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Baisse de la consommation d'énergie en Europe : le résultat de politiques volontaristes ?

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6 209 lectures / 25 commentaires14 février 2013 ; révision : 14 février 2013, 12 h 20

economies_UE© Commission européenne

La crise économique européenne affecte directement l'activité de ses Etats membres : pour la première fois la consommation en énergie de l'Union Européenne a décliné en 2009 et en 2011. Une bonne nouvelle pour l'environnement mais qui n'est pas le fruit de politiques volontaristes mais de la crise économique.

Selon les dernières données de l'office statistique de l'Union européenne fournies par Eurostat, le ralentissement économique particulièrement marqué en Europe se traduit par une régression de la consommation d'énergie. Ainsi, la consommation intérieure brute d'énergie[1] de l'UE27 a baissé en 2009, passant d'un niveau de 1 800 millions de tonnes équivalent pétrole[2] (tep) en 2008 à 1 700 millions de tep en 2009, puis a augmenté en 2010 pour atteindre 1 760 millions de tep avant de retomber à 1 700 millions de tep en 2011. Au final, entre 2008 et 2011, la consommation d'énergie dans l'UE27 a baissé de 6% alors que la croissance démographique de l'UE27 a augmenté de près de 1 % dans le même temps (+ 4,71 millions d'européens).

Selon Eurostat, "le transport est le secteur consommateur d'énergie et producteur de gaz à effet de serre qui a connu la croissance la plus rapide, même si les progrès réalisés dans les technologies et les carburants utilisés ont permis de nettes diminutions des émissions de certains polluants. De nombreux facteurs ont une incidence sur l’utilisation de l'énergie pour les transports, tels que la croissance économique générale, l'efficacité des modes de transport individuels, l'adoption de carburants alternatifs et les choix de modes de vie."

Sobriété énergétique ? Efficacité énergétique ? Premiers résultats de la politique européenne ? Développement soutenable ? Ne nous leurrons pas, c'est bien l'état de l'économie qui influence directement les indicateurs énergétiques et même environnementaux comme en témoigne par exemple la baisse de la production de déchets en 2008 en Europe ou encore la baisse des émissions de gaz à effet de serre en France alors que la croissance économique française a été nulle en 2012.

Cette réalité montre une nouvelle fois tout le paradoxe de notre mode de développement : plus la santé économique de l'Europe se dégrade, plus l'Europe est vertueuse au niveau environnemental. Preuve navrante que l'économie et l'environnement ne se complètent toujours pas mais s'opposent, loin des propos galvaudés sur une prétendue croissance verte finalement détournée le plus souvent en greenwashing qui ne sert que des intérêts marketing et donc financiers.

© Commission Européenne

La dépendance énergétique de l'Europe stable à 54%

Le taux de dépendance énergétique[3] s'établissait à 54% dans l'UE27 en 2011, un taux quasiment stable depuis 2008. Ce taux est important pour mesure notre dépendance énergétique vis à vis du reste du monde. En toute logique, le développement des énergies renouvelables locales devrait contribuer à la diminution de cette dépendance.

Les données d'Eurostat montrent que le Danemark, l'Estonie, la Roumanie et la République tchèque sont les moins dépendants des importations d'énergie.

Les cinq principaux consommateurs d'énergie en 2011 dans l'UE27 étaient l'Allemagne (316 millions de tep, -7,7% par rapport à 2008), la France (260 millions de tep, -4,6%), le Royaume-Uni (199 millions de tep, -9,4%), l'Italie (173 millions de tep, -4,8%) et l'Espagne (129 millions de tep, -9,4%). Ensemble, ils représentaient près des deux tiers de la consommation totale de l'UE27.

Au total, vingt-trois États membres ont enregistré une baisse de leur consommation énergétique entre 2008 et 2011 et quatre des augmentations. Les baisses les plus marquées ont été observées en Lituanie (-24,5%), en Irlande et en Grèce (-12,3% chacun), en Roumanie (-10,2%) ainsi qu'en Espagne et au Royaume-Uni (-9,4% chacun), et les plus fortes hausses à Malte (+16,9%) et en Estonie (+4,8%).

Rappelons que la stratégie intégrée sur l'énergie et le changement climatique, vise notamment à diminuer de 20% la consommation énergétique de l'UE d'ici à 2020 et, dans le même temps, pour relever les défis de la dépendance à l'égard des importations, des émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie et des coûts de l'énergie. Si les politiques insuffisamment volontaires ne suffisent pas pour atteindre ces objectifs, la profonde crise économique risque bien d'y parvenir avec tous les désordres sociaux qu'elle implique.

Plus que jamais, ces tendances  - dorénavant structurelles - appellent à un renouveau de notre mode de développement qui doit être radicalement différent de celui qui est porté avec l'énergie du désespoir par tous les décideurs et une grande partie des citoyens leurrés par une société de consommation futile, irresponsable, déjà obsolète et qui n'a absolument aucun avenir.

Notes

  1. La consommation intérieure brute d'énergie est égale à la production primaire plus les importations, les produits de récupération et les variations de stocks, moins les exportations et les approvisionnements en combustibles des soutes maritimes (pour les navires de haute mer quel que soit leur pavillon). Elle indique donc l'énergie nécessaire à la satisfaction de la consommation intérieure dans les limites du territoire national (définition Eurostat).
  2. Une tonne équivalent pétrole (tep) est une unité standardisée correspondant à une tonne de pétrole d'un pouvoir calorifique net égal à 41,868 gigajoules. C'est une mesure commune utile pour additionner les différents combustibles, en fonction de leur contenu en énergie. Ainsi par exemple, un GJ d'énergie nucléaire équivaut à 0,024 tonne de pétrole et une tonne de charbon gras contient autant d'énergie que 0,7 tonne de pétrole. Les charbons maigres contiennent moins d'énergie (définition Eurostat).
  3. Le taux de dépendance énergétique, exprimé en pourcentage, se définit comme le rapport des importations nettes divisées par la consommation brute. Celle-ci est égale à la consommation intérieure brute plus le combustible (pétrole) fourni aux soutes maritimes internationales. Un taux de dépendance négatif indique que le pays est exportateur net d'énergie. Un taux supérieur à 100% signifie que les importations nettes dépassent la consommation brute. Dans ce cas, les produits énergétiques sont stockés et ne sont pas utilisés au cours de l'année d'importation (définition Eurostat).

Sources

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

25 commentaires

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Maxime.c le 14/02/2013, 11:07
L'article ne parle pas de la disponibilité de l'énergie en Europe pourtant c'est elle qui explique à la fois la crise économique et la baisse de la consommation.
http://www.youtube.com/watch?v=pbVKiemq9EMalerte
Christophe Magdelaine le 14/02/2013, 11:33
Tout à fait maxime.calerte
Jacques-marie Moranne le 14/02/2013, 12:09
Je pense qu'il y a une erreur : +4,71 millions d'habitants ne peuvent pas correspondre à une augmentation de 9,5% de la population européenne : il y a bcp plus de 50 millions d'habitants en Europe des 27.

Pour le reste, je pense qu'effectivement, la baisse de consommation est beaucoup plus imputable à la stagnation/récession économique de l'Europe qu'à une quelconque politique volontariste
(sur ce point je suis tout-à-fait d'accord avec JM Jancovici : la video ci-dessus)alerte
Christophe Magdelaine le 14/02/2013, 12:21
Exact Jacques-Marie Moranne, c'est corrigé, merci.alerte
Abc le 14/02/2013, 12:37
il n'y a que cela pour sauver la planète, la crise économique.alerte
Maxime.c le 14/02/2013, 13:45
@Jacques-marie Moranne. Je vous propose de revoir la vidéo car JM Jancovici y observe qu'entre le PIB et l'énergie disponible c'est un peu l'histoire de la poule et de l'oeuf.

Il va en fait plus loin et conclut que la contrainte en volume sur l'énergie (qui conduit à forcer la consommation à la baisse) précède la crise de nos systèmes productifs de biens et de services conduisant macro-économiquement à la récession économique.

Si M Jancovici confirme que la récession conduit à une baisse de la consommation (ce que vous avez écrit), il privilégie davantage le point de vue contraire (que la physique précède l'économie).

Les politiques ne sont pas exempts de responsabilités, l'instauration d'une taxe carbone aiderait énormément à la sobriété, l'efficacité et l'origine renouvelable des énergies.alerte
Fahd Jamai le 14/02/2013, 14:07
@maxime.c. C'est comme vous avez dit l'exemple de la poule et l'oeuf.
C'est totalement lié. Mais, dans un premier temps, il est plus intéressant de présenter aux gens la contrainte économique que la contrainte en volume. Très peu de gens arrivent à intégrer le raisonnement en volume. J'ai vécu l'expérience avec mon père, un économiste pur et dur.alerte
Maxime.c le 14/02/2013, 14:28
@Fahd Jamais. Vous avez raison, seule la contrainte économique c'est à dire le prix de l'énergie nous parle à tous.alerte
Jacques-marie Moranne le 14/02/2013, 14:51
Si vous écoutez JM Jancovici, il vous dira que le prix de l'énergie n'a pas d'importance et n'influe pas sur la quantité (qui est la seule grandeur économiquement significative).

Jancovici prône une taxation des énergies FOSSILES, pour encourager et financer la transition vers d'autres énergies (en particulier nucléaire).

Personnellement, je suis assez d'accord, mais pas pour les mêmes raisons que lui.alerte
Steph le 14/02/2013, 14:52
Bonjour,
Il pourrait être intéressant de discuter des débats actuels sur la transition énergétique.
De les comparer avec le grenelle de l'environnement. La question étant les actions suivront-elles les ateliers de concertation et de débats publics, ou le rôle des institutions publiques dans la maîtrise de l'environnement, quel est-il?

Par ailleurs, il pourrait également être opportun de parler du rôle de chacun dans la crise énergétique. Je pense que sans l'action des uns et des autres nous ne parviendront à rien. Il est temps de prendre conscience que les ressources sont limitées et que chacun de nos actes peuvent avoir des conséquences...irrémédiables.
Comment mutualiser les moyens, et surtout comment trouver des solutions à cette débâcle environnementale...

C'est triste à dire, mais pourquoi les politiques prendraient des décisions à caractère environnementales vu les scores des partis politiques défendant cette cause? Le jeu démocratique, à quoi sert-il s'il ne nous protège pas?

Est-il possible de ré-enchanter ce monde pour lui donner un second souffle, sans montrer du doigt l'un ou l'autre? Et le plonger dans la culpabilité...il n'y a que la masse qui pourra emporter les uns et les autres, non?

Pourrions-nous enfin passer à l'action?
Il faut plus de militant (des vrais), plus de personnes impliqués dans leur travail...cette cause devrait faire l'objet de vrais déclarations responsables de la part de nos politiques, pour éviter que nos beaux principes démocratiques déjà si bancales s'effondrent à nouveau.alerte
René Voujeaucourt le 14/02/2013, 15:06
Pas d'accord avec Janco sur ce point, La crise n'est pas due à une pénurie d'énergie puisque la production continue à grimper (suffisamment pour l'instant) et satisfaite la demande mondiale (en croissance). La crise a surtout une origine financière. La diminution de la consommation d'énergie en Europe est une conséquence mais pas une cause. Par contre ça changera dans l'avenir et là, Janco aura raison.alerte
Fahd Jamai le 14/02/2013, 15:09
@maxime.c Je ne parlais pas de prix mais bien de récession.alerte
Maxime.c le 14/02/2013, 16:47
@Fahd Jamai. Quand vous l'expliquez autour de vous, comment faites-vous le lien de la crise avec les ressources finies de la Terre, le pic pétrolier et la dépendance énergétique?

@René Voujeaucourt. Je doute que la production continue d'augmenter cette année. (à suivre)
Je suis d'accord pour présenter la finance comme le déclencheur de la crise de 2008, mais que pensez vous de la crise de la dette en 2011?
N'est ce pas là le résultat de 40 années d'endettement?
M. Jancovici disait que le rôle de la contrainte énergétique a commencé il y a 40 ans. Je le cite (vidéo Youtube: Jancovici à l'ENS): "Au moment du choc pétrolier de 1974, il y a un découplement apparent du PIB et de la consommation d'énergie, il y a une dématérialisation. (...)
Les meilleurs activités pour se dématérialiser sont les activités financières et les bulles spéculatives, qui elles, créent de l'endettement qui se met à croitre beaucoup plus vite qu'avant."

@Steph:
Si vous avez des doutes sur la société actuelle et des convictions, suivez les, transmettez les.
Faites autour de vous et à votre niveau, de la transition énergétique comme notre grand débat de société.

Nul besoin de culpabiliser qui que soit, prenez le comme un chemin à suivre: vous le prenez, les autres suivront.
car "Vous ne pouvez pas faire l'économie de changer vous-même, si vous voulez que les autres changent"
Plus on est nombreux et plus ca marchera.

Le rôle de chacun sera d'aller vers la durabilité et la résilience,
>voir le travail du mouvement colibris, qui pronent une révolution culturelle et douce basé sur la solidarité et le developpemnt durable.
>voir le développement des énergies nouvelles (méthanisation/biogaz, éolien, marémotrice, climatisation par eau profonde), l'économie circulaire, la division bancaire.
Il y aura en particulier de profondes mutations dans l'agriculture
>voir le travail de terre de liens qui facilite la mobilisation des moyens pour le maintien des agriculteurs.
>voir le travail des incroyables comestibles qui souhaite que chacun puissent produire de la nourriture pour chacun

Interessez vous, renseignez vous, lisez, discutez, faites vous un opinion de ce qui est mieux ou moins bien.

Quand aux politiques, M Jancovici etaient devant des députés, la semaine dernière.
http://www.youtube.com/watch?v=xxbjx6K4xNw
Ils sont et seront de mieux en mieux prévenus.alerte
Fahd Jamai le 14/02/2013, 17:23
@maxime.c. Tout le monde (ou presque) sait que le prix de l'énergie finale est biaisé par les fausses déclarations de l'OPEP, les taxes gouvernementales,la spéculation sur les marchés.
Vous savez en maths, si vous vous en souvenez, il est parfois plus facile de démontrer une équivalence en partant d'un côté et pas l'autre. Bah, je fais la même chose quand j'en parle autour de moi
Crise éco => moins de consommation de pétrole
Vous avez compris? Oui!
Alors je vous montre que:
Moins de pétrole dispo=> Crise écoalerte
Mat le 14/02/2013, 17:43
@René Voujeaucourt

Vous vous trompez, Jancovici montre très bien via des graphiques que la baisse de la quantité d'énergie consommée **précède** la baisse de PIB mondial, et cela est vrai aussi en 2008.

C'est très important de comprendre cela... La crise financière n'est que la conséquence de la crise de l'énergie. Agir sur la finance ne règle pas les problèmes en profondeur.

Voir http://www.manicore.com/documentation/transition_energie.html

Plus particulièrement le graphique
http://www.manicore.com/documentation/energie_graph2.jpgalerte
Maxime.c le 14/02/2013, 19:14
@Fahd Jamai.
Mon histoire de poule et de l'oeuf entre consommation et PIB ne revient pas du tout à croire à une équivalence.
Même au contraire, la crise économique ne crée pas une contrainte sur le pétrole, elle soulage les tensions sur l'accès au pétrole en diminuant la demande en pétrole!

Et que voulez vous démontrer mathématiquement dans un systeme productif humain complexe et multifactoriel, fonction d'innombrables choix individuels et collectifs et de réalités physiques?

Vous pouvez montrer que la hausse de productivité ces 250 dernières annees (biens, services, nourritures, transports etc.) a été obtenu grâce à la transformation de notre environnement, et l'apparition d'objets et de machines énergivores de plus en plus puissantes et productives. Il suffit de répondre à cette question "comment serions-nous parvenu à une telle transformation de notre société à de telles productions sans énergie supplémentaire?" Supprimez l'énergie de notre société, elle s'effondre.

Pour le reste du raisonnement, nous vivons dans une société de consommation. L'économie décrit cette société par la production de richesse (PIB) qui cumulent les biens et les services que nous avons consommé et le capital accumulé avec les années.
Toute production de biens et de services se fait en fonction de l'energie, du travail humain et des ressources disponibles et une utilisation du capital.
Si vous prenez une production quelconque et que vous lui divisez son énergie disponible par un certain facteur, il est fort probable que sa production sera elle également divisé par un facteur (sans doute proche du 1er facteur),
car toute notre production se fait à l'aide de machines énergivores. Toutes activités humaines produisant des biens et des services repose sur l'utilisation d'énergie.

M Jancovici a donc la conviction que la société et son appareil productif dysfonctionne globalement sous la contrainte énergétique.
Moins de pétrole disponible => Crise de l'appareil productif de biens et de services => crise énergétique et endettement => Crise économique
Source: http://www.youtube.com/watch?v=ujMeB7irXcsalerte
Thérèse Bichon le 15/02/2013, 10:23
Cette vidéo de la commission européenne en faveur de la maîtrise des consommations d'énergie s'adresse à une certaine population particulièrement énergivore, censée être représentative de l'"idéal" occidental où règne confort et croissance positive. Pour ma part, je suis assez choquée de cette apologie du tout confort, de l'appropriation de l'espace et des ressources matérielles terrestres par quelques uns: entreprises et habitats aux espaces spacieux, surfaces vitrées de très grandes dimensions, métaux, acier à foison, haute technologie en tout lieu...alerte
Hdrass le 15/02/2013, 15:04
Merci les gars de citer Janco et son bon sens (ce que je fais le plus souvent possible) qui permettent d'élever le débat à la hauteur des enjeux réels.

Espérons que les politiciens finiront par comprendre, si ce n'est les électeurs ...alerte
Eric - Alfortville le 15/02/2013, 21:19
Seules l'abolition de l'avilissant et anachronique système monétaire et l'instauration de l'économie basée sur les ressources pourront sauver l'humanité de la disparition.

Je vous invite à visionner "Zeitgeist : Moving Forward", le troisième film documentaire de Peter Joseph. L'économie basée sur les ressources qui est décrite dans la troisième partie de ce film s'inscrit dans une logique mondialiste, mais l'EBR est également compatible avec l'existence des Etats-nations souverains et peut être fondée sur des Constitutions citoyennes :

www.youtube.co/watch?v=WiHrKJ2YTD8alerte
Rozé le 16/02/2013, 20:08
Bonne nouvelle. Moins nous consommons d'énergie et moins nous polluons notre planète. Si cette diminution de consommation énergétique est due en grande partie à la stagnation voire la récession économique, c'est tant mieux. Et il faudrait que les acteurs de l'UE comprennent que la décroissance est nécessaire et même vitale pour l'avenir de nos enfants. Le problème, c'est que les modèles économiques actuels sont incapables de prendre en compte cette simple hypothèse. Espérons que les populations trouverons des solutions de survie sans attendre la lumière de quelque économiste aveuglé par le seul concept du profit. Espérons que ces populations résisterons à la tentation d'exploiter des hydrocarbures de plus en plus dangereux pour l'environnement (gaz de schistes, sables bitumeux, forages en mer profonds, ...). Espérons que des mouvements comme les AMAP, les Incroyables Comestibles, les villes en transition, feront partir de la base une vraie révolution humaniste !alerte
René Voujeaucourt le 16/02/2013, 23:29
Maxime.c

-Jancovici montre très bien via des graphiques que la baisse de la quantité d'énergie consommée **précède** la baisse de PIB mondial, et cela est vrai aussi en 2008.-


Jancovici n'est pas dieu, il lui arrive aussi de se tromper, et il n'est pas toujours objectif. La crise de 2008 n'est pas liée à la production pétrolière, pas plus que la crise de la dette. Les chiffres sont là. La production mondiale de pétrole a toujours été suffisante pour satisfaire la demande.

http://bourse.lefigaro.fr/devises-matieres-premieres/actu-conseils/la-demande-mondiale-de-petrole-revue-a-la-baisse-293611alerte
René Voujeaucourt le 16/02/2013, 23:33
hdrass,


Janco est pronucléaire, en fait de bon sens, on peut avoir des doutes.alerte
Jacques-marie Moranne le 17/02/2013, 16:00
Je trouve personnellement que c'est plutôt une preuve de bon sens (surtout si on est anti-CO2)alerte
Maxime.c le 17/02/2013, 21:24
@René V
Je me méfis un peu de l'optimisme des communiqués de l'AIE. Qu'est ce que la demande selon l'AIE?
La consommation de pétrole correspond à une demande satisfaite qui n'est pas nécessairement la demande.
Y a t-il une demande non-satisfaite? Mon avis est qu'il y en a une dans la baisse de l'activité et le chômage, cela va jusqu'à la destruction de la demande.
Il aurait été préférable que cette baisse soit davantage le résultat d'une politique volontariste comme le titre ironise ici.

Je pense aussi qu'il faut garder ses doutes toujours et ne pas tomber dans l'adoration.
Ce qui fait pour ma part que je préfère certains contenus de JMJ à d'autres.
Il nous donne un remarquable argumentaire qui nous montre que la crise économique provient de l'amenuisement des ressources naturelles.
Et j'admire son parcours du combattant pour que les parlementaires aient conscience des enjeux.

Sans discuter vos doutes sur le nucléaire et les arguments de JMJ sur le sujet, je voudrais vous faire remarquer que JMJ pointe le doigt sur les lacunes du débat sur la transition énergétique: On ne voit que l'écologisme anti-nucléaire, où est l'écologisme anti-charbon ?
Pourquoi l'Allemagne a t-elle amorcé une transition énergétique qui donne une part croissante au charbon?alerte
Regis Alexandre URSINI le 19/02/2013, 10:58
Certain, et ils ont raison se posent la question si seul la crise économique peut nous amener a réduire notre consommation d'énergie.
C'est d'autant plus vrai que nos modes de pensées n'évoluent pas, ou si peu..Nous vivons toujours dans l'ancien monde, amis technophiles vous avez encore de très beaux jours devant vous.
L'efficacité énergétique, nous implores de "réinventer nos gestes, redessiner notre futur dès aujourd'hui", ce très beau film de la commission européenne nous montre un monde idéal, fait de belle fontaine, d'une maison individuelle entourrée d'un joli jardin verdoyant, nous faisant de surcroit la promotion du déplacement individuel par la voiture (heureusement munis de pneus basses consommations et de moteurs moins gourmands et plus propre- il faut sauver la soldat C.Ghosn).
Sans oublier l'hommage faite a l'innovation d'un grand industriel nommé Mittal qui selon l'ONG Sandbag, est la compagnie qui a accumulée les plus grands excédents de quotas d'ETS, avec près de 123,2 millions de tonnes. La vérité malheureusement est toute autre que ce conte de fée... l'europe est de plus en plus dépendante au niveau énergétique, quant a nos amis américains qui exploitent sans vergognes les gaz de schistes, ils ont fait s'écrouler le marché du charbon, ce dernier remplacant petit a petit nos centrales europénne au gaz et nous permettant ainsi d'augmenter nos emissions. Idem pour nos voisins allemand qui par leur décision unilatérale (mais pouvons nous les blamers) ce sont engagés a sortir du nucléaire, toutefois, cette transition se fera dans un premier temps par le charbon dont ils sont déja excessivement dépendants. Parlons un peu de l'artificialisation des terres en europe, l'équivalement d'un département en France disparait tout les 7 ans rien u'en France, renforcant encore un peu plus notre dépendance alimentaire...Essayons ensemble de freiner l'étalement urbain, de reconquérir nos villes, de mettre fin au pavillons ca me suffit, de développer l'habitat intermédiaire, l'agriculture périurbaine en circuit court, la densification permettant de développer une nouvelle mobilité collective. Discutons enfin de projet d'avenir, du vivre ensemble dans le respect de chacun mais surtout des limites de la biosphères.alerte

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