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Comment manger du poisson sans s'intoxiquer au mercure ?

64 334 lectures / 45 commentaires13 février 2013 ; révision : 14 novembre 2014, 16 h 01

poissons_etal© C. Magdelaine / notre-planete.info

Manger régulièrement du poisson ne serait pas sans risque pour la santé. C'est ce que soulève de nouvelles études sur la contamination en mercure des poissons que nous pêchons et mangeons. La contamination de notre environnement est telle que c'est un véritable casse-tête pour se nourrir sainement...

Le Biodiversity Research Institute et le Zero mercury working group, ont lancé de nouvelles alertes sur la contamination au mercure des poissons suite aux résultats inquiétants de prélèvements marins effectués dans des zones de pêches synthétisé dans un récent rapport.

La consommation mondiale de poisson par habitant a pratiquement doublé en 40 ans : elle est passée de 9,9 kg en 1970 à 19,1 kg en 2012, avec de fortes disparités régionales. En Europe et en Amérique du Nord, la consommation atteint même 21 kg par habitant, indique la FAO.

"Le poisson est le plus sain des aliments"

Originellement, la consommation de poisson est conseillée puisque selon la FAO, "le poisson est le plus sain des aliments" : "c'est un gros fournisseur de micronutriments essentiels pour une bonne alimentation. Au-delà de l'énergie et des protéines qu'il dispense, il diminue le risque de maladies coronariennes et améliore la santé cardio-vasculaire. Le poisson est également un grand fournisseur de n-3 poly acides gras insaturés à longue chaîne (LC n-3 PUFA), qui sont manifestement liés à un meilleur développement cognitif tel que mesuré par les compétences en lecture jusqu'à l'âge de 12 ans.

Pourtant, la pollution généralisée des milieux nuance de plus en plus les bienfaits de la consommation régulière de poissons.

Les océans sont de plus en plus pollués par le mercure

Le mercure (Hg) est un élément trace métallique (anciennement appelé métaux lourds) qui est assimilé par les organismes vivants sous une forme chimique biodisponible et très toxique : le méthylmercure (MeHg). Or, le méthylmercure est « stable et à forte affinité pour les protéines », il aura donc « une forte tendance à s'accumuler dans les organismes et à se propager le long des chaînes alimentaires » indique l'INSU.

Le mercure est notamment émis par les activités humaines (exploitation minière, métallurgie, transformation de pâte à papier, combustion des déchets et des combustibles fossiles en particulier). Il s'est largement disséminé dans les écosystèmes terrestres et marins, jusqu'en Antarctique !

Selon le Programme des Nations Unies, au cours des 100 dernières années, à cause des émissions liées à l'activité humaine, la quantité de mercure présente dans les 100 premiers mètres des océans de la planète a doublé. Dans les eaux plus profondes, la concentration de mercure a augmenté de 25 %. Aujourd'hui, les océans constituent l'un des principaux réservoirs pour le mercure qui est assimilé par les poissons et s'accumule dans la chaîne trophique alimentaire jusqu'aux prédateurs : « Présent à de faibles concentrations dans l'eau ou les sédiments sous sa forme méthylée, il peut se concentrer très fortement dans les organismes aquatiques, sa teneur tendant à s'élever au fil de la chaîne alimentaire, à chaque fois qu'une espèce en mange une autre », indique l'Anses.

Manger du poisson : « la principale source d'exposition alimentaire de l'homme au méthylmercure »

Ainsi, la consommation de poisson constitue la principale source d'exposition alimentaire de l'homme au méthylmercure selon l'Anses. Le niveau de contamination augmente chez les espèces marines situées en haut de la chaîne alimentaire : requin, marlin, espadon, lamproie, thon rouge du Pacifique, mais aussi le homard, les petites baleines et les phoques.
Résultat : les poissons et les autres espèces aquatiques consommées par l'Homme ont des concentration en mercure qui dépassent souvent les niveaux de sécurité alimentaire définis par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

« Pratiquement tout individu présente au moins des traces de méthyle mercure dans ses tissus, ce qui reflète l'omniprésence de ce composé dans l'environnement et l'ampleur de l'exposition à travers la consommation de poissons et de crustacés » explique l'OMS.

Or, "Le niveau de mercure dans l'océan Pacifique devrait augmenter de 50% d'ici 2050 si les tendances actuelles se poursuivent", a déclaré Richard Gutierrez, directeur exécutif de Ban Toxics!, situé à Quezon City, Philippines. "Il s'agit d'un appel au réveil pour tous les gouvernements afin d'endiguer la marée montante de la pollution au mercure et finaliser un traité ambitieux."

Consommation de poissons et mercure : suivez le guide

Le Biodiversity Research Institute et ses partenaires ont effectué près de 26 000 prélèvements dans les zones de pêche autour du globe et le constat est inquiétant.

Les poissons qui ne devraient pas être mangés

Certaines espèces de poissons ne devraient tout simplement pas être consommées, comme le marlin, le maquereau roi, l'espadon et le thon rouge du pacifique, qui, paradoxalement fait l'objet de ventes à des prix records pour alimenter quelques restaurants japonais spécialisés dans les sushis. Manger des sushis au thon rouge n'est donc pas recommandé.

Les poissons qui ne devraient être consommés qu'une fois par mois

D'autres espèces ne devraient être consommées qu'une fois par mois, c'est le cas des autres espèces de thon dont le thon albacore que l'on retrouve notamment dans les boîtes de thon si communes. A ne consommer qu'une fois par mois également : hoplostèthe orange, mérou, merlu...

Les poissons qui peuvent être consommés une à plusieurs fois par semaine

Bonne nouvelle tout de même : des espèces marines peuvent être consommées une fois par semaine (mais pas davantage) comme le bar, l'anchois, le chinchard, la sardine et le flet.
Et même deux fois par semaine : hareng, maquereau tacheté, mulet, morue.

Les poissons qui peuvent être consommés sans restriction

Selon le rapport, l'aiglefin et le saumon sont les deux espèces de poisson qui présentent le moins de mercure et peuvent donc être consommés librement.

Tableau récapitulatif des poissons et des recommandations de consommation par rapport à leur concentration en mercure
Source : Biodiversity Research Institute / notre-planete.info
 Espèces de poissons
Ne pas consommerMarlin, maquereau roi, espadon, thon rouge du pacifique (présent dans certains sushis)
Ne consommer qu'une fois par moisThon albacore, thon jaune, thon obèse, thon listao, hoplostèthe orange, tassergal, mérou, merlu, grenadier, vivaneau
Ne consommer qu'une fois par semaineBar, anchois, chinchard, sardine, flet.
Ne consommer que 2 fois par semaineHareng, maquereau tacheté, mulet, morue
Consommer à volontéAiglefin, saumon

Le cas des mollusques et crustacés

Mollusques et crustacés représentaient environ 23 pour cent de la pêche mondiale en 2010. Dans cette catégorie, les crevettes sont les animaux les plus consommés selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). La FAO et l'OMS ont récemment évalués les risques et avantages liés à la consommation de poissons et crustacés dans un rapport qui précise notamment les concentrations en mercure pour un large éventail de fruits de mer.

Les moules comme les palourdes et les pétoncles ont une concentration moyenne totale en mercure d'environ 0,02 ppm (en poids humide), et peuvent donc être consommés sans restriction. Ce n'est pas le cas du homard américain (0,22 ppm) qui ne devrait être consommé qu'une fois par mois au maximum.

Des normes sanitaires à réviser

Même à très faible dose, le mercure est néfaste, notamment sur le développement du cerveau. Ce qui explique que le Dr Edward Groth, conseiller à l'Organisation Mondiale de la Santé, déclare que "des niveaux d'exposition définis comme sûrs par les seuils officiels causent en fait des effets indésirables".

C'est pourquoi, le Dr Edward Groth préconise de diminuer les valeurs limites de consommation de mercure à un quart des recommandations actuelles des Etats-Unis et de ne pas consommer d'espèces comme le marlin et le thon rouge du Pacifique.

Les recommandations rassurantes de l'Anses : « la consommation de poissons ne présente pas de risque pour la santé au regard du risque lié au méthylmercure. », qui s'appuient sur les valeurs actuelles de l'OMS mériteraient donc d'être révisées.

La toxicité du mercure sur l'organisme

One Voice nous dresse une synthèse des effets nocifs du mercure sur la santé : « L'intoxication chronique par le mercure, provenant notamment d'aliments contaminés, et de son accumulation dans l'organisme, perturbe le fonctionnement des cellules et des enzymes de nombreux systèmes.

Elle entraîne des symptômes nerveux (perturbations du développement du système nerveux in utero et pendant l'enfance, retard de développement du fœtus même en l'absence de signes toxiques chez la mère, maux de tête, vertiges, anxiété, dépression, fatigue, troubles du sommeil, engourdissement et gonflement des extrémités, tremblements, troubles de la vision et de l'audition...) et cutanés (rougeurs sur la paume des mains et la plante des pieds, urticaire...).

Elle touche aussi l'appareil digestif (hyper-salivation ou sécheresse buccale, diarrhée, constipation, brûlures du tube digestif, douleurs d'estomac, nausées, perte d'appétit, prise de poids ou amaigrissement) et les reins (présence de protéines et de globules rouges dans les urines).

Le mercure agit aussi sur les systèmes cardiovasculaire et respiratoire et induit des troubles du rythme cardiaque (tachycardie, arythmie...), des douleurs cardiaques, de l'hyper ou de l'hypotension, des difficultés respiratoires... Il dérègle le système immunitaire, ce qui peut conduire à des infections répétées et des allergies.

Enfin, le mercure est à l'origine de troubles hormonaux, agissant notamment sur la thyroïde et la reproduction et pouvant conduire à l'infertilité. »

Que peut-on finalement manger ?

Avec l'effondrement dramatique des stocks de poissons et la raréfaction des grands prédateurs marins, cette contamination au mercure pourrait, si les consommateurs s'en soucient, permettre à certaines populations de poissons se reconstituer. En attendant, il devient de plus en plus complexe de se nourrir :

  • la viande est de mauvaise qualité, contaminée par les OGM, les pesticides et les antibiotiques, fait l'objet de fraudes qui rendent sa traçabilité hasardeuse (cas de la viande de cheval dans certains plats préparés) ;
  • les fruits et légumes qui ne sont pas issus de l'agriculture biologique ou d'un potager favorablement localisé, sont également contaminés par les pesticides et les pollutions.
  • Restait le poisson qui jouit encore d'une bonne réputation mais qui s'avère finalement s'avère aussi problématique pour la santé. De surcroît, la surpêche compromet tout simplement son existence dans l'assiette d'ici quelques décennies.

Plus que jamais, un régime végétarien équilibré, issu d'une agriculture biologique ou familiale locale s'impose comme le meilleur compromis pour manger sainement. 

En seulement quelques générations, les activités humaines ont réussi à polluer l'ensemble des écosystèmes de notre planète au point que les progrès que nous avions réalisé en terme de sécurité sanitaire pour l'alimentation sont largement compromis. Une réalité bien tragique...

Sources

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

45 commentaires

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Payen Pierre (Dunkerque) le 13/02/2013, 19:35
Bonjour,
Je ne mange plus que "bio" ...
J'achetais jadis très souvent du saumon "bio" avant de lire des tas d'articles expliquant les dangers de consommer ce poisson ... (bio ou pas)...
Je me suis mis au maquereau ...

D'après-vous, j'ai tout intérêt à me remettre au saumon !
OK ! Mais êtes-vous sûr de vous ? !

Cette question, a priori inutile, puisque vous ne deviez pas vous déjuger ..., mérite, me semble-t-il, d'être posée de manière que votre "responsabilité" puisse être établie le plus clairement possible ...

Cordialementalerte
StrangeStrange le 14/02/2013, 08:26
Pierre de quelle responsabilité parlez-vous? L'auteur vous conseille de manger végétarien (voir la conclusion) "Plus que jamais, un régime végétarien équilibré, issu d'une agriculture biologique ou familiale locale s'impose comme le meilleur compromis pour manger sainement."
Pour le reste c'est un état des lieux;
La surpêche et le réchauffement des mers et océans en sus de la pollution contribuent également à la raréfaction du poisson
L'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg a indiqué par exemple que la température de la mer du Nord avait augmenté de 2,4°C dans les 4 dernières décennies ( conséquence du réchauffement climatique) créant ainsi de mauvaises conditions pour la survie de certaines espèces de poissons , en effet la sous-alimentation en oxygène liée aux conditions climatiques est un des facteurs déterminantsalerte
René Voujeaucourt le 14/02/2013, 09:18
Strange,

l'élévation des températures océaniques n'a rien à voir avec la pollution des eaux par les métaux lourds (il n'y a pas que le mercure), c'est un autre sujet. D'autre part le réchauffement des eaux induit une migration des espèces pas leur disparition (on voit par exemple 100 fois plus de dorades coryphènes en méditerranée qu'on en voyait dans la fin des années 1960).

D'autre part si le bio est bénéfique pour l'environnement, il n'est pas certain qu'il soit certainement bénéfique pour la santé, les pluies ne sont pas (loin s'en faut) exemptes de contaminants (tout comme l'air).

- en effet la sous-alimentation en oxygène liée aux conditions climatiques est un des facteurs déterminants-

En mer ? je peux me tromper mais ça m'étonnerai, si vous avez une source sérieuse faisant état de ce fait, je suis preneur.alerte
Jean-luc Bocquet le 14/02/2013, 09:28
Comment manger du poisson sans s'intoxiquer au mercure ?
Facile, il suffit de manger du poulet de batterie.alerte
StrangeStrange le 14/02/2013, 10:34
René merci de relire ce que j'ai écrit et ne déformez pas mes propos! Ais-je remis en cause la pollution par les métaux lourds ? Non j'ai simplement dit que l'élévation de la température contribuait en sus du reste à la raréfaction des poissons avec bien sûr la surpêche ...
Enfin voici ma source : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/index.php?pid=decouv_chapC_p7_d1&zoom_id=zoom_d1_3alerte
StrangeStrange le 14/02/2013, 10:46
Et : Environnement
Le réchauffement climatique menace la survie des poissons en Mer du Nord
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40699.htm

Les chercheurs allemands Hans-Otto Pörtner et Rainer Knust démontrent dans un article paru dans la revue Science, que la survie des poissons en Mer du Nord est menacée par le réchauffement climatique car il provoque une baisse de la quantité d'oxygène.
L'Institut de recherche polaire et maritime Alfred-Wegener de Bremerhaven (AWI) indique que cette étude, menée sur des blennies vivipares (zoarces viviparus), établit pour la première fois "un lien direct" entre l'augmentation des températures, qui affecte la consommation d'oxygène de cette espèce, et la survie de cette espèce.
L'institut de recherche précise que "quand les températures augmentent, le processus d'alimentation en oxygène de l'organisme se détériore en premier lieu". La sous-alimentation en oxygène liée aux conditions climatiques est "le facteur déterminant" concernant la survie de l'espèce.
Hans-Otto Pörtner et Rainer Knust ont comparé le comportement des blennies vivipares dans leur milieu naturel en mer du Nord avec des expériences réalisées en laboratoire. Ils ont établi un ralentissement de la croissance et un taux de mortalité plus important de ces poissons en cas de températures de l'eau supérieures à 17 degrés Celsius. Selon les chercheurs, à partir de 21 degrés, les poissons ne survivent pas longtemps.
Selon l'Office du transport maritime et d'hydrographie de Hambourg, la température de la mer du Nord a augmenté de 2,4 degrés ces 40 dernières années, conséquence indirecte d'après les chercheurs du réchauffement climatique. A titre d'exemple, la moyenne d'octobre 2006 était de 14,2 degrés.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40699.htmalerte
Fissomad le 14/02/2013, 11:24
Voilà une bonne raison de plus pour choisir le végétarisme, et mieux : le végétalisme/veganisme (les animaux d'élevage desquels on prélève le lait et les œufs sont souvent alimentés de produits de la pèche).

En plus de transformer notre corps en poubelles toxiques, et de transformer les océans en déserts, consommer des poissons est cruel. Les poissons en eux même sont des êtres sensibles, au même titre que les vertébrés, et leur souffrance est immense dans les elevages et lors de la pèche (chercher l'article "Les poissons : une sensibilité hors de portée du pêcheur" de Joan Dunayer).

Les sources de protéines et oméga 3 souvent attribués au poisson, sont largement disponibles dans le monde végétal (algues, légumes à feuilles vertes, huile de lin, noix, légumineuses, soja, céréales, graines germées, etc...).

Ce n'est pas la peine de dévaster les océans, et de nous empoisonner comme nous le faisons. nous pouvons vivre de façon plus respectueuse de la planète et de ses habitants, en commençant par adopter un mode de vie vegan (100% végétal) .alerte
StrangeStrange le 14/02/2013, 11:57
Effectivement Fissomad c'est une très bonne raison pour changer de régime alimentaire ...alerte
Olivia le 14/02/2013, 12:07
c'est terrible pour tous ceux en l concurrence qui ne mange pas de viande et angoissant pour tout le monde !alerte
Aquablog le 14/02/2013, 12:52
Bonjour

D'après vous, il ne faut pas manger de thon en conserve (albacore) plus d'une fois par mois...

Fini les salades niçoises...

Et manger sans problème du saumon fumé tous les jours (à volonté)...

N'y-a-t-il pas de partie pris dans votre classement qui se base uniquement sur les taux de mercure qui par ailleurs est consommé par le saumon d'élevage à travers la farine de poisson fabriquée à partir de hareng, sardine, chinchard, des poissons dont il ne faut pas abuser d'après votre tableau...

Le mercure dans ces poissons "bleus" (ci-dessus) se serait-il "biodégradé" au moment du passage dans les fours minotiers ?alerte
Christophe MagdelaineChristophe Magdelaine le 14/02/2013, 13:06
aquablog : je tire les recommandations du rapport du Biodiversity Research Institute consultable dans cet article.
Les teneurs en mercure ont été obtenus à la suite de près de 26 000 prélèvements et non d'extrapolations.
Concernant votre dernière question, je ne saurai y répondre.alerte
René Voujeaucourt le 14/02/2013, 13:18
Strange

Merci pour l'info, une fois de plus on peut constater que les journalistes relaient une info sans en avoir vérifié la pertinence(cad sans avoir lu et compris l'étude).
Affirmer que le réchauffement climatique met en danger les poissons de la mer du nord est très largement exagéré voir carrément mensonger.

le lien vers l'étude en question:

http://epic.awi.de/19349/1/Prt2008a.pdfalerte
Aquablog le 14/02/2013, 13:55
A Tahiti, cette campagne médiatique autour du mercure aura probablement des répercutions sur les pêcheries locales (principalement de thonidés)...

Les écoles de Polynésie délaissent le thon (nourriture ancestrale...) pour du panga importé !!!

Le panga vietnamien, serait-il meilleur que le thon ?





http://www.ladepeche.pf/article/societe/un-patron-defend-la-peche-au-thon-dans-nos-eaux
Tahiti : Un patron défend la pêche au thon dans nos eaux (La Dépêche)

Publié le mercredi 26 décembre 2012 à 01H00

Claude Davio revient sur la contamination par le mercure
“Il est dommage que du panga soit servi à nos enfants dans les cantines ou aux malades dans nos hôpitaux ou cliniques, alors que nous avons ici les meilleurs poissons du monde.”

Le patron de pêche Claude Davio estime que la contamination des thons par le mercure fait l'objet d'une couverture médiatique démesurée, notamment de la part de La Dépêche. “Parler du mercure, oui... Mais que l'information soit complète et précise”, demande Claude Davio, “Les poissons pélagiques (poissons du large), en général, sont sujet à contamination par le mercure : mais quel type de mercure ? Mercure lourd ? Méthyl mercure ? Et le Sélénium et sa capacité à anihiler les effets du mercure ? Pourquoi occulter cette question ? C'est facile de se mettre sous le parapluie de l'OMS !” La Dépêche tient toutefois à rappeler que, pour chacun des articles évoqués, elle a consulté des spécialistes, notamment de l'Institut Louis Malardé, et également donné la parole aux pêcheurs et aux mareyeurs.....

Autre article...

le-mercure-dans-le-thon_a64587.html
Polynésie française : Le mercure dans le thon (tahiti-infos.com)alerte
Jean-luc Bocquet le 14/02/2013, 14:00
Tout ça ne vaut pas le poisson de Lutèce !
Pour René :
http://magiejacynthe.m.a.pic.centerblog.net/hr0c6dng.gifalerte
Dany le 14/02/2013, 14:54
Le saumon .... je me pose la question de la qualité de l'élevage : Norvège, écosse etc... Pèche de petits poissons pour les nourrir, antibiotiques, antiparasites etc. Il faut donc se rabattre sur le saumon sauvage.
le probjème doit être identique pour tous les poissons d'élevage, à moins d'une labelisation BIOalerte
Christophe MagdelaineChristophe Magdelaine le 14/02/2013, 15:31
Dany : je vous propose quelques informations sur le saumon d'élevage norvégien via cette page :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2610_saumon_elevage_Norvege.phpalerte
Pluton le 14/02/2013, 16:01
Bof! mais quel horreur! alors, mangeons de petites vers de terre! jaja!

Produits bio!fais moi rire! souvent (grandes magasins et autres) chers et mensongers.

Alors!? continuos avec la viande de chevaux, mais qu'on nous dit la vérité! c'est à dire l'annoncer clairement.

Mangeons de tout un peux et il n'aurait pas de problème...!

Bonne journée!

Bon

Mil excuses pour fautes d'orthographe, mais je suis américaine.alerte
René Voujeaucourt le 14/02/2013, 16:47
Dany,

C'est vrai le saumon d'élevage n'est pas la solution.alerte
Jean-luc Bocquet le 14/02/2013, 19:46
Quand j'étais minot, chez nous, nous n'avons commencé à déguster du saumon -à Noël- qu'au début des années 60.
J'avais dix ans.
Vous remarquerez qu'à l'époque on le dégustait encore.
De nos jours on le bouffe ou on se l'envoie dans le gosier...
Puis vint le temps où -société d'abondance oblige- les saumons sauvages commencèrent à se raréfier au rythme des estomacs engorgés et d'une consommation européenne de bicarbonate de soude explosive.
Ah ces joyeux lendemains de nouvel an, genoux à terre, tête plongée jusqu'au nombril dans la cuvette, serviette fraîche à portée de main à appeler de tous ses vœux un Raoul à la petite mine.
(En fait cette image est fausse, car on en trouve maintenant toute l'année de ce poisson huileux dont personne ne voulait plus au moyen âge à tel point que dans certains contrats de saisonniers en vigueur dans les pays de Loire il était spécifié le nombre de jours hebdomadaires où la bestiole pourrait figurer sur la table du journalier.)
De nos jours tout a changé.
La faculté, cette faculté si versatile, mais malgré tout, toujours déterminée, nous conseille formellement de le consommer sans modération (voir plus haut) car cet acte d'incivilité environnemental, nous permettra de faire le plein de graisses "polymachinragnagna" et de plus, avantage majeur de ne plus bouffer du mercure.
Alors certains, plus fines mouches que d'autres, se sont lancé dans l'aquaculture ce qui a permis de "protéger l'espèce" en voie d'épuisement et de la réserver aux adeptes de la pêche sportive.
Bien entendu la surabondance de ces filets, pavés, etc... huileux à souhaits, ne s'est pas faite sans dommage collatéraux...
Des espèces impropres à la consommation humaine l'ont payé très cher de leur vie.
Des fonds de fjords limpides -excusez moi mesdames- se sont trouvés plus décorés qu'un slip de quinze jours de retour du Mali.
Il y a mieux cependant :
Les USA s'apprêtent à autoriser le saumon transgénique.
For my friend Dillinger, now :
Youpi ! The trangenic smoked salmon made in USA will be better ! The brain... You understand ?
It's a scoop !
Et nous notre intelligence ne sera plus inhibée par le mercure.
Have a good dreams !alerte
Z le 17/02/2013, 11:12
et pour l'uranium ? de grandes quantités d'eaux radioactives se sont déversées dans la mer lors du tremblement de terre à Fukushimaalerte
Hasbun j. le 17/02/2013, 17:04
Je me demande si ce texte n'a pas été concocté par quelqu'un qui a intérêt direct à ce que le marché du saumon connaisse une forte embellie. Les informations plus ou moins sensées, et plus ou moins vérifiables, seraient là pour rende cet appel à la consommation du saumon plus crédible. Difficile, donc, de contester une bonne partie de ce que ce texte révèle ou dénonce ou conseille: mais le soupçon d'un argument implicite pro-domo, pro-saumon (surtout d'élevage?... pour éviter le methylmercure?...) est à mon avis justifié.alerte
René Voujeaucourt le 17/02/2013, 17:57
-One Voice nous dresse une synthèse des effets nocifs du mercure sur la santé-

One voice une référence fiable ? J'en doute.alerte
René Voujeaucourt le 17/02/2013, 18:16
Une référence fiable :

http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/pubs/mercur/merc_fish_poisson-fra.phpalerte
Jean-luc Bocquet le 18/02/2013, 21:02
Moralité :
Après ouverture du dernier lien, il faut diversifier ses sources de poissons, manger de tout, un peu.
Et di toutes manières qu'ti manges ou qu'ti manges pas, ti crèves kif kif !alerte
MelLyMelLy le 21/02/2013, 18:49
Tout ce qu'il faut retenir, c'est qu'au final, et comme très souvent, la solution c'est de devenir végétarien, voire végétalien ou vegan. Je le suis moi-même devenu depuis 3 mois avec mon compagnon, et nous pouvons dire que c'est l'une des meilleures décisions que nous avons pris de notre vie. Et je vous assure, on ne le regrette pas. Il n'y a que des avantages.alerte
Daudetndambi@yahoo. le 05/04/2013, 17:37
je voudrais demande le cas poisson du fleuve rdcalerte
Sonia le 22/09/2013, 10:49
Bonjour, qu'en est-il de l'Ocean Indien?

je vis a l'ile Maurice.
mercialerte
Gigi bonne vivante le 11/12/2013, 03:04
Je vous rejoins en theorie, mais dans l'assiette c'est un peu sinistre à la longue.alerte
ZoéKarantez le 17/12/2013, 10:41
Attention, article trompeur ! On n'évoque ici que la pollution au mercure et il est donc annoncé que l'on peut manger du saumon sans restriction, mais c'est tout à fait faux car ce poisson (même bio) est contaminé aux dioxines et aux PCB, tout aussi dangereux... Malheureusement, il est à proscrire aussi. Je suis d'accord avec MelLy, une excellent solution est tout simplement de devenir végétarien ! Et c'est encore mieux avec les légumes du jardin ! ;-)alerte
Luchriper le 01/02/2014, 20:42
Le mercure dans le poisson, c'est une source d'intoxication incontestable. Mais je profite de ma visite pour signaler que nous sommes surtout beaucoup à être intoxiqués par le mercure qui se libère CONTINUELLEMENT de nos amalgames dentaires dits "plombages". 20% de ceux qui en portent ne l'éliminent pas assez pour ne pas être un jour sujet aux symptômes décrits plus haut.
Faut il d'autre part interdire l'incinération des morts portant du mercure an bouche pour éviter la pollution par le mercure de la planète?alerte
Kervennic le 17/07/2014, 03:53
Je suis un gros mangeur de poisson et un pecheur passionne. Je pense qu'il y'a une certaine naivete a penser que l'on puisse echapper a la pollution en devenant vegetarien. Si le monde est pollue au point que les poissons disparaissent, il est assez peu probable que nous leur survivions bien longtemps, d'autant que le poisson represent entre 10 et 20 % des apports proteiques dans le monde, nottamment dans des pays "pauvres" d'asie ou d'afrique ou l'agriculture pourra difficilement pallier au manque.
Le cadmium par exemple est tres present dans les aliments vegetaux, et ceux ci sont aussi touche par la pollution, meme en bio (via la fumure, la deposition de particule ou d'huile contenant du PCB ou autre produits chimiques).

Concernant le mercure, il y'a un probleme de fond qui n'est pas aborde. Comment se fait il que les poissons eux memes presentent peu de symptome d'empoisonnement au mercure ? Je peche dans des lacs acidifie (je vis en suede) ou les taux de mercure dans le poisson sont eleve. L'acidite empeche la repoduction de certains poissons, mais les perches se portent bien. Si les taux d'aluminum sont eleve, on constate des difformites mais les taux de mercure ne semble pas affecter les gros poissons et il n'y a pas de trouble physiologique.
Pourquoi ?

Une reponse possible qui a vu le jour recemmennt est que le taux de mercure est insignifiant physiologiquement. Le mercure est present naturellement dans l'atmosphere (volcanisme) et le niveau de l'air industriel (2 a 3 fois le niveau pre indus) fut atteint regulierement lors de pic volcanique dans les cinq cent dernieres annes. Lorsque la planete a connu des periodes volcanique active, les oceans etaient beaucoup plus pollue en mercure et les poissons ont mis au point un systeme de defense: l'accumulation du selenium, un chelateur puissant du mercure.
C'est donc le rapport mercure sur selenium qui importe et non pas le taux de mercure. Ensuite il faut etre precis: le mercure metal a une toxicite tres tres inferieu au methyl mercure et le mercure chelate est sans danger. Or beaucoup d'etudes ne font pas la difference, peut etre parce que leur methode d'anayse ne sont pas assez fine.

Bref, les poissons les plus haut dans la chaine, sont aussi de tres bonne source de selenium et ca n'est pas un hasard. Au final, tant que le taux de mercure de depasse pas un certain niveaux, il est possible que ces poissons presentent paradoxalement un benefice net.

Il faudrait donc faire reference a des etudes plus fines.alerte
Junkers le 16/09/2014, 16:36
Je ne sais quel est cet organisme en question mais le saumon est à ce jour le plus pollué... je suis actuellement traité pour mon intoxication sévère aux metaux lourds ... alors... j'ai des doutes quant à votre article
Stephanealerte
Juliu le 04/10/2014, 18:26
Et Junkers,vous mangiez bcp de saumon?
Bon couragealerte
Nicolas le 01/11/2014, 12:33
Bonjour,
Je doit partir en polynésie et comme j'aime beaucoup le poisson je me demandai quel genre de poisson peut-on manger sans risque ?
Je sais qu'il faut pêcher le poisson dans l'océan et non pas dans le lagon.
Mais quel poisson pêcher ?
Parce qu'on dit que tous les poissons sont toxiques ainsi que toutes les viandes !
ça ces pour faire peur à tous le monde, une connerie ces pour faire des articles dans les journaux. J'ai des amies tahitiens et ils sont en très bonne santé depuis 30 ans et pluset ils mangent des poissons et crustacés tous les jours.alerte
Mercurochrome le 11/11/2014, 15:40
Est il préférable d etre un bouana crevant la fain porteur de maladie !! ou norvegiens mangeur de saumon ?

la planete n a de ressource pour qui l exploitealerte
Siff le 15/11/2014, 16:51
Encore faut il avoir les moyens de manger bio et , malheureusement tous n'ont pas de jardin...alors condamné à s'empoisonner, nous et nos enfants???alerte
Christian 75 le 15/11/2014, 17:29
Raison de plus pour arreter le poisson !! Les vertus vantés pour le poisson se trouvent ailleurs de toutes façon !! Et cela permettra aux populations de poissons de se reconstituer !! D'ici cette échéance, on aura trouvé une solution je 'espère à cette pollution !!alerte
Dupondt le 16/11/2014, 09:03
@Kervennic

J'ai beaucoup apprécié votre commentaire qui montre que cela est plus nuancé qu'on ne le dit.

Par ailleurs, un régime végétarien (même bio) augmente fortement la consommation de nitrate :

En effets, les aliments naturellement les plus riches sont les légumes : laitue, épinard, céleri, betterave qui contiennent plus de 1000 mg de nitrate par kilo (parfois jusqu'à 4000 mg par kg).

La concentration dans les autres légumes est de l'ordre de 100 à 1000 mg par kg.

Il est vrai que l'on peut se demander si ces fameux nitrates sont si dangereux que cela pour la santé.

Tous le monde le dit mais qui est compétent pour se prononcer ?

Il y a un article dans la revue la recherche très intéressant à ce sujet :(http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/nitrates-norme-aux-pieds-argile-01-02-2001-69374)

En voici la copie :

Nitrates : une norme aux pieds d'argile
spécial sécurité alimentaire - par Marian Apfelbaum dans mensuel la recherche n°339 daté février 2001 à la page 31 (3217 mots) |

La norme qui fixe le seuil acceptable de nitrates dans l'eau de boisson est aujourd'hui fortement critiquée. Elle est le fruit d'une expertise réalisée dans les années 1960, que les nouveaux éléments scientifiques ont démentie. Mais maintenant que les nitrates font peur, peut-on revenir en arrière ?

Pour les médias, la cause est entendue et univoque : les nitrates sont un poison, et les nouvelles sont celles de la lutte contre leur présence. En mars 1996, Le Figaro titre : « Les eaux menacées sur un tiers du territoire. La France empoisonnée par les nitrates1. » D ans le même article, un encadré rappelle : « L'objectif n'est pas de supprimer toute présence de ces sels dans l'eau du robinet, mais de limiter leur concentration en dessous des seuils où ils génèrent des risques d'hémorragie chez les nourrissons et les femmes enceintes, et des cancers des intestins pour les personnes âgées. » Et la conclusion est la suivante : « Le véritable danger auquel le gouvernement entend faire face est à venir : si l'on ne parvient pas à endiguer une consommation toujours croissante d'engrais, c'est toute l'eau du pays qui deviendra impropre à la consommation au siècle prochain. »

Presse offensive. L'année suivante, Le Monde 10 juin 1997, adopte le même ton avec un article intitulé : « Un tiers des ressources en eau potable sous la menace des nitrates ». On y apprend : « 63 % de la surface cultivable française est en situation d'excédent [de nitrates] », « quelque 12 % [de captages d'eau] sont considérés comme pollués avec une teneur supérieure à 50 mg ; au-delà de ce seuil, l'eau n'est plus jugée potable », « 25 % sont menacés de pollution par les nitrates ; c'est-à-dire qu'ils délivrent une eau dont la teneur moyenne en nitrates dépasse 40 mg par litre. » Les Échos titrent : « Bretagne : la chasse aux nitrates est ouverte », avec en sous-titre : « Les élus locaux, la Lyonnaise des Eaux et les consommateurs ont déclaré la guerre aux nitrates. » Le Parisien libéré 6 mars 1997 est aussi offensif : « La France s'attaque aux nitrates. » Et dans Le Monde 22 mars 1997, on pose la question qui dépasse le problème de l'eau : « Qui voudra des choux-fleurs, des artichauts, des jambons et des coquillages aux nitrates ? »

La justice vient à la rescousse. Les deux grandes sociétés distributrices d'eau, la Compagnie générale des eaux et la Lyonnaise des eaux, ont été condamnées toutes deux en 1995 et en 1996 à indemniser les consommateurs 1 000 francs à chaque consommateur pour cette dernière pour leur avoir livré de l'eau impropre à la consommation humaine. A la suite de quoi, en septembre 1996, 42 associations ont invité la population à réduire la note d'eau et à verser la différence à « Eau pure* ».

La source du calcul du pourcentage des eaux souillées et des démêlés juridiques est le décret du 3 janvier 1989 déclarant que l'eau est potable jusqu'à un seuil de 50 mg par litre et que des dérogations sont possibles dans des circonstances particulières et pour un temps limité. La circulaire du 9 juillet 1990 précise que, si la concentration est comprise entre 50 et 100 mg, la consommation est tolérée, sauf pour les femmes enceintes et les nourrissons de moins de six mois ; et si elle dépasse 100 mg, elle est interdite à tous.

Besoin d'azote. Examinons maintenant les données scientifiques. L'homme, comme tous les animaux, est incapable de fixer l'azote N. Il doit l'ingérer sous forme de protéines qui en contiennent 16 %, la dose d'à peu près 1 g par kilo de sa masse corporelle. Ces protéines viennent soit de la chair d'autres animaux, soit des végétaux. A leur tour, presque tous les végétaux, à l'exception de la luzerne, du lupin et du soja, sont eux aussi incapables de fixer l'azote atmosphérique, et doivent l'incorporer sous forme de nitrates. Ces nitrates ont, ou plutôt avaient trois sources : les protéines d'origine animale ou végétale transformées par les bactéries du sol successivement en ammonium NH4+, en nitrite NO2-, puis en nitrate NO3- ; la fixation de l'azote atmosphérique par certaines bactéries, soit libres dans le sol, soit vivant symbiotiquement avec les plantes déjà citées ; les nitrates créés par les éclairs, au cours des orages et ramenés au sol par les pluies.

La quantité de nitrates disponibles dans le sol est le principal facteur limitant de la croissance des plantes. Or, la fabrication du nitrate par l'homme - des décharges électriques dans une atmosphère contenant de l'azote et de l'oxygène - est identique à celle des éclairs, comme le sont les nitrates produits. Et l'usage des engrais-nitrates est la principale cause de la multiplication des récoltes - en France dix-sept quintaux de blé à l'hectare sans engrais, cent avec - sur laquelle reposent notre nourriture et notre société.

La consommation du nitrate est totalement inoffensive chez l'homme. Pendant des siècles, on avait utilisé en médecine les nitrates à des doses journalières de plusieurs grammes par prise, et au siècle dernier de plusieurs dizaines de grammes. Le salpêtre ou le nitre a servi et sert encore à la conservation de viandes ou de charcuteries, depuis des temps immémoriaux. On ne dispose pas d'expérience chronique récente chez l'homme la prise unique de 8 g est inoffensive, chez les animaux la toxicité chronique est nulle : lorsqu'on donne aux rats de la nourriture assaisonnée de 50 g de nitrates par kilo, ils gagnent un peu moins de poids, car ils mangent un peu moins ; mais si l'on ajuste la nourriture de leurs témoins « sans nitrates », les croissances sont identiques et au long cours on ne trouve aucune lésion.

Concernant les cancers, les expériences animales faites à des doses massives jusqu'à 2 500 mg par kilo de poids corporel n'ont jamais montré d'augmentation de fréquence. Chez l'homme, les principales sources de nitrates sont les légumes. On trouve des nitrates dans toutes les plantes comestibles : approximativement 2 g par kilo dans la laitue, les épinards, la betterave ; bien davantage dans les navets, la scarole ; moins dans d'autres légumes. Or, de nombreuses études concordantes ont montré une corrélation inverse entre la fréquence des divers cancers et la consommation de légumes, de telle sorte que celle-ci est encouragée par les diverses instances européennes, américaines et mondiales évidemment une telle corrélation ne prouve pas que les nitrates aient un rôle protecteur, mais est un argument décisif contre un rôle cancérogène significatif.

Au total, les données historiques, l'expérimentation animale, l'expérimentation aiguë humaine, et l'épidémiologie permettent de conclure que la consommation de nitrates est inoffensive chez l'homme sans limite de dose.

Origine de la norme. D'où vient cette divergence entre l'opinion publique et les données scientifiques ? Revenons à l'origine de la norme. C'est en 1962 que le comité d'experts de l'Organisation mondiale de la santé et de la FAO décide que la dose journalière admissible est de 3,65 mg de NO3- ce qui est équivalent à 5 mg de nitrate de sodium par kilo de poids corporel.

Cette décision avait été prise dans le contexte d'une actualité médicale brûlante : la maladie bleue du nourrisson, ou méthémogloblinémie, avait atteint des milliers d'enfants aux Etats-Unis et avait provoqué des centaines de morts. Dès 1945, il avait été démontré que cette maladie était contemporaine de l'utilisation des eaux de pluie riches en nitrates.

Le mécanisme de la maladie est le suivant : l'hémoglobine des hématies sert au transport de l'oxygène. Lorsque l'hémoglobine est oxydée en méthémoglobine, le transport d'oxygène ne se fait plus. Chez l'adulte une enzyme contenue dans les hématies, la méthémoglobineréductase réduit la méthémoglobine en hémoglobine, et son efficacité est plusieurs centaines de fois supérieure aux besoins de l'organisme, de telle sorte que l'équilibre habituel est de 99 % d'hémoglobine et de 1 % de méthémoglobine. Cette enzyme n'est pas active chez le nouveau-né, et ne devient fonctionnelle que vers l'âge de quatre mois.

Les nitrites, mais non les nitrates, sont des oxydants puissants. On avait supposé, dans les années 1950, que les nitrates ingérés par le nourrisson étaient transformés par les bactéries du côlon en nitrites, et réabsorbés, ce qui provoquait la maladie.

Hypothèse rejetée. Cette hypothèse s'est révélée fausse : à cette époque, la soupe de carottes était largement utilisée dans le monde entier, et en particulier en France, pour traiter toutes sortes de diarrhées du nourrisson, et son utilisation provoquait parfois des méthémoglobinémies. En 1970, un pédiatre français avait constaté que la maladie ne survenait que lorsque la soupe de carottes était infestée de microbes, qui transformaient les nitrates - les carottes en contiennent 200 mg par kilo - en nitrites, ce qui survient à la température ambiante en quelques heures2. Le fait que cette transformation ne se fasse qu'in vivo, dans le biberon, a été, depuis, largement confirmé. Voici à titre d'exemples deux éléments de démonstration épidémiologique : en 1963, l'Agence de l'eau de l'Etat de Californie rapporte que de nombreuses eaux de puits de cet Etat contiennent plus de 2 g de nitrates par litre, et que pourtant jamais leur usage n'avait provoqué de cas de méthémoglobinémie ; en 1970, le Comité de nutrition de la société pédiatrique américaine rapportait : « Plus de trois cent cinquante millions de petits pots d'épinards et de betteraves ont été consommés aux États-Unis et au Canada, sans n'avoir jamais provoqué un seul cas reconnu de méthémoglobinémie ». Rappelons que ces deux légumes contiennent 2 g de nitrates par kilo.

Ainsi, ne sont pathogènes que les préparations qui contiennent, ou qui ont contenu, et des nitrates et des microbes susceptibles de les transformer en nitrites, le tout conservé à la température ambiante : soit le lait en poudre dilué avec de l'eau contenant à la fois des nitrates et des microbes qui se multiplient dans le lait reconstitué ; soit des légumes apportant des nitrates et souillés par des microbes dans un biberon ; soit des légumes conservés humides l'innocuité des petits pots industriels est due aux précautions particulières, en particulier le dosage final de nitrites.

Une enquête a été effectuée en France entre 1989 et 1992 sur 38 000 enfants. Il a été rapporté que quatre enfants avaient été atteints de méthémoglobinémie, deux dans les zones où l'eau contient plus de 50 mg, deux dans des zones où les teneurs de l'eau étaient basses. Chaque fois, « soit le biberon, soit la soupe de carottes, avait été laissé à la température ambiante, ce qui favorise le développement bactérien, et donc la transformation de nitrates en nitrites3. »

Ainsi, les hypothèses à la base de la décision du Comité d'experts de 1962 fixant une dose journalière admissible, se sont révélées fausses. Pourtant, le Comité scientifique de l'alimentation humaine sur les nitrates et les nitrites de la commission des Communautés européennes la confirmera à deux reprises. Voici les extraits de l'avis du 19 octobre 1990 : « Le nitrate per se a une toxicité aiguë très faible, et les effets nocifs rapportés résultent de la réduction en nitrites, soit avant ingestion soit in vivo. L'exposition aiguë contrôlée chez l'homme dans des conditions cliniques montre que l'on n'observe d'augmentation de la méthémoglobine circulante qu'à des doses journalières de plusieurs grammes chez l'adulte en bonne santé, ce qui correspond à environ 50 mg par kilo de poids corporel ou davantage.

Les études expérimentales sur la carcinogénicité du nitrate per se sont révélées négatives [...] et des niveaux réalistes de nitrate dans l'alimentation ne semblent pas conduire à la formation significative de composés N nitrosés volatils ou d'acides nitroso-aminés. Des rats nourris de façon adéquate en protéines ne montraient pas d'augmentation d'excrétion de la N-nitroso-proline NPRO après inclusion de nitrate inorganique dans leur régime, et des études par marquage aux isotopes ont montré que la plus grande partie de la NPRO urinaire provenait d'espèces nitrogeantes endogènes et non du nitrate ingéré par voie buccale.

Sans aucune équivoque, les études épidémiologiques n'ont pas réussi à démontrer un lien entre l'exposition au nitrate et l'incidence de cancers dans les populations exposées à une prise de nitrate plus élevée que la moyenne, soit dans la nourriture et l'eau de boisson, soit au cours de leur travail. De même, les études épidémiologiques de populations à haute et faible incidence de cancers n'ont pas réussi à démontrer de lien entre le risque de cancer et la prise de nitrate. »

Niveau sans effet. « Dans les études expérimentales sur le nitrate, les niveaux sans effet varient selon le critère utilisé et selon les niveaux de méthémoglobine circulante que l'on estime normaux. Dans la plus récente étude de deux ans sur la carcinogénicité chez le rat [...] on a trouvé que le niveau sans effet pour le nitrate de sodium était de 2 500 mg par kilo de poids corporel par jour, alors que dans une étude plus ancienne à long terme chez le rat, sur laquelle la DJA précédente était fondée, le niveau sans effet de 500 mg par kilo de poids corporel par jour était le niveau le plus élevé testé.

Bien qu'il y ait des différences entre le rat et l'homme en ceci que le rat ne sécrète pas de nitrate dans la salive avec réduction partielle consécutive au nitrite, des études à long terme avec du nitrite administré au rat dans l'eau de boisson montrent que l'ingestion régulière de nitrite à des niveaux bien plus élevés que ceux qui se trouvent dans la salive ne présente pas de risque de cancer. [Récapitulons : pas de danger de méthémoglobinémie, pas de danger de cancer ni de production de substances potentiellement cancérigènes, une tolérance très élevée chez l'animal d'expérience. Aucun danger quelle que soit la dose !]

Toutefois, en tenant compte de ces différences interspécifiques, le Comité a estimé prudent d'employer un facteur de sécurité de 500 pour calculer la DJA. En conséquence une DJA de 5 mg par kilo de masse corporelle a été établie en se basant sur l'étude la plus récente sur le rat. » Donc, l'avis signale qu'une augmentation d'un facteur 5 de la DSE dose sans effet chez le rat a été démontrée, et pour confirmer la DJA il a suffi d'augmenter le coefficient de sécurité de 100 à 500.

Marge de sécurité. Le 22 septembre 1995, un nouvel avis est publié : « Des données toxicologiques et épidémiologiques disponibles, on peut conclure que le nitrate per se est de toxicité relativement faible. » Dans sa revue précédente sur les nitrates, le Comité « faisait dériver la DJA pour les nitrates exprimée en nitrate de sodium de 0 à 5 mg par kilo de poids corporel de la DSE émanant d'une étude au long cours chez le rat, à laquelle était appliqué un coefficient de sécurité de 500. Le coefficient de sécurité était renforcé parce que le rat n'était pas considéré comme un bon modèle pour l'homme du fait de la sécrétion salivaire de nitrates et de leur conversion en nitrites dans la cavité buccale rappelons que l'avis de 1990 traitait de la question à partir de l'innocuité des nitrites apportés chez le rat. Le Comité actuel a répété cet avis et a considéré que l'évaluation de la sécurité des nitrates devait intégrer leur conversion en nitrites. Il a donc pris en considération des faits concernant l'importance de la sécrétion salivaire et de la conversion en nitrites chez l'homme, ainsi que de nouvelles données toxicologiques concernant les nitrites et la DJA qui en découle. Le Comité a conclu que les études au long cours chez l'animal n'indiquaient pas que les nitrites ou le nitrate per se étaient cancérigènes, et qu'il n'y avait aucune preuve quantitative de la formation endogène de composés N-nitrosés après exposition à des taux réalistes de nitrates et de précurseurs N-nitrosables. De plus, le Comité a conclu que d'une manière générale, les études épidémiologiques approfondies sur les nitrates ont échoué dans leur démonstration d'une association avec un risque cancérigène chez l'homme. Le Comité a donc [donc, traduction de l'anglais therefore, lie la démonstration que les nitrates sont inoffensifs et la conclusion qu'il faut les interdire] jugé approprié de dégager une DJA. Le Comité a considéré que les preuves apportées sur le métabolisme humain des nitrates d'une part, et la toxicité des nitrites d'autre part fournissent une confirmation de la DJA des nitrates, telle qu'elle a été établie par le Comité dans sa revue précédente.

Le Comité conclut que la DJA de 0 à 3,7 mg par kilo de poids corporel pour l'ion nitrate équivalent à 0 à 5 mg par kilo de poids corporel pour le nitrate de sodium devrait être retenue. Le Comité confirme que cette DJA est applicable à toutes les sources d'exposition alimentaire. Le passage de la DJA à la limite de 50 mg par litre d'eau est fait compte tenu de l'apport estimé en nitrates de légumes et plus accessoirement des nitrates utilisés dans la transformation des aliments animaux, l'eau de boisson devant apporter à peu près 20 % de l'apport total.

Les deux seuils - 5 mg par kilo de poids corporel et 50 mg par litre d'eau de boisson - semblent animés d'une vie sociale propre. Les données récentes sur l'innocuité du nitrate chez l'homme et l'animal d'expérience n'y changent rien.

Pourquoi ? Les experts constituant les comités sont à l'évidence parfaitement informés. Et ils ne conseillent pas de supprimer la dose journalière admissible et le seuil de potabilité de 50 mg qui en découle, parce qu'ils ne peuvent le faire. Imaginons que, demain, ils annoncent que « l'eau est potable quelle que soit la concentration des nitrates qu'elle contient » et encore qu'« une feuille de laitue de 25 g contient autant de nitrate qu'un litre d'eau prétendument dangereuse ».

Les réactions des mouvements écologistes, en France mais surtout en Europe du Nord, seraient d'une violence politique décisive. Les engrais, dont le principal principe actif est justement les nitrates, sont leur cheval de bataille juste après le danger nucléaire. Et la population y est grandement sensibilisée.

Il y aurait aussi un problème de cohérence : comment annoncer qu'il y a trente-cinq ans, il y a eu, erreur, parfaitement compréhensible au demeurant compte tenu des connaissances à l'époque, que cette erreur fut répercutée en chaîne par des comités, par des instances européennes, par les instances nationales, par les tribunaux, par les médias.

Il y aurait aussi un problème juridique insoluble. Comment annuler les directives, les décrets, les circulaires tant européens que français ? Et qu'en serait-il des jugements ? Faudrait-il faire rembourser les subventions, les indemnités ?

Fiction inoffensive. Les scientifiques font partie de la société, et en tant qu'experts des institutions. Leur dilemme est simple ; soit par amour de la vérité scientifique, répandre une information scandaleuse car à contre-courant des convictions de beaucoup, soit confirmer discrètement une fiction tout à fait inoffensive, car somme toute il n'est pas nécessaire pour la santé publique que l'on boive de l'eau nitratée.

Donc il faut persévérer dans l'être et continuer à faire comme si l'eau contenant plus de 50 mg par litre était à peine potable, et celle à plus de 100 mg par litre pas potable du tout. Même si le contraire est scientifiquement démontré.

Mais, puisque tout est ainsi pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, pourquoi en parler ? Car le dossier des nitrates est exemplaire de ce que la prétention de la science à dire le vrai universel est de plus en plus contestée, entre autres à cause de l'évidente symbiose du scientifique et du politique et de ce qu'un fait social puisse perdurer au-delà de ses causes.

Par Marian Apfelbaumalerte
Audrey le 16/11/2014, 09:39
Bonjour,

Vous rendez-vous compte de la gravité de votre article ? Le saumon est déjà largement surconsommé. Comment pouvez-vous recommander de ne manger que du saumon ? Quelle impact sur la biodiversité ? N'avons nous pas d'autres solutions ? Il faut agir sur les industries. Les consommateurs font l'industrie. L'urgence est de réduire le gaspillage, évitez de consommer des produits suremballer, arrêter les caprices de vouloir tout manger en toute saison.

A force de toujours vouloir nous focaliser sur notre santé, nous détériorons beaucoup de choses. Vivre sa vie pleinement apporte pour moi une meilleure santé que de toujours paniquer à savoir ce que nous mangeons ou pas. Faire son jardin soi même apporte beaucoup plus de satisfaction que de choisir son poisson prédécoupé dans un supermarché. Et la satisfaction apporte la santé.alerte
Dupondt le 16/11/2014, 15:42
@Audrey

Faire son jardin soit même est le luxe du luxe... Vu le prix du mètre carré :)
Certains le peuvent. Tant mieux pour eux. Mais que peuvent faire les autres ?alerte
Charles le 17/11/2014, 12:53
Rien sur le saumon radioactif du pacifique?
Et dans le tableau, on aurait pu écrire "poissons à ne JAMAIS consommer" comme le requin.
Hourra ! les moules n'ont pas beaucoup de mercure... mais rien sur le cadmium : les moules sont pleines de cadmium. Et pas une ligne sur le plomb?!
Le poisson bio peut être supercherie, cela dépend des producteurs.
Un article trop approximatif pour moi; j'avoue l'avoir survolé.
Attention aux articles intoxiqués à l'infox!
Mais merci quand-même pour ce travail !alerte
Doula 90 le 22/11/2014, 23:45
Oh lala je suis un peu perdu j'adore le saumon ainsi que tout autres sortes de poissons !alerte
Dupondt le 23/11/2014, 08:46
@ Doula 90

Bonjour !

Rassurez-vous, je crois que vous pouvez continuer à manger du poisson. Lisez ci-dessous la copie du très intéressant post de

Kervennic du 17/07/2014, 03:53


"Je suis un gros mangeur de poisson et un pécheur passionne. Je pense qu'il y'a une certaine naïveté a penser que l'on puisse échapper a la pollution en devenant végétarien. Si le monde est pollue au point que les poissons disparaissent, il est assez peu probable que nous leur survivions bien longtemps, d'autant que le poisson représentent entre 10 et 20 % des apports protéiques dans le monde, notamment dans des pays "pauvres" d'Asie ou d'Afrique ou l'agriculture pourra difficilement pallier au manque.

Le cadmium par exemple est très présent dans les aliments végétaux, et ceux ci sont aussi touche par la pollution, même en bio (via la fumure, la déposition de particule ou d'huile contenant du PCB ou autre produits chimiques).

Concernant le mercure, il y'a un probleme de fond qui n'est pas aborde. Comment se fait il que les poissons eux memes presentent peu de symptome d'empoisonnement au mercure ? Je peche dans des lacs acidifie (je vis en suede) ou les taux de mercure dans le poisson sont élevés. L'acidité empeche la repoduction de certains poissons, mais les perches se portent bien. Si les taux d'aluminum sont élevé, on constate des difformites mais les taux de mercure ne semble pas affecter les gros poissons et il n'y a pas de trouble physiologique.
Pourquoi ?

Une reponse possible qui a vu le jour récemment est que le taux de mercure est insignifiant physiologiquement. Le mercure est present naturellement dans l'atmosphere (volcanisme) et le niveau de l'air industriel (2 a 3 fois le niveau pre indus) fut atteint regulierement lors de pic volcanique dans les cinq cent dernieres annes.

Lorsque la planete a connu des periodes volcanique active, les oceans etaient beaucoup plus pollue en mercure et les poissons ont mis au point un systeme de defense: l'accumulation du selenium, un chelateur puissant du mercure.

C'est donc le rapport mercure sur selenium qui importe et non pas le taux de mercure. Ensuite il faut etre precis: le mercure metal a une toxicite tres tres inferieu au methyl mercure et le mercure chelate est sans danger. Or beaucoup d'etudes ne font pas la difference, peut etre parce que leur methode d'anayse ne sont pas assez fine.

Bref, les poissons les plus haut dans la chaine, sont aussi de tres bonne source de selenium et ca n'est pas un hasard. Au final, tant que le taux de mercure de depasse pas un certain niveaux, il est possible que ces poissons presentent paradoxalement un benefice net.

Il faudrait donc faire reference a des etudes plus fines."alerte
Yoann LombardYoann Lombard le 02/12/2014, 21:56
Moi perso, je m'en tape, je ne mange pas de poisson ;-)alerte
Bibi le 02/12/2014, 22:53
Moi perso, je m'en tape, je ne mange pas de poisson ;-)

tu a tort ça rend intelligent :-)alerte

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