont de plus en plus exposés.
  • Rapports : de nombreuses sources de perturbateurs endocriniens chimiques restent inconnues car il n'existe pas suffisamment de rapports et d'informations sur les substances chimiques présentes dans les produits, les matériaux et les marchandises.
  • Collaboration : l'échange accru de données entre les scientifiques et entre les pays permettra de combler les lacunes, principalement dans les pays en développement et ceux dont l'économie est émergente. 

"La recherche, qui a fait d'immenses progrès ces dix dernières années, a montré que les perturbations endocriniennes pouvaient être beaucoup plus étendues et beaucoup plus complexes qu'on ne le pensait", dit le Professeur Åke Bergman de l'Université de Stockholm, rédacteur en chef du rapport. "Alors que la science continue à progresser, il est temps de mieux gérer les perturbateurs endocriniens chimiques et d'étudier davantage l'exposition à ces substances et ses effets sur la faune et les êtres humains", a-t-il ajouté.

Auteur

Programme des Nations Unies pour l'Environnement

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

11 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Kristall2002 - 25/02/2013, 12:27

Bonjour.
Le mercure est fortement médiatisé et indirectement repris dans cet article mais je voudrais savoir sous quelle forme ce produit est-il dangereux, en quoi appart les effets à long termes supposés est-il toxique. On en parle beaucoup mais rien de précis pour justifier tant de médiatisation. Je sais seulement qu'il est un poison quand il st sous forme de vapeur à haute température. Aussi quand il est solubilisé avec de l'EAU régale.Il entre ausi dans la fabrication du cyanure je crois, mais à l'état naturel qu'a-t-il de vraiment dangereux . Merci de m'aider à cette compréhension.
DESOLE IL N'Y A PAS DE CORRECTEUR SUR CE NAVIGATEURalerte

avatar Jean-luc Bocquet - 25/02/2013, 12:49

Voilà un rapport ne contenant que de sages propos.
Personne n'affirme.
Il est vrai que la tâche est immense.alerte

avatar hervé - 25/02/2013, 23:04

Bizarre que ce rapport ne mentionne pas une donnée incontournable, incontestable de par sa simplicité d'évaluation c'est la baisse impressionnante de la spermatogénèse chez l'homme moins 50% depuis plusieurs dizaines d'années surtout dans les pays occidentaux et ceci pourrait très bien être provoqué par les produits induisant des perturbations hormonalesalerte

avatar monde meilleur pour tous - 26/02/2013, 09:00

tout ce qu'il raconte là et évidemment, et vaut mieux tard que jamais mais c'est abbérant que seulement maintenant ils se disent "tient peut être que finalement tous les produits chimiques ont un impact négatif sur l'Homme" à la limite l'Homme on s'en fout il se détruit lui même,ils le savent mais ils s'en foutent eux même alors si ils ne s'inquiétent pas pour eux même on va pas le faire pour eux! par contre pour les animaux la faune et la flore c'est évident que c'est nocif et celà favorise peut être même à la fonte des glace ou des choses assez grave qu'ils n'ont pas envisagé... La TERRE et sa population était bien avant larrivé de l'Homme et nous on arrive sur nos grands chevaux à vouloi faire je sais pas quoi à part détruire l'environnement. Ah mais selon eux, c'est pour le... le quoi? ah oui le progrès! le confort blablabla. Allo ! A quoi celà sert à part tout détruire? on meurt tous un jour alors que se soit avec plus ou moins de rides on s'en tape le cocotier! il y ades choses beaucoup plus importantes! Comme par exemple, faire quelque chose pour ces pauvres animaux, des cochons ici en l'occcurence qui ne voient de leur vie pas la lumière du soleil et qui sont emprisonner, comprimé dans des cages en fer le temps de leur vie, pour repas ils n'ont qu'une soupe à manger et le cochon à la base n'est pas fait pour manger des liquide alors ils doivent trouvé un moyen d'aspirer sauf que les pauvres qui n'y arrive pas ne se nourrissent pas et finissent par être tué, et c'est cochons sont ceux qui sont vendu sous vide en supermérché, sous les marques Herta, Fleury michon Madrange etc... c'est animaux ne sont pas sur de la paille ni de la terre mais sur de la tole pas à même le sol non il les suréléve pour que leur déjections passent par des trou de la tôle et arrive en dessous dans le sol. Ah oui est ce que quelqu'un trouve normal aussi que l'élevage enfin la pour moi sa ne porte plus ce nom, mais que l'élevage soit fait par des gens qui n'aiment pas les animaux et qui ont honte de travailler avec des cochons? eux même le disent! bref je vous laisse regarder et lire par vous même cet article fut écrit par un étudiant pour sa thèse aparemment. Intéréssez-vous bonne lecture, je ne comprends pas que sa soit légal personnelment :

Voila ce qui se cache derrière chaque tranche de jambon herta madrange et autres ...
Voici un récit détaillé des conditions d'elevage des porcs en elevage industriel (98% des porcs sont "produits" ainsi)
http://www.cairn.info/revue-travailler-2005-2-page-21.htmalerte

avatar Jean Zor Rouen - 27/02/2013, 23:28

Et la pilule contraceptive ?
Les quantités mises dans l'environnement, en tous cas en France, sont sans commune mesure avec celles citées dans cet article.
Personne n'en parle.
Tabou ? Omerta ?alerte

avatar Jean Zor Rouen - 01/03/2013, 21:13

A voir les réactions... ça laisse pantois !
C'est plus qu'une Omerta !alerte

avatar Jean-luc Bocquet - 01/03/2013, 21:21

C'est la pilule de l'amnésie Jean.alerte

avatar Mensonges-et-propagandes - 03/03/2013, 01:05

Ni*** le soin, c'est la vie!!!alerte

avatar René Voujeaucourt - 03/03/2013, 15:29

Un rapport n'est pas une étude, il n'est pas soumis à la relecture par les pairs, donc en tant que tel il ne fait qu'exprimer l'opinion des auteurs.

La controverse est très forte aux USA notamment après la sortie d'une étude de Justin Teeguarden minimisant l'effet nocif du bisphénol A.

hervé,

-Bizarre que ce rapport ne mentionne pas une donnée incontournable, incontestable de par sa simplicité d'évaluation c'est la baisse impressionnante de la spermatogénèse chez l'homme moins 50% depuis plusieurs dizaines d'années surtout dans les pays occidentaux et ceci pourrait très bien être provoqué par les produits induisant des perturbations hormonales-

Lisez le rapport avant de dire n'importe quoi car il en parle. Mais ce n'est pas l'objectif principal.alerte

avatar Jean-luc Bocquet - 03/03/2013, 17:19

René :
D'un certain point de vue, ( Que je ne partage pas) c'est bon le bisphénol A pour lutter contre le réchauffement climatique.
C'est un raccourci bien entendu.
Mais un monde sans spermatozoïde luttera plus efficacement contre les émissions de CO2 que n'importe quelle mesure prise à la mord moi le nœud même avec les couilles claires.
Ça c'est pour le plus un.
Le moins un sera tout simplement la disparition rapide de l'être humain de la surface où s'exprime si bien.
A moins que cela ne soit l'inverse...
Quant à la "chouille" de désordre à ajouter au foutoir comme d'habitude, elle fera l'objet de mesures ultérieures de corrections... ( S'il reste encore du monde)alerte

avatar hervé - 09/03/2013, 16:36

j'ai beau relire le rapport, non M. Voujeaucourt on y mentionne pas de baisse de la spermatogènése chez l'homme on parle bien de cryptorchidie mais cela n'a rien à voir avec la spermatogénèse!
Et mon propos est tout à fait en phase avec le texte. C'est vous qui racontez n'importe quoi pour utiliser un argument de collégien qui vous est si cher!alerte

Votre nom ou pseudo :

Vous êtes un humain ? Prouvez-le ! Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire répétitif, provoquant, irrespectueux, incompréhensible, religieusement ou politiquement engagé, non constructif, publicitaire, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur. Votre adresse IP sera conservée pendant la durée requise par la loi pour toute poursuite judiciaire éventuelle.

↑ Haut de page ↑ 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour établir des statistiques et personnaliser votre navigation.

En savoir plus