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Qui paye les coûts d'une catastrophe nucléaire ? L'exemple de Fukushima

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5 852 lectures / 40 commentaires19 fvrier 2013, 15 h 20

fukushima_Infographic_07.02.13-FR© Greenpeace

Les retombées de la catastrophe nucléaire de Fukushima sont encore en cours, pour des centaines de milliers de victimes au Japon, à qui une indemnisation juste, équitable, équilibrée est toujours refusée. Au Japon, aujourd'hui confronté à la réalité d'un accident nucléaire grave, le système permet à l'industrie nucléaire de se soustraire à ses responsabilités, laissant l'argent public compenser son désastre.

Un rapport de Greenpeace International, détaille comment les graves lacunes de la réglementation nucléaire mondiale laissent aux institutions et aux contribuables la responsabilités de payer les coûts d'un accident nucléaire. Ni les exploitants de centrales nucléaires, ni les fournisseurs d'équipements clés, ne sont concernés par les coûts engendrés ... par eux !

Les conséquences de ce système injuste, qui a laissé des centaines de milliers de victimes japonaises sans compensation adéquate, pourrait être répliqué partout dans le monde, car l'industrie nucléaire n'est pas tenue responsable de ses échecs.

Entre autres problèmes, les conventions élaborées pour les activités nucléaires limitent le montant des indemnisations qui seront versées aux victimes entre 350 et 1,5 milliards d'euros. Ces conventions n'exigent pas que les fournisseurs des industriels du nucléaire soient inclus dans le processus de responsabilité et d'indemnisation.

Les premières estimations du coût de l'accident nucléaire de Fukushima fixaient les dommages entre 48 et 169 milliards d'euros. L'opérateur de la centrale de Fukushima, TEPCO, a été nationalisé, car il était dans l'incapacité de payer ne serait-ce que les tous premiers coûts de réparation.

Dans le cadre du système actuel de responsabilité, TEPCO, est aujourd'hui seul tenu pour responsable et doit donc payer alors qu'il n'était pas assuré pour de tels montants. Ses fournisseurs GE, Hitachi et Toshiba – qui a fourni des réacteurs basés sur une conception erronée – ne sont pas tenus de payer quoi que ce soit à titre de réparation.

Ce sont les contribuables japonais, y compris les personnes évacuées, qui finiront par payer la majeure partie des coûts de la catastrophe.

Le coût d'un accident nucléaire en France

L'IRSN estime à 430 milliards d'euros le coût d'un accident nucléaire majeur. Coûts radiologiques, pertes touristiques, contamination... Tous les impacts d'un accident ont été pris en compte. L'impact économique d'un accident dépend en effet largement du lieu d'implantation de la centrale (densité de population, économie locale...) et des conditions météorologiques.

L'IRSN est la seconde institution française à se pencher sur les coûts des accidents nucléaires.

Dès 2012, la Cour des comptes s'est ouvertement posée une question rarement évoquée dans les milieux officiels, dans son rapport sur les coûts de la filière nucléaire remis en janvier : qui indemniserait les éventuelles victimes, réparerait les éventuels dommages et pour quels montants ?
Et la Cour des Comptes fait ce constat : le système d'assurance mis sur pied pour les risques liés au nucléaire civil est très insuffisant et repose essentiellement sur l'État. Et non sur l'exploitant qui, du coup, voit ses coûts d'assurance indûment minimisés.

Dans le monde,"la couverture du risque de responsabilité civile nucléaire est essentiellement fournie par le biais de pools d'assurance et de réassurance ", indiquait la Cour des comptes dans son rapport sur les coûts de la filière électronucléaire. Pour l'instant, EDF assure ses réacteurs hexagonaux auprès d'Allianz et d'Elini, une mutuelle spécialisée dans les risques nucléaires, qui eux-mêmes se réassurent auprès d'Océane Ré, une société de réassurance contrôlée par EDF. Le serpent se mord la queue.

Actuellement, le montant maximum de la responsabilité de l'exploitant est de "91, 5 millions d'euros par accident survenant sur une installation nucléaire". Il est "limité à 22, 9 millions lorsque l'accident concerne une installation à risque réduit ou le transport de substance nucléaire". Au-delà de cette somme, la charge financière incombe à l'État pour un montant maximum de 345 millions d'euros.

Pour la Cour des comptes, les règles actuelles ne permettent pas "de couvrir les dommages d'un accident, même d'ampleur limitée ".

Le système doit intégrer TOUS les coûts !

Si l'on intègre les conséquences économiques d'un accident nucléaire au coût du MWH, l'électricité nucléaire perd immédiatement son image d'énergie bon marché. C'est en intégrant tous ces coûts que l'on se rendra compte que cette technologie représente un fardeau que notre société n'a plus le luxe de se payer.
C'est également au niveau réglementaire, sur son système d'assurance que la France doit agir : d'une part en étendant la responsabilité des exploitants aux fournisseurs du nucléaire et d'autre part, en mettant en place un régime de responsabilité illimitée comme en Suède et en Allemagne.

Auteur

Greenpeace

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

40 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

Jacques-marie Moranne le 19/02/2013, 16:25
Voilà une bonne question : on peut considérer que la centrale de Fukushima a été prise dans un carambolage :
la voiture A (le tsunami) rentre dans la voiture B (la centrale de Fukushima) et laalerte
Jacques-marie Moranne le 19/02/2013, 16:29
... projette sur la voiture C (la population évacuée)
Quelle est alors la responsabilité de la voiture B ?
Doit-on se retourner sur son constructeur parce que ses freins ont été incapables de l'empêcher de heurter la voiture C ?alerte
René Voujeaucourt le 19/02/2013, 17:41
Comme toujours c'est le contribuable qui paye les pots cassés. TEPCO est entièrement responsable de ce qui s'est passé à Fukushimaalerte
Jean-luc Bocquet le 19/02/2013, 20:01
Tepco n'est responsable de rien du tout.
Voilà encore une affirmation à l'emporte pièce digne d'un René Voujeaucourt cédant de nouveau à ses mauvais démons.
Ça c'est de la démarche scientifique rigoureuse !
Hein René ?
Ça c'est du fondé !
Puisque c'est René qui l'écrit...
Pourtant, préservatif usagé dans le potage, il me semble qu'une faille a joué verticalement.
Elle a provoqué un tremblement de terre qui même avant l'arrivée du tsunami avait rendu inopérant tous les systèmes de sécurité des réacteurs. Les techniciens savaient que c'était foutu ( Les objets ancrés dans le sol étaient projetés verticalement). Alors les barres...
Il me semble aussi que cette faille en coulissant a déplacé un grand volume d'eau et que ces énormes masses d'eau déplacées ont provoqué ce tsunami sortant un peu du commun et qui a parachevé les destructions.
Il est donc faux d'affirmer que Tepco est responsable.
Bien entendu, il va falloir que quelqu'un paye et là je rejoints René, ce quelqu'un sera le contribuable, car Tepco est insolvable.
Mais après tout, il n'est pas seul à l'être.
L'ensemble de la société japonaise l'est. Elle a bien profité des centrales...
Y a-t-il eu des morts pour cause d'irradiation pour l'instant dans la population civile ?
Combien de morts en revanche dans les zones construites en zones submersibles ? 15 000 20 000 ?
C'est à cause de la radioactivité libérée ça ?
Alors si ce n'est pas elle, c'est qui ?
L'eau ?
Oui !
Alors qui sont les responsables dans ce cas ?
Ceux qui ont délivré les autorisations de construire ?
Ceux qui n'ont pas construit suivant les normes ?
Les inconscients qui étaient pourtant conscients des risques en faisant des demandes de constructions ?
Non René.
Cessez de parler comme d'habitude avant d'avoir réfléchi.
En revanche, il faut tirer les enseignements de ce qui est arrivé à Fukuchima et veiller à ce qu'un tel événement, s'il se produisait en France n'ait pas le même impact en matière de submersion.
J'ai bien dis submersion car un tel phénomène violent avec les mêmes secousses en France ou ailleurs provoqueraient des bris irrémédiables dans les réacteurs conduisant aux mêmes effets qu'au Japon.
Mais il y a de bonnes enceintes chez nous. Elles tiendraient.
N'en déplaise à René.alerte
Z le 19/02/2013, 20:27
tout le monde car avec le vent et l'eau, la radioactivité se retrouve partout et on le paie de notre santé (cancer et mort) !alerte
nightrow le 19/02/2013, 22:44
Tepco n'est pas responsable ?
N'ont-ils pas fait d'analyses sur le site avant la construction de la centrale ?
N'ont-ils pas construits cette centrale ?
Ne l'ont-ils pas entretenus ?
Ne l'ont-ils exploités en en tirant des profits ?
Donc quand tout marche, les profits sont pour eux, et quand ca foire c'est pour les autres ? Soyons libres mais responsables! Ils ont fait ce qu'ils voulaient, ca foire, ils assument. Si ca les mets en faillite, on liquide et on trouve un repreneur qui aura un intérêt a mieux gérer les choses ...
Quelque chose me dit que les autres patrons réagiraient différemment s'ils se savaient pénalement responsables et sur un siège éjectables en cas de problème, ils ne sous-dimensionneraient pas ...
Enfin ces concepts de bases sont maintenant remplacés par de la gestion de crise continue des politiciens de carrière, d'aspects géopolitique, des intérêts de lobbies, des déformations monstrueuses des médias (du cheval a la place du boeuf mon dieu ! Par contre fukushima oubliez le nucléaire c'est bien) et j'en passe.
Bref, rien a voir, tout est normal, circulez braves gens !alerte
René Voujeaucourt le 20/02/2013, 00:00
Bocquet,

-Tepco n'est responsable de rien du tout.-

Quand on ne sait pas , on la boucle...

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/4/37/62/00/rapports/Rapport-NAIIC-V3.pdfalerte
René Voujeaucourt le 20/02/2013, 08:43
Non seulement TEPCO est responsable mais n'a pas hésité à mentir pour essayer de dissimuler les causes de l'accident.

http://ajw.asahi.com/article/views/vox/AJ201302140044

http://japandailypress.com/no-surprise-tepco-suspected-of-lying-to-governments-fukushima-investigation-panel-0722923alerte
Jacques-marie Moranne le 20/02/2013, 08:58
@René
Le rapport en question pointe les responsabilités de tous les intervenants, directs et indirects, pas uniquement de TEPCO, et cherche répondre à la question "comment éviter cela à l'avenir", et non pas "quels sont les dommages et intérêts que devrait payer TEPCO"

Par ailleurs :
- ce tsunami a fait 18000 morts (dont combien par Fukushima ?)
- le tsunami de 2004 a fait 223000 morts (chiffre ONU) et 1,7 millions de déplacés

... et pourtant, on continue de construire en zones sensibles aux tsunami (même en France) : c'est qu'on considère finalement que le bénéfice est supérieur au risque. Pourquoi ne peut-on pas raisonner de la même manière pour le nucléaire, dont la dangerosité est nettement moindre ?alerte
Jean-luc Bocquet le 20/02/2013, 13:15
Tout à fait J-M Morane
C'est donc 18 000 morts à cause du tsunami.
Combien à Fukushima ? Un, deux ?
On accuse le tsunami d'avoir endommagé la centrale mais ce n'est pas la vérité.
En fait elle l'a été avant l'arrivée du tsunami par le séisme.
Tsunami ou pas, de toutes façons il était trop tard.
Les cœurs étaient endommagés, plus aucune possibilité de contrôle.
Ce qui veut dire n'en déplaise à ceux qui comme d'habitude jettent l'anathème sur le nucléaire (en en profitant bien soi dit en passant) qu'ils sont dans le faux.
L'archipel japonais n'est pas connu pour sa stabilité sismique c'est le moins que l'on puisse dire aussi :
Même si Tepco ( avec les autorités de l'époque et l'aval de la société, rappelons-nous le contexte pétrolier qui prévalait à ce moment là) avait implanté ses centrales beaucoup plus à intérieur des terres, les dommages auraient été les mêmes.
J'insiste encore :
Ces dommages s'étaient produits avant l'arrivée des vagues géantes.
Par contre il est dommageable pour l'image de marque de l'industrie nucléaire occidentale que les gens aient fait l'amalgame entre les dommages dûs au tsunami, et la détérioration ultérieure de la centrale par les eaux.
J'insiste encore et encore :
C'est le séisme qui a causé les principaux dommages et lui seul, le tsunami en résultant n'ayant fait que parachever son œuvre.

Il y a eu des morts dans la population civile à Three milles Island ?
Cherchez bien. vous me citerez les chiffres.
Combien de morts chez les mineurs ?
Pour la mal bouffe ?
En voiture ?
Au retour du bordel ?

Et ne mettons pas Tchernobyl sur le tapis :
Là bas, le réacteur était construit sans enceinte de confinement. Là il était réellement dangereux de vivre à proximité .

Personnellement et rétrospectivement, il me semble infiniment moins dangereux d'aller vivre à côté d'une centrale japonaise que de le faire dans une de ces baies du pacifique de l'archipel, surtout celles exposées à l'est. et cela, même protégé par une barrière de béton.alerte
René Voujeaucourt le 20/02/2013, 14:00
Monsieur Moranne,

Je me demande jusqu'où peut aller se nicher la mauvaise foi.
Citation
-Depuis 2006, les régulateurs et TEPCO étaient conscients du risque de panne totale d'électricité à la
centrale de Fukushima Daiichi si un tsunami devait atteindre le niveau du site. Ils étaient également
conscients du risque d'endommagement du cœur du réacteur par la perte du refroidissement à l'eau de
mer dans le cas d'un tsunami plus fort que celui qui avait été prévu par la Société japonaise des
ingénieurs civils. La NISA savait que TEPCO n'avait pas envisagé de mesures pour atténuer ou éliminer le risque, mais a omis de fournir des instructions spécifiques pour remédier à la situation.-


Le rapport est très clair, TEPco n'a pas tenu compte des avertissements. La société savait le risque mais pour des raisons financières n'a rien fait. Des tsunamis comme celui voire plus importants ont existé dans l'histoire du Japon. Déjà à la construction de la centrale les mesures adéquates n'ont pas été prises. Elles le seront par la suite pour les réacteurs 5 et 6 qui sont restés indemnes.

Pas de morts c'est vrai mais des milliers de personnes ont été évacuées et ont tout perdu. Le Japon que je connais bien, est un pays où le moindre mètre carré de terre cultivable est essentiel, la zone contaminée l'est pour des décennies.

Pour ce qui est du nucléaire, cette énergie est devenu obsolète et non rentable (quand on voit la manière dont explose les coûts de l'EPR de Flamanville on comprend vite)... N'oulbiez surtout jamais que le jour où le pétrole manquera le nucléaire s'effondrera car il est totalement dépendant du pétrole.

Bocquet,

-Combien de morts chez les mineurs ?-

Encore une fois quand on ne sait pas on se tait, les mines d'uranium font proportionnellement autant de morts que les mines de charbon (voire plus) la seule différence se trouve dans le nombre de mines exploitées.alerte
René Voujeaucourt le 20/02/2013, 14:13
J'avais zappé ça :

-En fait elle l'a été avant l'arrivée du tsunami par le séisme.
Tsunami ou pas, de toutes façons il était trop tard. Les cœurs étaient endommagés, plus aucune possibilité de contrôle. Ce qui veut dire n'en déplaise à ceux qui comme d'habitude jettent l'anathème sur le nucléaire (en en profitant bien soi dit en passant) qu'ils sont dans le faux.-

Une source fiable justifiant ce que vous dites svp ? Parce que là une fois de plus vous racontez n'importe quoi.alerte
Christophe Magdelaine le 20/02/2013, 14:35
JM Moranne et JL Bocquet : avant d'étaler le nombre de morts en fonction de la source d'énergie exploitée ou des catastrophes, il ne faut pas oublier le poids psychologique d'un accident nucléaire.
Je vous renvoie au rapport de l'OMS sur la catastrophe de Tchernobyl, très évocateur :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_675_Tchernobyl_ampleur_accident.php

Quand bien même il n'y aurait que quelques morts directs, la souffrance qui en est issue (déracinement, choc, regard des autres, maladies...) affecte considérablement la vie de milliers d'autres, sans oublier l'apparition insidieuse de cancer(s) quelques années plus tard.

De plus, même 27 ans après Tchernobyl, il est encore difficile de chiffrer le nombre de victimes imputables à l'accident, une étude récente évoque environ 25 000 :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_675_Tchernobyl_ampleur_accident.php

Alors quand je vous lis faire tranquillement le bilan des victimes de Fukushima depuis votre fauteuil, je ne peux m'empêcher de réagir. Un peu de modestie sur l'état de vos (nos) connaissance en la matière et du respect pour les personnes qui en souffrent (oui encore) et qui subiront ce traumatisme toute leur vie.alerte
Jean-luc Bocquet le 20/02/2013, 18:07
Voilà ce que je lis sur les pages 32/33 et je remercie René Voujeaucourt de m'avoir refait penser à ce rapport que j'avais déjà lu.
Je cite :
L‘accident est très clairement dû à des phénomènes naturels :
Le tremblement de terre et le tsunami qui l'a suivi.
Pourtant, un certain nombre de facteurs importants ayant trait à la façon dont l'accident a évolué restent inconnus, principalement parce qu'une grande partie des équipements essentiels et de la tuyauterie touchés par cet accident sont à l'intérieur de l'enceinte de confinement des réacteurs et resteront donc hors de portée des inspecteurs pendant de nombreuses années.
Voilà tout est dit et même écrit.
C'est l'évolution de l'accident qui manque.
C'est comme si je voulais faire le diagnostic de la panne de mon moteur de voiture en lui regardant le pot d'échappement.
Ou un diagnostic cardiaque en faisant un toucher rectal.
Il me semble que si on ne peut avoir accès au cœur de l'installation nucléaire , que l'on ne peut pas y pénétrer, si on ne peut pas examiner les soupapes de sécurité, les soudures des tuyaux du primaire, l'échangeur, les dispositifs de commande les armoires électriques, etc... le diagnostic devient tellement incertain qu'il en est suspect.
Surtout s'il est fait à chaud, sous la contrainte des médias, du ministre, de l'opinion publique etc...
Maintenant Christophe.
Sur ce coup, ce n'est pas chic de ta part d'écrire que je fais "tranquillement" le bilan des pertes humaines dues au tsunami.
Je cite ces chiffres uniquement pour relativiser l'IMPACT NUCLEAIRE que l'accident a eu sur les populations.
Pour l'instant dans la population civile personne n'est mort.
Encore une chose :
René : Je te pensais plus rigoureux, toi l'obsédé de la preuve formelle et du lien qui enchaîne.
Ce paragraphe aurait du t'ouvrir les yeux... toi le grand technicien ...alerte
Jean-luc Bocquet le 20/02/2013, 18:14
Encore une chose:
Christophe, toi tu cites les 25 000 morts imputables à l'accident de Tchernobyl.
J'espère que tu ne les cites pas "tranquillement"...
Mais peut être qu'en matière de citation de chiffres certain les citent moins tranquillement que d'autres ?
Ou plus tranquillement ?
C'est ça l'égalité dans l'inégalité !alerte
Christophe Magdelaine le 20/02/2013, 18:46
Au moins je cite, je ne fais pas dans le pifomètre comme vous ;-)alerte
Jacques-marie Moranne le 20/02/2013, 19:18
Comment peut-on débattre sérieusement si on s'interdit d'être objectif à cause du poids psychologique ... ? Faut-il rester dans le passionnel ?

Tchernobyl n'est pas une référence valide : il n'y avait que les soviétiques pour construire des centrales nucléaires en out-door (graphite-gaz en plus).

Par ailleurs, le fait d'être conscient d'un risque n'implique pas en soi une responsabilité : le Maire de Paris est conscient du risque (même faible) que Paris reçoive un jour une météorite qui la détruise : pour autant, personne ne serait jugé responsable si ça arrivait.alerte
René Voujeaucourt le 21/02/2013, 00:07
Jean- Luc Bocquet,

Ce qui est dit dans le rapport prouve que vous avez tort, une centrale nucléaire DOIT être à l'abri d'un accident naturel il n'y aps pas à transiger avec ça. TEPCO (et le gouvernement) sont pleinement responsables .

Il semble que vous ne sachiez pas comment fonctionne les systèmes de sécurité d'un réacteur nucléaire et quelles peuvent être les causes d'une fonte du coeur d'un réacteur nucléaire.

Deux liens à lire :

http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-les-premieres-heures-de-la-catastrophe-87941862.html

http://www.tepco.co.jp/en/press/corp-com/release/index1103-e.htmlalerte
Jean-luc Bocquet le 21/02/2013, 08:51
René grand technicien :
Excuse-moi maître.
Je ne connais rien à rien et toi tout à tout. Pardon encore maître.
En plus juriste.
Quelle palette de connaissances ! Que de casquettes !
Soi dit en aparté,je n'aimerais pas passer par les fourches caudines de tes connaissances juridiques tant tu es puissant.
Enfin il y aurait un avantage tout de même.
Tu ferais faire des économies de structures à la justice en court-circuitant tous ses processus internes.
Merci pour les liens .alerte
René Voujeaucourt le 21/02/2013, 10:39
Monsieur Bocquet,

La prévention des risques naturels est l'une des priorités majeure dans toute construction un peu sensible (vous ne pensez quand même pas qu'on a construit le viaduc de Millau sans tenir compte de la sismicité du secteur.

Je vais vous renvoyer au tremblement de terre de Kobe et au scandale qui a suivi.alerte
Jean-luc Bocquet le 21/02/2013, 13:00
Maître René :
Où ai-je écris que la prévention des risques naturels ne devait pas être une priorité majeure dans les différents postes afférant à la rubrique :
"Qui paye le coût d'une catastrophe nucléaire ?"
Bien entendu qu'il faut faire le maximum pour la sécurité.
Vous avez l'art et la manière de déformer les propos de vos interlocuteurs.
Je sais que vous êtes un pur et dur. Que vos propos partent de bonnes sentiments, et que vous êtes plein de bonnes intentions pour votre prochain.
Mais quand même...
Par moments, vous êtes casse burnes.alerte
René Voujeaucourt le 21/02/2013, 13:49
-Où ai-je écris que la prévention des risques naturels ne devait pas être une priorité majeure dans les différents postes afférant à la rubrique :
"Qui paye le coût d'une catastrophe nucléaire ?"-


En disant que TEPco n'était pas responsable. Il est prouvé que TEPco n'a pas suffisamment pris en compte le risque naturel et ceci dès la conception de la centrale, il est également prouvé que TEPco n' a pas pris en comptes les recommandations ultérieures, point barre. Comme votre blabla ne changera jamais rien à ce fait, vous pouvez continuer à troller tout votre saoûl.


Pour moi le sujet est closalerte
Jean-luc Bocquet le 21/02/2013, 18:02
Oui maître.
Vous avez raison.alerte
Jean-luc Bocquet le 21/02/2013, 21:27
La Chine fermera plus de 5.000 mines non houillères en 2013
( Xinhua )
21.02.2013 à 09h00

La Chine suspendra ou mettra fin à l'opération de plus de 5.000 mines non houillères ne répondant pas aux normes de sécurité, a indiqué mercredi l'Administration nationale de la sécurité du travail.

Le gouvernement chinois prendra cette année des mesures pour faire diminuer le nombre d'accidents dans les mines non houillères et faire baisser le bilan des morts à moins de 900 personnes, a indiqué un document publié mercredi par l'Administration.

Les mines auront ainsi à renforcer leurs mesures de sécurité, améliorer leurs dispositifs de réponse d'urgence et établir des systèmes de contrôle.

Les centaines de milliers de mines non houillères de Chine, la plupart fonctionnant à petite échelle dans des conditions de sécurité insuffisantes, sont l'objet principal des campagnes pour la sécurité du travail.

Afin de réglementer encore davantage le secteur, l'Administration s'est engagée à travailler avec les départements concernés pour élaborer des politiques spécifiant les normes d'exploitation, dont la taille minimum des exploitations.alerte
Antonio Perales le 23/02/2013, 13:24
Et si on évitait tout simplement de telles catastrophes?
Des solutions il y en a! Et surtout une qui est en train de voir le jour outre-Atlantique, plus précisément au Venezuela! Malgré tout leur pétrole ils cherchent des solutions "sociales" ou "révolutionnaires" comme dit leur président (absent)...
Jetez donc un coup d'œil à la publication de l'Université Polytechnique de ce pays sous: http://www.poz.unexpo.edu.ve/postgrado/uct/revista/index.php/uct
Et pour ceux que cela intéresse, ils vous donneront de plus amples renseignements sous: unexpove@gmail.com

Entre nous: si nous désirons vraiment sauver la planète, il suffit de faire disparaître une seule espèce...vous m'aurez compris!alerte
Antonio Perales le 23/02/2013, 13:33
J'oubliais de préciser: dans la revue de l'Université en question, il s'agit de l'article publié sous Modelo Fisicos que l'on peut décharger en pdf. J'ai obtenu la traduction en français! Elle existe également en allemand!
http://www.poz.unexpo.edu.ve/postgrado/uct/revista/index.php/uctalerte
Eiremos le 23/02/2013, 19:44
Dans les milieux intéressés, il est admis que les centrales nucléaires ne sont qu'une vitrine pour l'enrichissement de l'uranium, grâce à des centrales "améliorées" qui ne peuvent être rentable juste pour l'armement.Donc pour faire passer la pilule, on vend des centrales qui font du courant. On sait aussi en termes de rentabilité "écologique", qu'une centrale nucléaire rivalise avec une centrale thermique au gaz mais coûte approximativement dix fois plus cher (..sans compter le confinement des matières radio-actives).
La sécurité en temps de paix est hors de prix. Il devient alors rentable de faire la guerre (mais dites le tout bas).alerte
René Voujeaucourt le 23/02/2013, 21:21
Tiens donc, Monsieur Perales vient faire de la pub pour sa petite théorie bien fumeuse...

Eiremos,

-Dans les milieux intéressés,-

A vous lire, il est clair que vous n'en faites pas partie.alerte
Antonio Perales le 24/02/2013, 00:31
A René Voujeaucourt: et en quoi est-elle fumeuse cette théorie (si vous savez lire ce n'est pas la mienne, mais encore faut-il pouvoir la comprendre ce dont je doute fort de votre part...).
Alors allez-y, n'ayez pas peur, étaler donc votre savoir et faites-nous donc part des points fumeux, ils m'intéresseraient aussi et certainement à bien d'autres! C'est trop facile des critiques de ce genre et démontrent bien votre ignorance sur le sujet envers les autres lecteurs. Pourquoi toujours dénigrer le travail des autres? Cela vous blesse quelque part? Ou simplement parce que vous n'en avez pas les capacités intellectuelles?alerte
Jean-luc Bocquet le 25/02/2013, 09:42
René : Encore à se chicorer ?
Quand on parle d'équilibre thermodynamique on ferait mieux d'étudier son sujet.
Déjà équilibre thermique serait un bien grand mot.
C'est pas possible de voir une tâche pareille.
Et ça se prétend au pinacle de la science...alerte
Jean-luc Bocquet le 25/02/2013, 12:06
Antonio Perales
Ahora esta buscando référencias para poner les sobre la arena ! Lol !alerte
René Voujeaucourt le 26/02/2013, 10:18
Antonio Perales,

C'est fumeux parce que vouloir tirer de l'énergie de la gravitation c'est tout bonnement impossible. L'énergie c'est un changement d'état, n'oubliez pas ce fait.

ps vos liens ne marchent pasalerte
René Voujeaucourt le 26/02/2013, 11:46
A remarquer qu'on sait déjà tirer de l'énergie avec l'aide de la gravité, l'hydroélectricité.alerte
Jean-luc Bocquet le 26/02/2013, 15:10
Heureusement qu'il est retombé sur ses pattes... De justesse. Sinon il avait droit à une leçon de physique appliquée...alerte
René Voujeaucourt le 26/02/2013, 16:21
Bocquet,

La citation sur l'hydroélectricité c'est juste de l'humour.

Je persiste et signe la théorie défendue par Perales c'est une énième invention du perpetuum mobile rien d'autre....alerte
Jean-luc Bocquet le 26/02/2013, 18:54
Lol René.
Tiens, pour te mettre en pression :

Moins de nucléaire, donc plus de gaz à effet de serre.

Selon un document des ministères de l'Économie et de l'Environnement que s'est procuré l'AFP mardi, le gouvernement allemand a prévu d'autoriser l'extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique ("fracking"), mais sous conditions.
Le texte prévoit d'interdire le fracking dans les zones d'eaux protégées et de sources minérales, une concession à l'opinion publique allemande qui se méfie de cette technique controversée en raison des risques qu'elle fait peser sur l'environnement, notamment sur les nappes phréatiques.

Des études d'impact sur l'environnement devront en outre être effectuées avant chaque projet d'extraction. "Les réserves nationales d'hydrocarbures vont nettement contribuer à la sécurité d'approvisionnement et à la stabilité des prix (énergétiques) en Allemagne", alors que le pays fait face à l'énorme défi de l'abandon du nucléaire d'ici 2022, affirment les deux ministères.
Jusqu'à 2 300 milliards de mètres cubes de gaz naturel pourraient être extraits du sous-sol allemand, selon des estimations des ressources qualifiées de "très importantes" par les ministères, alors que l'Allemagne consomme 86 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an.

En France, la fracturation hydraulique est interdite depuis 2011, mais des techniques d'extraction alternatives sont à l'étude.
Les États-Unis en revanche y ont massivement recours, ce qui a fait chuter les cours du gaz naturel dans le pays.

Voilà. Tout est dit.
La France suivra tôt ou tard. (Suivant la dégradation de sa balance du commerce extérieur. )

J'avais déjà expliqué ce scénario dans un précédent post.

Conclusion car il faut bien qu'il y en ait une :

Les rejets de CO2 seront inversement proportionnels aux abandons des différentes filières nucléaires en Europe ou ailleurs.

Une augmentation plus importante et certaine de l'effet de " serre naturel" contre une irradiation aléatoire...

Et peut-être l'impasse dans les deux cas...

Plus un, moins un, avec une petite chouille vers un peu plus d'entropie au passage...

C'est ça l'équilibre René...

(Je ne fais pas plus l'apologie d'une filière que d'une autre.)
Je suis neutre sur les façons de produire de l'électricité.
Hier, j'ai joué du découpeur à plasma toute la journée... ( Donc, neutre, pas tant que ça...)

Mais contrairement à toi, j'ai toujours essayé d' appliquer à tout les théories de Karl Popper... et de raison garder... En n'affirmant jamais rien et en mettant tout en doute sous un humour décapant.alerte
René Voujeaucourt le 26/02/2013, 20:32
-Moins de nucléaire, donc plus de gaz à effet de serre.-

Le nucléaire ne représentant que 6% de l'énergie consommée dans le monde il n'a aucun effet sur le réchauffement climatique.

Par contre l'extraction de l'uranium est fortement émettrice de GES...

Voilà tout est dit.

ps quand on ne sait pas, on se tait....alerte

Jean-luc Bocquet le 27/02/2013, 09:05

Message supprimé par la modération le 27/02/2013 à 19:47. Motif : hors-sujet.

René Voujeaucourt le 27/02/2013, 09:56

Message supprimé par la modération le 27/02/2013 à 19:47. Motif : hors-sujet.

Bob le 27/02/2013, 16:20

Message supprimé par la modération le 27/02/2013 à 19:48. Motif : hors-sujet.

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Vous êtes un humain ? Prouvez-le ! Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

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