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Comment manger du poisson sans s'intoxiquer au mercure ?

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50 016 lectures / 32 commentaires13 février 2013, 18 h 03

poissons_etal© C. Magdelaine / notre-planete.info

Manger régulièrement du poisson ne serait pas sans risque pour la santé. C'est ce que soulève de nouvelles études sur la contamination en mercure des poissons que nous pêchons et mangeons. La contamination de notre environnement est telle que c'est un véritable casse-tête pour se nourrir sainement...

Le Biodiversity Research Institute et le Zero mercury working group, ont lancé de nouvelles alertes sur la contamination au mercure des poissons suite aux résultats inquiétants de prélèvements marins effectués dans des zones de pêches synthétisé dans un récent rapport.

Les océans sont de plus en plus pollués par le mercure

Le mercure (Hg) est un élément trace métallique (anciennement appelé métaux lourds) qui est assimilé par les organismes vivants sous une forme chimique biodisponible et très toxique : le méthylmercure (MeHg). Or, le méthylmercure est « stable et à forte affinité pour les protéines », il aura donc « une forte tendance à s'accumuler dans les organismes et à se propager le long des chaînes alimentaires » indique l'INSU.

Le mercure est notamment émis par les activités humaines (exploitation minière, métallurgie, transformation de pâte à papier, combustion des déchets et des combustibles fossiles en particulier). Il s'est largement disséminé dans les écosystèmes terrestres et marins, jusqu'en Antarctique !

Selon le Programme des Nations Unies, au cours des 100 dernières années, à cause des émissions liées à l'activité humaine, la quantité de mercure présente dans les 100 premiers mètres des océans de la planète a doublé. Dans les eaux plus profondes, la concentration de mercure a augmenté de 25 %. Aujourd'hui, les océans constituent l'un des principaux réservoirs pour le mercure qui est assimilé par les poissons et s'accumule dans la chaîne trophique alimentaire jusqu'aux prédateurs : « Présent à de faibles concentrations dans l'eau ou les sédiments sous sa forme méthylée, il peut se concentrer très fortement dans les organismes aquatiques, sa teneur tendant à s'élever au fil de la chaîne alimentaire, à chaque fois qu'une espèce en mange une autre », indique l'Anses.

Manger du poisson : « la principale source d'exposition alimentaire de l'homme au méthylmercure »

Ainsi, la consommation de poisson constitue la principale source d'exposition alimentaire de l'homme au méthylmercure selon l'Anses. Le niveau de contamination augmente chez les espèces marines situées en haut de la chaîne alimentaire : requin, marlin, espadon, lamproie, thon rouge du Pacifique, mais aussi le homard, les petites baleines et les phoques.
Résultat : les poissons et les autres espèces aquatiques consommées par l'Homme ont des concentration en mercure qui dépassent souvent les niveaux de sécurité alimentaire définis par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

« Pratiquement tout individu présente au moins des traces de méthyle mercure dans ses tissus, ce qui reflète l'omniprésence de ce composé dans l'environnement et l'ampleur de l'exposition à travers la consommation de poissons et de crustacés » explique l'OMS.

Or, "Le niveau de mercure dans l'océan Pacifique devrait augmenter de 50% d'ici 2050 si les tendances actuelles se poursuivent", a déclaré Richard Gutierrez, directeur exécutif de Ban Toxics!, situé à Quezon City, Philippines. "Il s'agit d'un appel au réveil pour tous les gouvernements afin d'endiguer la marée montante de la pollution au mercure et finaliser un traité ambitieux."

Consommation de poissons et mercure : suivez le guide

Le Biodiversity Research Institute et ses partenaires ont effectué près de 26 000 prélèvements dans les zones de pêche autour du globe et le constat est inquiétant.

Les poissons qui ne devraient pas être mangés

Certaines espèces de poissons ne devraient tout simplement pas être consommées, comme le marlin, le maquereau roi, l'espadon et le thon rouge du pacifique, qui, paradoxalement fait l'objet de ventes à des prix records pour alimenter quelques restaurants japonais spécialisés dans les sushis. Manger des sushis au thon rouge n'est donc pas recommandé.

Les poissons qui ne devraient être consommés qu'une fois par mois

D'autres espèces ne devraient être consommées qu'une fois par mois, c'est le cas des autres espèces de thon dont le thon albacore que l'on retrouve notamment dans les boîtes de thon si communes. A ne consommer qu'une fois par mois également : hoplostèthe orange, mérou, merlu...

Les poissons qui peuvent être consommés une à plusieurs fois par semaine

Bonne nouvelle tout de même : des espèces marines peuvent être consommées une fois par semaine (mais pas davantage) comme le bar, l'anchois, le chinchard, la sardine et le flet.
Et même deux fois par semaine : hareng, maquereau tacheté, mulet, morue.

Les poissons qui peuvent être consommés sans restriction

Selon le rapport, l'aiglefin et le saumon sont les deux espèces de poisson qui présentent le moins de mercure et peuvent donc être consommés librement.

Tableau récapitulatif des poissons et des recommandations de consommation par rapport à leur concentration en mercure
Source : Biodiversity Research Institute / notre-planete.info
 Espèces de poissons
Ne pas consommerMarlin, maquereau roi, espadon, thon rouge du pacifique (présent dans certains sushis)
Ne consommer qu'une fois par moisThon albacore, thon jaune, thon obèse, thon listao, hoplostèthe orange, tassergal, mérou, merlu, grenadier, vivaneau
Ne consommer qu'une fois par semaineBar, anchois, chinchard, sardine, flet.
Ne consommer que 2 fois par semaineHareng, maquereau tacheté, mulet, morue
Consommer à volontéAiglefin, saumon

Le cas des mollusques et crustacés

Mollusques et crustacés représentaient environ 23 pour cent de la pêche mondiale en 2010. Dans cette catégorie, les crevettes sont les animaux les plus consommés selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). La FAO et l'OMS ont récemment évalués les risques et avantages liés à la consommation de poissons et crustacés dans un rapport qui précise notamment les concentrations en mercure pour un large éventail de fruits de mer.

Les moules comme les palourdes et les pétoncles ont une concentration moyenne totale en mercure d'environ 0,02 ppm (en poids humide), et peuvent donc être consommés sans restriction. Ce n'est pas le cas du homard américain (0,22 ppm) qui ne devrait être consommé qu'une fois par mois au maximum.

Des normes sanitaires à réviser

Même à très faible dose, le mercure est néfaste, notamment sur le développement du cerveau. Ce qui explique que le Dr Edward Groth, conseiller à l'Organisation Mondiale de la Santé, déclare que "des niveaux d'exposition définis comme sûrs par les seuils officiels causent en fait des effets indésirables".

C'est pourquoi, le Dr Edward Groth préconise de diminuer les valeurs limites de consommation de mercure à un quart des recommandations actuelles des Etats-Unis et de ne pas consommer d'espèces comme le marlin et le thon rouge du Pacifique.

Les recommandations rassurantes de l'Anses : « la consommation de poissons ne présente pas de risque pour la santé au regard du risque lié au méthylmercure. », qui s'appuient sur les valeurs actuelles de l'OMS mériteraient donc d'être révisées.

La toxicité du mercure sur l'organisme

One Voice nous dresse une synthèse des effets nocifs du mercure sur la santé : « L'intoxication chronique par le mercure, provenant notamment d'aliments contaminés, et de son accumulation dans l'organisme, perturbe le fonctionnement des cellules et des enzymes de nombreux systèmes.

Elle entraîne des symptômes nerveux (perturbations du développement du système nerveux in utero et pendant l'enfance, retard de développement du fœtus même en l'absence de signes toxiques chez la mère, maux de tête, vertiges, anxiété, dépression, fatigue, troubles du sommeil, engourdissement et gonflement des extrémités, tremblements, troubles de la vision et de l'audition...) et cutanés (rougeurs sur la paume des mains et la plante des pieds, urticaire...).

Elle touche aussi l'appareil digestif (hyper-salivation ou sécheresse buccale, diarrhée, constipation, brûlures du tube digestif, douleurs d'estomac, nausées, perte d'appétit, prise de poids ou amaigrissement) et les reins (présence de protéines et de globules rouges dans les urines).

Le mercure agit aussi sur les systèmes cardiovasculaire et respiratoire et induit des troubles du rythme cardiaque (tachycardie, arythmie...), des douleurs cardiaques, de l'hyper ou de l'hypotension, des difficultés respiratoires... Il dérègle le système immunitaire, ce qui peut conduire à des infections répétées et des allergies.

Enfin, le mercure est à l'origine de troubles hormonaux, agissant notamment sur la thyroïde et la reproduction et pouvant conduire à l'infertilité. »

Que peut-on finalement manger ?

Avec l'effondrement dramatique des stocks de poissons et la raréfaction des grands prédateurs marins, cette contamination au mercure pourrait, si les consommateurs s'en soucient, permettre à certaines populations de poissons se reconstituer. En attendant, il devient de plus en plus complexe de se nourrir :

  • la viande est de mauvaise qualité, contaminée par les OGM, les pesticides et les antibiotiques, fait l'objet de fraudes qui rendent sa traçabilité hasardeuse (cas de la viande de cheval dans certains plats préparés) ;
  • les fruits et légumes qui ne sont pas issus de l'agriculture biologique ou d'un potager favorablement localisé, sont également contaminés par les pesticides et les pollutions.
  • Restait le poisson qui jouit encore d'une bonne réputation mais qui s'avère finalement s'avère aussi problématique pour la santé. De surcroît, la surpêche compromet tout simplement son existence dans l'assiette d'ici quelques décennies.

Plus que jamais, un régime végétarien équilibré, issu d'une agriculture biologique ou familiale locale s'impose comme le meilleur compromis pour manger sainement. 

En seulement quelques générations, les activités humaines ont réussi à polluer l'ensemble des écosystèmes de notre planète au point que les progrès que nous avions réalisé en terme de sécurité sanitaire pour l'alimentation sont largement compromis. Une réalité bien tragique...

Sources

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

32 commentaires

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Payen Pierre (Dunkerque) le 13/02/2013, 19:35
Bonjour,
Je ne mange plus que "bio" ...
J'achetais jadis très souvent du saumon "bio" avant de lire des tas d'articles expliquant les dangers de consommer ce poisson ... (bio ou pas)...
Je me suis mis au maquereau ...

D'après-vous, j'ai tout intérêt à me remettre au saumon !
OK ! Mais êtes-vous sûr de vous ? !

Cette question, a priori inutile, puisque vous ne deviez pas vous déjuger ..., mérite, me semble-t-il, d'être posée de manière que votre "responsabilité" puisse être établie le plus clairement possible ...

Cordialementalerte
Strange le 14/02/2013, 08:26
Pierre de quelle responsabilité parlez-vous? L'auteur vous conseille de manger végétarien (voir la conclusion) "Plus que jamais, un régime végétarien équilibré, issu d'une agriculture biologique ou familiale locale s'impose comme le meilleur compromis pour manger sainement."
Pour le reste c'est un état des lieux;
La surpêche et le réchauffement des mers et océans en sus de la pollution contribuent également à la raréfaction du poisson
L'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg a indiqué par exemple que la température de la mer du Nord avait augmenté de 2,4°C dans les 4 dernières décennies ( conséquence du réchauffement climatique) créant ainsi de mauvaises conditions pour la survie de certaines espèces de poissons , en effet la sous-alimentation en oxygène liée aux conditions climatiques est un des facteurs déterminantsalerte
René Voujeaucourt le 14/02/2013, 09:18
Strange,

l'élévation des températures océaniques n'a rien à voir avec la pollution des eaux par les métaux lourds (il n'y a pas que le mercure), c'est un autre sujet. D'autre part le réchauffement des eaux induit une migration des espèces pas leur disparition (on voit par exemple 100 fois plus de dorades coryphènes en méditerranée qu'on en voyait dans la fin des années 1960).

D'autre part si le bio est bénéfique pour l'environnement, il n'est pas certain qu'il soit certainement bénéfique pour la santé, les pluies ne sont pas (loin s'en faut) exemptes de contaminants (tout comme l'air).

- en effet la sous-alimentation en oxygène liée aux conditions climatiques est un des facteurs déterminants-

En mer ? je peux me tromper mais ça m'étonnerai, si vous avez une source sérieuse faisant état de ce fait, je suis preneur.alerte
Jean-luc Bocquet le 14/02/2013, 09:28
Comment manger du poisson sans s'intoxiquer au mercure ?
Facile, il suffit de manger du poulet de batterie.alerte
Strange le 14/02/2013, 10:34
René merci de relire ce que j'ai écrit et ne déformez pas mes propos! Ais-je remis en cause la pollution par les métaux lourds ? Non j'ai simplement dit que l'élévation de la température contribuait en sus du reste à la raréfaction des poissons avec bien sûr la surpêche ...
Enfin voici ma source : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/index.php?pid=decouv_chapC_p7_d1&zoom_id=zoom_d1_3alerte
Strange le 14/02/2013, 10:46
Et : Environnement
Le réchauffement climatique menace la survie des poissons en Mer du Nord
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40699.htm

Les chercheurs allemands Hans-Otto Pörtner et Rainer Knust démontrent dans un article paru dans la revue Science, que la survie des poissons en Mer du Nord est menacée par le réchauffement climatique car il provoque une baisse de la quantité d'oxygène.
L'Institut de recherche polaire et maritime Alfred-Wegener de Bremerhaven (AWI) indique que cette étude, menée sur des blennies vivipares (zoarces viviparus), établit pour la première fois "un lien direct" entre l'augmentation des températures, qui affecte la consommation d'oxygène de cette espèce, et la survie de cette espèce.
L'institut de recherche précise que "quand les températures augmentent, le processus d'alimentation en oxygène de l'organisme se détériore en premier lieu". La sous-alimentation en oxygène liée aux conditions climatiques est "le facteur déterminant" concernant la survie de l'espèce.
Hans-Otto Pörtner et Rainer Knust ont comparé le comportement des blennies vivipares dans leur milieu naturel en mer du Nord avec des expériences réalisées en laboratoire. Ils ont établi un ralentissement de la croissance et un taux de mortalité plus important de ces poissons en cas de températures de l'eau supérieures à 17 degrés Celsius. Selon les chercheurs, à partir de 21 degrés, les poissons ne survivent pas longtemps.
Selon l'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg, la température de la mer du Nord a augmenté de 2,4 degrés ces 40 dernières années, conséquence indirecte d'après les chercheurs du réchauffement climatique. A titre d'exemple, la moyenne d'octobre 2006 était de 14,2 degrés.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40699.htmalerte
Fissomad le 14/02/2013, 11:24
Voilà une bonne raison de plus pour choisir le végétarisme, et mieux : le végétalisme/veganisme (les animaux d'élevage desquels on prélève le lait et les œufs sont souvent alimentés de produits de la pèche).

En plus de transformer notre corps en poubelles toxiques, et de transformer les océans en déserts, consommer des poissons est cruel. Les poissons en eux même sont des êtres sensibles, au même titre que les vertébrés, et leur souffrance est immense dans les elevages et lors de la pèche (chercher l'article "Les poissons : une sensibilité hors de portée du pêcheur" de Joan Dunayer).

Les sources de protéines et oméga 3 souvent attribués au poisson, sont largement disponibles dans le monde végétal (algues, légumes à feuilles vertes, huile de lin, noix, légumineuses, soja, céréales, graines germées, etc...).

Ce n'est pas la peine de dévaster les océans, et de nous empoisonner comme nous le faisons. nous pouvons vivre de façon plus respectueuse de la planète et de ses habitants, en commençant par adopter un mode de vie vegan (100% végétal) .alerte
Strange le 14/02/2013, 11:57
Effectivement Fissomad c'est une très bonne raison pour changer de régime alimentaire ...alerte
Olivia le 14/02/2013, 12:07
c'est terrible pour tous ceux en l concurrence qui ne mange pas de viande et angoissant pour tout le monde !alerte
Aquablog le 14/02/2013, 12:52
Bonjour

D'après vous, il ne faut pas manger de thon en conserve (albacore) plus d'une fois par mois...

Fini les salades niçoises...

Et manger sans problème du saumon fumé tous les jours (à volonté)...

N'y-a-t-il pas de partie pris dans votre classement qui se base uniquement sur les taux de mercure qui par ailleurs est consommé par le saumon d'élevage à travers la farine de poisson fabriquée à partir de hareng, sardine, chinchard, des poissons dont il ne faut pas abuser d'après votre tableau...

Le mercure dans ces poissons "bleus" (ci-dessus) se serait-il "biodégradé" au moment du passage dans les fours minotiers ?alerte
Christophe Magdelaine le 14/02/2013, 13:06
aquablog : je tire les recommandations du rapport du Biodiversity Research Institute consultable dans cet article.
Les teneurs en mercure ont été obtenus à la suite de près de 26 000 prélèvements et non d'extrapolations.
Concernant votre dernière question, je ne saurai y répondre.alerte
René Voujeaucourt le 14/02/2013, 13:18
Strange

Merci pour l'info, une fois de plus on peut constater que les journalistes relaient une info sans en avoir vérifié la pertinence(cad sans avoir lu et compris l'étude).
Affirmer que le réchauffement climatique met en danger les poissons de la mer du nord est très largement exagéré voir carrément mensonger.

le lien vers l'étude en question:

http://epic.awi.de/19349/1/Prt2008a.pdfalerte
Aquablog le 14/02/2013, 13:55
A Tahiti, cette campagne médiatique autour du mercure aura probablement des répercutions sur les pêcheries locales (principalement de thonidés)...

Les écoles de Polynésie délaissent le thon (nourriture ancestrale...) pour du panga importé !!!

Le panga vietnamien, serait-il meilleur que le thon ?





http://www.ladepeche.pf/article/societe/un-patron-defend-la-peche-au-thon-dans-nos-eaux
Tahiti : Un patron défend la pêche au thon dans nos eaux (La Dépêche)

Publié le mercredi 26 décembre 2012 à 01H00

Claude Davio revient sur la contamination par le mercure
“Il est dommage que du panga soit servi à nos enfants dans les cantines ou aux malades dans nos hôpitaux ou cliniques, alors que nous avons ici les meilleurs poissons du monde.”

Le patron de pêche Claude Davio estime que la contamination des thons par le mercure fait l'objet d'une couverture médiatique démesurée, notamment de la part de La Dépêche. “Parler du mercure, oui... Mais que l'information soit complète et précise”, demande Claude Davio, “Les poissons pélagiques (poissons du large), en général, sont sujet à contamination par le mercure : mais quel type de mercure ? Mercure lourd ? Méthyl mercure ? Et le Sélénium et sa capacité à anihiler les effets du mercure ? Pourquoi occulter cette question ? C'est facile de se mettre sous le parapluie de l'OMS !” La Dépêche tient toutefois à rappeler que, pour chacun des articles évoqués, elle a consulté des spécialistes, notamment de l'Institut Louis Malardé, et également donné la parole aux pêcheurs et aux mareyeurs.....

Autre article...

le-mercure-dans-le-thon_a64587.html
Polynésie française : Le mercure dans le thon (tahiti-infos.com)alerte
Jean-luc Bocquet le 14/02/2013, 14:00
Tout ça ne vaut pas le poisson de Lutèce !
Pour René :
http://magiejacynthe.m.a.pic.centerblog.net/hr0c6dng.gifalerte
Dany le 14/02/2013, 14:54
Le saumon .... je me pose la question de la qualité de l'élevage : Norvège, écosse etc... Pèche de petits poissons pour les nourrir, antibiotiques, antiparasites etc. Il faut donc se rabattre sur le saumon sauvage.
le probjème doit être identique pour tous les poissons d'élevage, à moins d'une labelisation BIOalerte
Christophe Magdelaine le 14/02/2013, 15:31
Dany : je vous propose quelques informations sur le saumon d'élevage norvégien via cette page :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2610_saumon_elevage_Norvege.phpalerte
Pluton le 14/02/2013, 16:01
Bof! mais quel horreur! alors, mangeons de petites vers de terre! jaja!

Produits bio!fais moi rire! souvent (grandes magasins et autres) chers et mensongers.

Alors!? continuos avec la viande de chevaux, mais qu'on nous dit la vérité! c'est à dire l'annoncer clairement.

Mangeons de tout un peux et il n'aurait pas de problème...!

Bonne journée!

Bon

Mil excuses pour fautes d'orthographe, mais je suis américaine.alerte
René Voujeaucourt le 14/02/2013, 16:47
Dany,

C'est vrai le saumon d'élevage n'est pas la solution.alerte
Jean-luc Bocquet le 14/02/2013, 19:46
Quand j'étais minot, chez nous, nous n'avons commencé à déguster du saumon -à Noël- qu'au début des années 60.
J'avais dix ans.
Vous remarquerez qu'à l'époque on le dégustait encore.
De nos jours on le bouffe ou on se l'envoie dans le gosier...
Puis vint le temps où -société d'abondance oblige- les saumons sauvages commencèrent à se raréfier au rythme des estomacs engorgés et d'une consommation européenne de bicarbonate de soude explosive.
Ah ces joyeux lendemains de nouvel an, genoux à terre, tête plongée jusqu'au nombril dans la cuvette, serviette fraîche à portée de main à appeler de tous ses vœux un Raoul à la petite mine.
(En fait cette image est fausse, car on en trouve maintenant toute l'année de ce poisson huileux dont personne ne voulait plus au moyen âge à tel point que dans certains contrats de saisonniers en vigueur dans les pays de Loire il était spécifié le nombre de jours hebdomadaires où la bestiole pourrait figurer sur la table du journalier.)
De nos jours tout a changé.
La faculté, cette faculté si versatile, mais malgré tout, toujours déterminée, nous conseille formellement de le consommer sans modération (voir plus haut) car cet acte d'incivilité environnemental, nous permettra de faire le plein de graisses "polymachinragnagna" et de plus, avantage majeur de ne plus bouffer du mercure.
Alors certains, plus fines mouches que d'autres, se sont lancé dans l'aquaculture ce qui a permis de "protéger l'espèce" en voie d'épuisement et de la réserver aux adeptes de la pêche sportive.
Bien entendu la surabondance de ces filets, pavés, etc... huileux à souhaits, ne s'est pas faite sans dommage collatéraux...
Des espèces impropres à la consommation humaine l'ont payé très cher de leur vie.
Des fonds de fjords limpides -excusez moi mesdames- se sont trouvés plus décorés qu'un slip de quinze jours de retour du Mali.
Il y a mieux cependant :
Les USA s'apprêtent à autoriser le saumon transgénique.
For my friend Dillinger, now :
Youpi ! The trangenic smoked salmon made in USA will be better ! The brain... You understand ?
It's a scoop !
Et nous notre intelligence ne sera plus inhibée par le mercure.
Have a good dreams !alerte
Z le 17/02/2013, 11:12
et pour l'uranium ? de grandes quantités d'eaux radioactives se sont déversées dans la mer lors du tremblement de terre à Fukushimaalerte
Hasbun j. le 17/02/2013, 17:04
Je me demande si ce texte n'a pas été concocté par quelqu'un qui a intérêt direct à ce que le marché du saumon connaisse une forte embellie. Les informations plus ou moins sensées, et plus ou moins vérifiables, seraient là pour rende cet appel à la consommation du saumon plus crédible. Difficile, donc, de contester une bonne partie de ce que ce texte révèle ou dénonce ou conseille: mais le soupçon d'un argument implicite pro-domo, pro-saumon (surtout d'élevage?... pour éviter le methylmercure?...) est à mon avis justifié.alerte
René Voujeaucourt le 17/02/2013, 17:57
-One Voice nous dresse une synthèse des effets nocifs du mercure sur la santé-

One voice une référence fiable ? J'en doute.alerte
René Voujeaucourt le 17/02/2013, 18:16
Une référence fiable :

http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/pubs/mercur/merc_fish_poisson-fra.phpalerte
Jean-luc Bocquet le 18/02/2013, 21:02
Moralité :
Après ouverture du dernier lien, il faut diversifier ses sources de poissons, manger de tout, un peu.
Et di toutes manières qu'ti manges ou qu'ti manges pas, ti crèves kif kif !alerte
MelLy le 21/02/2013, 18:49
Tout ce qu'il faut retenir, c'est qu'au final, et comme très souvent, la solution c'est de devenir végétarien, voire végétalien ou vegan. Je le suis moi-même devenu depuis 3 mois avec mon compagnon, et nous pouvons dire que c'est l'une des meilleures décisions que nous avons pris de notre vie. Et je vous assure, on ne le regrette pas. Il n'y a que des avantages.alerte
Daudetndambi@yahoo. le 05/04/2013, 17:37
je voudrais demande le cas poisson du fleuve rdcalerte
Sonia le 22/09/2013, 10:49
Bonjour, qu'en est-il de l'Ocean Indien?

je vis a l'ile Maurice.
mercialerte
Gigi bonne vivante le 11/12/2013, 03:04
Je vous rejoins en theorie, mais dans l'assiette c'est un peu sinistre à la longue.alerte
ZoéKarantez le 17/12/2013, 10:41
Attention, article trompeur ! On n'évoque ici que la pollution au mercure et il est donc annoncé que l'on peut manger du saumon sans restriction, mais c'est tout à fait faux car ce poisson (même bio) est contaminé aux dioxines et aux PCB, tout aussi dangereux... Malheureusement, il est à proscrire aussi. Je suis d'accord avec MelLy, une excellent solution est tout simplement de devenir végétarien ! Et c'est encore mieux avec les légumes du jardin ! ;-)alerte
Luchriper le 01/02/2014, 20:42
Le mercure dans le poisson, c'est une source d'intoxication incontestable. Mais je profite de ma visite pour signaler que nous sommes surtout beaucoup à être intoxiqués par le mercure qui se libère CONTINUELLEMENT de nos amalgames dentaires dits "plombages". 20% de ceux qui en portent ne l'éliminent pas assez pour ne pas être un jour sujet aux symptômes décrits plus haut.
Faut il d'autre part interdire l'incinération des morts portant du mercure an bouche pour éviter la pollution par le mercure de la planète?alerte
Kervennic le 17/07/2014, 03:53
Je suis un gros mangeur de poisson et un pecheur passionne. Je pense qu'il y'a une certaine naivete a penser que l'on puisse echapper a la pollution en devenant vegetarien. Si le monde est pollue au point que les poissons disparaissent, il est assez peu probable que nous leur survivions bien longtemps, d'autant que le poisson represent entre 10 et 20 % des apports proteiques dans le monde, nottamment dans des pays "pauvres" d'asie ou d'afrique ou l'agriculture pourra difficilement pallier au manque.
Le cadmium par exemple est tres present dans les aliments vegetaux, et ceux ci sont aussi touche par la pollution, meme en bio (via la fumure, la deposition de particule ou d'huile contenant du PCB ou autre produits chimiques).

Concernant le mercure, il y'a un probleme de fond qui n'est pas aborde. Comment se fait il que les poissons eux memes presentent peu de symptome d'empoisonnement au mercure ? Je peche dans des lacs acidifie (je vis en suede) ou les taux de mercure dans le poisson sont eleve. L'acidite empeche la repoduction de certains poissons, mais les perches se portent bien. Si les taux d'aluminum sont eleve, on constate des difformites mais les taux de mercure ne semble pas affecter les gros poissons et il n'y a pas de trouble physiologique.
Pourquoi ?

Une reponse possible qui a vu le jour recemmennt est que le taux de mercure est insignifiant physiologiquement. Le mercure est present naturellement dans l'atmosphere (volcanisme) et le niveau de l'air industriel (2 a 3 fois le niveau pre indus) fut atteint regulierement lors de pic volcanique dans les cinq cent dernieres annes. Lorsque la planete a connu des periodes volcanique active, les oceans etaient beaucoup plus pollue en mercure et les poissons ont mis au point un systeme de defense: l'accumulation du selenium, un chelateur puissant du mercure.
C'est donc le rapport mercure sur selenium qui importe et non pas le taux de mercure. Ensuite il faut etre precis: le mercure metal a une toxicite tres tres inferieu au methyl mercure et le mercure chelate est sans danger. Or beaucoup d'etudes ne font pas la difference, peut etre parce que leur methode d'anayse ne sont pas assez fine.

Bref, les poissons les plus haut dans la chaine, sont aussi de tres bonne source de selenium et ca n'est pas un hasard. Au final, tant que le taux de mercure de depasse pas un certain niveaux, il est possible que ces poissons presentent paradoxalement un benefice net.

Il faudrait donc faire reference a des etudes plus fines.alerte
Junkers le 16/09/2014, 16:36
Je ne sais quel est cet organisme en question mais le saumon est à ce jour le plus pollué... je suis actuellement traité pour mon intoxication sévère aux metaux lourds ... alors... j'ai des doutes quant à votre article
Stephanealerte

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